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 douce tempête ∞ ruthwin

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MessageSujet: douce tempête ∞ ruthwin   Lun 3 Sep - 12:46


il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes
ruth whitaker & edwin stanhope
Assise sur le tabouret face à son chevalet, Ruth était en quête d’inspiration afin de combler cet ennuie qui l’habitait aujourd’hui. Elle n’avait pas spécialement envie de sortir, de voir du monde et pourtant, se retrouver toute seule, dans cet atelier, ne lui convenait pas non plus. Peindre aurait pu l’occuper, mais toutes les dernières toiles qu’elle avait pu tentées avait terminé de la même façon ; inachevées dans un coin de la pièce. Si les couleurs sombres ou les étendues d’eau emplissaient généralement ses peintures, le rouge avait fini par trouver une place prépondérante dans tout ce qu’elle pouvait faire. Même sans y réfléchir, en laissant simplement son pinceau glisser sur la toile, tout finissait toujours par la ramener à la Rose Lunaire. Depuis son retour de Greenwich, Ruth s’était d’autant plus repliée sur elle-même, ne sortant qu’en cas d’extrême nécessité. Elle n’avait plus revu Edwin et par-dessus tout, elle se refusait involontairement de mener l’enquête. Découvrir que la secte était la raison pour laquelle avait effectué des voyages secrets à Redwood Hills la rendait dingue. Elle ne parvenait pas à comprendre et à chaque fois qu’elle avait tenté de jeter un coup d’œil au carton qu’ils avaient ramené de Greenwich, elle s’était soudainement rappeler qu’elle avait autre chose à faire. Soupir. Ruth balança à travers la pièce le pinceau qu’elle tenait dans la main, faisant râler au passage, le vieux matou qui l’accompagne depuis quelques années déjà. Il lança un regard noir à sa maîtresse avant de se diriger royalement vers un coin de l’atelier pour aller s’installer sur un carton. Le carton. N’était-il pas temps pour elle de prendre son courage à deux mains afin d’affronter la réalité plutôt que de jouer les lâches en restant enfermée ici ? Peut-être bien… Un nouveau soupir. Ruth se leva de son siège pour aller récupérer le carton, écopant au passage d’un nouveau miaulement plaintif de la part de Lucifer. Elle le posa sur le plan de travail de la cuisine et plongea à nouveau dans ces souvenirs douloureux. C’était il y a quelques mois et pourtant, la jeune femme se rappelait comme si c’était hier de cette douloureuse sensation qui l’avait habitée lorsqu’elle avait découvert ce qu’il se cachait derrière une tapisserie de la chambre de sa sœur. Les mains dans le carton, elle en sorti d’abord les lettres qu’elle posa à côté du carton puis récupéra le cadre photo qu’il y avait au fond. Cette photo de famille en compagnie de la tante Cora devant la maison où la famille Whitaker avait passé quelques étés. Une maison dont elle avait un vague souvenir et devant laquelle elle avait déjà dû passer un bon nombre de fois depuis qu’elle s’était installée en ville sans avoir conscience de l’importance qu’elle pouvait avoir.

Ruth se passa une main dans les cheveux, jeta un coup d’œil autour d’elle puis après un nouveau soupir, démonta le cadre pour en récupérer uniquement la photo qu’elle glissa dans la poche de sa veste. Il ne lui restait plus à présent qu’à retrouver cette maison et tenter sa chance. Elle était certaine de ne pas y trouver Cora, ça aurait été beaucoup trop facile, mais ne fallait-il pas commencer quelque part ? La jeune femme déambula durant un moment dans les rues de Redwood Hills, son regard s’attardant par moment sur certaines façades jusqu’à finalement trouver celle qu’elle recherchait. Par acquis de conscience, elle sortie la vieille photo de sa poche, mais il n’y avait aucun doute à avoir, rien n’avait vraiment changé, si ce n’est peut-être la peinture des châssis, vieillie par le temps. Que convenait-il de faire à présent ? Frapper simplement à la porte tout en demandant si une certaine Cora vivait encore ici ? Quel prétexte pourrait-elle utiliser pour justifier cette visite ? Et que ferait-elle finalement si la fameuse tante vivait toujours bel et bien ici ? Qu’elle se retrouvait face à cette femme qui avait bouleversé la vie d’Hannah ? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir de toute façon… essayer. Elle n’était pas venue jusqu’ici, à rester planter pendant une bonne dizaine de minutes devant cette maison pour finalement faire demi-tour. Quoi que réfléchir avant d’agir n’était peut-être pas une mauvaise idée. Mais ce serait se mentir que d’imaginer que ce serait reculer pour mieux sauter. Il lui avait fallu des mois pour enfin prendre son courage à deux mains et retrouver cette maison. En faisant demi-tour maintenant, Ruth savait au fond d’elle-même qu’elle ne trouverait pas le courage de revenir de sitôt. Elle prit alors une grande inspiration et poussa le petit portail qui lui permettrait d’atteindre la porte d’entrée. Elle posa un pied sur la première marche lorsque le bruit caractéristique d’une porte qui s’ouvre se fit entendre. Ruth releva alors la tête, prête à se présenter, mais aucun son ne sorti de sa bouche lorsqu’elle reconnut la personne qui se trouvait face à elle. Lui. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? » siffla-t-elle finalement sur un ton de reproche. Oui, qu’est-ce qu’il foutait dans cette maison ?! La réponse devait pourtant être simple. Lui, il avait eu le courage de venir plus tôt jusqu’ici. Et visiblement, il avait dû sympathiser avec le propriétaire des lieux. Et c’est ce qui agaçait probablement le plus Ruth. Elle était à la traîne, encore. Est-ce qu’il avait eu des informations sur Cora ? L’avait-il rencontrer ?
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Dernière édition par Ruth Whitaker le Jeu 27 Sep - 16:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Jeu 6 Sep - 10:25


douce tempête
Ruth & Edwin
Cette maison. Edwin aurait peut-être dû s’en douter, mais jusqu’à découvrir la demeure sur le cliché découvert dans les affaires d’Hannah quand lui et Ruth se trouvaient dans le Connecticut, il n’aurait jamais pensé qu’il puisse y avoir le moindre lien entre la maison, Cora... et Hannah, donc, forcément. Tout était lié et il le découvrait maintenant, et toutes ces révélations lui avaient demandé de prendre du recul sur les choses, il avait ressenti le cruel besoin de s’éloigner de tout ça, s’éloigner de Ruth et de l’esprit d’Hannah, il avait besoin de faire le vide. Et son enquête avait repris, il avait ainsi appris que la tante d’Hannah avait vécu dans cette maison et, avec l’échange épistolaire entre Cora et sa nièce, il était presque évident que c’était sa tante qui avait initié Hannah à la Rose Lunaire. Sa tante qui avait certainement dû l’inciter à écrire tous ces mots sur le mur, l’inciter à plonger un peu trop dans la folie, car qu’est-ce que ce serait, sinon ? Edwin était persuadé qu’Hannah n’aurait pas pu basculer ainsi sans une aide d’une personne en qui elle avait une confiance aveugle, et cette personne était cette Cora. Hannah avait toujours été trop gentille, du genre à ne pas vouloir vexer, à aider de n’importe quelle façon qui soit, et Cora s’en était servie. Maintenant, il ne rêvait plus que de mettre la main sur cette femme pour lui demander des comptes, pour lui parler d’Hannah et peut-être même – de façon insidieuse, sans vraiment vouloir se l’avouer – se venger. Pourtant, il n’y avait pas d’idée de vengeance à avoir puisqu’Hannah avait perdu la vie dans un tragique accident, tout le monde le savait, la version officielle, mais maintenant qu’ils avaient découvert tout cela, Edwin se demandait ce qui restait encore à découvrir, si d’autres vérités ne risquaient pas d’éclater au grand jour. Pourtant, il devait se retenir, il devait se contrôler pour ne pas perdre pied à son tour. C’était peut-être ce qu’il redoutait le plus, à trop vouloir marcher dans les traces d’Hannah, il risquait de devenir fou, risquait de ne pas réussir à remonter, alors il devait avancer prudemment, sans perdre de vue son objectif.

Mais l’idée de retrouver Cora était devenue obsédante, il n’en dormait plus la nuit, il voulait la confronter, il voulait lui dire elle est morte ! Et vous, vous vivez encore. Où est la justice là-dedans, dites-moi ? il s’était imaginé la confrontation un nombre incalculable de fois mais, bien sûr, ça ne marcherait certainement pas ainsi. Ça ne marchait jamais comme on le souhaitait. En attendant, Edwin poursuivait sa vie et son étrange relation avec Maggie, une relation qu’il ne réussissait pas vraiment à définir mais il passait une grande partie de son temps chez elle, dans cette maison qui n’avait pas fini de révéler tous ses secrets et c’était aussi pour cette raison qu’il venait aussi souvent, il rêvait de mettre à jour d’autres souvenirs, de déceler le moindre indice qui lui permettrait de remonter la trace de Cora. Car, puisqu’elle ne vivait plus ici, où était-elle maintenant ? Mais il n’avait pas encore réussi à se retrouver seul dans la maison, pas suffisamment longtemps en tout cas pour enquêter sans éveiller les soupçons de Maggie et ce jour-là, alors que la jeune femme était encore à l’intérieur, il devait retourner chez lui pour récupérer quelques affaires, avant d’aller travailler. Tout un programme, mais heureusement, le quartier historique de Redwood Hills n’était pas très grand et il pourrait rentrer chez lui à pied. Néanmoins, alors qu’il sortait en toute hâte de la maison, il ne s’attendait pas à se retrouver nez à nez avec Ruth. Ruth, bon sang. Il se figea, abasourdi, tandis que la jeune femme se figeait elle aussi. Elle le devança et lui demanda ce qu’il faisait ici et Edwin, inquiet, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule comme s’il redoutait que Maggie ne l’entende, ne sorte à son tour. Agacé de la croiser ici alors qu’il essayait de la fuir depuis un certain temps, il l’agrippa furieusement par le bras pour l’entraîner dans la direction opposée, vers la rue – l’emmener loin d’ici, loin de Maggie. « Ce ne sont pas tes oignons, à ce que je sache » pourtant, il devait le lui dire, il ne pouvait dissimuler plus longtemps ce qu’il savait, même si cela lui coûtait énormément. Ils avaient découvert le secret d’Hannah ensemble, ils devaient continuer ensemble. Une fois qu’ils furent plus loin sur le trottoir et plus dans le champ de vision de la vieille maison, il la lâcha. « Il se trouve que je sors avec l’occupante des lieux, depuis... depuis déjà un certain temps » il ne souriait pas, ne se délectait même pas de la situation alors que, quelques mois plus tôt, il aurait adoré la faire enrager un peu. Mais cette fois, il n’était plus dans cette optique-là, puisque ce qu’ils avaient découvert dépassait de loin leur petite guerre. « Mais non, il ne s’agit pas de Cora. Cora... Je ne sais pas où elle est. En tout cas elle n’habite plus ici depuis longtemps » il croisa le regard de Ruth et essaya de lire une quelconque émotion, mais il ne devait pas être doué pour cela, tant le tempérament de la jeune femme demeurait un mystère pour lui. Il avait ressenti le besoin de s’éloigner de toute cette histoire, mais il devait toutefois reconnaître que croiser un visage connu le soulageait. Même pas un visage ami, car on ne pouvait dire qu’ils étaient amis, mais ils étaient maintenant liés par cette affaire, ils étaient liés par le secret d’Hannah.
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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Jeu 27 Sep - 11:43


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Se sentait-elle prête à affronter ce fantôme ? Se sentait-elle réellement prête à affronter tout ce qu’elle pourrait découvrir dans cette maison ? Certainement pas. Et c’est probablement pour cela que Ruth tentait de se persuader qu’elle ne trouverait rien qui pourrait l’aider en retrouvant la vieille maison de Cora. Elle ne pouvait plus y vivre. Si tel avait été le cas, elle serait déjà probablement retombée par hasard sur cette vieille tante dont elle se souvenait à peine. Mais il fallait bien commencer par quelque chose et cette vieille photo, en plus des inscriptions trouvées dans l’ancienne chambre d’Hannah était tout ce qu’elle avait trouver jusqu’ici pour tenter de lever le voile sur le mystère des visites secrètes de la jeune femme à Redwood Hills. Alors même si elle ne se sentait pas prête à affronter toute cette réalité, elle en avait plus que besoin pour tenter de se sortir elle-même la tête de l’eau. Vivre plutôt que errer dans le souvenir de cette sœur qu’elle ne devait finalement pas si bien connaître. C’est avec cette envie d’avancer que Ruth s’était retrouvée face à la fameuse maison et c’est dans cette envie qu’elle avait puisé la force de rejoindre la porte afin d’obtenir quelques informations de la part de la personne vivant à présent dans cette maison. Seulement, aurait-elle pu imaginer tomber sur Edwin ? Jamais. Et pourtant, il se trouvait là, devant elle. Il semblait quitter la maison, prêt à entamer sa journée alors qu’elle se trouvait là, à la dévisager comme si elle le voyait pour la première fois. Ruth se reprit cependant rapidement, lui demandant ce qu’il fichait là. Si en soit, il n’avait aucun compte à lui rendre quant à ses agissements quels qu’ils soient, le fait qu’il sorte de cette maison précisément amenait un nombre incalculable de question. Elle tenta de se dégager lorsqu’il l’agrippa par le bras pour l’emmener plus loin, mais il avait plus de force qu’elle. Elle l’observa, furieuse qu’il puisse la traiter de la sorte. « Pas mes oignons ?! Au contraire, je crois avoir le droit à des explications quant au fait que tu sortes de cette maison comme si il s’agissait de la tienne ! » Elle s’emportait sans pouvoir réellement se contrôler. Comment pouvait-il prétendre qu’il ne lui devait rien alors qu’ils connaissaient tous les deux le secret de cette maison, qu’ils savaient qu’elle n’avait rien d’une maison comme toutes les autres pour eux et qu’ils étaient censé retrouver la propriétaire. Certes, elle ne lui avait plus donné aucune nouvelle depuis qu’ils étaient revenu de Greenwich, elle avait eu besoin de prendre du recul sur toutes les découvertes qu’ils avaient pu faire, elle avait eu besoin de digérer… mais elle était furieuse qu’il puisse décider de se la jouer en solo à présent.

A nouveau, elle tenta de se défaire de l’emprise que le jeune homme avait sur son bras. Ils devaient à présent être assez éloigné de la maison pour qu’Edwin ne décide de la lâcher, expliquant au passage et le plus naturellement du monde qu’il sortait avec l’occupante des lieux depuis un moment. Ruth en eut le souffle coupé. Elle l’observa, muette, la bouche légèrement entrouverte et complètement abasourdie par la nouvelle sans pour autant parvenir à mettre le doigt sur ce qui la gênait le plus dans cette révélation. Il profita d’ailleurs de ce manque de réaction pour enchaîner en expliquant qu’il ne s’agissait bien évidement pas de Cora. La blonde secoua légèrement la tête. « Merci pour la précision ! » lâcha-t-elle dans un rire sans la moindre once de joie avant de reprendre ; « Je te sais prêt à beaucoup de choses, mais de là à te taper une vieille tante… j’ose espérer que tu n’es pas désespéré à ce point. » Elle crachait son venin plus qu’elle ne parlait, le regard de la jeune femme était aussi noir que le charbon. Elle était en colère, furieuse. « Qu’est-ce que tu entends exactement par depuis un certain temps ? » reprit-elle finalement, fronçant légèrement les sourcils.
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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Dim 30 Sep - 11:06


douce tempête
Ruth & Edwin
Edwin aurait dû s’attendre à tomber sur Ruth en sortant de chez Maggie, la maison de Cora ne serait pas restée un secret très longtemps et la blonde aurait de toute façon fini par l’apercevoir dans le quartier historique de Redwood Hills. Et pourtant, Edwin était surpris, troublé, mais il tâcha de ne pas le montrer. De garder le contrôle de la situation, comme toujours, même si le fait qu’elle le surprenne ici l’ennuyait profondément, car il n’avait pas réfléchi à la conduite à adopter si une telle chose arrivait et il se sentait un peu perdu, presque angoissé de ne pas savoir quoi lui dire. Encore une fois, il fit semblant de rien. « Ce n’est pas la mienne, si cela peut te rassurer » cracha-t-il pour gagner du temps, tandis qu’il lui attrapait le bras pour l’entraîner le plus loin possible, en espérant que Maggie n’ait pas eu le temps de les apercevoir, au risque de s’interroger. Elle pourrait craindre que ce ne soit sa maîtresse ou quelque chose de ce genre, et Edwin redoutait que, quoi qu’il dise, cette idée fasse son chemin dans l’esprit de la jeune femme. Néanmoins, Edwin avoua à Ruth, une fois qu’ils furent à une distance respectable, qu’il sortait avec l’occupante des lieux. Ce n’était peut-être pas la chose à dire, et encore moins la chose à faire, mais qu’importe, il ne pouvait rester les bras croisés, si bien qu’il préféra dire la vérité – ou en tout cas, une partie de la vérité. « Tu ne sais pas jusqu’où je suis prêt à aller, pour Hannah » gronda-t-il en haussant les épaules. Et c’était bien là, le problème. Un homme désespéré n’a plus rien à perdre et Edwin avait tout de l’homme désespéré en quête de réponses, en quête d’une vérité qui risquait fort bien d’être déchirante, de briser des vies.

Mais Ruth était en colère, il l’entendait au son de sa voix et le lisait dans son regard, et rien n’était plus réjouissant que de la voir aussi affectée par ce qu’il venait de dire, comme s’il tirait un plaisir évident à la malmener psychologiquement. « Depuis plusieurs mois, disons. C’est une femme extraordinaire, tu sais, il faudrait être fou pour ne pas l’aimer » et l’espace d’une seconde, de l’homme désespéré il passa à l’homme un peu fou. Maggie était un être adorable, elle méritait d’être heureuse, méritait d’avoir enfin la belle histoire à laquelle elle aspirait. Et pour le moment, c’était le cas, supposait Edwin. Après un silence, il baissa un peu la voix et reprit « Je t’ai dit que Cora n’habitait plus ici, mais je suis certain que dans cette maison, quelque part, il y a des indices concernant son nouveau lieu de vie. Et peut-être même qu’Hannah a vécu ici, quand elle venait à Redwood Hills, au début... Je peux encore le découvrir, alors s’il te plaît, arrange-toi pour ne pas tout faire capoter par ta présence » grogna-t-il, le regard brillant d’une flamme indéfinissable, une flamme presque dangereuse. Edwin n’était pourtant pas un homme dangereux, il possédait un flegme inébranlable et était plutôt réputé pour son calme légendaire, mais les choses pouvaient changer. Un homme changeait, pour l’amour d’une femme. Il dévisagea Ruth pendant une seconde avant de reprendre « Tu lui ressembles tellement... » c’était comme une évidence. Edwin était obligé de le réaliser à chaque fois qu’il croisait la route de Ruth, il était obligé d’en arriver à cette constatation même si cela lui brisait le cœur un peu plus à chaque fois. « Tu pourrais en jouer, si tu le voulais. Si certains ont connu Hannah, ils se confieraient sans doute davantage à celle qui lui ressemble » et ainsi, ils pourraient peut-être lui parler de Cora, de son départ, ils pourraient tout savoir grâce à Ruth, si seulement elle acceptait de jouer le jeu. Edwin avait besoin d'elle et bon sang, le reconnaître finirait de l'achever.  

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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Dim 21 Oct - 20:36


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La colère coulait dans ses veines. Ruth était en rage, sans pour autant pouvoir mettre le doigt sur ce qui la mettait à ce point dans cet état. Le fait qu’Edwin se permette de la traiter de la sorte ? Le fait qu’il ait été plus rapide qu’elle pour retrouver cette maison qu’ils convoitaient tous les deux ? Le fait qu’il sorte avec cette femme ? Probablement un mélange des trois. Elle détestait le fait qu’il puisse se sentir supérieur à elle d’une façon ou d’une autre et à ses yeux, le fait qu’il puisse côtoyer à présent une autre femme n’était qu’une trahison envers Hannah, quand bien même Hannah puisse ne pas être celle qu’ils pensaient. Mais au-delà de cela, il y avait un autre détail qui la chiffonnait tout particulièrement. « Grand bien te fasse si tu as eu la chance de tomber amoureux de cette femme ô combien extraordinaire… » répondit-elle avec toute l’ironie du monde. En soit, elle s’en fichait pas mal qu’il ait pu refaire sa vie, ou tout du moins, elle essayait de s’en convaincre. Non, le réel détail, c’était la durée de cette relation. « Quelques mois, ça veut dire quoi, Edwin ? Un mois ? Trois.. ? Six ?! » Le regard de la jeune femme ne le quittait plus, comme si elle était capable de déceler la moindre réponse dans le regard glacial du pianiste. « Tu fréquentais déjà cette fille lorsque nous sommes allés à Greenwich ! Tu n’aurais pas réagis de la sorte face à la photo dans le cas contraire ! » C’était une évidence. « Ca fait des semaines que je cherche le courage de m’approcher de cette satanée maison pendant que toi, tu t’y pavanais allègrement depuis des mois ! » Tout s’éclairait presque, même si une énorme part d’ombre persistait. Pourquoi avoir cacher qu’il connaissait cette maison, qu’il en connaissait la propriétaire ? Quand bien même aurait-il tue la relation qu’il entretenait avec cette propriétaire, elle n’en serait sans doute pas là aujourd’hui. « Je n’arrive pas à croire que j’ai pu être stupide au point de croire que je pouvais te faire confiance ! » Un autre détail échappait encore à la jeune femme. Pourquoi, après tout ce temps, Edwin n’en savait-il pas plus à propos de l’ancienne propriétaire de la maison alors qu’il avait tout le loisir de pouvoir en savoir plus. La réponse s’imposa presque lorsqu’il expliqua qu’il était certain de pouvoir trouver quelque chose ici, la priant de ne pas tout faire capoter. La colère imprimée sur le visage de Ruth s’estompa presque instantanément pour laisser place à un voile de doute teinté de crainte. « N’aies crainte, je ne ferai rien capoter du tout… tu es en train de te tirer une balle dans le pied tout seul, comme un grand. » La folie teintait presque le regard du jeune homme. Alors c’était pour cela qu’il ne lui en avait pas toucher un mot lorsqu’ils avaient découvert la photo de famille ? Depuis le début, il avait conscience de l’importance de la bâtisse sans même réellement savoir de quoi il en retournait et depuis tout ce temps, il se servait de cette pauvre fille pour faire les fouilles. De tout évidence, oui, elle n’avait aucunement conscience de tout ce dont il était capable pour percer le mystère d’Hannah. Et dire qu’elle avait cru être celle qui se perdait le plus dans toute cette histoire… l’étincelle qui valsait dans le regard du jeune homme lui prouvait qu’il était bien plus perdu qu’elle.

Finalement, un certain malaise s’installa chez la jeune femme lorsqu’elle sentit le regard d’Edwin s’attardait plus que de raison sur elle. Elle le sentait la dévisager et elle n’aimait clairement pas ça. Tu lui ressembles tellement… Un long frisson parcourut l’échine de la belle et elle secoua légèrement le visage, rompant ainsi par la même occasion le contact visuel durant quelques secondes. Evidemment qu’elle lui ressemblait. Des jumelles parfaites et Ruth en avait assez de cette comparaison. Edwin le savait. Tout comme il savait qu’elle ne ressemblait pas tant que ça à Hannah. Il était même le mieux placé pour pouvoir l’affirmer. Elle ne releva cependant pas, se contentant de croiser les bras contre sa poitrine, le regard baissé encore quelques instants. Tant pis si elle laissait voir au pianiste qu’il avait réussi à toucher une nouvelle corde sensible. Elle n’était de toute évidence pas dans un bon jour pour tenter de dissimuler tout ce qu’elle pouvait ressentir. « Si je le voulais, oui. » siffla-t-elle finalement, sans pour autant relever les yeux tout de suite. Si elle le voulait, effectivement, elle le pourrait, mais il s’agissait probablement de la dernière chose dont elle avait envie pour le moment. Être simplement celle qui lui ressemble. « Tu ne crois pas qu’il aurait été préférable de me laisser approcher de la fille qui vit là pour justement avoir des informations sur ma tante plutôt que de jouer à… je ne sais même pas à quoi tu joues réellement. Un jeu probablement bien trop dangereux et qui t’exploseras très certainement en plein visage. » Cette fois, Ruth avait relevé le visage pour accroché le regard du jeune homme.
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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Mer 24 Oct - 10:04


douce tempête
Ruth & Edwin
Plus les minutes passaient et plus Edwin avait l’impression que la colère déferlait dans tout le corps de Ruth, comme si elle ne parvenait plus à se contrôler, comme si elle avait réellement besoin d’exploser. Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’ils ne se disputent profondément... mais c’était peut-être un passage obligé s’ils voulaient enfin mettre les choses au clair, à plat. S’ils voulaient être transparents, l’un envers l’autre. Il sentait l’ironie dans ses propos et il ne réagit pas immédiatement, réfléchissant d’abord à la conduite à adopter. Edwin n’était pas un homme sanguin, il ne perdait pas facilement son calme en temps normal, alors il essayait de se calmer, de ne pas réagir outre mesure. « Et bien, quoi ? Tu crois que j’ai des comptes à te rendre, c’est ça ?! » fulmina-t-il en retour, ulcéré par le ton qu’elle employait. Il n’avait aucune envie de mêler Maggie à cette histoire, aucune envie qu’elle découvre combien Edwin était en réalité un homme blessé, un homme brisé, un homme qui ne reculerait devant rien. « Je ne m’y pavanais pas ! Je faisais exactement comme toi, j’enquêtais. J’essayais de... comprendre, de trouver une faille. J’avais l’intention de t’en parler si je trouvais quelque chose, ça n’aurait servi à rien de t’en parler plus tôt ! » c’était une maigre justification, mais Edwin estimait ne pas avoir à se justifier. Il était adulte, il menait donc sa vie comme il le souhaitait. Il se le répétait chaque jour pour se donner bonne conscience alors que dans le fond, il savait bien ce qu’il aurait dû faire, il aurait dû dire tout de suite à Ruth qu’il connaissait cette maison et qu’il fréquentait la fille qui habitait à l’intérieur, il n’aurait rien dû lui dissimuler mais c’était trop tard et maintenant, il devait assumer les conséquences de ses actes.

Mais bien sûr, sa fierté l’empêcherait de reconnaître ses torts. Au lieu de ça, il renchérit « Bordel Ruth, j’essaie d’avancer ! C’est peut-être pas la meilleur façon, c’est peut-être suicidaire, mais j’essaie d’avancer parce que si je devais continuer à faire du sur-place, j’survivrais pas, tu comprends ? » il recula d’un pas, furieux de constater qu’elle avait effleuré une corde sensible. Ce n’était pas dans ses habitudes de sortir de ses gonds et d’être ainsi vulgaire, signe encore une fois que quelque chose avait évolué chez lui. Que l’Edwin d’il y a quelques mois était déjà bien loin. Elle se pensait stupide d’avoir cru pouvoir lui faire confiance, ce à quoi il répondit par un haussement d’épaules. « C’est maintenant que tu t’en rends compte » siffla-t-il. Car rien n’est plus dangereux qu’un homme qui n’a plus rien à perdre, elle aurait dû le savoir, elle aurait dû se douter que lui faire confiance était une erreur, mais non. Si Maggie découvrait tout cela, il pourrait faire une croix sur elle. Si Ruth parlait, si quelqu’un d’autre avouait à la jeune femme ses plans, il serait en très mauvaise posture, mais cela ne l’inquiétait pas encore, peut-être car il ne réalisait pas bien ce qui était en train de se passer. Edwin fit remarquer à Ruth qu’elle lui ressemblait tellement, ce que tout le monde s’empresserait d’affirmer, car oui, physiquement, elles étaient pareilles. Seulement physiquement. Il se mordilla la lèvre en réalisant qu’elle n’avait pas tort, il aurait pu la laisser approcher Maggie et Edwin ne se serait pas retrouvé dans une telle situation. Mais encore une fois, c’était bien plus compliqué que ça. « Quand j’ai commencé à la voir, je savais seulement qu’un membre important de la secte avait vécu dans cette maison, je ne savais rien de plus, et encore moins quelque chose sur Cora. J’ignorais qu’elle aussi avait été dans cette maison, qu’elle... Que cette maison avait un rôle à jouer dans l’histoire. Et quand je l’ai découvert, c’était trop tard pour faire marche arrière » pour une fois il était sincère, il s’était retrouvé entraîné dans un engrenage infernal, une situation qu’il ne maîtrisait plus. Tâchant de calmer les battements de son cœur qui s’emballait, il serra les poings et fut forcé de reconnaître, du bout des lèvres « Mais je sais que je ne m’en sortirai pas tout seul, pas cette fois » il avait besoin d’aide et cela le tuait de le reconnaître, car sa fierté n’y survivrait probablement pas, mas il avait besoin d’aide. Besoin de Ruth.  

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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Mer 31 Oct - 11:22


il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes
ruth whitaker & edwin stanhope
Si Ruth s’était préparée à un moment probablement difficile en voulant frapper à la porte de cette maison, elle ne s’était clairement pas attendue à ce que la conversation puisse prendre une telle tournure. Peut-être parce qu’elle n’avait jamais envisagé de tomber sur Edwin avant même d’avoir eu l’occasion de donner quelques coups sur le panneau de bois. « Oui ! » répondit-elle spontanément. « Quand ça concerne Hannah, clairement, oui ! » Ou peut-être pas. Les mots dépassaient de toute évidence ses pensées, mais pour le moment, il n’y avait que l’instinct qui parlait. Oui, il avait des comptes à lui rendre. Tout ce qui touchait de près ou de loin le secret d’Hannah était important à ses yeux. « Pourquoi est-ce que tu voulais garder ça secret ? » Le grand mystère, probablement. Ce qu’elle comprenait le moins. Il était plus ou moins convenu qu’ils étaient ensemble dans cette galère, alors pourquoi ? Pourquoi garder des informations qui pourraient être utiles même si pour l’heure il n’y avait rien d’important ? Nerveusement, Ruth se passa une main dans les cheveux, détournant au passage le regard tandis que le jeune homme tentait de donner vainement quelques explications. Il enquêtait. Comme elle. Faux. Il lui avait fallut des semaines pour enfin trouver le courage de chercher cette maison. Des semaines pendant lesquelles elle n’avait pu se résoudre à chercher réellement quoi que ce soit. Parce qu’elle n’y arrivait pas. Parce qu’elle ne pouvait pas réellement croire que ça ait pu arriver. Tout cela ne pouvait être qu’un cauchemar duquel elle finirait par se réveiller. « Parce que maintenant t’es plus avancé de ne pas m’en avoir parler plus tôt ? » C’était insensé, une boucle sans fin dans laquelle ils resteraient probablement chacun campé sur leurs positions. Trop fiers l’un et l’autre que pour pouvoir changer son fusil d’épaule.

Le feu continuait de couleur dans les veines de la jeune femme. Une colère qu’elle ne parvenait pas à expliquer et qu’elle ne pourrait probablement pas expliquer pour le moment. Pas tant qu’elle n’aurait pas pris ses distances et qu’elle ne se serait pas posée pour réfléchir à toute cette situation à tête reposée. Alors les mots continuaient de sortir avec une colère qu’elle ne parvenait plus à contenir. « Parce que c’est ce que tu appelles avancer ? Tu ne fais que t’envoyer en l’air avec cette nana depuis des mois et maintenant tu as juste peur que je vienne perturber le jolie petit équilibre que tu essaies d’avoir. » siffla-t-elle, mauvaise. « Si vraiment tu avais voulu trouver quelque chose ici, tu l’aurais trouvé depuis le temps. » Et ça, elle en était certaine. Le calcul était rapidement fait. Ils étaient parti à Greenwich en avril dernier et Edwin fréquentait déjà la propriétaire des lieux. Cela faisait donc au moins cinq mois qu’il connaissait cette maison et durant ces cinq mois, il avait su ce qu’elle représentait et pourtant, il ne semblait pas beaucoup plus avancé aujourd’hui. Et si jamais elle doutait des faits, il n’y avait qu’à voir la réaction du jeune homme pour comprendre qu’elle avait touché un point sensible. Cela dit, Ruth était encore bien trop prise dans sa propre colère pour tenter de voir un peu plus loin que le bout de son nez ou même se réjouir d’avoir pu énerver un peu celui qui avait pendant longtemps été son beau-frère. Puis la pression apparente sembla retomber un bref instant. Juste assez pour qu’Edwin ne fasse remarquer la ressemble qu’elle pouvait avoir avec sa défunte sœur. Cette ressemble qui effectivement pouvait être un atout, mais qu’elle ne supportait plus aujourd’hui. Toute cette histoire allait finir par le retomber dessus, elle en aurait mis sa main à couper. Le jeune homme était probablement aller trop loin concernant cette maison ou la propriétaire des lieux. Même si dans le fond, elle ne parvenait pas à réellement comprendre comment il avait espéré s’y prendre pour obtenir des informations en sortant avec la fille qui vivait là. Lui poser des questions maintenant serait assurément suspect. Il aurait dû lui dire et elle y serait aller elle-même, jouant justement sur la corde familiale. Mais c’était trop tard à présent, à quoi bon remuer tout cela alors qu’ils ne pouvaient pas faire marcher arrière. Un soupir échappa à Ruth avant qu’un rire amer ne lui échappe. « Et maintenant quoi, tu vas me dire que tu as besoin de moi, c’est ça ? » Alors que jusqu’ici, il s’était débrouiller comme un grand. Une fois de plus, il se retrouvait au pied du mur, bloqué face au jeu et comme pour Greenwich, il s’attendait à ce qu’elle lui vienne en aide pour déplacer la pièce qui le dérangeait. Elle n’était qu’un pion de plus entre les mains du jeune homme et elle en prenait à peine conscience. « Qu’est-ce que tu attends de moi au juste ? » souffla-t-elle finalement, tout en secouant légèrement la tête. « Tu sais quoi ? J’en ai ma claque, je laisse tomber. On était censé faire ça ensemble, mais au final, je suis juste là quand ça t’arrange, alors trouve-toi un autre pantin. » Cette fois, la colère était moins présente, la résignation et une pointe de déception qu’elle ne pourrait expliquer reprenant le dessus. Elle plongea une dernière fois dans le regard d’Edwin, quelques secondes, avant de soupirer puis de lui passer à côté tout en le bousculant légèrement d’un coup d’épaule.
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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Dim 4 Nov - 15:25


douce tempête
Ruth & Edwin
L’enquête d’Edwin et de Ruth était commune. Ou alors, elle aurait dû l’être, mais une fois de plus, leurs chemins s’étaient séparés, chacun avait avancé de son côté sans forcément en avertir l’autre, car c’était ainsi qu’ils avaient toujours agi et Edwin ne savait toujours pas s’il pouvait lui faire confiance. Une petite voix lui chuchotait parfois à l’oreille qu’il devait lui faire confiance, qu’elle était même la seule personne qui aimait Hannah autant que lui, alors elle était la seule à comprendre, à pouvoir le soutenir, à pouvoir le suivre toujours plus loin dans cette quête de la vérité. Mais Edwin restait Edwin, il avait appris à faire ses armes seul, appris à agir seul et face à une Ruth au comportement parfois déroutant, il avait préféré prendre ses distances. Il n’avait pas d’excuse, il avait failli à leur accord tacite, mais il n’était peut-être pas trop tard pour calmer le jeu. A moins qu’à l’inverse, la situation ne dégénère davantage, Edwin ne pouvait le prévoir. « Pourquoi ? » répéta-t-il quand elle lui demanda pourquoi il tenait tant à garder cette relation secrète. Lui-même n’en savait rien, il ne lui était pas vraiment venu à l’esprit de lui en parler, il craignait... Il ne savait trop quoi. Peut-être voulait-il préserver un peu de sa vie privée, ou alors peut-être redoutait-il qu’elle voit clair dans son jeu et réalise que tout ceci n’était que du vent, qu’il se servait de cette pauvre Maggie pour parvenir à ses fins, il n’en savait rien. Alors il se contenta de répondre « Je ne sais pas. J’imagine que j’avais peur que tu me fasses une scène, exactement celle que tu es en train de me faire maintenant » mais surenchérir ne servirait à rien, il en avait bien conscience. A vouloir défendre ainsi leurs positions, ils retombaient dans leurs vieux travers. Un pas en avant, deux pas en arrière, voilà le jeu auquel ils se livraient depuis plusieurs mois déjà, mais Edwin refusait que tout ce qu’ils avaient ces derniers temps n’ait servi à rien, il ne pouvait pas se le permettre.

Parce que, comme il le dit si bien, il avait besoin de Ruth pour en savoir plus sur Hannah. Besoin de Ruth tout court. « C’est bien plus compliqué que cela ! Je prends mon temps, parce que si je presse trop les choses, je risque de me faire surprendre. On ne t’a donc jamais appris que la patience était la clé ? » rétorqua-t-il, blessé dans son orgueil, blessé par les paroles qu’il jugeait déplacées de la jeune femme. Il ne savait pas lui-même dans quel cercle infernal il s’était engagé. Il avançait à l’aveuglette et forcément, il cumulait les erreurs. « Pourquoi, tu en doutes encore ? » son ton était devenu grinçant face au sarcasme de Ruth, qui ne semblait pas croire qu’il puisse avoir besoin d’elle. Alors qu’il s’apprêtait à parler, un habitant du quartier les croisa et leur jeta un regard suspicieux devant ce qui ressemblait à une scène de ménage. Baissant le ton, il reprit « Tu crois que c’est facile pour moi de gérer tout ça ? Tu crois que je sais ce que je fais ? Et bien non, je n’en ai aucune idée, comme toi. Alors oui, j’aurais peut-être dû t’en parler, c’est vrai ! J’aurais dû... j’aurais dû agir différemment, je sais, et crois-moi je regrette ce qui s’est passé » il ne pouvait que le reconnaître. S’il avait pu remonter le temps il l’aurait fait sans hésiter, il n’aurait pas agi de la sorte, mais c’était maintenant trop tard pour rebrousser chemin. Et à force de jouer avec le feu il venait de se brûler ; quand Maggie découvrirait sa face cachée elle se détournerait de lui et maintenant, c’était Ruth qui menaçait de se détourner, elle aussi. La jeune femme parut baisser les armes et voulut partir, puisqu’elle le bouscula pour lui passer devant, et sans réfléchir, Edwin l’attrapa par le bras pour la retenir. « Je suis sérieux, Ruth, j’ai besoin de toi. Pas seulement... quand ça m’arrange, c’est faux. J’ai besoin de toi pour comprendre ce qui est arrivé à Hannah, je ne peux pas faire cavalier seul cette fois, pas maintenant qu’on a découvert tout ça » il n’était pas certain d’avoir la force nécessaire pour supporter seul de nouvelles découvertes, de nouveaux drames, de nouveaux chagrins. Il craignait toujours de découvrir de nouvelles informations sur Hannah, des informations qui mettraient en péril l’image parfaite qu’il avait d’elle. Et le pire dans tout cela, même s’il aurait été bien incapable de le dire, il craignait de s’effondrer et qu’il n’y ait personne pour le rattraper.    

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MessageSujet: Re: douce tempête ∞ ruthwin   Hier à 15:49


il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes
ruth whitaker & edwin stanhope
Ruth avait ce goût amer en bouche. Cette horrible impression de retourner à la case départ. S’ils semblaient avoir appris à œuvrer ensemble pour cette quête commune, elle venait de prendre une douche froide en apprenant qu’Edwin continuait d’enquêter seul de son côté. Pire encore, qu’il lui cachait volontairement certaines choses qui pourraient leur être utiles dans leurs recherches concernant Hannah. Elle avait cru pouvoir lui faire confiance, elle aurait dû savoir qu’elle s’y brûlerait. « Attends un peu, tu crois vraiment que je te fais une scène, comme tu le dis bien, uniquement parce que tu t’es rapproché de cette fille ? » Peut-être qu’il y avait un peu de ça au fond. Oui peut-être… Parce que si Ruth devait être totalement honnête avec elle-même, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il n’avait pas le droit de faire ça. Pas le droit de voir quelqu’un, pas le droit à ce genre de plaisir. Il ne pouvait pas faire ça à Hannah. Pas tant qu’ils n’auraient pas totalement percé le mystère de sa disparition.

Elle ricana doucement suite à ce que venait de dire le jeune homme. « De la patience ? Ce n’est même plus de la patience à ce niveau-là… » Des mois que cela durait, il ne pouvait pas y avoir que ça, elle en était persuadée. « Tu veux que je te dise ce que j’en pense Ed ? » Elle savait qu’il détestait quand elle employait ce diminutif, qu’elle se montrait un peu trop familière. Tout comme elle savait qu’il ne voudrait certainement pas qu’elle déballe le fond de sa pensée. C’est pour cela qu’elle reprit avant même qu’il n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche. « Peut-être qu’au départ, tu t’es rapproché de la propriétaire juste pour pouvoir mener l’enquête. Mais tu as fini par te faire à tout ça et aujourd’hui, tu te complais dans cette situation et c’est pour ça que tu n’en as rien dit quand on est tombé sur cette photo à Greenwich. » Peut-être avait-il tort. Peut-être s’avançait-elle un peu trop et pourtant, c’était bel et bien l’impression qu’elle en avait. Edwin avait dû finir par y trouver son compte. Le charme de la jeune femme vivant dans cette maison avait fini par opérer, occultant ainsi les préoccupations premières de l’ancien pianiste. Mais dans le fond, qui était-elle pour le juger à ce propos ? Personne. Elle n’avait pas le droit de le bousculer, de le juger dans ses choix. Plus rien ne les liait aujourd’hui si ce n’est cette envie et ce besoin de découvrir ce qui était réellement arrivé à Hannah. Mais même ça, elle avait l’impression que c’était devenu secondaire pour le jeune homme. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne put s’empêcher d’être sarcastique lorsqu’il laissa presque entendre qu’il avait besoin d’elle. Elle s’apprêtait à renchérir encore une fois, mais elle fut coupée dans son élan par une personne passant par là tout en leur lançant un regard appuyé. Ruth tenta alors de laisser redescendre la pression lorsqu’Edwin reprit la parole. « Tu dis ça uniquement parce que je viens de découvrir ton petit manège. » souffla-t-elle sèchement et le regard sombre. Elle continuait d’enfoncer le clou, oui et elle continuerait probablement jusqu’à ce qu’il admette que cette situation lui convenait. Il ne semblait pas si tourmenté que cela, si perturber d’occuper cette maison comme s’il s’agissait de la sienne lorsqu’elle s’était avancée pour frapper à la porte. Elle n’en démordrait pas. Cela dit, il était peut-être temps pour elle de quitter les lieux. De toute évidence ils attiraient les regards des passants et elle était prête à parier que certains voisins un peu trop curieux les épiaient depuis derrière leurs rideaux. Elle n’avait plus rien à faire ici. Tant pis pour Edwin, elle trouverait bien un autre moyen de s’approcher de cette maison et d’en découvrir les secrets. Elle passa alors devant le jeune homme, le bousculant volontairement au passage, mais il l’a rattrapa par le poignet aussitôt. « Tu as une bien drôle de façon de le montrer. » souligna-t-elle sans pour autant relever le visage, mais tout en se dégageant de l’emprise qu’il avait sur son bras. « Si ce qu’on a découvert à Greenwich, on l’a découvert ensemble, c’est parce que tu ne pouvais pas te permettre de débarquer seul chez mes parents en demandant à fouiller dans les affaires d’Hannah sans éveiller les soupçons, mais au-delà de ça, tu as toujours fait cavalier seul. » Ses recherches, cette maison. Peut-être n’en n’avait-il pas réellement conscience. Ou pas… Elle n’en savait rien. Honnêtement, elle ne parvenait même plus à savoir sur quel pied danser avec lui. « Et quand bien même tu aurais réellement besoin de moi, il ne faudrait pas que je vienne tout faire capoter par ma présence. C’est ce que tu as dit, non ? Alors je vais y aller et tu n’auras qu’à me siffler quand tu auras besoin de moi, hein ? » Des sarcasmes, encore. Le ton glacial, toujours. Il lui était difficile de faire autrement pour le moment, elle avait bien trop de choses à digérer, des solutions à trouver pour trouver des informations sur Cora et de toute évidence, ce n’est pas ici qu’elle les trouverait. Encore une fois, ils ne faisaient que tourner en rond alors autant couper court à cette entrevue.
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