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 Opinions are like arse-hole ; everyone has one. [PV Nate]

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MessageSujet: Opinions are like arse-hole ; everyone has one. [PV Nate]   Mar 11 Sep - 23:27

La journée avait pourtant fantastiquement bien commencée. J’étais allé porté ma fille pour la première fois à la crèche en cette journée de pré-rentrée. Contrairement au scénario catastrophe qui implique enfant morve au nez qui s’époumone comme si le fait de quitter les bras de papa était une tragédie grecque qui impliquait nécessairement de ne plus le revoir parce qu’il se serait fait mangé par le vilain monstre sept heures, Arabella s’était contentée d’un « be-bye » en s’éloignant vers le carré de sable pendant que c’était moi qui, inquiet, redonnais pour la trente-deuxième fois l’ensemble des informations de ma petite à une gardienne pourtant largement plus qualifiée que le strict nécessaire requis pour s’occuper de ma prunelle de les yeux.

En ce lundi matin de rentrée, je n’avais qu’un cours en avant-midi et le restant de l’après-midi pour corriger le petit test que j’avais donné à mes étudiants afin de savoir le style et le niveau de chacun en matière de composition et de lecture de partition. Le cours était sur les instruments à cordes, un de mes chouchous contrairement aux instruments à vent, bien qu’il soit de beaucoup inférieur à l’amour que je portait aux ensembles. Que voulez-vous, je ne suis pas de l’espèce qui aime bien composer pour seulement des flûtes (et je hurlerais au drame le jour où ma fille se fera mettre la fameuse petite pipe en plastique qui semble être la tradition du primaire en insistant pour qu’elle joue au moins du tamtam).
Le nez au-dessus de ma tasse de thé, mes chaussures enlevés, assis en indien, je découvrais avec plaisir les notes en tapotant doucement du rythme avec mon crayons.

Mais NATURELLEMENT que la journée ne pouvait pas se continuer comme ça! Ce qui nous tira de ce monde idyllique ne fut pas une terrible catastrophe naturelle, mais la simple et pathétique sonnerie de mon téléphone portable. En voyant sur l’afficheur le nom de Cameron, je roulais les yeux au ciel. Pendant un instant, mon index survole le bouton qui me permettrait d’éviter de manière temporaire l’engueulade qui viendra normalement avec le fait de prendre l’appel en envoyant directement sur la boîte vocale. Pour avoir déjà tenté l’expérience, je savais que la colère de mon connard d’ex-mari ne serait que plus grande. Profitant de la solitude que j’avais, je pris l’appel.  Il me faudrait faire un effort probablement encore plus grand que lorsque je prenais un appel avec Cameron devant ma fille puisque mon but n’était nullement de devenir CE professeur qui amenait ses problèmes à l’école. Si je faisais un effort monstre pour ne pas prononcer son prénom devant notre fille (ce qui aurait tôt fait de la faire réclamer dada – et puis après allez expliquer à une petite de 18 mois qu’il ne voulait rien savoir d’elle), je ne m’empêcha pas de laisser échapper presque poliment son prénom.

À entendre le ton de son côté, il venait probablement d’ouvrir la lettre de mon avocat qui demandait que j’obtienne une pension alimentaire pour assurer la survie de notre enfant. J’aurais probablement mieux fait de l’envoyer en message vocal, parce qu’il me faudrait définitivement un cours de yoga pour réussir à me calmer. « Bon midi à toi aussi. » comme seule réponse une ligne d’insulte sur la stupidité du montant que je lui demandais. Longue inspiration. « Tu vois, cher Cameron, avant de laisser quelqu’un avec l’enfant que tu as fait faire avec lui, tu aurais peut-être du t’informer. Il se trouve que notre fille a dix-huit mois. Elle a encore besoin de couche, de vêtement, d’un biberon, de nourriture sur la table. Et que comme tu sous-entends que tu ne veux pas avoir la garde de TA fille, alors j’ai le droit à une pension pour m’assurer qu’elle ait tout ce dont elle a besoin. » et le voilà qu’il se plaçait en victime postulant que son salaire ne lui permettait pas d’en payer une partie : « Tu oublies que c’est moi qui a fait tes impôts pendant nos quatre années de mariage… Bah, il fallait y penser avant de choisir de faire affaire à une mère porteuse pour que l’on puisse tous les deux être père. Non, je ne plierais pas. Elle te réclame à tous les soirs, tu le sais? Tu es autant son papa que moi je le suis. Mais tu as choisi de nous quitter et tu vas prendre tes responsabilités financière jusqu’à ses vingt-et-un ans. Et je t’invite à faire part de tes remarques à mon avocat qui se fera un plaisir de défendre les intérêts d’Arabella. »

Le raccrochage fut tout aussi violent que l’avait été le bref échange. Je lançais le téléphone un peu plus loin sur la table. Les yeux fermés et soupirant brusquement, je laissais échapper un bien mérité « C’est ce qui se passe quand on marie un gros con, il agit en trou du cul jusqu’à la fin. ». Lentement je passais une main devant mes yeux avant de les rouvrir pour me trouver face à face avec un de mes collègues. Si à New York, je n’avais jamais vraiment eu de difficulté à assumer mon mariage avec Cameron, il y avait quelque chose dans la ville qui m’avait vu devenir un homme qui m’empêchait de vraiment l’assumer. Je déglutis lentement : « Je m’excuse pour cette scène. » pourtant je n’avais pas levé la voix plus que nécessaire. « Zac Potter, professeur en musique, composition. Vous êtes? » demandais-je en tendant la main.

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MessageSujet: Re: Opinions are like arse-hole ; everyone has one. [PV Nate]   Mer 12 Sep - 21:06

La rentrée universitaire. Enfin. Le professeur l’avait attendue cette reprise, pour enfin reprendre sa routine préférée. Celle dont il ne se lasserait jamais. Nate avait réussi à s’occuper quelque peu pendant l’été avec les quelques cours qu’il avait assurés ainsi que son contrat de conseil sur l’évolution démographique. Une passion pour lui, un cauchemar pour d’autres. Il se savait incompris avec les regards qu’on pouvait lui lancer quand il s’exprimait sur le sujet, mais le brun n’en avait rien à faire. Cependant, ces occupations ne valaient pas une vraie année universitaire, avec ses nouveaux et anciens visages, ses cours passionnants et ses tensions quand les examens arrivaient. Et puis, revoir tous ces regards braqués sur lui dans ses salles de cours, ça lui avait manqué. Se sentir considéré, écouté. Enfin, il retrouvait ce sentiment d’importance, celui qui nourrissait son besoin de reconnaissance et sa légère arrogance. Nate vivait pour son travail, littéralement, parce qu’il ne lui restait pas grand-chose. Et, enfin, il pourrait oublier ce vide personnel, le combler par un trop-plein de travail. Comme d’habitude.

Ce fut alors avec une étonnante bonne humeur que Nate avait entamé cette journée. Étonnante, parce qu’il n’y avait rien d’autre pour le faire sourire. Chaotique, c’était le bon mot pour résumer sa vie. Entre son frère qui sortait avec Hesther, problème non résolu à ce jour et pour toujours sans doute, sa culpabilité envers Casey et la précarité de sa situation avec Joyce, sa fille, il était au bord du désastre à chaque instant. Mais il tenait bon, grâce à son obstination et malgré son envie de tout plaquer. Il voyait alors cette reprise des cours comme une délivrance. Plus besoin d’y penser sans cesse, de craindre une décision stupide qui le ferait changer d’air. Parce que, l’université de Burlington, il s’y sentait plus que bien. Et pour rien au monde il n’envisageait de la quitter. Avec une satisfaction non dissimulée, il avait lancé ses premiers cours de l’année. Introduction à la géographie pour des petits nouveaux intéressés par la matière. Autant dire qu’il ne fallait pas se rater pour ne pas les dégoûter de la matière et espérer les retrouver dans les semestres suivants. Peut-être même en accompagner certains jusqu’au master, ou jusqu’au doctorat. Qui sait ? Bref, il ne fallait pas non plus s’emballer prématurément.

Après ses premières heures, Nate décida de rester un peu à l’université. Histoire de retrouver des collègues qu’il n’avait, pour certains, pas vus depuis un bon bout de temps. Il prit alors le chemin de l’une des salles permettant aux professeurs de prendre un temps de pause. On discutait à l’intérieur, parfait. Nate avait toujours été avide de discussions entre collègues. Mais ce qu’il trouva en entrant ne correspondait pas tellement à ses attentes. Il n’y avait qu’une seule personne, au téléphone, qui ne semblait pas en bons termes avec son interlocuteur. Le brun ne se gêna pas pour autant et resta, grappillant quelques informations au passage.  Il avait l’impression de se reconnaître dans le ton que son collègue employa pour décrire sa situation alors qu’il se pensait encore seul. Mais sa présence se fit vite connaître et sembla gêner l’homme qui s’empressa de s’excuser avant de se présenter. « Nate O’Reilly. J’enseigne la géographie. » dit-il en lui serrant la main qu’il tendait. « Pas de problème, ça arrive à tout le monde. » Il ponctua sa remarque d’un léger sourire pour appuyer ses propos. Quel professeur pouvait se targuer de n’avoir jamais apporté ses histoires personnelles ne serait-ce qu’une seule fois au travail ? Nate lui-même ne pouvait affirmer le contraire. Il suffisait de voir comment sa dernière rencontre avec une certaine jeune femme s’était passée pour voir qu’il ne gérait pas mieux ses problèmes. « Un ex-mari problématique je suppose ? » Nate, ça ne te regardait pas. Mais il ne pouvait jamais s’en empêcher. Toujours cette volonté de savoir, d’en apprendre plus sur la vie des autres. Comme si ça lui donnait une sorte de puissance, par la suite. Ou de contrôle. Le professeur, il aimait bien connaître tout ce qui l’entourait pour adapter son comportement. Certains y voyaient une forme de manipulation alors que Nate, lui, n’y voyait qu’une façon de garder de bonnes relations au travail. Parce qu’il en avait des casseroles à traîner derrière lui, des casseroles prêtes à retentir et briser de longs efforts, alors autant éviter d’autres potentiels problèmes. « Je ne crois pas qu’on se soit croisés avant, vous entrez en poste cette année ? » C’était possible que Nate n’ait juste pas fait la connaissance de ce professeur de musique auparavant. Après tout, il ne côtoyait que peu ce département. Mais, tout de même, un visage qui ne lui disait rien alors qu’il était censé le connaître, ce n’était pas courant. La seule solution à ce questionnement était donc qu’il venait de débarquer dans le coin, ou en tout cas dans l’université.

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