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on brûlera (david)

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Ted O'Hara
poings dans mes poches crevées
LITTLE TALKS : 6852
PSEUDO : mellon collie (leina)
AVATAR : katherine langford.
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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) - Page 2 EmptyMer 8 Sep - 9:51


on brûlera

Ted n’a pas l’habitude de faire beaucoup cela, se mettre à la place des autres. Ni celle de réfléchir avant de parler. Aussi, à la répartie de David elle s’arrête, interdite. Plusieurs secondes. Il l’invite à inverser les rôles, à s’imaginer elle aussi avec un trou béant dans la poitrine et tout ce qu’elle peut se figurer faire, c’est de hurler à la face du monde entier devant la douleur incommensurable, indicible, d’avoir perdu pour de bon, pour toujours dis-toi bien, un pan entier de sa vie. Okay alors. « Vu comme ça… » Mais elle ne va pas plus loin pour pardonner pour autant sa brutalité à Hawkins. Elle passe plutôt à l’étrange ironie qu’il y a de tomber sur un os plus rigide quand ils croyaient sûrement avoir touché le fond avec son propre frère. Et lui demande, dans la foulée, s’il tient vraiment à Brandon. Parce qu’elle est bien placée pour le savoir, les relations dans une fratrie ne sont pas toujours idéales et on n’est pas forcé de faire ami-ami avec les membres de sa famille, quand bien même le temps et les évènements ont démontré que pour sa part oui elle accorde du prix à sa relation avec Noam. C’est un petit garçon qui lui répond, enfin, David a l’air de rajeunir brutalement, c’est ce qui la frappe. Personne ne s’est jamais soucié de mes bêtises. Ted n’est pas psychologue, elle réagit plutôt avec son cœur. « Moi, je m’en soucie. » Mais si on prend en compte le fait que sa morale est bien plus discutable que la sienne, alors le fait qu’elle s’en préoccupe ou pas ne change pas grand-chose à l’affaire. Ce qu’elle a voulu dire, c’est plutôt : moi, tu comptes tellement pour moi. Mais elle a oublié qu’elle ne peut pas tenir tous les rôles dans sa vie.

La tentation de s’inventer une autre existence est bien trop forte pour ne pas y céder, même s’il faut rapidement se rendre à l’évidence : s’ils y sont contraints, c’est parce que c’est la merde, dans cette existence-là. Il y a plusieurs sujets autour desquels ils ont tendance à graviter en évitant soigneusement de les affronter sérieusement, ils font cela si bien. Quand il ne semble n’y avoir pas d’autre choix, ça occasionne des discussions comme celle-ci : pas douloureuse et pas pénible, mais disons avec à peine moins de spontanéité que d’habitude. Est-ce que t’y penses beaucoup ? Moi pas vraiment. Je n’ai pas besoin d’y penser. Elle voit ce qu’il veut dire, elle le voit tellement bien qu’elle se fend d’une espèce de grimace et commente : « Ouais, on est d’accord. » Et d’un sourire quand il lui fait remarquer que ça n’a jamais réussi à qui que ce soit de chercher à changer le passé, à commencer par les héros de cinéma. Mais ce n’est pas grave, la question est posée et il lui donne sa réponse qui a l’air gravement réfléchie. « Quelles questions ? » lui demande-t-elle, pleine de curiosité. « Tu me connais, c’est pas tellement mon truc, les regrets. » Elle se renferme un instant sur elle-même, le temps de penser à cela. Le problème, c’est que si elle faisait des modifications dans ce qu’il lui est arrivé, elle ne serait pas là, dans ce salon, à l’heure actuelle. « Je suppose que je nous ferais passer par un autre chemin. » Elle continue de réfléchir. « Je te demanderais de venir avec moi ce matin » finit-elle par répéter. Avant d’ajouter : « Mais j’aime ma vie aussi donc ce serait tout. On peut considérer qu’on est des gens vraiment chanceux. »



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David Munroe
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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) - Page 2 EmptySam 25 Sep - 3:46

C’était déjà un pas – pouvait-on même dire le pas que l’on parvenait toujours à faire si aisément tous les deux. Entre deux êtres sans compromis, c’était une petite part de miracle de savoir si bien s’accorder. Peut-être, peut-être parce que je n’en attendais pas tant d’elle que de partager tous mes points de vue. Rien n’était plus riche que d’avoir encore la capacité de montrer à l’autre ce à quoi ça pouvait ressembler, vu d’ici. Ce n’était peut-être pas comme regarder les étoiles, c’était au moins tendre la main. L’essentiel, pour moi, c’était que la colère dans ses yeux se soit apaisée. Il n’existait pas de sentiment plus ravageur, comme un poison qui trouvait son chemin jusque dans les plus petits recoins oubliés. « Je sais. » Loin de moi l’idée de me la jouer Hans Solo. Il se passait tout de même quelque chose en cet instant, l’une de ces étincelles, qui me poussait à glisser une main jusqu’à sa taille pour chasser l’espace entre nous. Je déplaçais avec douceur la longue cascade brune lui couvrant le cou, avant de me pencher un peu, un peu plus jusqu’à nous retrouver dans cette petite bulle rien qu’à nous deux. « C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles je t’aime. » Murmurais-je avant de poser les lèvres sur sa peau chaude. Les mots ne m’apparaissaient pas souvent comme le meilleur des remèdes aux maux de l’âme, il n’en était pas moins que, parfois, ils venaient confirmer ce qui accompagnait le doute. En l’occurrence, aucune dispute au poste de police, voire aucun autre fils de ma mère s’il s’avérait qu’elle ait pu en cacher un autre quelque part, ne risquait de me détourner d’elle. Les choses étaient beaucoup, beaucoup plus nuancées que prendre le parti de l’un ou de l’autre.

Voilà que la porte était toute grande ouverte pour en parler, pas seulement de ce qui réchauffait la poitrine tout à l’intérieur, mais surtout, aussi, de ce qui consistait en un évènement important, qu’on avait peut-être eu tendance à trop considéré comme une affaire classée. J’étais le premier à faire preuve de cette bonne volonté de ne pas plonger la tête dans le sable, seulement, voilà, c’était toujours plus compliqué quand les questions vous étaient posées, à vous, même quand vous en connaissiez bien les réponses. « Je n’y crois pas trop non plus. » Sauf qu’il fallait bien le préciser : « Aux regrets. » Ça en revenait à ce que le cinéma m’avait aidé à exprimer : changer un seul, même le plus petit, élément et tout le château de cartes pouvait s’écrouler. « Du genre… » Je fronçais les sourcils un instant, de cet air si caractéristique lorsque je tâchais d’être sérieux et que ça me tirait une petite (peut-être deux) rides au front. « Pourquoi est-ce que tu penses que ça changerait quelque chose entre nous ? » Je levais les yeux vers elle. Des gens chanceux – le pire, ou le mieux, c’était que je voyais parfaitement ce qu’elle voulait dire, car oui, vraiment, c’était comme ça que je me sentais depuis pas mal de temps avec elle. « De quoi étaient faites les jeunes et folles années de Ted O’Hara. » Un mince sourire, si paisible qu’il paraissait bercé par le clair de lune, s’était glissé au bord de mes lèvres. « Spoiler alert. Je ne changerais rien, non plus, même à ce sujet. C’est juste que j’aimerais que tu me croies quand je te le dis. » Certaines personnes faisaient mille détours pour dire ce qu’ils ne faisaient que sous-entendre. Je n’appartenais pas à cette catégorie. La bienséance, tout m’était plus qu’égal. Je n’aimais seulement pas lire sur son visage cette crainte de voir s’ouvrir une boite de Pandore.

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astra; bb —Just a young gun with a quick fuse, i was uptight, wanna let loose, i was dreaming of bigger things and wanna leave my old life behind ;; @imagine dragons
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MessageSujet: Re: on brûlera (david) on brûlera (david) - Page 2 EmptyDim 3 Oct - 18:01


on brûlera

Le cœur se met soudain à accélérer, même si c’est de façon imperceptible, son rythme se modifie, il pulse le sang plus vite, le propage jusqu’aux joues en les baignant d’une douce chaleur. À moins que cette chaleur, ce ne soit celle de David, si près, si près d’un coup ? Teddy a beau ne plus être une adolescente pré-pubère que le moindre battement de cils met en émoi, il y a des gestes tendres et des mots tendres aussi qui viennent la toucher en plein dans la poitrine et c’est ce qu’il se passe, au moment où il dépose ses lèvres dans son cou. Peut-être que c’est exactement ce dont elle avait besoin pour que sa colère tombe, un calmant. Sans doute. En tous cas, un doux et mince sourire lui monte lentement aux lèvres. « Tu sais pourquoi je t’aime, moi ? » Pour les bêtises, les fameuses. Mais pas que. Pour avoir eu l’idée de les faire dormir à la belle étoile toutes les nuits de leur vie, même celles qui sont couvertes. Pour les éclats de rire. Le ton un peu plus grave aussi, mais jamais trop, c’est un savant dosage qu’il maîtrise à merveille. Pour… Elle commençait à dresser toute une liste sans savoir par quel point débuter, quand elle se trouve idiote tout à coup. Elle voudrait agiter les mains pour désigner en les englobant tout ce qui les entoure, et elle et lui au passage, mais y renonce, et se contente de cette petite moue qui lui retrousse le nez. « Non, laisse tomber… tu sais. »

Son incapacité chronique à s’exprimer la reprend, là, bien sûr, au pire moment. Celui où elle voudrait trouver les mots, où il faudrait trouver les mots et des qui sonneraient juste, mais elle ne sait même pas ce qu’elle ressent et ce qu’elle craint dans le fond. En une seule phrase, ça serait : que tu ne me regardes plus avec ces yeux-là. Mais cette phrase lui échappe et elle reste bête, privée de voix pendant presque une minute. Ferme les yeux. Rouvre-les. Dis quelque chose. Eh ho ? « La télé » finit-elle par lâcher en déglutissant, c’était plus simple de se raccrocher à la question facile qu’il lui a posé de manière détournée. « Je passais mon temps à la regarder, ça rendait ma sœur folle. » Les souvenirs défilent très vite, très vite, dix-huit ans passent en un quart de secondes et les images se superposent les unes aux autres jusqu’à former une espèce de bouillie colorée, jusqu’à ce qu’on arrive au passage délicat : dix-huit ans. « Tu vois… un road-movie, tu vois Thelma et Louise ? » Elle se reprend tout de suite avant qu’il n’ait pu réagir : « J’ai tué personne. J’ai pas fini dans le Grand Canyon non plus, sauf au sens figuré. Je croyais que la vie c’était comme dans les films, sauf que le film s’arrête toujours avant les conséquences…  et moi… » Maintenant elle en a trop, des mots, ils se précipitent tous mais ils ne font pas sens. « Bah. J’ai payé. Rubis sur l’ongle, comme on dit. Et je refuse que ça vienne gâcher quoi que ce soit aujourd’hui. » Ce qui est troublant c’est qu’il est proche, tellement proche d’elle. Elle n’a pas ressenti le besoin de s’écarter comme pour éviter que ces révélations n’aient un trop fort impact en venant frapper ses oreilles. Elle a l’air sûre d’elle-même. Mais ça serait bien que David dise quelque chose, quelque chose assez vite, parce que ce n’est pas certain que ça dure très longtemps.



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