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 would you be my friend ?

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Amelia Reed

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MessageSujet: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyJeu 30 Mai - 17:51

Amelia Reed en est rendue à se demander si le temps ne passe pas vraiment plus lentement ici qu'ailleurs... Mais cette fois-ci au moins, elle s'amuse de cette idée, au lieu de s'exaspérer une fois encore d'y être coincée depuis trois mois. Certainement cette foutue Rose qui a jeté un sortilège sur leur petite ville, pour s'y faire égarer les voyageurs, et ainsi endoctriner plus d'idiots que cette fleur ne saurait compter de pétales. En tout cas la concernant, cette secte est bel et bien la raison indirecte de sa présence ici. Non, ne surtout pas aventurer ses pensées par là. Ainsi la jeune femme préfère se concentrer sur un membre vivant de sa famille, mais qui ne s'en porte pas forcément mieux : sa mère, qui n'a pas repris de vie sociale, et encore moins son travail. Alors face aux rappels d'impayés qui s'empilent, sa fille songe de plus en plus à se relancer dans la course du travail, pour se trouver un temps plein. Mais a-t-elle vraiment besoin de chercher bien loin pour ça ?
Elle se plaît pourtant bien de son mi-temps à Burlington... seulement parce que ce n'est pas Redwood Hills, et qu'elle peut s'y perdre sans craindre de s'attirer les foudres d'un voisin au prochain coin de rue. Là au moins, elle n'a pas (encore ?) semé nombre de situations irrésolues derrière elle, qui ne demandent qu'à se rappeler à ses oreilles. Mais peut-elle vraiment se payer le luxe de ne pas s'y confronter tôt ou tard ? C'est en tout cas bel et bien dans sa ville natale, et pas ailleurs, qu'une âme généreuse lui a offert un travail peu de temps après son retour. Elle, a préféré s'éloigner, ne serait-ce que pour se donner l'illusion de changer d'air... mais l'offre tiendrait toujours, qu'il lui a dit. Que faire maintenant ? C'est la question qu'elle se pose, tandis qu'elle attarde son attention sur la devanture du Snow Rose Café. Car c'est ici qu'elle s'est vue offrir ce poste, par un voisin qui n'a pas fini de lui être d'un grand secours. Amy décide alors... qu'elle n'a pas à arrêter sa décision dans l'instant, dès lors qu'elle peut s'en tenir à une visite de courtoisie – si seulement cela existe vraiment ?
La cliente improvisée passe donc le pas de cette porte, dans ce café où elle ne vient quasiment jamais, pour le plus souvent préférer toquer contre la porte du domicile d'Archibald. Ça n'aurait rien de surprenant, dès l'instant où ils sont voisins. Ou l'a-t-elle sollicité plus que ne le voudraient les convenances, sans s'en rendre compte ? Au moins le hasard fait bien les choses, à croire presque qu'elle a bien choisi son moment pour s'inviter, alors que les clients présents ne se comptent que sur les doigts d'une seule main. Est-ce trop naïf d'espérer qu'il en serait ainsi pour la prochaine demi-heure, et qu'elle n'aurait pas à craindre de voir un Edwin ou un Wyatt franchir lui aussi le seuil du café ? Même si elle s'en voudrait de souhaiter indirectement que le patron Stanhope fasse moins bonne recette, même pour un court instant. Patron qu'elle aperçoit de dos derrière ce comptoir, et elle s'empresse de s'accouder contre ce dernier, pour mieux s'exclamer avec entrain (et sans introduction).
- Dis-moi Archie, j'ai une question capitale à te poser ! Roulement de tambour... ou du moins dans sa tête, lorsqu'elle laisse filer quelques secondes avant de laisser entendre la question fatidique. Ton second prénom ne serait pas Harrison par hasard ? La suspicion atteint alors son comble dans le regard qu'elle lui porte, et son froncement de sourcils ne tarde que trop à rompre avec ce sérieux orchestré. Ça ne pouvait être qu'une plaisanterie, à quoi s'attendre d'autre avec l'irrécupérable Reed ? Mieux vaut oublier rien qu'un instant, les véritables raisons qui l'ont poussé à s'aventurer jusqu'ici.

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Archibald Stanhope

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyVen 7 Juin - 23:21

Il y a toujours résistance au changement. Toujours. C’était un fait inébranlable et vérifiable. Je l’avais appris à mes dépens cet après-midi, tandis qu’une cliente avait insisté pour me faire entendre – à moi, pas à mon employée – sa profonde déception et son désarroi, lorsqu’elle avait pris une gorgée de son café. Café, qu’elle avait l’habitude de venir boire ici même, depuis plus de trente ans ! S’était-elle assurée de me dire, et plus d’une fois. Derrière un sourire poli, je m’étais assuré de lui offrir mon écoute et la plainte (concernant ce nouveau café qui n’avait pas la saveur de celui qu’elle connaissait depuis trente ans) s’était finalement transformée en conversation sur la ville, son mari décédé l’an dernier qui lui manquait affreusement et sur ma gentillesse, d’avoir eu le temps de l’écouter. En définitive, les choses s’étaient bien déroulées et c’était presque toujours le cas. Dans ma gestion de l’établissement, j’avais tout de même appris que le Snow Rose appartenait aux citoyens de la ville depuis bien plus d’une génération, et qu’il fallait prendre le temps d’apporter des changements, lesquels n’étaient pas toujours accueillis à bras ouverts par certains habitués. J’étais tout de même perdu dans mes pensées, en pleine préparation d’un thé bien chaud comme j’en buvais décidément un peu trop depuis que je passais au moins quelques heures dans le coin tous les jours, en repensant à une chose que la vieille dame m’avait dite. Vous savez pourquoi le « Snow Rose café » ? Non, à vrai dire, je n’en savais rien et je n’avais jamais pris le temps d’y penser puisque ce nom me plaisait depuis que je connaissais l’existence du café et que je l’avais racheté de son ancien propriétaire. Pour la Rose lunaire, bien sûr. Le café a été construit par un de ses plus anciens membres et les premières réunions s’y sont tenues, d’après ce qu’on en dit. Hm. C’était bien la première fois que l’on me faisait part d’une telle… légende urbaine, mais il y avait certainement de quoi s’interroger sur le fond de vérité qu’il y avait, ou qu’il n’y avait pas, dans cette affirmation qui me laissait quelque peu perplexe et songeur.

Une voix m’extirpait de mes pensées et j’avais sans aucun doute l’air quelque peu distrait en me retournant vers Amelia Reed. Une voisine plus agréable que d’autres, c’était le moins que l’on pouvait en dire. « Hm, hm ? » Malgré moi, j’étais toujours si prompt à croire les gens, lorsqu’on affirmait que quelque chose était important ou, dans ce cas d’espèce, capital. Je réfléchissais quelques longues secondes à la question enfin posée, profitant de l’interlude pour déposer ma tasse sur le comptoir juste face à elle. « Non, pas du tout. Mon second prénom est Joseph, mes parents ne sont pas d’une grande originalité… Pourquoi ? » Je la toisais quelques secondes du regard, parfaitement sérieux, avant d’ajouter : « Tu n’as pas l’intention de m’appeler Lord Stanhope, j’espère ? » Une lueur joueuse prenait alors place ; j’avais bien compris la plaisanterie derrière sa question. Archie Harrison-Mountbatten. Je ne savais pas si c’était plus orignal, vraiment, mais c’était certainement un peu plus royal que Archibald Joseph Stanhope. En tous les cas, cela n’empêchait pas certains habitants de cette ville de trouver des surnoms très originaux pour ma seule personne ! « Comment vas-tu ? Tu voulais quelque chose ? » Elle n’en avait pas l’air, puisqu’elle n’était pas passée à la caisse pour commander un breuvage ou quelque chose pour casser la croûte, mais il n’était jamais trop tard pour changer d’avis. « Nous avons un nouveau fournisseur de café, ça ne plait pas à tout le monde. Peut-être aurais-tu pu m’aider à trancher sur la question ? » Je me moquais légèrement, sachant pertinemment que la majorité des gens ne feraient probablement aucune différence entre l’ancien café et l’actuel, si pas même une différence positive. Je prenais chacune des décisions d’affaire avec beaucoup de soins et, jamais, uniquement en fonction des coûts.

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyMar 18 Juin - 19:19

À croire qu'Archibald Stanhope lit dans ses pensées (ou la connaît maintenant assez pour savoir à quoi s'attendre), il entre dans son jeu de boutade avant même qu'elle n'ait clairement échappé la question capitale à lui poser. Ou du moins, c'est ce qu'elle comprendra à rebours, quand dans un premier temps son sérieux la fait vraiment douter sur son incompréhension. Tel est pris celui qui croyait prendre, et c'est finalement avec un sourire coincé au coin des lèvres qu'elle accueille la révélation de son manège. Bien joué, Archie.
- Oh mais tu sais pas encore qu'il faut pas me donner des idées pareilles ? Lord Stanhope it is, then ! Ça serait dommage de laisser tomber dans l'oubli une telle autodérision, après tout. Et quant à son second prénom... doit-elle vraiment lui confier ce qu'elle en pense, jusqu'à lui avouer son lourd secret ? Sa résignation s'exprime déjà par ses sourcils affaissés, alors qu'elle fait le choix du courage. L'originalité n'a pas toujours du bon, le mien c'est Dorothy... Mais si tu le répètes à qui que ce soit, je m'en prendrais à ce que t'as de plus cher : tes cheveux. Menace de pacotille pour une dérision complice, dès lors que cette expression se voulant momentanément intimidante ne tarde pas à trahir l'arc d'un sourire. Et puisque son camarade prend ensuite de ses nouvelles, elle ne peut pas seulement se contenter de répondre simplement et franchement, évidemment – tout n'est que plaisanteries, à qui le veut bien. Je tiens toujours sur mes deux jambes, c'est que ça doit aller ! Mais je serais pas contre une gourmandise. Le disant, elle ne tarde pas ainsi à hasarder un coup d’œil sur ses pâtisseries un peu plus loin. Et puis elle ne peut pas s'aventurer dans son café sans prendre quelque chose, non ? Bien qu'elle doute que ce patron-là lui en tienne rigueur. Et toi alors, ça va ? Comme quoi, c'est bel et bien possible de l'entendre échapper quelques mots, sans y ajouter une once de boutade (mais dans le doute de la voir réitérer à tout va, mieux vaut éviter de s'y habituer). Et tandis qu'il l'informe du désamour de certains pour son nouveau café, elle ne semble effectivement pas décidée à jouer sagement les cobayes, surtout lorsqu'elle a depuis toujours un désamour pour le café tout court. Et cette grimace qui étire ses lèvres ne la trahit-elle pas déjà ?
- Me concernant, l'un sera seulement un peu moins beurk que l'autre... et tu seras à ton tour pris d'un beurk devant mes hauts-le-cœur ! Je serais pas d'une grande aide, mais je peux les servir ces cafés, si tu recherches toujours quelqu'un bien sûr. Vraiment ? C'est ainsi qu'elle met le sujet sur le tapis ? Il faut croire, alors que les mots ont d'ores et déjà échappé à sa bouche. Reste plus qu'à l'assumer maintenant, et seul ce regard qui se soustrait un instant au sien saurait trahir son inconfort. Et puis le silence qui s'en suit, aussi, quand sa spontanéité l'a prise de court et qu'elle ne sait quelle plaisanterie improviser pour tourner en dérision ces derniers mots. À vrai dire, jusqu'à il y a quelques secondes, elle n'était pas elle-même certaine que relancer cette proposition d'emploi soit la meilleure idée qui soit ; seulement il faut croire qu'au malaise de l'indécision, la jeune femme préfère franchement mettre les pieds dans le plat. Après tout, Archibald n'est pas seulement un potentiel employeur, mais aussi un ami : peut-être peut-il l'aider à y voir clair, même malgré lui ? Surtout que lui aussi, a son mot à dire sur ce sujet-là. Est-ce que seulement l'offre tient toujours ? Elle le saurait bien assez tôt, maintenant qu'elle n'a pas su tenir sa langue pour s'en acquérir avec plus de subtilité. Même si, certes, elle ne peut réprimer l'envie de s'exprimer à nouveau en guise de diversion, le plus tôt possible – histoire de ne pas concentrer toute leur attention sur ce sujet-là. Qu'est-ce qui plaît à tout le monde de toute façon ? L'unanimité ? Une légende urbaine, sans aucun doute.

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Archibald Stanhope

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyLun 24 Juin - 4:42

J'étais servi pour toute une vie : après des années à n'avoir droit qu'à des monsieur bien formels ou à des Archibald prononcés tout du long, voilà que l'on m'octroyait tous les surnoms les plus originaux. Celui-là n'était pas de moi, je l'avais entendu à l'occasion d'une visite au cabinet d'en face lorsque Calypso Marquez s'était dépêchée de prévenir en ces termes son patron de ma visite l'autre jour. En vérité, cela ne me dérangeait guère ; moins encore lorsqu'il y avait un sourire à l'appui. Je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qui motivait la visite de Amelia Reed, elle qui avait évité le Snow Rose avec grands soins ces derniers temps, lui préférant des visites à domicile. « Tu gagnes. J'emporterai ton secret dans la tombe. » Stanhope et Reed faisaient bon voisinage, et si c'était avec la mère que j'avais d'abord noué un lien cordial, c'était avec la fille que les conversations étaient les plus passionnantes, et désormais, les plus fréquentes. Les occasions où je profitais de ces moments pour sortir une bonne bouteille de vin n'étaient pas rares et je tentais plus ou moins consciemment de troquer le rituel à domicile pour des gâteaux et une tasse bien fumante. « Choix du chef ? » Lui demandais-je avant de m'éloigner de quelques mètres tout juste, pour lui ramener dans une assiette une bien appétissante gourmandise. « Lorsqu'il n'y a que des problèmes de café, c'est que ça va plutôt bien ! » Les mois passés avaient vu défiler plus de péripéties que ce n'était le cas ces derniers jours, l'une d'entre elles s'étant déroulée entre ces quatre mûrs qui arboraient à présent une décoration rafraichie depuis le début d'année, mais j'étais très loin de me plaindre de la tranquillité que j'étais précisément venu chercher dans ce coin reculé du Vermont. La venue du beau temps me donnait parfois envie de nouveaux projets, mais ce n'était en rien comparable avec l'envie de l'ailleurs qui la guettait, elle, et dont nous discutions à l'occasion.

La question de la jeune femme faisait surface sans prévenir, au détour d'une plaisanterie de laquelle je m'amusais avant de prendre une gorgée de mon thé. Vraiment ? Je la toisais quelques secondes d'un air amusé et curieux, surtout curieux. La proposition avait bel et bien été formulée, et ce, à plus d'une reprise déjà. Il semblait par ailleurs difficile de pourvoir ce poste et si le café pouvait compter sur un personnel plutôt régulier, nous manquions malgré tout encore trop souvent d'effectifs. En somme, la parfaite excuse pour moi pour travailler un peu trop tous les jours. « C'est possible, oui. » Et Amelia avait raison, peu de choses plaisaient à tout le monde. Tout comme peu de choses n'étaient pas empreintes d'un certain mystère. Le sien, aujourd'hui, résidait dans ce retournement de situation que je n'attendais plus. Nous avions à l'occasion de véritables conversations et, d'autres fois, il me semblait bien qu'elle contournait un peu trop bien ce dont elle n'avait pas vraiment envie de parler. « On peut dire que tu as le sens du timing, j'ai fait passer quelques entretiens ce matin. » Ce que cela voulait dire ? Qu'une idée m'était venue et que j'attrapais ma tasse d'une main et passais de l'autre côté du comptoir l'instant suivant, juste après m'être assuré qu'il y avait quelqu'un pour prendre la relève si un client se présentait au comptoir. « Je valorise beaucoup le sens de l'improvisation. » Une qualité que j'étais certain qu'elle possédait. Je l'incitais à me suivre jusqu'à une table à deux qui allait nous offrir juste un peu plus d'intimité. La même que j'avais choisie ce matin, pour les précédents entretiens. Une fois installés l'un face à l'autre, je lui offrais un sourire bienveillant et complice. « Passons les habituelles formalités. Pourquoi vouloir travailler au Snow Rose café ? Ou plutôt, pourquoi ne pas en avoir eu envie ces derniers mois ? » Je guettais sa réaction et ajoutais enfin : « Tu peux aussi me dire quel est ton pire défaut, si tu veux. Je déconseille de répondre : maladroite. » Le ton que j'employais, l'expression amicale que j'affichais, n'avaient strictement rien de ceux qui appartenaient d'ordinaire au gérant d'établissement dans l'exercice de ses fonctions.

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyVen 28 Juin - 20:13

Il faut croire que la menace qu'elle fait ainsi peser sur ses cheveux est efficace, lorsqu'il promet de ne jamais rien révéler de son petit secret nommé Dorothy, et c'est avec un sourire en coin qu'elle accueille cette complicité. Elle acquiesce ensuite, optant sans réserve pour ce choix du chef, et c'est alors deux yeux gourmands qu'elle attarde sur cette pâtisserie déposée sous son nez et à laquelle elle s'attaque aussitôt. En voilà une parfaite excuse pour ne plus avoir à affronter l'attention de son camarade, tandis qu'elle a fait la gaffe d'aborder frontalement sa proposition de job. Car si elle a spontanément saisi l'occasion d'une plaisanterie pour la remettre sur le tapis, elle n'en devient pas moins mal-à-l'aise de cette touche de sérieux. Bien sûr, elle lui adresse trois-quatre coups d’œil entre deux bouchées, mais rien qui ne l'amène à tenir son regard, quand elle semble s'être trouvée une nouvelle passion pour son assiette. Et puis à prendre le soin d'avoir toujours la bouche pleine, cela expliquera et excusera son soudain silence ? Archie se tait un instant lui aussi, et de ce qu'Amelia peut apercevoir entre deux coups d’œil, il semble être amusé par la situation.
- Vraiment ? Et alors, tu es tombé sur des profils intéressants ? Elle, chercher à tâter le terrain pour savoir s'il a d'autres postulants en tête ? Ou plutôt, elle rebondit aussitôt sur son sens du timing, pour espérer détourner l'attention de son seul cas. Seulement il faut croire que c'est trop tard pour ça, quand le patron l'invite à s'installer à une table voisine. Gloups. Elle manque d'avaler de travers sa dernière bouchée, alors qu'elle comprend ce qu'il lui a plus exactement traversé l'esprit : il semblerait qu'elle, se soit dégotée un entretien. N'est-ce-pas justement la véritable raison qui l'a poussé à passer cette porte ? Mais elle a aussi conscience qu'elle pourrait difficilement détourner l'attention d'elle pour les prochaines minutes, et c'est donc avec une sérénité de façade qu'elle prend place face à lui.
Les mains soigneusement rangées sous la table, elle écoute le patron Stanhope lui poser ainsi sa première question, et le premier réflexe d'Amy est de songer à une boutade : voilà pourquoi elle ne répond pas aussitôt, alors qu'elle rappelle son esprit plaisantin à l'ordre. Qu'est-elle censée répondre dès lors ? La jeune femme n'est pas du genre à avoir pu un jour se renseigner sur les réponses attendues dans le cadre d'entretiens, pour plutôt compter sur son seul sens de l'improvisation effectivement – à ses risques et périls. Et pour l'heure, elle s'en tient à sa seule franchise. Après tout, Archie est son ami, et si l'avoir pour employée est une mauvaise idée, autant lui donner toutes les cartes en main pour le voir.
- Disons qu'au café y'a beaucoup de passage, et je voulais éviter des rencontres hasardeuses. Et dans une tentative d'un ton plus léger, à moitié sérieuse à moitié plaisantine, elle ajoute. Je suis étonnée qu'Edwin ne soit pas là pour une fois, par exemple. Les quelques fois où je passais devant, j'ai l'impression qu'il était toujours là. Et qui veut croiser son ancien employeur, dès l'instant où elle lui a fait faux bond ? Surtout qu'avec les derniers mots qu'ils ont échangé, elle ne le porte plus dans son estime. Mais ça, c'est une autre histoire, et si Archie sait certainement que son frère aîné ne lui recommanderait pas une employée aussi instable qu'elle, ce n'est pas là le seul point qui l'inquiète. Et j'ai toujours eu mes difficultés avec le statut de subordonnée, alors y mêler notre amitié me semblait pas être la meilleure idée qui soit. Au moins, ça, c'est dit. Qu'elle le considère comme un ami, ou qu'elle pense que travailler ici n'est pas forcément une bonne idée ? Heureusement, elle a d'autres atouts à faire valoir. Hm, mon orgueil ? Ma mauvaise foi ? Et mon incapacité à tenir en place, évidemment. Comme si c'était là des atouts à mettre en avant. En tout cas, elle ne tait pas plus longtemps une dérision sur son cas. De quoi faire de moi l'employée modèle. Sourire au coin des lèvres... pas vraiment convaincu. Elle vient juste de foirer sa chance de travailler ici, non ?

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptySam 6 Juil - 17:17

« Peut-être bien, mais je suis encore en pleine réflexion. » Lui avais-je confié au sujet de ces autres candidatures. La ville était petite et l’on finissait par connaitre, au moins de vue, la majorité des habitants. D’ailleurs, on pouvait certainement dire que j’avais un don admirable pour rendre la plupart des gens que je côtoyais à l’aise ; sourire bienveillant de tous les instants, ton posé et cordial, conversation légère ou sérieuse selon l’interlocuteur/trice. Dès lors, mes intentions quant à cet entretien improvisé pouvaient certainement être questionnées, ce qu’il me semblait bien entendre la jeune femme faire malgré ces quelques instants de silence nous permettant de nous déplacer jusqu’à la table que je nous avais tout indiqué à l’écart des employés et des quelques rares clients de l’heure. Le fait était que cette offre d’emploi remontait à plusieurs semaines déjà et que le sujet avait tantôt été balayé d’un revers de main, tantôt été ramené sur le tapis par les détours les plus sinueux que l’on pouvait imaginer. Nous y étions donc ! Ces fameuses confidences que je n’avais jamais osé lui soutirer lors de nos diners de bon voisinage. Et, Amelia le soulignait bientôt si bien, c’était plus que ça. Au fil des semaines, la fille des Reed était devenue une amie précieuse. Je lui souriais en l’écoutant déballer ainsi ses inquiétudes, sourire qui devenait de plus en plus espiègle alors que les prétextes pour renoncer à l’engager se multipliaient. « Wow. » Commentais-je avant de rire et de prendre une gorgée de mon thé. « Aucun candidat ne s’était encore démené à ce point pour me convaincre de ne pas l’engager. » Je m’appuyais lentement contre le dossier de la chaise, la regardant quelques secondes de plus en réfléchissant à cette situation bien ironique dans laquelle nous nous trouvions, et jouant au passage un peu plus au patron pour la forme, même s’il ne faisait désormais plus aucun doute que nous n’étions pas vraiment au milieu d’un entretien.

Franche. Avenante. Amusante. Un tantinet trop volubile. Mais certainement bien étonnante. N’oubliait-elle pas ces qualités, quelque part, dans ce discours enflammé ? « Sache, tout d’abord, que Lord Stanhope second du nom - plutôt, troisième du nom… » Laissons à Richard Stanhope ce qui revenait à Richard Stanhope. « …est reparti au Connecticut pour de bon. » L’amusement s’enrayait un peu, une fraction de seconde. Les départs de Henrik et d’Edwin avaient davantage tendance à m’accabler qu’à me réjouir. « Et qu’Edwin m’avait déjà conseillé de ne pas te proposer le poste, bien avant que je ne le fasse la première fois. » Était-ce donc inconscient de ma part ? Peut-être. Deux conclusions pouvaient en être tirées, la première étant que j’étais une sacrée tête de mule derrière ces grands airs respectables et que je n’écoutais pas toujours mon cadet. La deuxième… « Il parait que je suis le pire recruteur en ville. Tu as peut-être une chance. » Il n’y avait qu’à se remémorer le premier employé que j’avais engagé… ou plutôt réengagé. Darren Scott, globe-trotter aussi intenable que la jeune femme assise juste devant moi à cet instant. Celui-là avait même squatté plusieurs semaines sous mon toit. « Il ne s’agit que de préparer et servir des breuvages, tu sais. Enfin, à peu près. » Je jetais un coup d’œil à la carte affichée au-dessus du comptoir. D’accord, celle-ci était de plus en plus longue et spécialisée en différentes douceurs sucrées et salées. Tout de même, il n’était pas question de l’embauche d’un ingénieur ! J’étais peut-être le pire recruteur, mais je savais aussi reconnaître quelques précieuses qualités en faveur du style de service à la clientèle dont le café pouvait s’enorgueillir sous ma gérance. « Je crois que tu t’entendrais bien avec l’équipe et que ta bonne humeur plairait aux clients. » Et puisque nous jouions au jeu de la pire employée, je me prêtais à celui du pire patron. « Et je pourrais te surveiller pour tout rapporter à ta mère. N’est-ce pas une situation gagnante pour nous tous ? » J’éclatais de rire avant de reprendre, cette fois sur un ton plus sérieux : « En fait, est-ce que tu es venue pour me convaincre de retirer mon offre ? » C’était peut-être bien dans cet objectif qu’elle m’avait dresser la liste des raisons qui auraient dû me faire reculer, mais cela m’apparaissait une bien étrange raison de faire la route jusqu’au Snow Rose ! Amelia avait-elle donc des ennuis avec son boulot actuel ?

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyJeu 18 Juil - 19:33

Quel sens du timing... et elle ne l'a même pas cherché. À moins que son comparse détecte le malaise qu'elle tente de cacher à coups de traits plaisantins, et qu'il s'en joue ? Il en reste que le patron Stanhope lui dit encore réfléchir à ses entretiens de la matinée, alors qu'il en improvise un surprise dès cet instant. À quoi s'attendait Amelia au juste ? À ce qu'une tape dans le dos suffise à l'embaucher, dès l'instant où ils sont amis ? Elle peut néanmoins reconnaître qu'il n'en profite pas pour lui donner le sentiment de passer sur le gril, puisqu'il n'en perd pas la complicité d'un sourire. Ne le garde-t-il pas en tout temps celui-là ? Certainement que les postulants de ce matin ont dû y avoir droit aussi, raison de plus pour ne pas croire que leur amitié suffirait à lui faire décrocher ce contrat. Mais le veut-elle vraiment, ce job ? La question est là, comme le fait remarquer Archie, et ses doutes demeurent en effet quand elle n'est pas sûre que ce soit une bonne idée. Seulement elle en a besoin, et il faut croire qu'elle est prête à prendre le risque dès lors qu'elle ne saisit pas cette occasion pour battre en retraite. À la place de ça, quoi d'autre si ce n'est plaisanter à nouveau ?
- Impressionnant, hein ? Faut bien que je me démarque, et je pensais jouer sur ton esprit de contradiction... Prétendre être la pire candidate, pour mieux le pousser à l'embaucher ? Voilà une hypothèse qui n'est pas du tout tirée par les cheveux. Même s'il faut croire qu'il ne s'alarme pas dès la moindre critique, lorsque bien avant l'énumération de ses défauts, elle s'est très certainement faite rhabiller pour l'hiver par son frère Edwin, et que malgré tout ça ne l'a pas empêché de lui proposer de travailler pour lui. Esprit de contradiction, donc ? Ou pire recruteur de la ville, comme le laisse entendre le concerné ? Mais avant ça, la nouvelle de la désertion d'Edwin la distrait un instant de ce semblant d'entretien. Pour de bon ? Oh... Quel dommage. Face à son frère, elle garde néanmoins cette pensée ironique dans le secret de son esprit, pour ne pas omettre le sentiment que doit en avoir son ami. Après tout, il perd la proximité de ses frères coup sur coup. En fait-elle même trop, si elle va jusqu'à exprimer le regretter (pour lui évidemment) ? Et elle prend finalement le risque de sonner faux. Je suis désolée. Qu'ajouter ? Elle, s'attarder indéfiniment sur sa compassion pour lui apporter son soutien ? Pas vraiment son genre, alors qu'elle finit par rebondir sur une boutade pour espérer les en distraire – maladroitement ? Ça a dû donner un sacré coup à tes affaires n'empêche, il avait quasiment planté sa tente dans ton café non ? À moins qu'il le servait à l’œil, évidemment. Un sourire, et la voici de retour à la case professionnelle cependant.
- Edwin a raison quelque part, et erk ça la fait un instant grimacer de le lui reconnaître, quand bien même il n'est plus là pour l'entendre. J'ai tendance à n'en faire qu'à ma tête... parfois. Parfois, seulement ? Et si le coup de tête est de mettre les voiles, et bien... il n'a pas pu compter sur moi. Est-ce qu'elle réitérerait cet exploit avec Lord Stanhope, second du nom ? Lorsqu'il s'agit d'énumérer les qualifications et qualités requises en tout cas, c'est avec sa dérision qu'elle récidive. Et de ne pas mordre à chaque fois qu'un d'eux aurait l'idée de se plaindre du service ? Ça devrait pouvoir le faire, je peux toujours me contenter de montrer les crocs. Juste un sourire forcé. De quoi a-t-il l'air celui-là, convainquant ? Pas sûr qu'il le soit, alors qu'il est plus grimaçant que souriant. Il est toujours temps de renouer de sérieux donc, lorsqu'il évoque l'équipe du café. Je crois déjà avoir vu... Stacy, c'est ça ? Mais un éclat de rire plus tard, et la voilà de retour aux mots taquins dès lors qu'il prétend devenir un espion pour sa mère. Tu sais, la menace de m'en prendre à tes cheveux, elle est valable pour tout tort que tu pourrais me causer. Oui, seulement c'est bel et bien elle qui finit par battre en retraite dans ce jeu de boutades. Non, j'ai besoin de ce job, mais je m'en voudrais de profiter que tu sois le pire recruteur. Aurais-tu une affection pour les cas désespérés, Archie ? Parce que ça expliquerait peut-être aussi pourquoi tu choisis de rester dans ce patelin, plutôt qu'ailleurs.

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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyJeu 1 Aoû - 0:42

La différence entre les assurances et le management d’un petit café d’une ville de campagne – parce qu’il y en avait plus d’une à vrai dire – résidait surtout dans le souci des clients. Certes, il fallait toujours offrir quelque chose à ceux qui ouvraient le portefeuille, mais la dynamique était complètement différente. J’avais rapidement compris en mettant les pieds dans le coin qu’il ne s’agissait plus de donner un bon service. Il fallait s’ancrer dans la tradition du lieu et de ce qu’il représentait pour les gens de la région. En l’occurrence, je cherchais toujours à employer des personnes qui avaient de l’humour, car il ne suffisait pas, non plus, de savoir faire les cafés et de les poser devant la bonne personne. Nombreux étaient les clients qui cherchaient à engager la conversation au comptoir. Cette relation avec la clientèle était beaucoup plus importante que le reste. S’il y avait bien un seul point véritablement au désavantage de la candidate assise devant moi, c’était sa propre hésitation sur le sujet. Ceci, et peut-être le lien étroit de sa famille avec un autre sujet, celui-là beaucoup plus délicat pour bon nombre de ces mêmes habitants qui fréquentaient mon établissement. Inconscience ou pas, je ne laissais pas ce genre de tracas interférer dans les décisions, pas plus que je ne l’avais fait lorsque le café avait été victime de vandalisme. C’était quelque peu ironique que le sujet du départ d’Edwin surgisse au moment où je laissais mes pensées dériver vers la Rose lunaire ; certaines choses ne changeaient jamais complètement. Un haussement des épaules plus tard, je lui répondais seulement : « Il n’est pas mort, tu sais. » S’en serait-elle réjouie ? J’en doutais. Même si les rapports entre eux n’étaient pas tout à fait cordiaux, je l’avais bien compris. « Je crois que je saurai me relever. » Et cela concernait autant mes affaires qu’une facette plus… personnelle. Je ne me  retrouvais pas complètement seul dans les environs. « L’exception, c’était plutôt que l’on vive tous au même endroit. Je ne crois pas qu’il aurait pu être vendeur d’antiquités toute sa vie. » Et moi, alors. Vendeur de café, une vocation ? Pas vraiment. C’était autre chose, ce petit quelque chose d’indescriptible, et certainement les sentiments, qui me faisaient rester.

Je la regardais s’ouvrir, puis faire preuve d’une capacité de discernement à son propre égard. Cela attirait ma sympathie, puis mon respect. « Si tu décides de mettre les voiles, je compte sur toi pour au moins m’envoyer un SMS… ou une carte postale. » Excès de confiance ? Ce n’était pas impossible, je ne lisais pas l’avenir et ne pouvais certainement pas prétendre à savoir ce que ferait la jeune femme dans les prochains mois, voire même dans les prochaines semaines. Je n’étais tout simplement pas d’avis que la méfiance ou les reproches appelaient les gens à vouloir se montrer digne de la confiance que l’on plaçait en eux. « Pas si mal. » Ce sourire forcé. « Mais je te donnerai des cours. » Étais-je en train d’admettre qu’il se cachait quelque chose de plus piquant derrière les miens, mes sourires de tout instant si avenants ? C’était libre d’interprétation. « Stacy, oui. Qui est en vacances cette semaine. » J’avais levé les yeux en parlant, question d’apercevoir le personnel en poste ce matin. Il y avait surtout Caleb, posté derrière la caisse et occupé à offrir un large sourire à une cliente. « Promets-moi que tu ne terroriseras pas Caleb. » Une lueur amusée se dessinait dans mon regard, alors que je voyais Amelia tourner la tête dans la direction du jeune homme. « C’est mon bras droit. Celui que tu dois soudoyer pour les horaires. » Et non, je ne plaisantais pas. Elle qui disait avoir du mal avec l’autorité, ce serait peut-être avec le jeune homme qu’elle risquait de se prendre la tête, ce qui nous laisserait saufs - et mes cheveux avec - , pas vrai ? « Je ne dirais pas les cas désespérés, mais c’est vrai. J’aime bien donner une chance à ceux qui la méritent. » Caleb entrait aussi dans cette catégorie, son jeune âge ne m'ayant pas empêché d'apprécier ses compétences et de lui accorder ma confiance. Son équation pour en revenir au fait que je n’étais pas dans mon environnement naturel, ce que l’on me disait souvent par ailleurs, me tirait un rire. « On trouve parfois ce qu’on ne savait pas chercher dans les endroits où l’on s’y attendait le moins. En tout cas, c'est ce qui m'est arrivé. » Et c'était vrai sous bien des angles me concernant. « Les gens du coin ont tendance à répéter ce genre de propos, mais nombreux sont ceux qui y reviennent tôt ou tard. » Ou qui y sont profondément attachés, comme de nombreuses expériences au quotidien me l’avaient prouvé. « Alors, qu’en dis-tu ? Je crois qu’on devrait se donner cette chance d’essayer. » N’était-ce pas le monde à l’envers de soumettre cette décision finale à son approbation plutôt que l’inverse ? Certainement, mais j’étais aussi connu pour être têtu et si j’avais formulé l’offre, c’était que j’étais déjà convaincu d’être prêt à l’assumer.


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MessageSujet: Re: would you be my friend ?   would you be my friend ? EmptyJeu 8 Aoû - 19:28

Aïe... son frère n'est pas mort en effet, et cette remarque anodine la renvoie malgré elle à son propre cas. Pourtant il est bel et bien question du frère d'Archie et non du sien, alors pourquoi son sentiment fait spontanément ce rapprochement ? Ou est-ce que, au contraire, c'est exactement là ce qu'elle devrait ressentir ? Si seulement elle n'enterrait pas au fond d'elle-même ce deuil qu'elle n'a jamais affronté. Il en reste qu'Edwin est toujours vivant, effectivement, et pour une fois elle ne manque pas de bonne volonté pour re-concentrer ses pensées sur ce dernier ! Un mince sourire à sa boutade donc, elle l'écoute volontiers tourner en dérision sa situation. Et certes, elle a bien des difficultés à imaginer l'absent en rester indéfiniment à sa boutique de souvenirs – ou qui que ce soit s'en tenir à une seule vocation toute sa vie durant, mais n'est-ce-pas parce qu'elle y projette sa propre appréhension de s'enfermer dans la moindre routine ? Une problématique sur laquelle elle n'a pas forcément l'envie de s'attarder, si bien qu'elle se contente de hocher la tête, avant de se jeter la tête la première dans une nouvelle plaisanterie : car si le patron Stanhope propose ses propres idées pour le tenir au courant d'une éventuelle désertion, elle ne manque pas de surenchérir avec une œillade complice.
- Et un post-it sur ta porte d'entrée, sinon ? Avec un désolé griffonné à la va-vite... ou on réserve ce bon goût qu'aux ruptures sentimentales et non de contrat ? Sûr qu'en matière de démission, difficile de faire plus respectueux. Elle ne va pas jusqu'à relancer le sujet en tout cas, pour mieux lui confirmer qu'elle le préviendrait en cas de départ précipité. Elle préfère encore ne pas faire de promesse, tant elle se désespère sur son propre cas parfois – comme si elle n'avait pas son mot à dire sur ses propres actes. Les coudes à présent appuyés sur la table et les bras repliés devant elle, elle se redresse, forcément plus à l'aise lorsqu'il n'est plus question d'évaluer son cas personnel. C'est vrai que tu es passé professionnel en la matière. Quand n'a-t-il pas un arc bienveillant prompt à tordre ses lèvres au juste ? Elle, en affiche à présent un taquin, avant de surenchérir. Est-ce que je te verrais jamais perdre ton flegme ? Une preuve de plus, troublante, qui rapproche davantage Lord Stanhope de ses origines cachées : la famille royale britannique. Mais voilà que ce dernier écarte ses soupçons, en entraînant son attention sur le personnel présent sur les lieux. Et s'il est question de s'en informer par le biais d'une plaisanterie, elle saute volontiers les deux pieds dedans.
- Pourquoi, je risque de ne pas l'apprécier ? Trop sérieux ? Ou arrogant ? Il faut croire que la vérité ne lui saute pas aux yeux : ledit supérieur a une bonne dizaine d'années de moins qu'elle, à vue d’œil. Et c'est plutôt avec un brin de voix conspiratrice, qu'elle en revient à Archie. C'est noté pour les heures. Je pourrais toujours préparer mon plus beau sourire, avec l'aide de tes cours. Elle peut se soulager en tout cas : son camarade ne l'associe pas à un cas désespéré. Elle le mériterait, même. Vraiment ? Elle ne serait certainement pas celle qui l'affirmerait néanmoins, et plutôt que de réagir avec sérieux quand il reprend la parole, elle préfère le charrier. Whao... tu veux bien la répéter celle-là ? Il faut que je la note. L'idiote fait alors mine de vouloir s'emparer du stylo dans la poche du gérant, mais ne va pas jusqu'au bout de son geste – ça suffit, les plaisanteries. Et qu'est-ce que tu as trouvé ici au juste ? À part de charmants voisins, ça va sans dire. Et une nouvelle employée de toute évidence, puisque le patron des lieux finit par conclure ce semblant d'entretien improvisé par une embauche.
- Eh ! C'est toi qui risque de le regretter. ... Est-ce vraiment là tout ce qu'elle a à dire ? Un petit air malin en moins, et elle se reprend. Je ferais de mon mieux pour ne pas te décevoir. Et justement, histoire de le démontrer... Donc, c'est le genre d'établissement où les serveurs sont autorisés à éternuer sur les consommations si la clientèle est désagréable ? C'est dingue, je me rappelle même plus comment était la déco avant... Car dans un même temps, elle n'a pas manqué d'attarder son œil sur son nouveau lieu de travail, et c'est spontanément la constatation qui lui a sauté à l'esprit. Ça fait que cinq/six mois que les locaux ont été saccagés, non ? Et une pensée en entraînant une autre... Tu n'as jamais trouvé le coupable d'ailleurs ? Autre que le suspect numéro n°1 pour ce qui est louche dans le coin, je veux dire. Ou autrement dit, la Rose lunaire. Et quitte à paraître louche à son tour, là voilà qui laisse entendre avoir quelque chose à dire à ce propos (après une brève hésitation). Je peux te parler d'un truc à ce sujet ? Question, certes, peu utile, mais c'est toujours délicat de faire une telle confidence de but en blanc.

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