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on brûlera (david)

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Ted O'Hara
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MessageSujet: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptySam 22 Mai - 10:51


on brûlera

Il pourrait y avoir de l’orage, de la foudre, du tonnerre, ça irait mieux avec son humeur que ce bête ciel tout uniforme ; une belle tempête ferait écho aux événements qui bouleversent sa vie et qui, tout comme la pluie, surviennent sans crier gare et tombent en trombe en balayant toutes choses sur leur passage.
Elle peine à croire ce qu’il vient d’arriver. Il y a à peine une heure elle allait au commissariat en trainant des pieds, ennuyée plus que curieuse des raisons qui l’ont faite convoquer une fois de plus ; il y a une heure, vraiment ? On l’a faite patienter pendant des plombes, puis tout s’est passé très vite ; Brandon Hawkins a tiré ses trois flèches, toutes ont atteintes leur cible, même si celle-ci refuserait de l’admettre et s’appliquait à garder la tête haute et son ton insolent. Numéro une, David n’aurait pas dit les mêmes choses qu’elle à propos de ce soir, ce fameux soir où une balade improvisée s’est changée en cauchemar couleur de secte, de sang et de mystère, opacité très faible comme la pâleur des morts. Numéro deux, Hawkins est persuadé qu’elle cache quelque chose ; en cela il a raison puisqu’elle n’a pas tout dit dans sa première déclaration. Numéro trois, il lui a annoncé avoir assez de preuves pour la faire repasser devant un juge.
Ce serait le comble, après n’avoir pas été prise pour des délits mineurs, d’être accusée de quelque chose dont elle est tout à fait étrangère.

Ted entre dans la maison. C’est elle l’orage, la tempête shakespearienne. Un pied devant l’autre, et les talons qui frappent tellement durement le sol qu’ils pourraient s’y enfoncer. Elle n’y prête aucune attention d’ailleurs, elle n’a qu’une seule idée en tête : pourvu qu’il soit encore là parce qu’elle doit lui parler. « David ? » Sa voix résonne comme une confirmation accueillie avec des sentiments quelque peu différents de ceux qui l’animent d’ordinaire. Impossible de chasser ces choses de son esprit. C’est du bluff, a-t-elle craché à Brandon, mais en son for intérieur elle n’en est pas si sûre. C’est forcément du bluff, il ne peut rien lui arriver, elle n’a rien à se reprocher, si ce n’est d’avoir menti mais oh c’est rien... Rien qu’à sa mine, David doit deviner qu’elle n’est pas dans son état normal. « Ton frère est un... » dit-elle en s’affaissant plutôt qu’elle ne s’assoit, et sans finir sa phrase. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour deviner ce qu’elle veut signifier. « Il dit que j’ai quelque chose à voir avec le... le crime. » Comment nommer cette horreur ? Pour ce qu’elle en sait, en plus. Vraiment, croire qu’elle en est responsable est du dernier ridicule. Comment peut-il... qu’est-ce qui l’y fait penser ? « Il paraît qu’on a dit des choses différentes toi et moi. Qu’est-ce que... qu’est-ce que t’as dit ? » Et elle à peine prononcé ces paroles que Ted sent que la journée ne va pas se continuer de manière plaisante. Dehors, peut-être que le ciel gris présage l’averse.  



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David Munroe
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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyMer 2 Juin - 3:38

Rien. Rien du tout. Voilà ce que j’avais réussi à faire de ce bout de journée, alors que j’avais annoncé quelques heures plus tôt que je m’occuperais d’une bien longue liste : quelques courses, aspirateur, faire un appel au fournisseur d’internet parce que nous avions régulièrement des interruptions inexpliquées ces derniers jours. Au lieu de ça, voilà que je m’étais laissé prendre par l’envie pure et simple de procrastiner. Un épisode s’était rapidement transformé en deux, puis trois. Et voilà le résultat. Quand la voix de Teddy me forçait à interrompre ce quatrième épisode, une légère vague de culpabilité me prenait alors. Légère – parce qu’elle comprendrait. S’en souciait-elle même seulement ? Nous n’avions pas besoin d’être adultes, toutes les heures de chaque jour nouveau. Bref. En arrivant dans le salon où nous en venions à la rencontre l’un de l’autre, il y avait un moment de doute. Ce n’était rien comme à l’habitude, ces sourcils froncés, ce cyclone prêt à dévaler et… Je me trahissais finalement d’un léger, encore plus léger, sourire en coin que je chassais aussitôt. « Mon cerveau a eu le temps d’exploser dix fois tant il y a de possibilités, je ne peux choisir. » Mon frère était un, un… Un quoi au juste ? Mais j’en devinais à sa posture, à ce qui se dégageait de ses gestes plus brusques que d’ordinaire, que ça n’avait rien de drôle, vraiment. Alors, c’était la curiosité qui prenait le pas sur le reste. Teddy était allée au poste de police pour un énième tête-à-tête sur le sujet de septembre, celui qu’on aurait bien voulu oublier d’ailleurs. J’y avais eu droit aussi, mais il ne s’était pas passé grand-chose pour tout dire, sachant que tout avait déjà été dit la toute première fois et que la vie continuait.

Sourcils à demi froncés, je cherchais surtout à extraire le sens de toute cette situation. Elle était vraiment énervée, pas pour rire, pas pour faire semblant de quoi que ce soit. « C’est absurde. » Je le disais d’une voix calme parce que je savais. Elle ne pouvait avoir à voir avec le « crime », comme elle l’appelait, puisqu’elle avait été avec moi tout du long. Il fallait qu’elle ait mal compris. Je n’avais pas le temps d’envisager quoi que ce soit, car c’était elle qui posait les questions. « J’ai dit qu’on est allé en balade, qu’on s’est arrêtés après avoir aperçu quelqu’un au bord de la route, qu’on a cherché un peu pour voir s’il n’avait pas besoin d’aide, et qu’on a perdu la voiture. C’est là qu’on a décidé de marcher et, tu sais. » Non, ce qui s’était passé ne s’était pas envolé de nos esprits. C’était arrivé. Les images revenaient parfois en tête, bien que je faisais personnellement mon possible pour les classer dans le même dossier que celles que l’on pouvait voir dans les films ou les séries, pas celles qui vous étaient vraiment arrivé dans la vraie vie. « Brandon a dit ça ? Que tu avais quelque chose à voir avec ce qu’on a trouvé ? » Je ne remettais pas en doute ce qu’elle disait ; il existait une sorte de solidarité implicite dans notre relation. Tout simplement parce qu’elle était la personne avec laquelle je passais le plus de temps, parce que je ne pouvais tout simplement pas envisager qu’elle mente. Ni à lui ni à moi – encore moins à moi. « Qu’est-ce qui lui a fait penser ça ? » Mais si, et seulement si, cela sonnait peut-être, un peu, comme le résultat d’un quiproquo ? C’était, à ne pas en douter, l’expression de la colère. Qu’avait bien pu dire ou faire Brandon pour la déclencher de la sorte ?

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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyMer 9 Juin - 9:17


on brûlera

Il y a des films qu’on préférerait ne pas voir repasser. Celui-ci en fait partie malgré les airs charmants qu’avaient les premières heures : une envolée par la fenêtre, une escapade loin des rues familières, à l’inconnu, des projets de vacances… tout cela mis par terre par un stupide accident et une stupide enquête. Plus question de s’en aller plus loin, du moins pour un moment, après tout ça. Il fallait d’abord que les plaies cicatrisent, que les frais soient payés, n’être plus convoquée tous les quelques jours au commissariat pour répéter une fois de plus les mêmes choses. Avoir encore le droit de sortir de la ville, cette idée la met intérieurement dans une rage folle, au fur et à mesure que son imagination s’emballe et qu’elle songe à toutes les libertés qu’on pourrait lui enlever, aussi minimes soient-elles, chaque parcelle est précieuse. Cette leçon-ci, Ted l’a apprise à ses dépens il y a longtemps, il est hors de question qu’on la lui fourre une nouvelle fois dans le crâne à grands coups de marteau.
Ce film, David le re-re-re-déroule à sa demande. Elle le connaît par cœur. On est allés en balade… on s’est arrêtés pour quelqu’un… attendez. Quelqu’un ? Un doute affreux la saisit tout à coup. « Tu as parlé de l’homme bizarre ? » l’interrompt-elle presque. Mais pour quoi faire ? Cela lui paraît totalement hors sujet. La police n’avait pas besoin d’avoir connaissance de son existence, il ne s’est rien passé avec lui après tout. Ils l’ont juste aperçu. Ils auraient pratiquement pu avoir rêvé l’avoir vu, une de ces hallucinations collectives qui saisissent quelquefois les masses suppliant le désert pour de l’eau ou après avoir mangé quelque chose qui n’est pas comestible. On lui a expliqué que c’était ce qu’il s’était passé pour les sorcières de Salem, un jour.
« Et… tu sais quoi, la maison… t’en as parlé aussi ? » s’enquiert Teddy. Il n’aurait pas eu de raison de le faire. C’est à peine s’il l’a vue, cachée derrière les arbres ; c’est elle qui lui a appris qu’elle était là. Un promeneur ordinaire aurait pu passer juste à côté s’en s’en apercevoir… C’est pour ça qu’elle ne l’a pas mentionnée ; c’est son secret à elle… qu’elle partage avec d’autres mais un secret quand même. Et ce ne sont pas les soupçons qu’elle nourrit quant à l’usage de cette vieille grange abandonnée qui vont la pousser à agir autrement, bien au contraire.
Mais ses idées sur la nature de l’animosité que Brandon a pour elle, elle va les partager à David bien entendu. Elle se fait tout un plaisir d’avance de cracher sur le policier. « Il me déteste » avance-t-elle donc pour toute explication. « Il pense que je suis pas assez bien pour toi. Même, carrément mauvaise. » Pour les dîners de famille, c’est raté, ou ce sera plus sympa avec seulement Noam. « Tu as eu de la chance de ne pas le connaître quand tu étais ado, il se serait mêlé de toute ta vie. » Elle n’ajoute pas que David aurait été mieux inspiré de ne jamais découvrir l’existence de son demi-frère aîné, mais après tout, il y a des choses sur lesquelles on n’a pas prise.   



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David Munroe
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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyDim 27 Juin - 4:20

Nope. J’aime pas. Malgré les grands airs de plaisantin, il y avait quelque chose de pas marrant du tout, c’était dans l’air et c’était contagieux aussi, car ça s’était glissé jusque sous la poitrine et ça pesait un peu plus lourdement à chaque respiration. Je haussais d’abord une épaule ; pas par nonchalance, non, mais parce que les mots venaient à manquer. Il n’y avait pas de pourquoi dans la demande, mais ça sonnait comme ça et rien d’autre, à tel point que le schéma mental s’organisait en substituant complètement sa question par une autre, implicite et peut-être, peut-être un brin accusatrice. « Parce que c’est l’évènement déclencheur de tout le reste. » Dans cette histoire, trop réelle l’histoire, il y avait tout de même eu un beau schéma : situation initiale (je rentrais du doc, on allait se balader), évènement déclencheur (un type au bord de la route avait attiré notre attention) – toutes les autres péripéties, on les connaissait trop bien. Le visage familier de l'homme bizarre, je n’en avais pas parlé. Pas de ça. Je fronçais les sourcils devant la nouvelle question. « Non. » Parce que, même si c’était à moi qu’on posait les questions, tout cela se ressentait comme si c’était elle, Teddy, qui avait besoin d’en parler et beaucoup de choses à en dire. « Pourquoi t’as pas parlé du type sur la route ? » Aucun reproche, pas un, mais une sincère curiosité. Je ne comprenais pas vraiment ce qui l’inquiétait le plus : ne pas avoir de raison de s’être arrêtés au bord de la route et d’y avoir perdu la voiture, c’était encore plus bizarre qu’énoncer la plus stricte, stricte vérité ? « Il la déteste, tu sais. » Nous avions presque parlé au même moment, mais pas du tout de la même chose. Sourcil arqué, je restais silencieux quelques secondes, le temps de laisser à l’intuition décider qui de nous deux s’expliquerait le premier.

Toute cette histoire prenait une tournure, tout d’un coup, beaucoup plus personnelle. « Il ne peut pas vraiment te détester, il ne te connaît pas. » Depuis quand Teddy se souciait-elle ainsi de ce que pouvaient penser les autres ? « S’il pense ça, c’est parce qu’il a pas encore lu tout mon CV … ! » Si l’idée m’était venue de minimiser l’importance des déclarations qui avaient pu se faire dans le bureau, au poste de police, je les abandonnais complètement à voir – ressentir – la contrariété dans ses yeux. « Hey. » Alors, il y avait ces gestes, qu’on ne se savait même pas capables de poser au bon moment, de la bonne façon. Mes doigts trouvaient sa joue, jusqu’à ce que nos regards se rencontrent sans détour, pour la première fois peut-être depuis que la tempête s’était levée dans la cuisine. « C’est des tactiques de flics. Ils sont carrément bien pires que les acteurs. » Prétendre le faux pour obtenir le vrai. Bon, ça, c’était une vision de la chose, parce que certaines fois, on disait aussi qu’un flic ne posait jamais une question pour laquelle il n’avait pas déjà une réponse. « T’es trop bien pour moi, Teddy. » J’étais tellement sérieux que ça en semblait semait le doute. « T’as même déjoué le destin, j’étais sensé finir vieux garçon avec ma collection de DVD, dix-huit chats, neuf chiens et des allergies tous les jours. » Incapable de rester sérieux plus longtemps, l’habituelle demi-lune moqueuse se glissait sur mon visage, l'espace d'un instant. Juste avant que je ne demande, la voix plus posée : « Qu’est-ce qu’il t’a dit, exactement ? » Contourner les problèmes et ne plus jamais en parler était l’une de mes nombreuses spécialités, mais je ne le pouvais pas, pas quand ça la mettait dans cet état.

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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyVen 2 Juil - 11:33


on brûlera

Pourquoi oui, pourquoi pas ? Pourquoi faut-il toujours qu’elle se complique la vie sans rien gagner en échange ? Presque toujours, car on ne peut pas dire que pour ce qui est de se nourrir elle se casse trop la tête mais c’est un tout autre sujet. Pourquoi n’a-t-elle pas parlé de l’homme bizarre dans les bois, lui demande-t-il, et elle finit par se poser elle aussi la question tandis que ses raisons de ne pas le faire lui paraissaient très claires quand elle était au commissariat, pourquoi donc ? Il aurait fait un suspect idéal pour… pour ça, autrement plus probant qu’elle. « Je… je sais pas, c’est trop tard maintenant » finit-elle par lâcher sans presque séparer aucune syllabe. Plus moyen d’ajouter un fait aussi important à sa déclaration sans attirer de nouveaux soupçons sur le fait qu’elle l’ait omis jusqu’à présent. « J’aime pas parler à la police » ajoute-t-elle, telle une enfant qui n’aimerait pas les épinards et donc ferait toute une histoire dès qu’on en mettrait devant elle. Elle peut bien ne pas aimer quoi que ce soit et l’autre abruti d’Hawkins détester qui il veut, le problème, à l’heure actuelle, c’est que c’est elle qu’il a décidé de frapper de ses foudres, et si elle s’est toujours arrangée pour s’en moquer et faire des doigts d’honneur à tout ceux qui la prendraient en horreur, cette fois ça pose problème. C’est le frère de David. Non pas qu’elle ait toujours rêvé de grandes présentations à la famille et de tenir ses mains sagement croisée devant elle, d’être la belle-sœur parfaite, mais un peu plus de sympathie l’aurait soulagée. Et surtout ça réveille une peur qui semble aussi ancienne que les hommes des cavernes, profondément ancrée en elle depuis un stade particulier de leur relation qu’elle aurait du mal à situer au juste dans la chronologie. « Il me connaît… il sait des choses sur moi. Tu sais. » Même s’ils n’en ont jamais parlé en termes très explicites – et elle lui en est reconnaissante pour ne jamais avoir semblé avoir besoin d’une pareille discussion – elle dit tu sais comme s’il fallait que ça éveille des souvenirs bien précis dans sa mémoire à lui. Il l’effleure de sa main et elle avance son visage pour avoir la joue bien posée contre sa paume. Ça a quelque chose de rassurant, comme si elle était un objet fragile qu’il ne pourrait ainsi pas laisser tomber. Jamais. Le cœur de Ted fait un bond douloureux, douloureux, douloureux, douloureux, et elle se trouve obligée de répartir, il ne faut pas se mentir non plus : « Arrête, non… c’est toi qui est trop bien pour moi, tu l’as toujours été. » Ça ne sert à rien de prétendre même sur le ton de la plaisanterie. Et ça la désespère d’avoir à avouer ça à l’oral, tant que ça restait dans sa tête, dans ses pensées non formulées, c’était moins pire. « Tout… tout ce que tu fais, les gens que tu fréquentes… moi à côté j’ai que des sales histoires. » À voir son sourire, là comme ça, elle aurait envie de l’embrasser pour qu’il ne puisse pas disparaître en un claquement magique de doigts, mais il reprend la parole et c’est encore quelque chose qui l’embarrasse. « Je sais, je sais plus. » Sur le moment, les mots lui échappent. La seule qui lui paraît encore assez nette et précise dans sa mémoire, c’est la menace. « Il a dit qu’il allait me faire passer devant un juge. Mais il bluffait, il bluffait forcément. Tu crois pas ? Je ferai mieux d’oublier. » La technique de l’autruche n’a jamais été recommandée par qui que ce soit et pourtant, elle aurait très envie d’y recourir à l’heure actuelle.



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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyLun 12 Juil - 1:49

La différence entre nos récits était, jusqu’à ce moment précis, passée complètement inaperçue. Nulle raison d’en douter, au fait, et si la confusion nous baignait dans un léger embarras en plein centre de la cuisine, ce n’était que pour mieux se raccrocher à un point en commun. Parler à la police, qui aimait cela ? Sur la liste des choses que personne, jamais, n’aimait, ça venait juste après « aller chez le dentiste » et « faire la vaisselle » et « avoir tort ». Même s’il y avait ces tentatives d’adoucir le drame et de relativiser ce qui l’écorchait tout en dedans, les prochains échos éveillaient des souvenirs laissés pour compte. Je n’étais pas le garçon le plus curieux du coin, c’est-à-dire que je n’aimais pas forcer la main des autres. Il m’avait un jour suffi de lui accorder ma confiance et de prétendre ne m’intéresser qu’au présent, ce qu’il y avait devant moi. C’était toujours le cas, mais tout le schéma se redessinait de bien étrange façon maintenant que… Quoi exactement ? Que Brandon, du haut de ses fonctions, savait ? Moi, en revanche, c’était autre chose. Les sourcils se fronçaient un instant et les mots hésitaient, pour rester finalement en retrait un temps. Le temps de chasser les doutes qu’un revers de la main et de cueillir le visage aimé de l’autre. « Soyons d’accord de ne pas être d’accord ? » Proposais-je, sans fanfaronner cette fois. L’humeur sombre de Teddy forçait à faire attention, et dans ces moments-là, c’était plus facile d’écouter. Bien des gens me connaissaient comme la grande gueule du patelin, il n’empêchait que je n’étais pas étourdi au point de balancer la première bêtise lorsque c’était plus sérieux. « Je pense que… » Beaucoup de choses en fait. « Je pense que tu oublies pas mal de choses en disant ça, dont la raison pour laquelle j’ai quitté New-York. » Wikipédia, à partir de la cinquième ligne de la section « vie personnelle ». Le 28 mai 2011, David Munroe, alors âgé de 20 ans, est interpelé pour conduite en état d’ébriété à Jersey City. L’évènement l’a fait disparaître du devant de la scène plusieurs années et la caractère du jeune acteur, jusqu’alors prolifique, n’a jamais retrouvé le vent dans les voiles des premières années. Rien n’avait été ajouté depuis, même si la filmographie s’était un peu allongée.

Alors, qu’avait-il donc dit qui la poussait à se flageller de la sorte ? L’hésitation première semblait presque feinte, parce qu’elle ne pouvait pas avoir oublié ce qui la plongeait dans un pareil état, impossible. L’explication s’enrichissait un peu plus, faisant un léger rebond sur ce que j’avais suggéré l’instant d’avant. Les flics faisaient cela, ils bluffaient, oui. L’invitation de la jeune femme à tout oublier, pour se lancer dans quelque chose d’autre, n’importe quoi, étant invitante. Au lieu de ça, je demandais : « Tu veux en parler ? » Nous en parlions déjà, de cette visite au commissariat. Je voulais plutôt dire, de ce qui l’inquiétait donc à ce point. Personne ne passait devant le juge pour si peu qu’avoir omis un détail qui, même s’il n’y avait pas de raison de le cacher, ne consistait pas non plus en une parjure d’une telle gravité. « Il en a peur, je crois. Un peu comme tout le monde, en fait, quand on y pense bien… Son père est mort dans le mouvement de 85. » « Il en a peur » ou « il la déteste », en quelque sorte, des synonymes dans le cas nous intéressant. « Parce que ça semble concerner la Rose, en tout cas, c’est ce que tapissent les journaux depuis qu’ils ont retrouvé le c… tu sais ? Je crois qu’il n’y a pas grand-chose qui l’arrêterait d’aller au bout de l’enquête. Pas même le risque de se mettre son frangin à dos. » Ou sa belle-sœur. Je ne pouvais pas dire que j’approuvais les agissements de Brandon. Nous étions les plus parfaites antithèses qui ne pouvaient exister en ce monde. Mais je commençais à comprendre sa façon de fonctionner, sa logique. « Je lui parlerai, si t’es d’accord. » Parce qu’elle était importante pour moi et que rien n’en changerait. Elle n’avait pas à s’en faire pour ça.

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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptySam 17 Juil - 22:00


on brûlera

Rien ni personne ne pourra probablement la convaincre, pas même le principal intéressé. Elle a beau claironner haut et fort qu’elle n’en a rien à faire de ce que les autres peuvent penser d’elle, d’être ce genre de personne qui sert pour les parents à définir ce qu’est une mauvaise fréquentation, c’est quand même différent quand tout le bonheur de sa vie actuelle semble en dépendre. Comme si c’était trop beau, beaucoup trop beau pour être réel, Ted dissimule au plus profond d’elle-même la peur qu’un jour David se montre moins indulgent, qu’une mouche le pique et qu’il veuille à tout prix savoir de façon explicite les choses de son passée auxquelles elle n’a pour le moment fait que des allusions très vagues, qu’il ait une réaction différente à celle qu’il a eu jusqu’à présent et qu’il affiche une expression dégoûtée, juste avant de tourner les talons. Et rien que pour cette raison, à cet instant, elle se dit qu’elle aimerait bien elle aussi n’avoir comme historique qu’une interpellation pour conduite en état d’ivresse. « C’est rien, ça. » Ça lui paraît presque gentil et complètement ridicule qu’un évènement aussi minime ait pu miner à ce point sa carrière mais en terme de morale elle est loin d’être la juge idéale. « Et si j’avais tué quelqu’un, tu ferais quoi ? » jette-t-elle soudain au milieu du silence, avant de se rendre compte qu’au vu des circonstances actuelles, c’était l’exemple de crime extrême qu’il ne fallait pas prendre.

Et puis, Ted secoue ses cheveux comme si ce geste allait chasser hors de sa tête toutes les pensées négatives, les craintes et l’envie de se ronger les ongles. Elle jette sur l’air du vent une recommandation qui ressemble fort à une prière, si seulement je pouvais oublier, de la même manière qu’on oublie un cauchemar quelques minutes après le réveil. Elle baisse un peu la tête et parle entre ses dents. « Je sais pas comment dire. J’ai tué personne si tu veux tout savoir. » Une phrase bien connue dit qu’il n’y a que ceux qui ont quelque chose à se reprocher qui s’inquiètent mais elle trouve que c’est une bêtise. Elle-même en est la preuve vivante. David entreprend de lui expliquer un peu le passé de Brandon, ce qui devrait éclairer les accusations dont elle a fait l’objet mais elle trouve que ça n’excuse rien du tout. Est-ce que parce qu’elle a des traumas elle, comme tout le monde en a, elle s’en prend à des gens qui n’ont rien demandé ? « Mais je ne fais pas partie de la Rose moi ! Ça se voit, non ? » Cette question est stupide, comme si les membres de l’organisation secrète se baladaient avec un signe de reconnaissance distinctif… David propose d’aller parler à son frère, une possibilité qu’elle considère pendant deux bonnes secondes de réflexion intense. « Si tu veux mais… je vois pas ce que ça pourrait changer, il a l’air obstiné. » Puis elle cesse complètement de réfléchir et se plante devant lui, son regard bleu plongé dans le sien, et balance la première chose qui lui passe par la tête, pourtant avec un ton sérieux. « Tu veux bien me promettre quelque chose ? S’ils viennent me chercher… On passe par la fenêtre qui donne à l’arrière de la maison, on s’enfuit je sais pas où, au Canada pourquoi pas, et on commence une nouvelle vie sous de faux noms. » Ce plan-là est foireux mais c’est si bon de s’accrocher à un peu de folie et à un shot d’adrénaline qui pourrait les porter de l’autre côté de la frontière, de croire qu’il y a une échappatoire possible.



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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptySam 7 Aoû - 19:30

C’était pas possible d’avoir réponse à tout, même le cœur aussi léger que possible. L’expression qui prenait naissance sur mon visage devait paraître un peu bizarre, teintée de trop d’incertitude pour que ce soit bon pour la santé. Ça n’aurait pas été tout à fait honnête de dire que ça n’aurait rien changé. Même lorsque l’on était très ouvert sur à peu près tous les sujets du monde, il en restait qu’ôter la vie d’un autre être humain, c’était quelque chose de très grave et d’assez déstabilisant. Il manquait beaucoup trop de détails à cette hypothèse pour que je puisse formuler une réponse pleine de certitude – le pouvait-on vraiment ? « Je sais que tu n’as pas tuer sa femme, que t’as pas même la plus petite chose à voir avec ce qui lui est arrivé. » En voilà donc une, enfin, une certitude. Je le savais parce que ça n’avait aucun sens, que Teddy n’aurait tout d’abord jamais fait ça, mais parce qu’elle n’était pas suffisamment douée – pardon, pardon – pour feindre à ce point toutes les émotions qui nous avait habités ce soir-là, entre l’homme sur la route à cet endroit précis, la cabane dans les bois et la découverte macabre suivant une petite merveille de la nature avec les biches. Même moi. Même Leonardo Di Caprio n’aurait pas pu feindre à ce point. Ce qui avait tout d’abord semblé être une réponse satisfaisant se ressentait incomplet. Dans bien des aspects de ma vie, j’étais un champion en titre de l’évitement, mais pas avec elle. Pas quand ça comptait. « Je ne sais pas. Je n’ai pas à me poser vraiment la question ? » Et je n’appuyais pas vraiment sur la note d’interrogation au fond de ma voix en lui relançant ainsi une nouvelle question sur ce terrain, ma foi, plutôt glissant.

Je faisais d’ailleurs de mon mieux pour tempérer tout ce bazar entre elle et mon demi-frère. Pas question de prendre la défense du sergent, pas quand on n’arrivait pas même à se mettre d’accord sur les plus petits sujets, mais ma priorité était de la réconforter un peu. Spontanément (mais peut-être un peu contre-intuitivement), cela passait par une rationalisation de ce qui avait dû se passer. « Tu crois que ça se voit ce genre de chose ? » Impossible de ne pas penser à ma mère. Ellen Hawkins. Pas alors que même mon flic de frère refusait de voir ce qui, à moi, apparaissait comme une évidence depuis des années. « T’as pas l’air d’une illuminée, non. » Je tentais un mince sourire à son égard, mince parce qu’on ne savait trop sur quel pied danser, mais pas pour autant dépourvu d’un véritable lueur moqueuse. « Je suis prêt à relever le défi ! » L’élan de détermination était pourtant, bien vite, suivie d’une réflexion beaucoup plus terre-à-terre. « J’ai pas envie que c’en reste ainsi. » Pas vraiment dans la perspective d’un diner de famille, non, juste parce que… Parce que ça lui faisait du mal et que pas grand-chose ne m’était aussi insupportable. « Jay B. Fox. B pour Barney. » Eh beh, quoi ? « C’est ce que je choisirais comme faux nom, et toi ? » L’humour allégeait bien des mots. Ça n’en faisait pas toujours une réponse suffisante. « J’ai pas l’intention de te laisser tomber quoi qu’il se produise dans nos vies. » C’était plus honnête que les grands discours clamant haut et fort que si elle avait tué un homme, ça ne changerait rien du tout, du tout, ou les promesses d’éternité. « Tu y penses beaucoup ? » À cette fameuse soirée dont on avait trop peu reparlé, à en croire nos récits assez divergents pour nous attirer des ennuis.

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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptySam 21 Aoû - 11:53


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Apprendre à connaître les autres est un premier pas pour ressentir de la compassion à leur égard et Teddy est un peu choquée par les mots de David — alors comme ça il est arrivé quelque chose à l’épouse d’Hawkins, quelque chose mettant en cause d’autres individus. Sauf qu’elle passe vite dessus, car elle n’a pas envie de s’y attarder, pas envie d’éprouver quoi que ce soit à l’égard d’une personne qui l’a traitée comme il l’a fait, si ce n’est de la colère. « Ah, parce qu’il rend tout le monde responsable de ça ? » Il y a des gens comme ça, qui pourchassent l’intégralité de l’univers pour réparer un tort contre lequel ils n’ont pas pu agir, se réparer eux-mêmes. Tu n’as pas à te poser la question non, signifie-t-elle en secouant la tête, c’était bête de sa part en de telles circonstances. Pourquoi chercher la petite bête, David semble tout faire pour lui montrer qu’il est de son côté ? Sans doute a-t-elle peur qu’un fantôme du passé vienne changer quelque chose à cela. « Qui aurait cru qu’il serait plus facile de parler avec mon frère qu’avec le tien. » Ah la famille, un beau casse-tête vraiment. « Tu tiens à lui ? » Est-ce qu’il est important pour lui d’avoir Brandon dans sa vie, au point de tenter de réparer le dialogue cabossé, d’assurer la liaison, réconforter tout le monde.

Une fuite de l’autre côté de la frontière, un pseudonyme, une nouvelle chance, peut-être le seul moyen d’obtenir un véritable redémarrage dans l’existence. Tandis que David la prend au mot et lui dévoile qu’elle serait son identité factice, elle ébauche un sourire et s’élance dans le jeu, il suffit de se laisser emporter, répondre du tac au tac sans réfléchir. « Marla Singer. Boxeuse professionnelle. J’ai la tête de l’emploi non ? » Fight club bien sûr. Si la vie est une lutte et qu’il faut sans arrêt distribuer des coups, elle ne sera pas la dernière à défendre ce à quoi elle tient plus que tout au monde à présent. « Essaie un peu de te débarrasser de moi. » C’est rassurant comme pensée, même si une part d’inquiétude persiste, on ne sait jamais ce qui pourrait nous tomber dessus et faire tout basculer. Prenez cette innocente balade dans la forêt par exemple… Il a suffit de deux pas de travers, de prendre à gauche au lieu de rester sur la route, et aujourd’hui tout, ou presque, semble remis en question. Si elle y pense beaucoup ? Pas vraiment, c’est pas exactement ça qu’elle dirait. Ça ne sert à rien, les choses sont faites, mais on ne peut pas totalement s’en empêcher non plus. « J’ai l’impression que c’est toujours là d’une manière ou d’une autre, comme un fantôme. C’est… c’était tellement… » Moche ou un autre synonyme voudrait-elle dire, mais tous les mots sont en-dessous de la réalité. « Et toi ? » Tout en parlant, Teddy s'approche imperceptiblement de David, la tête un peu penchée sur le côté, et après quelques secondes de silence elle ajoute : « Si t'avais le pouvoir de changer quelque chose dans le passé, ça serait quoi ? » Il est dangereux de jouer ce jeu-là, des films tels que Retour vers le futur l'ont démontré, mais elle serait curieuse de le savoir.



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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) EmptyMer 1 Sep - 17:38

Teddy l’avait toujours été. Fougueuse. Admirablement impétueuse. Et de la façon dont se répondaient nos flammes respectives étaient nés ces sentiments. Je n’aurais jamais été en mesure de lui en vouloir pour cela, qu’importe combien de jurons auraient pu s’enchainer alors qu’elle parlait de n’importe qui, même un membre de ma famille. Le plus surprenant était, en fait, ce sérieux qui s’immisçait assez naturellement dans la conversation et un peu partout, à l’intérieur. « Je crois que je le pourrais aussi. » Commentais-je avec prudence, et une réflexion incomplète surtout. « S’il t’arrivait quelque chose. » Difficile d’imaginer Tornado Munroe faire autre chose que des bêtises, mais j’en avais l’intime conviction. Sans être sergent, sans être déterminé à tout prendre au sérieux chaque minute de l’existence, j’aurais été capable de sombrer dans ce genre de paranoïa si j’avais dû faire face à d’aussi terribles pertes. Le plus ironique, dans tout ça, c’était que sa présence à elle dans ma vie était ce qui le confirmait. Ça changeait quand même beaucoup de choses, de se soucier d’un autre personne autant, sinon même plus, que de soi-même. « C’est vrai que Nono a posé le niveau. » Et merci à lui, tout à coup, de rendre la suite de la discussion étrangement plus légère. Jusqu’à ce que Teddy pose une question, ô combien légitime, mais largement plus complexe. Je fronçais les sourcils une seconde, peut-être deux. « Je… J’ai jamais eu quelqu’un qui se souciait des conséquences de mes bêtises. » Pas même ma mère. Surtout pas elle au fait. Mais ça n’était pas suffisant pour parler de ce genre d’importance ? Avais-je vraiment, à trente ans déjà, besoin d’un cadre sans lequel j’avais tout de même pas trop mal réussi ? « Je suppose que oui. » Autant l’admettre. « Mais je ne me range jamais du côté des flics. » Sourcillement du coin des lèvres, et j’espérais qu’elle comprenait que cela voulait aussi dire que j’étais là, spécialement, pour la soutenir.

La suite permettait de souffler un peu ces grands sujets pour faire place à l’imagination. Notre spécialité. « Bien trouvé, j’avoue. » Quant à la tête de l’emploi, je résistais à l’envie de rappeler ce qui s’était passé, dans cette même, avec un certain Oliver, mais pas à celle de ricaner un grand coup. « J’accepte volontiers de ne pas relever ce défi ! » Ce qui en soi, constituait déjà un écart notable de mes habitudes. Le tout aurait pu continuer ainsi, sur cette lancée de répliques bien senties sous le couvert d’un flirt léger et agréable. Mais je devais savoir. Parce que nous n’en avions pas – pas assez ? – parlé depuis que toutes ces choses nous étaient arrivées. J’acquiesçais lentement devant sa réponse, laquelle faisait parfaitement écho à mon sentiment même si les mots semblaient insuffisants pour en parler vraiment. « Je n’y pense pas, honnêtement. » Au fil des années, j’avais développé ce don – celui de rejeter quelques pensées parasites bien loin, suffisamment loin pour ne pas en être absorbé. À moins que ce ne soit en fait une tare, mais c’était tout de même ainsi. « Mais c’est là quand même. » Une sorte de sentiment diffus de légère, parfois moins légère, inquiétude lorsque je tournais le coin d’une rue moins fréquentée, ou encore, quand je rangeais le matériel de la troupe de théâtre une fois tout le monde reparti, après une répétition. « Ça tourne toujours mal quand on fait ça, non ? Si on en croit le cinéma. » Le plus petit changement avait toujours des répercussions sur tout, tout le reste. Alors, retirer une carte, c’était prendre le risque, quasi-inévitable, de voir le château s’écrouler. « J’aime… ma vie. » Je grimaçais en le disant. Tout simplement parce que ça faisait toujours mauvais genre de dire qu’au fond, je n’étais pas si insatisfait que ça d’avoir saboté une partie de la grande carrière que j’aurais pu avoir. Si – ce n’était que des « si ». Il n’empêchait que je comprenais ce qu’elle voulait dire et que réfléchir tout haut à ce qu’on pourrait changer n’engendrait pas les conséquences de ceux qui trouvaient une manière ou une autre de vraiment faire ce genre de changement. Je pouvais donc le dire sans crainte ! « J’irais au poste avec toi. » Et on s’éviterait cette guerre ouverte avec Brandon, non ? C’était de bon cœur que je le disais, même si ça ne pouvait pas constituer le « plus grand » regret. « Je poserais de vraies questions. » Ce qui me venait à l’esprit, c’était ma mère. Sa possible implication dans la Rose lunaire, la raison de notre retour en Amérique alors que tout nous souriait en Angleterre. Ce qui s’était passé avec mon père. Mais je réalisais, avec retardement, que cela pouvait la concerner, elle, et tout ce qu’on n’abordait jamais. « Et toi ? » Mon regard s’attardait tout à coup sur le sien, tendrement.

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