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Collapse into now (Joey)

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Griffin Wilson

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ALTER-EGO : Sept autres joyeux lurons (Archie, David, Tom, Rafael, Cha, Will & Reid)
ÂGE : 34
QUARTIER : 23, Lilac Road, une toute nouvelle propriété rénovée sans y perdre son charme pittoresque.
MÉTIER : Directeur général chez Wruv-FM et co-propriétaire du bar-concert the Headquarters à Burlington
COEUR : How deep is your love ? 'Cause we're living in a world of fools
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MessageSujet: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyLun 15 Aoû - 19:50


Collapse into now
- Joey & Griffin -

Café en main, je profitais de cette grande étendue de verdure qui me servait de cour arrière, sorte de canevas encore imprécis de tous les projets que je pouvais entreprendre par ici. Impossible de ne pas penser à Bowie, qui aurait adoré courir de long et en large de l’espace, ou de ne pas comparer avec les modules pour enfants installés dans la cour de mon voisin. Chez moi – parce que c’était bel et bien chez moi – cela ressemblait encore à une page blanche, un brouillon inachevé. J’avais tout de même installé un tout petit jardin, une table et deux chaises pour qu’il soit possible de manger à l’extérieur. Prendre le café au soleil était quelque chose que je n’avais jamais trop fait, par manque d’espace ou de temps, l’un et l’autre semblant tout à coup infinis. Après avoir enchaîné le déménagement et un mois de juillet fort occupé tant à la radio qu’au HQ, j’avais fini par poser des « vacances » improvisées pour une partie du mois d’août. La rentrée se dessinant à l’horizon avec une multitude de nouveaux projets professionnels qui me demanderaient du temps et tout autant d’énergie, il avait tout à coup paru absurde de me croire invincible. J’avais besoin de ralentir, alors que, plus que jamais, j’avais tout sauf envie d’avoir trop de temps avec moi-même. Le tout appelait à un apprentissage de ces périodes de creux, que j’avais passé la plus grande partie de ma vie à contourner, au point d’en devenir un maître de l’évitement par zèle au travail. Griffin Wilson, donc, ne supporte pas les temps morts. J’en prenais conscience et faisais de mon mieux pour casser le pattern avant de me voir brûler la chandelle par les deux bouts. Ceci expliquait cela et, également, pourquoi je m’étais toujours entouré de véritables boules d’énergie capables de me revigorer au moindre signe d’épuisement.

Écouteurs dans les oreilles, Micheal Stipes et REM me tenaient compagnie avec leur excellent Automatic for the people. L’un de mes albums coups de cœur de tous les temps ; une juste dose de familiarité pour amorcer cette nouvelle journée. Si bien, si bien que j’en venais à déconnecter complètement mon esprit, ce qui aurait été une bonne nouvelle si j’avais pensé à mettre de la lotion solaire et autre chose que cette vieille chemise hawaïenne – the Fun Griffin’s shirt. Parce que je m’étais assoupi, et que cela avait duré un long moment à en croire la douce sensation de brulure sur mes bras et sur mon visage lorsqu’une voix familière me tirait de mon sommeil. Je tournais la tête pour apercevoir avec une certaine surprise la silhouette de Joey. « Hey ! » Ma tasse de café était restée sur moi et c’était presque un miracle que ce qui en restait n’ait pas renversé. J’avais dû dormir sans bouger. Je glissais mes lunettes de soleil au sommet de ma tête, ce qui laissait probablement entrevoir une démarcation avec ces fabuleux coups de soleil que j’avais pris. « Merde, tu m’as grillé. » C’était presque un jeu de mots. L’humour avait toujours été facile entre nous, même depuis que bien des choses ne l’étaient plus comme avant. « Avoue tout. J’ai l’air d’un retraité débutant ? » Du genre qui ne savait pas très bien encore comment profiter de tout son temps libre. Why not, autant assumer. La véritable surprise, c’était de le voir en personne ici et sans s’être annoncé. Non pas que ce n’était pas le style de mon meilleur ami de suivre l’impulsion du moment, seulement, ça n’était plus arrivé depuis le déménagement. Un drôle de tournant pour nous deux, même si une sorte d’accord implicite nous avait fait tous les deux éviter complètement d’en parler vraiment. Comme de bien des choses. Une part de moi était soulagée de le voir reprendre cette habitude, sauf s’il avait quelque chose de particulier à me dire ? J’avais toujours eu cette tendance à ne pas perdre de vue la possibilité du pire.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyDim 16 Oct - 14:24


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Puéril, égoïste, inhabituel ? Bien des adjectifs pour qualifier mon attitude dans mon refus de visiter la nouvelle maison de Griffin. Je tentais d'appliquer les conseils de mon oncle, en quelque sorte. Et peut-être pas vraiment comme il l'entendait en me disant de me faire passer en premier et que ce déménagement était une bonne chose. Mais avec mon refus obstiné de reconnaître la vérité de ce déménagement, mon chemin ne croisait que celui de Griffin, au détour du HQ. Chose impossible quand mon meilleur ami décidait de prendre des vacances improvisées. C'était étrange, mais peut-être nécessaire cette distance. La meilleure solution pour mettre tous ses ratés de l'année dernière disparaître. Sauf que j'étais plutôt un expert en ce qui concernait le Wilson. Et ne pas le voir débarquer au bar, malgré ses vacances, c'était définitivement un comportement inhabituel. Je ne résistais pas plus qu'une poignée de jours avant de me décider à aller le voir.

Sauf que je restais un long moment devant la façade de cette maison inconnue. Inspectant l'architecture et projetant le futur que Griffin avait dû y voir quand il avait décidé de faire cet achat. Et la petite pointe sourde qui s'enfonçait sous ma cage thoracique me coupait le souffle, un court instant. Je me secouais de ma transe, poser le masque de Joey sur le visage, et me décidait à aller à la recherche du blond. M'annonçant par le son de ma voix prononçant son prénom, je finissais par échouer dans le jardin. Et avec un Griffin qui semblait émergé d'un sommeil profond. Arquant un sourcil à ses premiers mots, je constatais le rouge ornant son épiderme. - Tu ressembles plus à Mr Krabs. Avec ma propre main, j'indiquais la zone de son visage en secouant cette dernière devant mon propre visage. Je finissais par me poser dans l'herbe, étendant mes longues jambes et m'appuyant sur mes mains. J'observais silencieusement la scène devant moi, plus Jo que Joey dans cet instant. Un sentiment de finalité se creusant au fond de mon estomac. Je ne savais pas vraiment comment l'expliquer, mais cette sensation se montrait particulièrement intense. Je ne savais juste pas quel sens lui donnait. Mais je ne m'attardais pas vraiment plus longuement, une fois de plus, je laissais un sourire confortable balayé toute autre expression de mon visage.

- Tu sais, pour une fois que tu arrives à te contrôler et à ne pas mettre les pieds au bar pendant tes vacances, je pensais que tu avais choisi une destination plus exotique que le fond de ton jardin pour prendre des couleurs. J'arguais avec un ton léger et amusé. C'était probablement l'option que j'aurais moi-même choisi, pour être honnête. Reprendre mon deuxième boulot, depuis que mon corps était rétabli était une véritable bulle d'oxygène. Mais je devais l'admettre, j'avais le voyage dans le sang. Contrairement à Griffin. J'aimais cette sensation de découvrir des nouveaux horizons, ne rien prévoir et me laisser surprendre par l'instant. - Comment ça va ? Je finissais par l'interroger d'une voix nonchalante, malgré le temps qu'il avait fallu pour admettre la réelle raison de ma visite. Et même si je refusais de faire mention de la maison, dans un geste infantile, je ne pouvais pas m'empêcher de poser mon regard avec intention sur les traits de Griffin.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyDim 6 Nov - 3:45

Véritable bénédiction, cette visite surprise ? À tout le moins, elle m’avait empêché de trop y réfléchir au préalable. Je laissais le plaisir de le voir se joindre à l’appréhension, tandis que ma maladresse – et certainement une bonne dose de fatigue – nous offrait déjà un parfait sujet de conversation. Merde, quand même. Tout cela pour m’être interdit de rester au lit jusqu’à plus d’heure, voilà bien le résultat. Joey, pour sa part, faisait une comparaison peu flatteuse qui me faisait pincer les lèvres un instant, avant de rétorquer : « Je me suis toujours davantage reconnu en Carlo, mais soit. Je le mérite. » Le calamar grognon et musicien du fond des océans – le parfait portrait. L’absurdité de ce début de conversation me faisait sourire, malgré moi. Tout comme la scène qui se dessinait finalement; mon meilleur ami qui prenait ses aises dans l’herbe, et toutes ces choses qui flottaient entre nous, dans les non-dits, tout ce que nous n’avions jamais su dire. Le moment durait ainsi dans le silence quelques instants, ni vraiment lourd ni aussi léger que nous aurions pu le souhaiter. Avant de disparaitre sous d’autres paroles qui m’apprenaient la raison première de sa venue. Sourire toujours en coin, et un peu embarrassé, je répondais sincèrement : « Tu me connais. » Souvent mieux que moi-même. « C’est déjà un exploit que j’aie posé des vacances tout court. Mais je n’ai pas eu le temps de planifier autre chose. » Et en aurais-je vraiment eu envie ? Si se retrouver seul pouvait être agréable et une occasion en or de sonder son propre ressenti vis-à-vis de nombreuses sphères de l’existence, je n’avais pas spécialement envie de cela en ce moment. De la solitude, il y en avait déjà suffisamment avec cette nouvelle situation d’habitation. Même Bowie me manquait, quoi que ce n’était rien en comparaison de la note d’étrangeté qui n’animait face à Joey.

Je me surprenais à le guetter du regard un peu plus longuement que je ne l’aurais voulu – ou dû. Nos regards se croisaient. L’avoir pu, j’aurais aimé me saisir de cet embarras entre nous, ces réserves, pour les fracasser et les jeter aussi loin que possible de nous. Pour retrouver toute l’aisance et le naturel, sans crainte du reste. Les mots ne suffisaient pas à de trop nombreuses occasions. « Ah, je… » Ça va ! La grande forme ! Il aurait certainement été plus simple de part et d’autre de lui répondre quelque chose comme ça. Mais mentir, à Joey ? Je ne savais même pas comment faire cela. « Tu veux dire, en dehors de la souffrance terrible que je viens de m’infliger ? » L’épiderme était sensible, je le sentais déjà en touchant mes joues du bout des doigts. Eh merde. Le silence plombait quelques instants en plus, avant que je n’admette : « Je ne sais pas trop comment te répondre sincèrement. Et toi ? » Une part de moi avait envie, ou peut-être besoin, de sentir qu’il éprouvait la même chose. Et pourtant, je ne pouvais que lui souhaiter de m’affirmer, pour sa part, très sincèrement que tout allait bien, pour le mieux même. L’amitié pouvait être égoïste au même titre que l’amour. Et lorsque les frontières étaient à ce point brouillées, le tout ne pouvait qu’être un véritable cauchemar éveillé. « Je suis à la fois épuisé et un peu blasé, je crois. » En relevant les yeux vers lui, j’ajoutais : « C’est normal, à votre avis, docteur ? » Comme une tentative de renouer avec cet humour qu’il maniait, lui, si bien de tout temps. Même si quelque chose semblait décidément différent même chez lui. Il s’était installé dos à la maison, et sans que je ne saisisse parfaitement bien, il ne me venait pas si aisément, à moi non plus, de lui offrir un tour du propriétaire.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyLun 14 Nov - 14:41


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Je ne pouvais pas m'empêcher d'arquer un sourcil à sa réponse, sur sa destination de vacances. Il fallait l'admettre, ne rien planifier et partir sur un coup de tête, était loin d'être un problème pour moi. Mais en ce qui concernait mon meilleur ami, c'était plutôt prévisible comme type de réponse. Il était bien plus minutieux que moi, sur bien des points. Même si à mon avis, la spontanéité avait son charme. Arrêter de penser et agir tout simplement. Pour une fois, pourtant, je manquais de cette spontanéité qui me caractérisait tant. Sauf à l'exception de cette visite surprise. Toutes nos interactions récentes n'étaient que réflexion, calcul et la peur de mal faire. Un peu trop sérieuses. Je ravalais le soupir qui menaçait de passer mes lèvres. Je ne le tenais pas entièrement pour responsable. C'est moi qui avais lâché une bombe, et comme toutes les bombes, elle avait détruit quelque chose d'important à la réception et l'impact. Quelque chose qui me manquait. Et peut-être qui lui manquait aussi ? J'étais toujours un peu incertain de ma place à ses côtés, surtout depuis sa décision d'emménager seul. Mais ce qui m'interrogeait, n'était pas ma première priorité. Et quand je lui demandais si ça allait, ce n'était pas un simple geste de politesse. La réponse était loin d'être celle que j'aurais aimé entendre, mais elle était sincère. Mon premier réflexe était aussi de prendre le chemin de l'humour comme il l'avait fait. - Tu veux dire, en dehors du fait que Roman et son défilé de conquête m'empêche de dormir correctement ? Un petit mouvement de tête amusé, en pensant que c'était moi qui disait cela. Je ne blâmais pas mon nouveau colocataire, mais je m'étais habitué à une certaine sorte de tranquillité ses dernières années. - Je me sens vieux. Et fatigué. Je finissais par répondre à mesure que je réalisais mes propres sentiments. Vivre avec Roman, me faisait me rendre compte qu'envers et contre tous, quelque chose de fondamental avait changé en moi. Mais quoi exactement, je ne pourrais pas l'expliquer.

Je posais un doigt sur mon menton, réfléchissant à nos réponses respectives. Elles me rendaient triste, nostalgique. Vide également. Je finissais par secouer la tête de manière négative, et cette fois, un soupir franchissait bel et bien mes lèvres. - Qu'est-ce qu'il est devenu de nous ? Je fronçais mes sourcils. - On est encore trop jeune pour se sentir aussi ... Un vague mouvement de la main, pour englober ce sentiment bizarre qui flottait dans l'air. Alors, je puisais dans mon restant d'énergie, et je me relevais d'un coup. Les mains sur les hanches, et un air décidé sur le visage. - Toi et moi, on part en voyage ! Je ne lui laissais pas vraiment le choix, alors que je sortais mon téléphone, me tournant vers cette maison que j'avais tant redouté voir. Un appel rapide à notre gérant, pour le prévenir que je serais absent les prochains jours, et qu'il avait la responsabilité du bar. Rapide et efficace, je raccrochais et lançais un coup d'œil à Griffin. - Pas de protestation, tu as une demi-heure pour faire ton sac. Je passe prendre des affaires, et déposer Bowie chez Dorian. Ne lui laissant pas le temps de protester, et espérant qu'il restait assez de notre amitié pour qu'il s'exécute, je repartais par le chemin, par lequel j'étais venu.

Comme à mon habitude, on était plus proche d'une heure que d'une demi-heure quand je revenais avec ma voiture. Un coup de klaxon pour indiquer mon retour, et ne pas laisser l'occasion à Griffin de faire un pour parler sur les raisons pour lesquelles on ne devrait pas partir. J'ouvrais la porte, quand je le voyais sortir de chez lui. Sac ou pas sac, il n'aurait pas le choix que de me suivre jusqu'à l'aéroport. Prendre le premier avion avec une destination un peu excitante. Au pire, je pourrais toujours lui acheter des fringues et des produits de première nécessité sur place.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyJeu 24 Nov - 1:54

Au fond de la gorge se trouvait cette envie de lui dire reste. Même si l’atmosphère n’était pas aussi chaleureuse que nous en avions l’habitude, même si nos échanges venaient avec leur lot de maladresses. J’en perdais d’ailleurs un peu mes mots, ceux qui comptaient vraiment, pour me rabattre sur du superficiel. Ou presque. Ce coup de soleil promettait réellement de m’en faire regretter mon inconscience passagère, mais cela paraissait d’une bien maigre importance tout d’un coup. Jusqu’à sa question, honnête. À laquelle je répondais, à mon tour, franchement. Après avoir eu le regard un peu fuyant, un peu agité malgré moi, voilà que je le regardais directement, laissant malgré moi échapper un petit rire devant la remarque. « Ah, ça… » Roman, un sujet comme un autre que j’évitais d’ordinaire sans trop me poser de questions. Tout simplement parce que le jeune homme n’avait jamais été, réciproquement, mon plus grand fan. Pour ma part, cela relevait tout simplement de nos personnalités trop différentes, et je me doutais de plus en plus que dans l’autre sens, le tout était passablement plus lourd de sens. La réponse qui suivait était empreinte de franchise, et je m’en trouvais étrangement ému. « Je comprends. » Restaient tout au fond de la poitrine les boutades faciles que j’aurais pu lui servir, pour comparer sa nouvelle colocation à la nôtre. Après tout, j’étais assez manique en mon genre sur la tenue d’un lieu de vie, chose qui n’avait curieusement jamais vraiment dérangé Joey puisqu’il avait consenti non seulement à vivre avec moi, mais aussi à partager la propriété d’un bar et le bureau qui allait avec. J’avais un sourire tendre, inéluctablement… Et outch, cela m’en coûtait. Alors qu’il questionnait ce nouvel état de fait, je cherchais les mots et… Sans doute, de sincères et profondes excuses, tout comme des explications qui ne parvenaient pas à prendre forme comme je l’aurais voulu. Mais Joey en décidait autrement en m’assénant d’une proposition non-négociable. Un voyage ? J’arquais un sourcil, ouvrant à peine la bouche. La vérité, c’était que je n’avais pas envie d’opposer la moindre résistance. Tout de mon être me dictait que c’était complètement fou - et si c’était précisément ce dont nous avions besoin finalement ? Je trouvais un sourire amusé plus qu’authentique, au fond de moi, à le voir faire des appels comme un véritable business man. « Pour ce que ça vaut, tu pourras te rappeler de ce jour comme celui où je n’ai même pas eu envie de résister. » Me moquais-je avec autodérision. En un rien de temps, tout était planifié, le jeune homme se lançait dans ses propres préparatifs incluant la garde de Bowie, bien sûr, et moi, je n’avais qu’à… Faire ce sac ! Et activer le système d’alarme. J’aurais tout le loisir lorsque nous serions à l'aéroport, en attente d'un vol, d’informer ma mère, qui avait un double de mes clefs, pour qu'elle se charge de récupérer mon courrier en mon absence.

Même le léger retard de Joey ne me poussait pas à trop réfléchir. C’était moins l’envie de l’aventure je-ne-savais-trop-où, que la perspective d’un dépaysement, qui nous offrirait peut-être le cadre voulu pour… Discuter. Être nous-mêmes. Trouver des réponses là où nous n’avions laissé que du vide s’installer. Qui me scotchait ce sourire à moitié réprobateur, à moitié amusé en montant à bord de son véhicule. « On fait vraiment ça ? » Je montais à bord après avoir déposé mon sac sur la banquette arrière. Il se passait quelque chose sous la poitrine, quelque chose qui donnait un tel regain d’énergie ! J’avais eu le temps de mettre de la crème après-soleil avant de partir et un coup d'œil dans le miroir au-dessus de ma tête m’apprenait que j’en avais encore sur le visage, oups. « Rassure-toi. J’ai eu le temps de vérifier et j’ai une assurance-voyage avec ma carte de crédit. » J’étais parfaitement conscient de lui donner l’occasion de se moquer; c’était fait exprès. C’était tout simplement impossible que mon cerveau ne pense pas à ce genre de détails, bien qu’ils demeuraient secondaires en l’occurrence. Je me permettais de mettre de la musique, nul autre que Wruv-FM, chauvinisme assumé depuis que j’avais plus qu’un petit mot à dire sur la programmation. Et en un rien de temps, nous nous retrouvions à l’aéroport de Burlington. Fort heureusement que Joey prenait les commandes, en habitué qu’il était de ces escapades. Et une fois à l’intérieur, avec nos sacs comme deux adolescents - du moins je me sentais de la sorte - devant le vaste panneau des destinations, je tournais la tête dans sa direction. « Alors… J’ai pas emporté de manteau ni de bottes ni de chasse-moustiques. Si ça peut avoir une influence sur la destination ? » Mais malgré ces inquiétudes formulées tout haut, par habitude, par instinct peut-être même, je le gratifiais d’un sourire reconnaissant de m'entraîner avec lui dans ce genre de folie. Et j’étais heureux de me trouver là, comme ça, face à l’inconnu qui, cette fois, ne faisait plus si peur. Tandis que moi, je ne me sentais tout à coup plus si vieux.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyJeu 8 Déc - 13:28


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De retour pour prendre Griffin chez lui, j’étais encore étonné qu’il soit aussi docile à suivre mon plan. Peut-être que lui aussi avait besoin de laisser Redwood Hills derrière lui, oublier ses mois, voire année maintenant désastreuse d’une amitié qui s’était effiloché, en grande partie par ma faute. Je ne savais pas si je me montrais injuste envers lui, mais c’était aussi nécessaire pour préserver cette amitié qui m’avait suivi depuis mon arrivée dans le coin. Évidemment, j’avais d’autres amis de longues dates, mais Griffin avait toujours eu une place différente, inexplicable. Un sujet à dissension pour Roman, qui se montrait bien souvent jaloux, mais je n’avais jamais ressenti le besoin de mettre des mots. Avant. Et maintenant que je l’avais fait dans ma tête, tout était parti en vrac. Cette virée inopinée et peu préparée était une bonne solution dans mon esprit. Je ne fuyais pas tant mes problèmes que j’essayais de retrouver un équilibre en poussant Griffin à me suivre dans une aventure, même si en temps normal, il aurait probablement protesté pour la forme. En tous les cas, j’étais un peu ravi de voir que tout n’avait pas exactement changé quand il me précisait avoir vérifié, et posséder une assurance-voyage. Le genre de détail dont je ne me préoccupe même pas, heureusement que j’avais un métier qui m’obligeait à voyager, et donc que je l’étais pour la sérénité de mes employeurs potentiels. Mais Griffin était toujours Griffin, c’était rassurant, d’une certaine façon. Il y avait des constantes immuables.

Le trajet avait été bercé par la musique, reconnaissant le jingle de la station dans laquelle Griffin avait investi une partie de sa vie. Un peu trop corporate pour mes propres valeurs, mais j’appréciais la musique diffusée alors je ne faisais pas de remarque, et je laissais ma voiture sur un parking longue durée, une fois à destination. Un sentiment plaisant se nichant au creux de moi, devant la vue familière du panneau des départs et des arrivées. J’avais passé une bonne partie de ma vie d’adulte dans ce genre d’endroits. Le sourire effleurant mes lèvres, traduisait l’amusement aux premiers mots qu’émettait Griffin depuis notre arrivée dans les lieux. - Non, aucune influence. C’est à ça que sert la zone de duty free, Griff. Un clin d'œil dans sa direction avant de reporter mon attention sur le tableau, cherchant le prochain vol qui nous laisserait le temps d’enregistrer nos bagages, et notre carte d’embarquement. Et qui semblait aussi, un peu intéressante. Mon regard se stoppa sur une ligne qui me semblait adéquate. Je me retournais vers Griffin, désignant la ligne “Tokyo, Japan “ - Quitte à se barrer du pays, autant se payer un total dépaysement, non ? Petite pointe de défi au fond du regard, en ajoutant négligemment. - Et, je te promets que je peux te faire découvrir autre chose que la J-pop, il est temps que tu étendes ta culture musicale au-delà de nos barrières.

J’attendais quand même son accord, je n’allais pas décider uniquement tout seul, mais soudain, je me voyais déjà longer les rues bondées tokyoïtes, mais aussi découvrir les villes un peu plus reculées. Bien sûr que je n’aurais pas le temps de faire découvrir à Griffin tout le Japon, en un seul voyage. Mais il y avait déjà un échantillon plutôt large de choix rien que dans la capitale nippone et ses alentours. Sans parler de faire découvrir des vrais sushis à Griffin, loin des contrefaçons qu’on avait ici, aux Etats-Unis. J’avais conscience que le décalage horaire serait terrible, et que nous aurions besoin d’une bonne journée pour nous remettre, mais l’idée de fou était déjà installée. Et à moins que mon meilleur ami se montre plus raisonnable que moi, nous allions partir de l’autre côté du monde, d’ici quelques heures.  - Alors, on y va ?

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyMer 14 Déc - 5:21

Ce qu’il me demandait : me laisser happer par l’inconnu. Ce que je ressentais : étrangement, pas tant d’appréhension, si ce n’était que ce que ma bouche avait l’habitude de formuler tout haut. Il n’en fallait donc pas beaucoup plus pour que je relègue au second plan ces questionnements pratiques. Joey avait l’habitude, not his first rodeo. Et alors que nous avions, par défaut, eu souvent l’habitude de moduler nos aventures selon mes préférences à moi - à tout le moins en les épargnant, courtoisie pour laquelle je lui étais reconnaissant. Je n’avais aucun doute face à l’idée de m’en remettre à lui. « Je suis novice. » Docile, surtout, alors qu’il évoquait l’idée de ce voyage promis qui, jusqu’à une heure plus tôt encore, n’avait été qu’une promesse coupable de part et de l’autre. « Oui. » J’étais le premier à m’en trouver surpris. Sourcils qui se fronçaient et sourire amusé accroché aux lèvres, jusqu’à en laisser un rire filtrer incrédule, pas moins sincère. « Tout ce que tu veux. Je ne résiste pas. » Posant une main sur la ganse de mon sac, j’inspirais un grand coup avant de le suivre, lui, l’expert de ce genre de voyage. Comment faisait-il ? Je savais qu’il vibrait de ces occasions de prendre le large, de découvrir. « C’est quoi, douze heures de vol ? » Demandais-je naïvement. Correction : 21 heures et poussières, comptant une escale de près de quatre heures à l’aéroport de Chicago. 21 heures ou presque une journée entière. Je faisais d’abord les gros yeux lorsque l’employée derrière le comptoir des tickets nous détaillait l’itinéraire, bientôt rassuré par le sourire et la fougue innée de mon acolyte. Let’s do this. Au moins une fois dans une vie. « Tu ne pourras plus jamais remettre en cause le fait que je te suivrais au bout du monde. C’est complètement fou. » J’y croyais encore à peine moi-même. Surtout la légèreté avec laquelle j’accueillais l’expédition à venir - à elle seule, digne de mention. Et dire que quelques semaines plus tôt, j’avais trouvé les vols pour mes déplacements professionnels un peu longs - dont celui pour Chicago. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui nous attendait, si ce n’était que j’étais prêt à foncer sans réfléchir. Quelque part, je songeais que nous avions besoin de ça. Je l’avais senti au plus profond de mes tripes lorsque nous avions tenté d’échanger quelques banalités, d’une sincérité déconcertante, dans mon jardin. Jardin que personne n’était mandaté pour entretenir en mon absence, oups.

* * *

Quelques épisodes d’une série quelconque sur l’écran miniature, un écouteur chacun. Trois ou quatre repas tièdes. Une heure ou deux d’errance dans les boutiques de la zone internationale de Chicago. Un sommeil léger sur les bancs d’aéroport, puis à la verticale à bord. Deux (chacun!) mini bouteilles d’alcool sans gout mais efficace. Encore quelques épisodes. Des douanes et une fatigue abrutissante surpassée. Des conversations sur tout, sauf l’essentiel ayant obscurci les derniers mois passés. Joey et moi étions finalement au beau milieu d’une rue me plongeant dans le dépaysement le plus complet. À droite, comme à gauche, en avant comme derrière, la sensation de n’avoir pas le moindre repère depuis que nous étions montés dans un de ces taxis. À un stand de café, je me faisais comprendre en ne parlant pas un mot de la langue locale. L’anglais était passe-partout, au moins pour les commodité, et la jeune femme, plus que bienveillante même si elle avait eu tôt fait de m’identifier comme le touriste un peu largué que j’étais. « Je ne sais pas d’où tu génères autant d’énergie… Ni comment ! » Commentais-je avec amusement. Impressionné, surtout. Encore un peu extatique de l’adrénaline qui ne redescendait pas. « Mais je t’en ai quand même pris un aussi. » Je lui tendais le gobelet, à son gout. Une offrande plus que nécessaire. « En fait, je ne savais même pas que j’avais un mode réserve d’énergie aussi puissant. Je ne ressens pas réellement la fatigue. » Le bon sens aurait autrement voulu que je n’engloutisse pas une dose de caféine, mais plutôt que l’on se pose quelque part pour reprendre des forces. Le bon sens était resté de l’autre côté du monde. « C’est toi, l’expert, c’est quoi le truc ultime pour battre le jetlag ? » Je comptais bien lui laisser les commandes tant que je pouvais le suivre. Après tout, il était de nous deux celui qui était susceptible de connaitre les bons plans, les endroits où loger, où manger, ce qu’il fallait absolument voir et expérimenter. J’avais l’impression de découvrir une facette de lui qui, malgré les années, n’avait jamais été à portée. Ce Joey qui fuyait, errait, cherchait quelque chose à l’horizon, néanmoins, en revenant toujours au port d’attache, sourire si caractéristique aux lèvres. Comme un regain d’énergie qu’il trouvait chaque fois, un secret que j’étais avide de me voir révéler. Peut-être.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyMer 21 Déc - 16:09


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Quand j'avais proposé ce voyage au Japon à Griffin, je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte si facilement. Je sais que je suis le genre de personne qui aime voyager et qui aime l'aventure, mais Griffin ne partage pas vraiment cette passion. Mais quand il m'avait dit oui, j'avais été totalement surpris et ravi. Je savais que ce serait une expérience incroyable que nous partagerions ensemble. Une de ses expériences dont nous nous rappellerions dans plusieurs années, comme toutes les expériences incongrues dans lesquelles je l'avais entraîné par le passé. C'était une chance pour nous de faire table rase de ce qui s'était passée entre nous, l'an passé. De remettre notre amitié sur les rails. En tous les cas, c'était la façon dont j'avais choisi de voir les choses de mon côté. Prendre l'avion en direction de l'inconnu, et les heures de voyages ne faisait pas partie de ce qui me faisait peur. Perdre l'amitié de Griffin, si. Néanmoins, le début de notre aventure se passait sans vraiment d'accroc. Et plus vite, qu'on aurait pu le croire malgré la longueur du trajet, nous avions les pieds dans un pays de l'autre côté du globe.

Un rire s'échappant de mes lèvres alors que Griffin questionnait mon énergie. Il fallait admettre que j'avais un avantage sur lui, l'habitude. Je supposais qu'il souffrait probablement d'un méchant décalage horaire, et même si c'était aussi le cas pour moi, j'avais des années d'expérience pour les encaisser avec le sourire et la décontraction nécessaire. J'acceptais l'offrande, et en prenais une gorgée. Ce n'était pas le meilleur café qu'il m'ait été donné de goûté, mais il faisait l'affaire pour le moment. En tous les cas, j'étais ravi que Griffin se pliât au jeu, et déclarait même avoir encore pas mal d'énergie. - Pourquoi, tu penses que je t'ai forcé à consommer de l'eau ? Ça aide grandement. Je répliquais avec un large sourire. - Mais la première règle, c'est de ne pas succomber au sommeil, avant qu'il soit l'heure ici. Plus vite, tu adaptes ton corps au fuseau horaire, plus simple, ce sera pour toi. C'était les basiques, rester actif, et s'adapter aux horaires de sommeil. En tous les cas, pour un voyage spontané, mais pas la peine de l'embêter avec des détails qui nous étaient inutiles, ici. Je finissais mon gobelet de café assez rapidement. Je prenais quand même le temps de regarder autour de moi, et mes doigts me démangeait déjà de pouvoir prendre des photos des lieux. Mais rapidement, mon attention se posait de nouveau sur Griffin. Être à des milliers de kilomètres chez nous, enlever définitivement un poids non-considérable. C'était plus simple pour moi que de retrouver nos habitudes. Celle du "avant". J'étais presque certain de pouvoir prétendre que rien n'avait eu lieu, si Griffin m'aidait dans la tâche.

- Déjà, sois rassuré, l'avantage de Tokyo, ce sont les capsules hôtel. Je pouvais au moins le soulager d'un poids, et celui d'un manque complet d'organisation ne pouvait pas être complètement loin de son esprit, même s'il s'était laissé emporter par mon coup de folie. - D'accord, ce n'est pas le grand luxe, mais pas besoin de réservation pour avoir un endroit ou dormir. Le sourire que je lui envoyais était confiant. Tokyo avait bien des charges, mais le besoin de ne pas avoir besoin de s'inquiéter de trop pour avoir un endroit où dormir était un gros plus. - Je suggère qu'on aille déposer nos bagages, là-bas. On pourra prendre des yakitori en chemin, histoire de se caler un peu. Les brochettes japonaises étaient une des meilleurs street-food qu'il m'est était donné de manger malgré la simplicité du mets. Et j'avais tout le temps de lui faire découvrir d'autres spécialités culinaires, pendant notre séjour. Cela me faisait repenser à la conversation que j'avais eue avec Gabriel, il y a peu de temps, et j'étais tenté de lui envoyer des photos pour le narguer. Mais mon attention était sur Griffin et sa réponse à mes propositions de plans. Il y avait beaucoup de choses à découvrir et pas tellement de temps pour les faire. Alors autant optimisé. - Je propose Koenji, je suis sûr que ce quartier va te plaire. Après tout, c'était un quartier de niche de la scène underground de Tokyo. Tatoueurs, musiciens, artistes ... Tous ceux qu'on étiquette comme des rebelles dans cet univers nippon tellement formaté.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptySam 14 Jan - 23:07

Complètement dépaysé - c’était la seule façon de décrire la situation dans laquelle nous nous trouvions tout à coup, à des milliers de kilomètres de Redwood Hills et du Headquarters, voire même de la radio. Sans savoir pourquoi, j’éprouvais ce regain d’énergie, cette toute conscience de tout ce qui nous entourait. Angoisse ? Exaltation ? Dépassement ? Toutes ces réponses et bien d’autres encore. Le seul et véritable truc, pour l’heure, était de ne pas trop réfléchir. De se laisser porter par cette situation à la fois insolite et, pourtant, bel et bien concrète, qui rappelait que les plus grandes contraintes étaient souvent celles que l’on avait dans sa propre tête. Joey, lui, avait d’autres trucs en réserve comme cette histoire d’hydratation. « C’est décidément le monde à l’envers ! » Et pas seulement parce que nous étions de l’autre côté du globe, mais plus spécialement parce que c’était moi, d’ordinaire, qui avais l’habitude de lui rappeler constamment de boire de l’eau lorsqu’il buvait ne serait-ce qu’une toute petite goutte d’alcool. « Okay. » Acquiesçais-je en jetant un coup d'œil à ma montre. Houla. Encore de bien nombreuses heures avant de fermer l'œil. « Outch. Permission accordée de me secouer si je m’endors n’importe où. » Le risque y était, mais ce ne serait pas pour tout de suite. Déjà, en raison de ce café beaucoup trop fort, mais également parce que je ne pouvais faire autrement qu’avoir envie de regarder partout, de m’imprégner de ce nouvel environnement. Les frontières de ma propre conception du monde s’élargissaient, c’était quelque chose de vraiment particulier à vivre, comme cela, complètement à l’improviste. « Capsule hôtels ? » Autant l’admettre tout de suite : je devais m’en remettre complètement à lui. Je n’avais qu’une très petite connaissance de la culture locale ou des habitudes touristiques. « Pas besoin de luxe, rassure-toi, j’ai signé pour l’expérience totale. » M’amusais-je à commenter. « … C’est pas un genre de dortoirs où on est une dizaine dans la même chambre ? » Okay, pas de luxe, mais je n’étais certainement pas un habitué des voyages en backpack comme certains les affectionnaient par-dessus tout. Il me semblait n’avoir connu ce genre de gîte une seule fois, lorsque nous étions partis en Floride pour Spring break, et je n’étais certainement pas aussi sociable que lui pouvait l’être même avec de parfaits inconnus. Avant que mon ami ne puisse s’expliquer, je faisais une recherche sur mon portable, que j’avais équipé d’une carte locale à l’aéroport. « Ah ouais ! Ok, alors non, on ne partage pas la chambre. » L’existence même de cette configuration d’hôtel était un fait nouveau dans mon esprit. La perspective sur le monde était si différente : d’un continent à l’autre, des habitudes tout à fait différentes. « Tu crois que ça aurait la moindre chance de fonctionner au Vermont, ce genre d’hôtel ? » La plupart des Américains, habitués au service thé-café-alcool dans les mini réfrigérateurs, ou encore aux bains tourbillons et aux serviettes de bain montées en forme de cygne en seraient choqués !

Tout, absolument tout, relevait de la nouveauté, mais Joey me proposait néanmoins un plan - sans doute me connaissait-il assez pour ça - et cela avait quelque chose de rassurant. « Ça me va ! » Je réalisais à l’instant même que mon estomac gargouille. Le café, tout comme l’adrénaline avant lui, avait suffi à retarder la sensation, mais j’étais affamé. Le service en vol n’était que très sommaire. J’écoutais sa proposition pour nos premières visites et je ne pouvais m’empêcher de dire : « C’est comme si tu avais une double vie, en fait. » Toutes ces connaissances et expériences qu’il avait développées au fil du temps et de ses voyages. D’autant plus que ceux-ci avaient toujours été majoritairement en solo, avec un bercail à regagner entre ceux-ci et une étonnante stabilité, malgré tout, au Vermont. « On a de la chance d’être ton port d’attache. » Moi, nous tous, ses amis, son oncle, la grande famille du HQ. En parlant, nous nous étions occupés de trouver un taxi – il y en avait un très grand nombre allant et venant auprès des touristes et des gens d’affaires. « La scène musicale doit y être plus que riche, je ne suis pas contre d’aller voir ce qu’il se fait par ici. Est-ce qu’il y a un HQ local ? » Il n’y en avait pas deux, mais il y avait peut-être quelque chose avec ses couleurs d’ici, qui faisaient vibrer un public de passionnés comme nous nous efforcions de le faire chez nous. Un coup d’œil au compteur du taxi me faisait froncer les sourcils. Même si nous avions transformé un peu d’argent en liquide, toujours à l’aéroport, j’avais encore beaucoup de mal à faire la conversation à vue d’œil. « Ça fait combien, environ, en dollars américains, à ton avis ? » C’était de peu d’importance, vraiment, mais tout était à découvrir et à apprendre. Heureusement, le trajet n’était que de quelques minutes vers l’hôtel capsule le plus près, dont nous avions donné l’adresse après une petite recherche sur nos smartphones. Nous avions donc assez rapidement les pieds de nouveau sur la rue et l’on pouvait apercevoir juste en face de l’établissement, des stands de street food. Joey connaissait vraiment cette ville comme sa poche, c’était impressionnant. « Yakitoris. » Si rien n’était vraiment planifié, j’étais ravi de trouver un certain ordre malgré tout, qui s’imposait de lui-même ou par la bonne conscience de mon partenaire de voyage. À quel point faisait-il attention de me ménager ? Je finirais peut-être par le lui demander, dans de meilleures circonstances, pour ce genre de questions. Dans l’immédiat, m’en venait une autre tout à fait spontanément : « C’est quoi, ton meilleur souvenir au Japon ? » J’étais sans aucun doute curieux de savoir ce qui l’avait poussé à choisir cet endroit, parmi toutes les possibilités, pour notre escapade improvisée.

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MessageSujet: Re: Collapse into now (Joey) Collapse into now (Joey) EmptyDim 29 Jan - 15:31


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Ce qui me semblait une évidence, à cause de mes nombreux voyages à travers le monde, ne l'était pas forcément pour mon meilleur ami. Comme le concept de ses hôtels japonais bien particulier. Et si j'étais prêt à lui fournir une explication, Griffin me devançait en faisant une rapide recherche sur son téléphone. Est-ce qu'il avait prévu le coup, et avait un forfait qui le couvrait à l'étranger, j'aurais peut-être dû poser la question ? Il n'était pas du genre à voyager très régulièrement. Néanmoins, Griffin était le genre à réfléchir à tout ce genre de petits détails, alors je ne m'inquiétais pas vraiment non plus. Je doutais qu'il se tente à un hors forfait exorbitant, surtout au Japon. - Je ne suis pas sûr, le Vermont est surtout connu pour son charme pour le ski et les week-end en amoureux, alors je suppose que ça demande un certain décorum. Dans notre petit village de campagne, on était loin de la foule cosmopolite de la capitale tokyoïte. Le concept pourrait sûrement prendre dans une grande ville comme New York ou Los Angeles, néanmoins. - Pourquoi, tu cherches à varier tes activités d'homme d'affaires ? Je le taquinais avec humour, me réjouissant de retomber dans des vieilles habitudes, un peu trop longtemps oublié. Et c'était dans cet état d'esprit, que je proposais un plan rapide, même si plutôt vague. Rien d'une sortie très organisé, ou planifier dans les moindres détails. Cependant, c'était le point de ce voyage, non ? - Chut, personne ne doit savoir que je suis en réalité un agent double du MI6. Me redressant légèrement, avec un sourire charmant sur les lèvres, je poussais les graves dans ma voix pour rajouter. - Edwards. Joseph Edwards. Imitation d'un célèbre agent fictif de l'agence gouvernementale. Avant de rire légèrement, et de lever une épaule nonchalante à ses propos plus sérieux, en quelque sorte. - Tous les marins ont besoin d'un port auquel retourner, non ? Je laissais mes yeux glissaient sur le paysage, évitant son regard à ma réponse. Et si j'étais du genre à le faire, j'aurais probablement rongé un de mes ongles. Une envie de nicotine se faisait ressentir, mais hélas, je ne voyais aucune zone fumeur à proximité. Heureusement pour moi, Griffin changeait bien rapidement de sujet et c'était une bonne chose pour pouvoir continuer ce petit séjour, sous les meilleurs auspices.

- Je ne vais pas te cacher que tu risques d'être un peu dépaysé par la scène musicale, mais il y a vraiment de bons groupes, oui. Et il y en a plusieurs dans le quartier, tu verras. Je lui réservais un petit sourire amusé. Impossible de choisir un seul lieu de tête, je connaissais le Japon, mais ce n'était pas le pays que j'avais le plus souvent visité, non plus. Leur anglais était terrible, et mon japonais quasiment inexistant. Une chance pour moi, j'avais réussi à me faire quelques connaissances locales qui étaient bilingues. Je le rassurais également alors que nous étions dans le taxi. - Ne t'en fais pas, les chiffres semblent impressionnants, mais un dollar équivaut environ à 130 yens. Une petite moue pensive, tentant de me remémorer les derniers taux de conversions dont j'avais été client. Et la course n'était pas bien plus élevé que ce que nous aurions payé à New York, au final quand nous nous rendions à notre hotel. Je lui adressais un nouveau sourire à sa mention de la nourriture, mais lui indiquait l'hôtel d'un signe de tête, pour le diriger d'abord vers l'endroit afin d'être totalement libre de nos mouvements. Je tournais un regard un peu surpris à sa remarque suivante, avec un rire hésitant. - Sûrement, je te l'ai déjà dit, non ? Je savais que j'avais tendance à ne pas parler de certains sujets, mais j'avais déjà mentionné mes voyages et les paysages à mon meilleur ami, au cours des années. J'avais tendance à parler d'un peu tellement de choses que je perdais sûrement des détails, et peut-être que mes voyages au Japon n'avait jamais été sujet à conversation. - La question est difficile, ceci dit. Ça dépend ce que tu entends par meilleur souvenir. Je le taquinais, alors que nous nous approchions de la borne pour réserver des chambres. Une différence également avec la plupart des hôtels américains. Je choisissais deux chambres à proximité l'une de l'autre.

Une fois, les bagages déposés, je ne nous laissais pas nous attarder, par crainte de voir le sommeil sournois venir nous emporter, et nous rediriger vers la rue, et le stand de nourriture. Commandant avec un peu de maladresse, deux mets. Je suggérais, un banc à proximité, histoire de manger tranquillement sans nous en mettre partout, avant de repartir en quête de notre destination. Je finissais par en profiter pour reprendre la parole, et le sujet que j'avais dû interrompre, le temps de nous installer. - En terme de paysage, il y a tellement de variété, c'est un pays vraiment éclectique. Je suppose que le Mont Fuji, aussi cliché que cela soit, reste néanmoins une vue qui vaut la peine de se tuer à faire l'ascension. Une bouchée, mâcher, avaler et continuer, cette fois, avec un petit sourire plus malicieux. - Mais je suppose que l'anecdote la plus intéressante, c'est la fois où on a voulu m'embaucher dans un bar d'hôte. L'exotisme du gaijin semble être vendeur pour leurs consommatrices. Non, que je sois contre le fait de charmer les gens pour les inciter à consommer et à faire des bénéfices. Le sourire amusé que je lui décochais, avait cet air de "tu vois ce que je veux dire". C'était un peu ce que je faisais quand je me tenais derrière le bar au HQ. - Mais j'avais pas vraiment envie de me retrouver dans ce milieu, c'est un secret de polichinelle que de savoir que la plupart de ses endroits sont tenus par des yakuzas. Et même moi, je ne suis pas assez stupide pour m'impliquer avec eux. Bien sûr, il y avait des endroits qui n'étaient pas aux mains de mafieux locaux, mais comment le savoir quand on était un pauvre touriste américain. Autant ne pas prendre de risques inutiles. Oui, ironique me connaissant.

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