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 Something in the way (reagan)

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David Munroe

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MessageSujet: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyMer 12 Sep - 18:18

Ah non, pas elle... Mais revenons d'abord une trentaine de minutes en arrière, juste parce que. Samedi soir ordinaire, mais pas comme les autres. J'avais eu envie de sortir juste parce que. Parce que Wanda était prise ailleurs, parce que je ne pouvais pas voir ma mère même en peinture, parce que je ne bossais pas ni le weekend ni la semaine d'ailleurs. Parce que je m'en fichais. J'étais las, bon dieu ! Mais le Garnet, même s'il n'était pas comparable aux grands bars huppés de New-York ne décevait pas et offrait généralement de quoi se distraire quand il le fallait. J'ignorais si le serveur se payait ma tête ou s'il était trop con, mais on m'avait demandé mes cartes à mon arrivée. Pas de public, pas de raison d'en faire des masses, j'avais seulement décidé de la lui coller sous le nez, mon ID, question de pouvoir commander un verre. Enfin bref, je n'étais pas resté seul très longtemps. Un groupe de filles, deux brunes et une blonde, n'avait pas tardé à s'installer à une table près du bar et j'avais décidé de m'y faire inviter. Tout pour tuer l'ennui et surtout, tout pour être remarqué.

Mais quelle idée j'avais eue, quand au bout d'un tas de belles paroles pour épater la galerie, je m'étais retrouvé en tête à tête avec l'une d'elle. J'étais pas réellement con et j'avais bien vu venir de loin les intentions des deux autres qui ne s'étaient pas même donné la peine de trouver une excuse crédible pour s'éclipser à peine arrivées, et ainsi me laisser avec la copine qu'elles avaient élue comme celle qui ne devait pas terminer la soirée seule. « Tu vis loin ? » Je la regardais du coin de l'oeil. « Non, mais oui. » Je souriais, alors qu'elle éclatait de rire. Merde, j'essayais même pas de la faire rire, mais je ne savais pas tellement quoi lui dire d'autre. J'étais venu ici pour passer une bonne soirée, pas pour être l'objet des fantasmes d'une gosse - qui avait tout de même eu le droit de commander un verre et si j'en croyais le zèle du serveur, elle devait au moins avoir l'âge de la majorité. « Tu veux aller marcher ? » Comment dire... ? Non, j'avais pas envie de quitter ce bar. « Pour l'instant, je veux un autre verre. » Je me proposais pour aller chercher ces verres, parce qu'elle pirouettait pour m'en faire lui payer un, et je m’accoudais au comptoir en soupirant. Cette histoire était vraiment en train de déraper. Je réalisais en levant la tête à ma droite que j''avais toujours un public et pas le moindre. Une ancienne connaissance du temps de New-York, je ne savais pas si l'on pouvait vraiment dire « amie ».

« Tiens, Reagan, tu tombes bien. » Ok, vous avez raison, ce n'était pas la première réflexion que je m'étais fait en voyant Reagan, mais un problème à la fois. Elle avait un sourire amusé et les yeux rivés sur ma compagne, qui nous dévisageait de la table où elle était toujours assise. « Je te paie un verre, voire deux ou trois, si tu m'en débarrasses. » C'était pas très sympa de ma part de traiter cette fille de cette façon, mais je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à mon désir d'en être libéré et ça, sans me salir les mains. J'étais pas fait pour ce genre de drague, encore moins dans le privé. La soirée se serait bien déroulée si les deux copines de la demoiselle en question n'avaient pas décidé de la laisser seule avec moi. Malgré tout, j'avais pas envie de passer pour le mec détestable qui la rembarrait après moins d'un quart d'heure de tête à tête - que je n'avais jamais demandé.


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Reagan Dewar

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyMar 6 Nov - 0:25

Si elle avait su qu’elle tomberait sur lui en entrant dans ce bar, elle serait très certainement arrivée plus tôt. Elle aurait fait en sorte de trouver du beau monde et d’attirer toutes ses nouvelles copines, probablement toutes fans de lui. Elle aurait tellement préparé le terrain qu’il se serait retrouvé encerclé par une horde de femmes enragées. Reagan ne lui aurait fait aucun cadeau mais hé, ça n’aurait pas été que dans le seul but d’en rire, pas de le nuire. Elle l’aurait laissé s’embarrasser, sans pour autant chercher à le blesser, et elle serait restée derrière, à se mordre la lèvre, telle une enfant de cinq ans, fière de sa connerie. Mais ce soir, rien n’est écrit, rien n’est calculé, et elle le découvre dans son environnement naturel. Sans qu’elle n’y soit pour quelque chose, David est coincé par de jolies dames qui grouillent autour de lui, comme des abeilles sur une fleur bien trop belle. A New York, David était très souvent assailli par des femmes – souvent des fans d’ailleurs – et elle avait toujours été particulièrement admiratrice de sa manière de les esquiver. Parfois un sourire, un simple mot, ou un prétexte venu de nulle part et il disparaissait aussi vite qu’il était apparu dans le champ de vision de la dame. Elle avait bien fini par comprendre la mascarade, et si elle n’avait jamais rien dit à personne de cette découverte, aujourd’hui, Reagan se réjouit de pouvoir observer ces instants volés. Elle essaie, très souvent, de pimenter les choses, et puis elle le regarde se dépatouiller de la situation comme un vrai pro qu’il est.
Reagan, accoudée au comptoir, le verre à la main, se délecte donc du spectacle qui se joue devant elle. Le sourire jusqu’aux oreilles, elle ne se cache même plus de son voyeurisme, et se demande combien de temps est-ce qu’il va continuer à tourner autour de pot. La dernière fois, y’a un moment déjà, il était resté vingt-trois minutes exactement avec la croqueuse de diamants. Cette fois, elle se fait le pari qu’il ne tiendra pas plus de dix minutes, et qu’il trouvera très vite la bonne excuse pour s’échapper des griffes de cette lionne. Elle jette un œil sur sa montre, commence à compter en sirotant son cocktail. Dix minutes plus tard, il s’éloigne de la femme et s’approche de Reagan, sans qu’il ne l’ait toutefois remarqué. Le destin, peut-être ? Oui, y’a aucun doute là-dessus, c’est bien le destin qui décide de les réunir. Reagan, qui tombe à pic. Reagan, qui glousse quand il croise son regard. Reagan, qui a les yeux qui pétillent à l’instant même où il lui propose de lui payer des verres en échange d’un petit service. Forcément, dès qu’elle a la possibilité de gagner quelque chose, elle est prête à tout pour avoir la mise. Quand même, elle reste surprise par la subite proposition du jeune homme. « C’est vraiment à moi que tu demandes ça ? Oh mon dieu mais tu sais pas à qui t’as affaire, ma parole. » Définitivement pas. Elle serait capable de tout faire foirer rien que pour le plaisir de le voir s’engouffrer dans un trou sans fond… puis elle réalise que se faire offrir trois verres, c’est pas négligeable non plus. Le dilemme s’installe dans sa tête et en jetant un nouveau coup d’œil vers la demoiselle en question, elle réalise que celle-ci s’impatiente et se demande ce que Reagan peut bien vouloir à son futur homme. Ca la fait sourire de plus belles. Elle s’approche alors de l’acteur pour faire disparaitre les quelques centimètres qui la séparent de son visage, et lui chuchote à l’oreille : « J’veux trois verres, et un resto. » Elle en demande beaucoup – probablement trop – mais elle le sait, elle en est même certaine, lui rendre ce service n’a pas de prix pour quelqu’un comme David. Reagan ne bouge pas immédiatement et reste ostensiblement proche de lui pour laisser l’imagination faire le reste et se jouer de la victime. Quand elle se redresse finalement pour reprendre sa place, l’autre est déjà sur les nerfs, et prête à fustiger Reagan pour cet affront. « Qu’est ce que j’ferais pas pour tes beaux yeux quand même. J’crois que j’suis en train de me faire une ennemie pour la vie. » Lui dit-elle, sur le ton de la plaisanterie. Reagan n’a peur de rien, et ce n’est pas une petite nana la fusillant du regard qui changera quelque chose. En réponse, elle lui offre son plus joli doigt. « Tu devrais me payer ce verre maintenant, j’suis quasi sûre que ça l’achèverait, » Et avec le sourire, ce serait pas si mal, et ça anéantirait toutes ses chances mais Reagan se dit que c’est peut-être déjà trop pour David.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyDim 11 Nov - 21:51

Le problème -ou l'un d'eux parce qu'il y en avait vraisemblablement plus d'un à l'instant- était que je savais précisément à qui j'avais affaire. Oh oui, je connaissais bien Reagan, peut-être un peu trop à mon avis puisque notre passé était inéluctablement lié même coincés dans ce trou perdu qu'était Redwood Hills. Parce que rien que ça, c'était déjà une fatalité à s'en taper la tête contre les mûrs. Toute cette période à vivre dans la grosse pomme sans avoir la moindre idée que nous allions tous les deux nous retrouver, quelques années plus tard, à nous ennuyer ferme dans un village paumé du Vermont. Parce que c'était inscrit dans nos racines, aussi disparates pouvaient-elles être. Enfin pour elle, je ne savais même pas ce qui l'avait conduite à se ramener en ces lieux, nous nous connaissions sans avoir ce genre de discussion au détour d'une emmerde. En tous les cas, l'autre problème et celui qui nécessitait que l'on s'en occupe en urgence, était cette fille avec laquelle j'étais empêtré comme un débutant. Tôt ou tard, j'aurais su m'en tirer seul... Je savais toujours m'en tirer. Mais pas sans écorcher cette aura sublime m'entourant, quoi que peut-être que cela n'aurait pas été un mal de ne plus être tel du miel pour toutes ces abeilles. N'allez d'ailleurs pas croire que j'avais la grosse tête pour ce succès éphémère, quelque part je savais que ça ne signifiait rien du tout.

Trois verres et un resto. Mouais, c'était presque ça, presque ce que je lui avais proposé de prime abord. Je me reculais de quelques millimètres, dans un subtil mouvement de recul qui voulait presque dire « comme t'es dure en business ! » mais elle avait tort, je savais à qui j'avais affaire. Je n'étais pas surpris de cette contre-offre et j'acquiesçais sans plus hésiter d'un tout aussi subtil mouvement de tête. Je savais bien que j'avais ajouté une couche à mon problème en sollicitant l'aide de Reagan, il ne suffisait donc plus de retirer l'offre mine de rien. Il fallait mener à terme cette négociation ou mourir, entre les deux je choisissais d'investir pour ma sauvegarde. « Dis plutôt que tu lui rends service, à elle bien plus qu'à moi. » On ne pouvait certainement pas dire qu'en ces dix-minutes, je me sois fait une idée bien claire de la demoiselle. Mais il était évident qu'elle s'était mise en position pour se buter à une déception prochaine. J'étais une déception prochaine. Je l'aurais été même si j'avais continué de faire semblant et si j'avais accepté de prendre une marche avec elle, ou de me retrouver ou que ce soit d'autre avec elle. « Certaine que tu n'fais pas ça par intérêt personnel ? » Lui soufflais-je en agrémentant sa comédie d'une main glissée à la dérobée dans ses longs cheveux blonds, voltigeant sur sa nuque. Nos regards - ou plutôt mes beaux yeux - se fixaient sur les siens suite au petit manège. C'était du génie, même pour elle. Évidemment, j'aurais mieux fait de me taire et de ne pas creuser ma tombe, mais hélas ! j'étais ainsi et pas près de changer.

Je relevais la tête et la tournais subtilement dans la direction de la pauvre fille laissée derrière. La proposition de Reagan suivait cette logique ingénieuse de mauvais plan - ou d'excellent plan, puisqu'il était question de s'en débarrasser définitivement. Je n'arrivais pas à me sentir coupable de toute façon, c'était pas dans mes gênes surtout lorsque toute l'affaire s'était mise en place parce qu'on m'avait eu dans le détour. « Un autre verre pour ma reine. Et une autre pour moi. » Demandais-je au serveur qui passait devant nous. « Et c'est .... » Coup d'oeil en biais. La fille se levait de son siège et se dirigeait vers la sortie du bar. « ...dans la boite. » Sourire pour l'occasion, à ma partenaire d'infortune. « Tu as ma reconnaissance éternelle, mais puisque ça ne te suffit pas. Tu pourras avoir les deux autres verres au resto. » Je n'avais plus envie de passer la soirée au Garnet maintenant que l'atmosphère était clairement assombrie par la tournure des évènements. « Je vois que tes soirées manquent d'éclat, Reagan, je dois m'inquiéter, hm ? » C'était la moindre des choses de lui retourner la pareille après qu'elle se soit bien amusée à mes dépends ces dernières minutes. Entre nous, ce n'était jamais méchant, mais toujours mordant.

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyMar 5 Fév - 14:30

David a de quoi lui payer tous les restos du monde, alors Reagan ne laisse rien passer. Avoir l’opportunité de le dépouiller de quelques centaines de dollars en commandant mille et uns plats cuisinés par un grand chef est une bien trop belle opportunité pour la gâcher. Elle en profite, la maligne, elle joue et elle bat des cils comme une nana qui boirait les paroles de son gourou. Elle s’en amuse lorsqu’il feint le désarroi face à sa proposition, mais ils savent tous les deux que ça ne restera jamais plus qu’un jeu. Et jouer, Reagan n’a jamais été aussi doué. Et dans les yeux malicieux de son partenaire, elle se dit qu’il ne le fait pas seulement pour se débarrasser de sa groupie. Il y a ce quelque chose qui lui chuchote qu’il espère de l’animation dans sa vie bien rangée à Redwood Hills. Parfois, elle se demande même ce qu’il fait encore dans le coin, lui, un homme si bien loti. C’est pas comme si sa carrière était au point mort. Reagan, elle, a toutes les raisons du monde pour finir ici. Sa carrière est finie, et les tabloïds l’avaient déjà tous prédit : elle mourra au fond d’un trou ; ils n’avaient pas torts, Redwood est aussi grand que le placard au balai de son ancien appartement new yorkais. Reagan ne regrette pas pour autant la compagnie de son compagnon de fortune, et la quête qu’il lui propose lui rappelle des souvenirs enfouis au plus profond d’elle ; des bribes de cette vie dans laquelle elle s’était tant jouée des autres. Sa proposition est trop belle pour la refuser, et plus encore maintenant que les négociations avaient été faites et acceptées par les deux parties. « Lui briser son joli cœur, c’est lui rendre service ? Moi qui pensais que tu étais un gentil garçon, tu caches bien ton jeu. Tu me plairais presque. » Comme lui, exagère sur la situation, Reagan est consciente que la demoiselle s’en remettra dans quelques heures ; plus tôt encore si un autre homme en profite pour la consoler sous ses draps. Tout le monde aura oublié cette histoire si vite la porte du bar refermée. Il n’est cependant pas dit que la situation ne se reproduise pas, car soyons sérieux deux minutes, David était un aimant. Sa bouille et sa notoriété faisaient de lui quelqu’un de prisé et Reagan s’était toujours demandé comment est-ce qu’il avait fait pour survivre jusque-là.

Et quand il insiste sur ses véritables intentions, elle feint la volonté de l’aider, parce que c’est lui, parce que c’est elle, parce que c’est eux, frères d’armes, survivants de trop gros projecteurs mais David sait. Il sait qu’elle n’accepte jamais sans contrepartie. Il sait aussi que l’occasion est trop belle pour ne pas se servir de lui, comme lui, se sert finalement d’elle. Echange de bons procédés, de quoi se plaint-il ? « Comment ? Moi ? » Elle s’exclame, outrée par ses accusations, exagérant volontairement ses traits comme s’il lui demandait si elle avait déjà tué. « Tu me connais si mal, ça m’attriste beaucoup. » Qu’elle susurre d’un ton plus bas alors qu’il tente une approche, caresse ses mèches blondes pour descendre jusqu’à sa nuque. C’est si naturel que n’importe qui aurait pu en être troublé. Reagan, y voit simplement un bon partenaire de jeu. Ah, si seulement elle avait pu enregistrer cette scène et la montrer à ces producteurs, elle aurait peut-être réussi à percer ! Le problème n’était peut-être pas tant son propre jeu d’acteur, mais celui des autres. Il lui manquait simplement un bon compagnon de route.

David commande des verres, la surnomme « princesse ». Celle-ci lève les deux bras en l’air, lâche un « ouiiiii » tout enjoué. Pas besoin de faire semblant, boire a toujours été sa passion. De l’autre côté de la pièce, la demoiselle disparait en un clin d’œil comme si elle n’avait jamais existé, de peur, sans doute, de vivre cet échec cuisant comme une humiliation. Si vite, si facile, si triste. Aucun véritable challenge. La pauvre…. Reagan est compatissante, mais juste le temps d’attraper le verre qu’on vient de poser à leur hauteur parce que finalement, business is business. « Qu’est ce que tu veux que j’fasse de ta reconnaissance ? » QU’elle lui demande sur le ton de la plaisanterie alors qu’elle acquiesce l’idée de continuer au restaurant. Elle se demande s’il a déjà une idée de l’endroit ou s’il la laissera choisir par galanterie ou par flemme. Elle a quelques noms qui lui trottent en tête mais elle ne veut pas s’avancer, pas tout de suite. A sa dernière question, Reagan hausse des épaules. « Ca, c’est la sagesse, David, la sagesse. Un jour, peut-être, tu connaitras ça toi aussi. » Sourire moqueur en coin. La blague. David est sans doute le plus sage des deux. Y’a pas plus excessive qu’elle, mais la fatigue, la lassitude, et l’amour surtout, calment les plus fous. « Mais ne t’inquiète pas, va. J'ai juste besoin d'un remontant et de soleil. Pourquoi ? T’as besoin de bouger un peu ? Besoin d’un copilote pour une petite folie ? » Naaaaah, ce serait bien étonnant de sa part. « David aurait-il soudainement découvert le sens de la vie? » Reagan est mauvaise, elle se moque, mais au fond, elle serait bien contente qu'il se lâche plus avec elle.

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyMer 13 Fév - 1:29

Un gentil garçon aurait, fut-il été dans cette galère qui était mon oeuvre du soir, certainement trouvé de quoi laisser un bon souvenir au passage d'une bonne excuse. En l'occurrence, j'excellais souvent en la matière. Quelques regards trop appuyés et hop, je devenais magicien avec pour seul tour ma propre disparition. Je me faisais cette image de la gentillesse comme un fruit que l'on tentait de faire fleurir dans l'esprit des autres, plutôt que comme un trait de caractère vraiment foncier chez qui que ce soit. Chaque geste, et même les pires, naissait dans une bonne intention. Ce n'était seulement pas toujours dans l'intérêt de la personne en face. La jeune femme avait toujours le mot pour rire, mais c'était pour rire des autres. Voyez la logique ? Pourtant, elle faisait une bonne action pour mon compte et ce n'était certainement pas parce que je lui plaisais presque. Ah, chère Reagan. Mais à d'autres, à d'autres. Elle ne se souciait pas plus des impressions de ma compagne esseulée que de l'équilibre de mes bonnes ou mauvaises actions, qui tirait momentanément sur le négatif. Chacun pour soi et c'était une règle qui s'appliquait de tout instant, sauf s'il y avait, tiens par exemple, des verres ou un resto à gagner. « D'accord, d'accord. C'est à moi que tu rends service. Pas de ma faute, si elle m'a sorti le grand jeu le premier soir. Je suis un romantique, moi. » Faute admise, à demi pardonnée ? Si j'en donnais bien plus que le client en demandait, c'était rien que par habitude. Je n'étais pas plus romantique qu'une pauvre botte, du moins, ça me facilitait bien des choses de brandir ceci comme cela, en somme c'était mon parfait alibi. En vérité, on finissait par se rendre compte que savoir parler à tout le monde, ça ne voulait pas dire savoir parler à quelqu'un. Et le jour où je me donnerais cette peine, ce quelqu'un ne serait pas une vague connaissance imposée dans un bar miteux.

J'appréciais l'ironie de sa remarque en la gratifiant d'un nouveau sourire -faussement- affriolé. C'était bien vrai, je ne la connaissais finalement pas tant que ça et l'inverse était tout aussi vraisemblable, mais tout à la fois, peu avaient jusqu'à aujourd'hui réussi à percer à jour mon ô combien sombre secret d'imposteur de mes deux. « Je crois qu'on est sur le point d'y remédier. » Commentais-je en m'appuyant d'un coude contre le comptoir. Parce qu'elle venait d'acheter ma compagnie pour au moins un verre, et que nous pouvions nous projeter dans l'avenir en sachant qu'il y aurait au moins un resto quelque part. Passé l'appréhension de lui faire une place dans mon existence d'honorable citoyen de notre petite bourgade, c'était finalement agréable de se sentir compris. Eh ouais, j'étais contradictoire, mais ça n'allait pas m'empêcher de dormir cette nuit. « Tu me déçois. Ça manque cruellement d'imagination. » Après tout, elle aurait pu faire n'importe quoi de ma reconnaissance, à commencer par en reconnaitre la valeur. Ne voyait-elle pas tout ce qu'elle aurait pu me tirer de ce seul fait, mais elle n'était pas la seule à penser avec son estomac ou sa soif... de victoire, en quelque sorte. Il ne fallait pas sous-estimer les mauvaises influences et je m'ennuyais ferme déjà ! soit, la meilleure façon d'oublier que Reagan n'était jamais une bonne nouvelle. « Pour quoi faire ? » L'interrogeais-je en arquant un sourcil. Nous étions en phase, adoptant le même ton fait d'exagérations et d'idioties en tout genre. « C'est vrai que je n'ai pas hâte d'être un ancêtre... » Comme toi. Non, quand même, et puis c'était que deux interminables années. Le talent, c'était de savoir où s'arrêter pour se laisser deviner. Je savais au moins qu'il ne fallait jamais rigoler de l'âge d'une femme, mais quelque chose me disait qu'elle n'avait pas besoin de mon approbation sous quelque forme que ce soit pour se savoir séduisante.

« Je ne sais pas pour la folie. » Je haussais les épaules juste après avoir pris une bien longue gorgée de ma bière. « Mais bravo quoi, t'as réussi à me faire culpabiliser pour la fille. » Cette dernière, d'ailleurs, se trouvait toujours derrière la baie vitrée du bar, occupée à converser avec - je supposais ses copines d'un peu plus tôt - sur son smartphone. « Je double le prix si tu oses aller la réconforter. » Faisant mine de réfléchir quelques secondes, je précisais : « Carte blanche, mais il me faut au moins un baiser. » Entre elles, bien sûr, je ne voulais surtout pas m'en mêler puisque nous avions fait déjà tant d'efforts pour m'épargner cette misère ou pire encore.


HJ : Question de chronologie, et parce qu'il s'est tout de même passé pas mal de choses du côté de David depuis, je table sur le fait que c'est au début septembre 2018 ce rp Something in the way (reagan) 3843455399 J'espère que ça te convient !

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyJeu 7 Mar - 0:58

David est un romantique, qu’il dit. Reagan le dévisage, comme si elle cherchait à s’insinuer en lui pour y découvrir la vérité. Le doute s’immisce en elle, le temps d’un instant, puis elle réalise que c’est à un acteur à qui elle parle, un acteur qui se joue des femmes depuis trop longtemps maintenant pour croire en ses paroles. Elle l’a trop vu jeter mille et unes demoiselles au cours de sa vie pour comprendre que David n’est pas un romantique. Et puis surtout, il ne lui demanderait pas de faire le sale boulot à sa place s’il l’était réellement. Allons, un peu de bon sens. Reagan pouffe de rire en tapant l’épaule du jeune homme. Il lui arrive décidément d’être drôle, elle en apprend tous les jours avec lui. Qui sait, peut-être que bientôt, elle réalisera qu’il n’est rien d’autre qu’un escroc qui se paye de la tête de tout le monde depuis le début, et ça ne le surprendra même pas. Après tout, elle, comme lui, sont d’accord sur le fait qu’aucun ne se connaisse. Si les quelques verres qu’ils vont s’échanger leur permettront de changer la donne, Reagan a des doutes quant au véritable objet de leur rendez-vous. Elle n’était pas entrée dans son jeu pour lui raconter sa vie à un diner gastronomique. Non. Elle espérait pouvoir s’amuser un peu, et cela semblait être le même cas pour David. Elle le réalise bien vite quand, à sa réponse pleine de sagesse, il lui demande de but en plan ‘pourquoi faire’. Pourquoi faire ? « Eh bien, je ne sais pas, il parait que c’est bon pour le teint mais pour quoi faire, je cherche encore. » Qu’elle lance en haussant des épaules. J’t’en pose des questions peut-être ? Elle ne saurait y répondre elle-même. Après tout, elle n’est jamais vraiment parvenue à rester sage plus de quelques jours, et ça avait été d’un tel ennui qu’elle s’était promise de ne plus jamais recommencer. Pire encore, quand elle avait tenté de s’adapter au monde et de s’assagir, son naturel avait bien vite fini par revenir au galop pour détruire tout ce qu’elle avait réussi à construire grâce à cette ‘sagesse’. Reagan n’a jamais rien connu d’autres que le chaos et finalement, elle a fini par s’en contenter, et même par l’apprécier. Shame on her. « Non, en effet, ce serait gaché tout le potentiel de ton joli minois. » Parce que David a probablement la même capacité qu’elle à tout pouvoir rattraper en un simple petit regard mielleux. Forcément, quand on est dans ce cas-là, on n’a aucune raison de se censurer. Ils avaient bien tout le temps de devenir ennuyeux plus tard.  

Elle sirote sa boisson en balayant le bar du regard quand David l’interpelle. Elle se tourne vers la fille qu’il a lâchement abandonné pour elle alors qu’il lui explique sa nouvelle idée. Il double le prix pour aller la réconforter. Elle ne sait pas encore comment est-ce qu’elle va s’y prendre mais très vite, plusieurs idées germent dans son esprit. Facile, tellement facile qu’elle se demande si David est vraiment sérieux, ou s’il ne cherche pas simplement des excuses pour passer plus du temps avec elle. Et puis il enchaine. Un baiser ? « Attends, quoi ? » Qu’elle lance à voix haute en se retournant vers lui. Un baiser entre elles ? Mais pour quoi faire ? Non pas que ça la dérange, au contraire, elle adore ça, mais elle a quelques doutes sur les véritables intentions de son compagnon. « David…. » qu’elle susurre comme une réprimande, « tu serais pas un p’tit pervers, toi, par hasard ? Tu cherches à réaliser ton plus grand fantasme avec moi, c’est ça ? » Continue-t-elle en se rapprochant volontairement de lui, diminuant la distance entre eux de quelques centimètres. « Tu sais, si tu voulais un plan à trois, y’avait qu’à demander, chou. » Elle se rapproche encore, et encore, jusqu’à presque frôler ses lèvres sans pour autant les toucher, simplement pour se moquer et jouer avec ses nerfs, puis se redresse subitement pour taper sur la table. « Deal ! Prépare ta carte bleue, elle va chauffer, bébé. » Le plan à trois, pas prévu, et très certainement pas dans les plans de David, arrive sur un plateau d’argent sans qu’il ne puisse rien faire pour l’arrêter et ça, Reagan s’en réjouit d’avance. Car s’il veut la voir jouer, elle ne jouera pas seule.

Elle quitte sa place, retrouve la fameuse pauvre demoiselle devenue subitement la proie de deux narcissiques en puissance en écartant d’un geste l’homme venu la réconforter. Pas touche, elle est à moi. Elle n’a pas l’air très contente de la voir mais Reagan prend immédiatement les devants, se présente comme étant une amie proche de David, le genre ‘très proche’ avec le clin d’œil empli de sous-entendu qui fait toute la différence, et le bourrage de crâne commence. Elle lui propose de lui payer un verre en lui expliquant que non, y’a pas de mal, tranquille, elles ne sont pas en compétition, et au contraire, elles sont même toutes les deux sur le podium. C’est compliqué à comprendre mais après deux-trois métaphores, Willow fronce des sourcils en réalisant ce qui est en train de se passer. Reagan est clairement en train de lui faire du pied après lui avoir avoué qu’elle était celle qu’elle aurait dû draguer, et pas David et elle ne sait pas trop si ça marche ou non mais Willow est toujours face à elle, et semble plus intriguée qu’horrifiée par l’idée – elle en est même flattée. Elle se permet alors d’attraper une mèche de cheveux pour jouer avec, à base de « t’es si belle p’t’ain, si tu savais », qui passe si bien. Allez, ça fait plaisir et c’est gratuit, de rien. Elle a l’impression que ça sent bon alors quitte à perdre le pari, elle tente le tout pour le tout. Elle déclare que la vérité, c’est que David est trop timide pour venir à elle, mais qu’ils ont tous les deux – en tant que couple peu conventionnel – très envie d’essayer quelque chose avec elle. La pilule est étonnement plus difficile à avaler et Willow fait déjà marche arrière. Mais non, mais non, reviens, pars pas, pas tout de de suite. « Attends, j’vais ramener David, on va te payer quelques verres, on va t’expliquer et ça ira mieux. Reagan fait un geste au concerné, puis décide de prendre les choses en main et de revenir vers lui pour l’agripper par le bras et l’emmener directement avec elle. « Sois pas timide, t'as qu'à sourire et hocher de la tête, et ta super copine fera le reste pour réaliser ton plus grand rêve. » Et par plus grand rêve, le plan à trois ou le baiser entre les deux femmes, elle lui laisse bien le choix. Reagan est décidément une bien trop bonne amie. Définitivement trop bien pour ce monde.

Spoiler:
 

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David Munroe

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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyLun 11 Mar - 3:06

Nan, j'étais pas convaincu et je le manifestais par ces sourcils froncés en une interrogation outrageusement capricieuse, tandis que je recevais cette tape soi-disant amicale sur l'épaule. Comme un présage, mauvais, mauvais, de ce qui m'attendait dans cette histoire... Enfin, ça ne m'empêchait pas de surenchérir parce que c'était ainsi avec Reagan. Marche ou crève, gagne ou perd. Mon pauvre esprit échafaudait des plans qui n'étaient, tout compte fait, même pas bons pour moi-même. Ah ! C'était ça, la vie. On croyait bien faire, faire pour pour rire, et puis non, ça s'apprêtait à vous retomber sur le visage pas très royalement, comme un vulgaire crachat dans les airs. Les gens ne savaient plus rire, juste se payer la tête des autres. Moi ça ? Aussi, quelques fois, mais c'était un véritable acte de bonne foi que d'avoir éloigner cette fille de ses trop grandes attentes. Je n'étais pas le genre de mec qu'il fallait s'imaginer mettre dans son lit au bout d'un verre ou bien mille. Les mots étaient ainsi jetés par dessus bord, étions-nous copains au fait ? ou était-ce une lutte à mort ? Ce n'était pas exactement un compliment, quand elle parlait de ce minois. Et moi, je grimaçais parce que franchement, c'était assez de parler ainsi. Pauvre Reagan. Était-elle jalouse, finalement ? « T'as tout compris de travers ! Reagan ! Pitié. » Mais je souriais, d'un air trop moqueur pour être pris au sérieux. « Oh arrête, si c'était vraiment ce que je voulais, ça se saurait. » À mon tour, je faisais preuve de charité en lui offrant un défi qui, mené à terme, saurait assurément gracier l'indifférence à laquelle elle avait eu droit jusqu'à présent ce soir. Je me doutais que ce n'était pas dans ses habitudes. À quelque part, elle avait même probablement toujours aimé un peu plus que moi l'attention que nous offrait ce genre de rôle. Le rôle d'une vie, mouais.

À nouveau, j'avais cette expression embêtée. Merci, merci, passe à l'action, bébé. La blonde s'éloignait du comptoir et je m'enfilais une longue gorgée avant de grimacer franchement. Qu'est-ce que je fichais encore ici ? Alors qu'il aurait été si doux de repartir pour mieux gaspiller de ce qui restait de nuit devant des films bien pourris, comme je savais si bien le faire. L'exotisme - du Garnet, ouais, ouais -, c'était bien trois minutes. Être bon joueur, ça vous faisait perdre pas mal de dollars en définitive. Je relevais les yeux vers la baie vitrée et le petit numéro qui se donnait de l'autre côté. Elle était douée, Reagan, et c'était toujours plus agréable en ces circonstances d'être spectateur... Pour moi, ce l'était. Et je commençais presque à m'impatienter lorsque les deux jeunes femmes rappliquaient. Ça ne sentait pas bon du tout, ce quasi sourire qu'elle avait en revenant vers moi sans notre proie du soir. Quoi ? Je réalisais doucement que j'étais en train de me faire flouer. Il y avait les mots qu'elle prononçait pour m'en convaincre, mais je le sentais déjà à des kilomètres, j'avais mal joué. Très, très mal joué. « T'es consciente que je vais te tuer ? » Murmurais-je d'une voix calme, sourire colgate à l'appui. Je ne savais pas s'il fallait le dire en chinois, en hébreu peut-être, mais je n'étais pas certain qu'elle ait bien saisi que ça ne me branchait pas du tout ces conneries. Mais j'étais un pro et à défaut d'être parfaitement digne de confiance ou doté d'une grande sensibilité, je me levais pour la suivre jusqu'à ce nouveau terrain de jeu. C'était décidé, en tout cas, nous n'étions pas/plus des alliés elle et moi.

Willow. Reagan n'avait pas tôt fait de m'apprendre le prénom que je n'avais même pas demandé plus tôt. J'avais bien compris le traquenard dans lequel je venais de me laisser attirer et puis, cette idée de baiser me les cassait sérieusement finalement. Sauf que c'était peut-être encore le seul levier sur lequel je pouvais me permettre d'appuyer allègrement. Qui disait que j'avais l'intention de tenir parole ? Encore moins si elle, elle ne menait pas à terme sa partie de notre petite entente. « Hey. » Que je lançais en reprenant place face à elle à une table. Ouais, c'est ça. Je souriais et j'étais prêt à hocher de la tête. Je laissais Reagan lancer cette conversation avec l'intéressée de -trop- longues minutes, jusqu'à ce que je me décide à interrompre ses brillants efforts explicites pour demander : « Mais t'es sure, que c'est vraiment guéri ? Excuse-moi, je sais que c'est personnel, chaton, mais puisqu'on est entre nous. » Pour la forme, coup d’œil tout à fait navré à notre invitée, avant de retrouver celui de la blonde. « C'est juste que ce ne serait pas très responsable, si jamais, tu sais. On la joue toujours safe, of course, mais le risque existe. » Puéril ? Mesquin ? Détestable ? Oui, oui et oui. Je n'allais pas me laisser faire et encore moins entrainer dans ce mauvais plan sans rien dire (si jamais elle en doutait encore, le plan à trois n'était pas dans mes projets), pas plus que la laisser gagner son défi aussi aisément. Il n'y avait plus qu'à laisser l'imagination de Willow, et l'hésitation déjà bel et bien présente sur son visage face aux deux tourtereaux dépareillés que nous étions, faire le reste du boulot.


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MessageSujet: Re: Something in the way (reagan)   Something in the way (reagan) EmptyDim 14 Avr - 1:05

Reagan ne se laisse pas facilement manipuler, et encore moins piéger. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et quand ça arrive, c’est très souvent pour mieux rebondir. Et parfois, elle fait aussi semblant de tomber dedans, pour mieux retourner la situation à son avantage. Elle se croit en terre hostile, tout le temps, et comme en temps de guerre, elle observe ses ennemis, et elle joue. Doucement, tendrement, avec un sourire malicieux et des yeux perçants, elle s’approche, elle effleure comme un félin qui testerait sa proie avant de la dévorer. Avec David, c’est facile parce qu’elle commence à le connaitre. Elle le sait tout aussi joueur – si ce n’est plus – et petit con qu’il est, son cerveau chauffe à mille degrés à chaque fois qu’elle le croise sur son chemin car s’il est bien mignon, il est aussi doté d’une imagination débordante et d’un don pour la mettre en difficulté. C’est aussi ce qu’elle apprécie chez lui, petit plaisantin avec un potentiel bien plus grand que ce qu’on pourrait croire. Alors elle joue aussi, avec lui, elle teste ses limites, et puis elle s’amuse quand elle voit ses traits se tirer, son visage se figer, son sourire se crisper. L’acteur prend place à côté d’elle, il reprend la partie et elle apprend à ses côtés comment jouer une belle comédie. Son bras autour du sien, Reagan arbore son sourire le plus grand, et en grande victorieuse, elle se réjouit d’avance du désastreux spectacle qu’elle imagine déjà sous ses yeux. David lui annonce son prochain meurtre mais c’est lui qui est déjà mort. « Si tu survis à la partie, » qu’elle susurre, sans savoir s’il l’a véritablement entendu.
Tout est facile avec Reagan. Un sourire, et des mots qui s’échappent de ses lèvres comme si elle avait écrit elle-même la chanson. Elle vomit tout ce qu’elle entend dans ses vieilles comédies, elle susurre tout ce qu’elle voit à la télévision et elle s’étonne comme ces conneries marchent encore. Elle a presque envie de gerber de voir comme les gens tombent si facilement dans son piège. Elle pourrait balancer les paroles d’une vieille chanson d’amour que Willow ne s’en rendrait pas compte. David est bien le seul qui semble s’apercevoir de son petit jeu et c’est bien parce qu’il est l’instigateur de toute cette supercherie. Et il tombe dans le trou qu’il a lui-même creusé, jusqu’à ce qu’il attrape cette perche sortie de nulle part, pour retrouver brusquement la lumière qui l’avait pourtant quitté. Reagan réalise comme elle s’était déclarée gagnante trop vite. Ses yeux s’écarquillent, elle cligne des paupières, se tourne vers David en fronçant des sourcils. Son sourire perd légèrement de son éclat quand elle entend déblatérer des conneries plus grosses que les siennes. Non. Il n’a pas osé. Il n’a pas osé ce con. Toutes les excuses du monde mais pas ça. Reagan avait toujours fait attention et l’idée qu’on puisse salir son nom d’une telle manière – et ce, même si c’était faux – ne lui faisait pas plaisir. L’humiliation d’une telle annonce déçoit la petite nouvelle qui n’a forcément plus envie de s’amuser à leurs côtés, et transforme le petit plan en trois en plan de secours. May day, may day, la passagère est en train de s’enfuir, que quelqu’un la rattrape avant qu’elle ne s’échappe complètement du navire. « Bébé, arrête, tu lui fais peur. Ca fait quand même un moment que ça s’est arrangé, » qu’elle tente quand même, en lui jetant un regard. S’il compte lui péter ses plans, Reagan est bien décidée à ne pas se laisser faire. Et même si le plan à trois ne se passera pas – de toute façon, elle n’y comptait pas – elle compte bien avoir ce baiser qu’il attend d’elle. « Je crois qu’il est surtout stressé, il raconte n’importe quoi. T’as du le voir toi-même tout à l’heure, m’enfin j’t’assure que tout va bien. » Mais Willow a l’air de se poser des questions, cette histoire de maladie transmissible lui fait peur. Reagan le voit car elle a repris son sac pour le serrer contre elle, comme pour se protéger. « Mais franchement ça se comprend, c’est la première fois qu’on fait ça. Puis… t’es tellement belle, t’as ce truc qui s’explique pas, qui le rend probablement dingue parce que moi, ça m’rend dingue. Même si ça s’fait pas, c’est pas grave, mais vraiment, j’aimerais juste… j’aimerais juste pouvoir t’embrasser une fois, juste voir ce que ça fait de toucher les lèvres d’une meuf aussi belle que toi. » De la pommade, beaucoup de pommade, toujours plus de pommade pour détendre l’atmosphère, détourner l’attention et surtout, retourner la situation.
Willow avait bien envie de tenter l’aventure mais avec David, sa réplique, et le forcing de Reagan devant son soi-disant mec qui la rend hyper mal à l’aise, elle préfère quand même abandonner et partir avant que cela ne devienne vraiment trop étrange. Elle ne sait même pas si elle doit les remercier ou quoi, alors elle finit simplement par les saluer à la fin, avant de partir. Et quand elle les quitte, Reagan a l’impression d’avoir perdu la bataille de sa vie. L’échec est cuisant, et elle a du mal à le digérer. Encore plus avec un David qui risque d’en jouer, et même de lui donner un gage ou lui demander une faveur. C’est ce qu’elle aurait fait, elle. « J’étais si près du but, t’as tout gâché. » Si près et si loin à la fois. « J’ai besoin d’une bière. » Pour oublier. Et vite.

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