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 Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik

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MessageSujet: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mar 9 Mai - 0:14



When you're born a light is switched on, a light which shines up through your life. As you get older the light still reaches you, sparkling as it comes up through your memories. And if you're lucky as you travel forward through time, you'll bring the whole of yourself along with you, gathering your skirts and leaving nothing behind, nothing to obscure the light. But if a Bad Thing happens part of you is seared into place, and trapped for ever at that time. The rest of you moves onward, dealing with all the todays and tomorrows, but something, some part of you, is left behind. That part blocks the light, colours the rest of your life, but worse than that, it's alive. Trapped for ever at that moment, and alone in the dark, that part of you is still alive.
Cooking is at once child's play and adult joy.
Il était venu totalement par hasard. A moins que ce ne soit sa psychologue qui lui ait recommandé, Blake n'était plus très sûr. C'était son problème d'ailleurs depuis presque un an: il n'était plus sûr de rien. Il n'était même pas sûr de s'appeler encore Blake par moments et sa situation était extrêmement confuse. Il aurait aimé avoir les réponses, au moins comprendre comment il avait pu être le Blake Wilkins dont il avait encore des souvenirs et cette nouvelle image qui n'avait franchement rien à voir avec le charme naturel qu'il avait pu avoir. Aujourd'hui, c'était plutôt le beau brun maladroit qui remettait ses lunettes en place après avoir mis son tablier à fleurs, un peu angoissé de se retrouver en plein milieu d'un cours de cuisine quand il était toujours en phase d'apprentissage de la lecture. Oui, c'était bien triste qu'un homme de son âge doive tout réapprendre mais Blake était motivé: il était plus frustré que jamais de voir la collection de bandes dessinées qui l'attendaient dans sa bibliothèque quand il ne comprenait pas un traître mot de tout ce qui était écrit, ne serait-ce que sur la couverture. Alors, il ne pouvait qu'appréhender cette nouvelle épreuve pour lui: réussir à mener une recette de bout en bout sans s'emmêler les pinceaux dans tous les détails qu'il avait à retenir. Blake n'avait jamais été quelqu'un qui avait peur, on aurait même plutôt eu tendance à le caser du côté des têtes brûlées mais depuis son accident, sa témérité en avait pris un sacré coup. Il était plutôt une biche blessée au lieu d'être le lion majestueux du passé, une métaphore qui ne valait que peu en somme. Les gens avaient de quoi être choqués lorsqu'il le regardait s'avancer vers la salle du centre d'aide où bon nombre de gens aussi paumés que lui allaient s'adonner à un loisir pour le moins étrange. Qui passait ses après midi à faire des cupcakes quand il faisait un beau soleil dehors? C'était tout à fait le genre de détails que Blake aurait détestés auparavant et d'ailleurs, il ne s'en était jamais caché. Wilkins était un baroudeur, de ceux qui se promènent sur leur bécane en se croyant invincible... Et le résultat n'avait pu qu'être désastreux pour lui. Ce Blake là n'avait plus l'air d'exister, ou du moins, il était endormi depuis près d'un an, ce qui ravissait très certainement la nouvelle timidité que s'était découvert le jeune homme.

En attendant, il se retrouvait au milieu de gens qu'il avait croisés dans les couloirs du centre au cours des dernières semaines et Blake se faisait le plus petit possible. Il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, il n'avait d'ailleurs rien cuisiné depuis son accident, étant bien trop maladroit pour ne pas mettre le feu à tout le quartier. De toute manière, Blake n'avait jamais aimé cela, il préférait manger pour dix plutôt que d'organiser le repas en tant que tel. C'était sa femme qui se chargeait de cette corvée à l'époque, Wilkins répondant à tous les clichés machistes existants. Il avait changé, il voulait le croire alors que le chef du genre entrait finalement dans la pièce. Blake ne réagissait même pas au fait qu'il l'avait déjà vu auparavant, certainement parce que les souvenirs les plus insignifiants pour l'ancien Blake n'avaient pas pu marquer le nouveau qui avait encore une mémoire chancelante. Non, le brun n'avait aucune idée qu'il avait tenté de séduire la compagne du cuisinier du jour alors, il avait les bras croisés, regardant les ingrédients qui se promenaient sur la table, tâchant de les réciter tout bas sans faire des confusions de syllabes et autres dysfonctionnements langagiers encore récurrents chez lui. "Tomate, poivron, courgette, racotte... Non, carotte, merde." Il avait froncé les sourcils, concentré sur sa tâche alors que le monde autour de lui bougeait pour se mettre face à un plan de travail, commençant à éplucher et organiser leur coin cuisine. Blake, lui, resta là, les bras ballants, à regarder partout autour de lui pour savoir ce qu'il était censé faire... Son attention était minime, le cours allait être longs, très long et il n'en avait aucune idée à l'heure actuelle.
Alarik
&
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mer 10 Mai - 13:19



When you're born a light is switched on, a light which shines up through your life. As you get older the light still reaches you, sparkling as it comes up through your memories. And if you're lucky as you travel forward through time, you'll bring the whole of yourself along with you, gathering your skirts and leaving nothing behind, nothing to obscure the light. But if a Bad Thing happens part of you is seared into place, and trapped for ever at that time. The rest of you moves onward, dealing with all the todays and tomorrows, but something, some part of you, is left behind. That part blocks the light, colours the rest of your life, but worse than that, it's alive. Trapped for ever at that moment, and alone in the dark, that part of you is still alive.
Cooking is at once child's play and adult joy.
Durant un dixième de secondes, tout en terminant ses courses au marché, pour le cours d’aujourd’hui, le Danois se demanda pourquoi il faisait tout ça. Par charité pure ? Parce qu’il s’ennuyait ? Il n’en savait rien. C’est vrai, cela n’avait absolument rien de compréhensible pour lui. Après avoir rejeté en masse et depuis des années cette profession, voilà qu’il marchait à nouveau dans les traces de son père. Il détestait ce métier au plus haut point, après l’avoir lui-même exercé durant quelques années, afin de se rendre compte ce qu’était réellement un restaurant dans sa globalité. Juste histoire de pouvoir mieux tailler ses confrères par derrière. Parce que c’était ce qu’il préférait dans le fond, rabaisser tous ces petits chefs à la noix avec leur course frénétique aux étoiles maudites. De la plonge à chef de partie, il avait tout fait. Pourquoi revenir en arrière en donnant des cours ? Aujourd’hui, il ne comprenait plus ses choix. En fait il ne savait pas vraiment pourquoi il avait accepté de filer un coup de main au centre. Pour passer le temps peut-être. Pourquoi reproduire ce schéma familial qu’il détestait tant ? Pour faire un pied de nez à Anders ? Ce père absent, qui avait passé plus de temps derrière ses fourneaux, qu’avec sa famille. Les seules fois ou ce dernier était présent, il passait son temps à tout critiquer et à placer des standards de performance bien trop élevés pour ses enfants et son épouse – personne n’était épargné. Alarik avait nourrit un sentiment de culpabilité le tout mêlé de cette colère qu’il n’arrivait pas à faire partir. Quoi qu’il fasse, même encore maintenant, il avait toujours cette impression de n’être jamais assez bon et ce dans tous les domaines. C’était d’autant plus vrai maintenant qu’il se retrouvait tout seul comme un abruti. Tout concourait à refléter son état d’esprit du moment. Il était perdu, il ne savait plus quelle direction emprunter. D’ailleurs il ne savait même pas quelle recette proposer aujourd’hui, puisqu’il avait perdu l’habitude de cuisiner depuis ces derniers mois. Les seules fois où il était amené à préparer un repas et bien c’était ici et cela se comptait sur les doigts d’une main. Il n’était plus sûr de rien. C’est totalement au hasard qu’il venait de choisir les produits. Du rouget – bon courage pour enlever les arrêtes – des poivrons, des tomates, des courgettes et des carottes tant qu’à faire. Peut-être même qu’aucune association ne serait possible entre tout ça, mais après tout pourquoi pas ? Il avait déjà vu pire sur certaines cartes de restaurateur. Les bras chargés de victuailles, il gagna rapidement le centre – en rasant les murs au cas où il viendrait à tomber sur Ellie - afin de tout installer avant que les premiers élèves n’arrivent. Alarik ne prêta guère attention aux personnes qui entrèrent quelques minutes plus tard dans la pièce, trop absorbé et concentré à rédiger aussi rapidement que possible une recette de carrot-cake et une autre pour le poisson. En règle générale l’ambiance du cours était plutôt bonne, ils se réunissaient ensuite pour manger ensemble, avant que chacun ne vaque ensuite à des occupations sans doute plus intéressantes que ce qu’il avait à proposer.  

Après avoir annoncé les recettes du jour et avoir donné quelques consignes, afin d’éviter une catastrophe potentielle, Alarik fit un premier tour au niveau des plans de travail, histoire de vérifier que personne n’avait besoin d’aide. Au bout de quelques minutes, Alarik stoppa net au niveau d’un jeune homme, qui fixait le néant. Il l’aurait reconnu entre milles, même avec cet accoutrement ridicule et même les yeux bandés. Une suffisance pareille cela ne s’oubliait pas comme ça. Qu’est-ce qu’il foutait là ce con ? Et qu’est-ce que c’était que cette dégaine ? Il pensait que c’était carnaval ou bien ? Un tablier à fleurs et des lunettes dignes de Jean-Pierre Koff (RIP) franchement ! Les cons osent tout, c’est à ça qu’on arrive à les identifier il faut croire. Alarik sentit la moutarde lui monter au nez en apercevant Blake – on notera le super jeu de mots. Il pensait vraiment qu’il n’allait pas le reconnaitre ? Il se foutait clairement de sa tronche. Oui c’était surement ça, il était venu se foutre de lui. « J’peux savoir c’que tu fiches ici Wilkins ? », persiffla-t-il entre ses dents, afin que personne en dehors d’eux ne puisse entendre. Inconsciemment le Danois venait de s’emparer du premier ustensile qui trainait sur le plan de travail – un attendrisseur à viande – avant de le relâcher lourdement, ce qui fit sursauter l’élève d’à côté. « Désolé ! », lâcha-t-il en grimaçant, avant de se concentrer à nouveau sur celui qui ne manquait décidément pas d’air. « C’une visite de courtoisie ou t’as décidé de v’nir me casser les pieds ? C’dommage tu peux plus marcher sur mes plates-bandes… », dit-il l’air de rien, d’un ton sec. Dans un cas comme dans l’autre, Blake n’était pas spécialement le bienvenu ici. Surtout pas après leur petite altercation, qui remontait à un moment déjà. Le journaliste sportif n’avait rien trouvé de mieux à faire, que de draguer Ellie sous son nez, lors d’un évènement journalistique. Blake avait sans aucun doute des tendances suicidaires, pour oser agir de la sorte aux yeux et à la barbe d’Alarik, qui n’avait pas franchement apprécié le geste. Événement mondain ou pas, le ton était rapidement monté entre les deux hommes. Comportement archaïque ou non, le critique n’avait pas pu s’empêcher d’envoyer un coup de poing bien placé, dans le nez de Wilkins. Des coups avaient volés de part et d’autre. Véritable ring de boxe, alors qu’on tentait tant bien que mal de séparer les deux chiffonniers en costard-cravate ; qui furent invités par la suite à regagner la sortie, sans passer par la case départ. « J’te conseille de commencer ton plat fissa, sinon t’es pas prêt d’bouffer et compte pas sur moi pour t’filer un coup de main… un coup d’pied à la limite, ça peut s’faire ! » Le critique remarqua bien l’air désemparé de Blake, ce qui ne lui ressemblait pas à bien y réfléchir. Non, c’était même plutôt le contraire vu l’aperçu qu’il avait pu en avoir lors de leur bagarre. Contrairement aux autres personnes ici présentes, le brun avait laissé ses ingrédients de côté, sans même y toucher. Alarik lui colla une fiche de la recette sous le nez, sans ménagement. « Tiens c’pas compliqué, tu lis et t’exécutes et puis surtout tu la ramènes pas ! C’compris ? », il adressa un sourire pincé à la voisine de table, qui avait l’air plus intéressée par la discussion entre les deux hommes, que par son découpage de légumes. « C’est en train d’cramer ! » dit-il en désignant le four sous son plan de travail, juste pour la voir paniquer, alors qu’il n’y avait rien en train de cuire.
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mer 10 Mai - 17:54



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Il commençait à regretter sa décision de venir se pavaner à un cours de cuisine. Pensait-il vraiment qu'il pourrait réaliser une performance quand il était incapable d'enchaîner deux mots sans bégayer? Blake voulait aller trop vite, c'était évident pour quelqu'un qui avait toujours vécu à cent à l'heure. Il voulait être guéri, aller de l'avant, oublier tout ce qu'il avait dû surmonter, si seulement tout était aussi simple. C'était même très loin d'être le cas: Wilkins resterait toujours un homme blessé et il ne pourrait jamais retrouver la pleine capacité de ses neurones. Certes, on lui avait dit qu'il avait de bonnes chances de n'être qu'un handicapé invisible mais Blake savait que c'était faux. Quand il se regardait dans la glace le matin, il voyait les fines cicatrices entre ses deux yeux, il voyait son regard se perdre vers un horizon qui n'existait pas et les mots se mélangeaient dans son crâne. Tout cela ne s'effaçait pas, même si on essayait de lui faire croire qu'il pourrait être de nouveau comme tout le monde sous peu. Blake avait-il seulement été comme tout le monde à un moment donné? Beaucoup de preuves laissaient croire l'inverse, il n'avait jamais voulu se fondre dans la masse. Blake avait toujours adoré être le centre de l'attention et une année après l'accident, il regrettait amèrement ses décisions passées. Il avait tout le temps l'impression que tout le monde le connaissait et le regardait de travers. La plupart du temps, ce n'était d'ailleurs pas qu'une impression, les femmes soufflant en passant à côté de lui et les hommes l'agressant à propos de souvenirs qu'il n'avait pas pu conserver. Le pauvre Wilkins était complètement perdu la majorité du temps et toute la thérapie qu'on lui offrait ne l'aidait pas spécialement à retrouver tous ses bouts de vie qui avaient disparu dans sa chute. Il devait faire avec, c'était inévitable de toute manière mais Blake aurait aimé pouvoir être à l'aise à côté de tous ces gens qui se mettaient dans leur cuisine en un claquement de doigts. Lui ne savait pas ce qu'il était censé faire, il ne savait rien du tout, juste qu'il n'était pas à sa place ici et qu'il était même incapable de prononcer le mot carotte sans confondre les syllabes de ce mot merveilleux. Forcément, son regard se promenait vers les comptoirs voisins et il voyait les gestes assurés de gens qui avaient peut être tout perdu à un moment donné mais qui ne le montraient pas le moins du monde à l'heure actuelle. Blake, lui, essuya ses lunettes en se concentrant sur les multiples légumes qui parsemaient son plan de travail et il bloquait sur le nom du poisson... Le pauvre avait perdu son lexique et il n'y avait pas grand chose qu'il pouvait faire pour se sauver d'une situation catastrophique face au chef du cours.

Ledit chef arriva vers lui à la vitesse de la lumière d'ailleurs et Blake sursauta en entendant sa voix quelque peu agressive résonner à ses tympans. Et voilà, encore quelqu'un qu'il avait connu il fut un temps et dont il n'avait pas le moindre souvenir. C'était sa veine très clairement vu que l'homme en question avait l'air d'avoir envie de lui arracher la tête sans ménagement et le plus rapidement possible. Si seulement il avait conscience de ce qu'il lui avait fait, Blake aurait probablement pu s'excuser mais il ne pouvait que jouer la carte de l'ignorant sourd, c'était probablement mieux que de faire le malin à ce moment précis. "J'participe au... Au cours, monsieur. Conseil de ma spy... Psy." Il dût s'y prendre à deux fois, surtout vu le stress qui se creusait au fond de son estomac de voir un regard méfiant de la part du cuisinier. Blake n'aimait pas tellement le voir se munir d'un outil dont il ne voyait franchement pas l'utilité. Et si c'était un instrument de torture? Et si sa psy avait essayé de lui faire peur en l'envoyant au cours d'un boucher? La théorie du complot, oui, il avait encore des notions de la cruauté humaine, c'était déjà un bon début. Il sursauta en même temps que sa voisine de table quand Alarik fit tomber l'ustensile, Blake devant rattraper ses lunettes in extremis dans l'entreprise. Pas d'autres incidents à signaler, tout allait pour le mieux jusque là... Enfin presque, oui. "Courtoi...sie? Je vois pas ce... Ce que vous voulez dire, chef. Plates-bandes? Mais je jardine pas..." Il avait les sourcils froncés et il essayait vraiment de comprendre mais cette situation entière le dépassait. Qu'avait-il fait pour enrager ce fou furieux? C'était la question qui martelait le crâne de Blake, sans succès lorsqu'il s'agissait d'avoir une réponse. L'agressivité du danois ne retomba pas pour autant et Blake essaya d'attraper une carotte, tremblant un peu en se mettant à l'éplucher, n'ayant aucune idée de ce qu'il était censé réaliser. "Quelle recette je... Je dois lire, chef?" La difficulté augmentait au fur et à mesure vu ses capacités en lecture encore frêles mais ce ne serait certainement pas le cuisinier qui viendrait l'aider vu les menaces qu'il proférait à son encontre, déjà. Il regarda la feuille qu'Alarik lui mit sous le nez et il l'approcha de ses yeux, se disant qu'ainsi, il y arriverait peut être plus facilement. "Préfauchez... Pré, préchauffez le four à 180 de.... degrés..." Il allait en avoir pour cent ans, c'était évident mais il continua d'essayer de poursuivre, s'emmêlant les pinceaux dans un vocabulaire qu'il avait oublié depuis plus d'un an. "Dites, chef, vous pourriez pas plutôt me... M'expliquer? Non, parce que c'est du chinois votre... Recette." Il lui fit un sourire sincère accompagné d'un joli regard suppliant. Dans le fond, Blake avait juste envie de savoir pourquoi cet homme lui en voulait à mort mais il n'osait pas poser la question, surtout pas avec tous les instruments de possible torture qui traînaient dans la région.
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Dim 14 Mai - 20:04



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La vie réservait parfois de bien drôles de surprises. Comme s’il avait besoin de ça en ce moment même. Comme si une entité supérieure s’amusait à le confronter à toutes sortes de situation absolument désagréables, voire complètement grotesques et loufoques pour certaines. Mais peut-être et tout simplement qu’il ne devait toutes ces situations affreuses qu’à lui-même. Peut-être qu’il passait le plus clair de son temps à tout obscurcir. Oui peut-être que c'était juste ça, il n'était plus capable de voir le positif de n'importe quelle situation. Absolument plus rien n'avait de sens, même pas ce cours, dans lequel il pensait trouver là une sorte de refuge. Mais il se trompait sur toute la ligne. Il n'était bien nulle part. Pas ici, pas non plus à des milliers de kilomètres et encore moins dans sa propre vie. Cette vie insipide. L'être humain ne s'habitue pas à tout, c'est faux. Alarik ne s'habituait pas à cette douleur sourde, qui martelait sans cesse son cœur et encore moins à cette sensation de manque. A moins qu'il ait cessé d'être humain, à la seconde où il avait claqué la porte sur farming road. Autre explication plausible. Le Danois n'était donc tranquille nulle part, il y avait toujours quelque chose pour lui rappeler Ellie. Et quel drôle de souvenir lui faisant face, dans son accoutrement qui aurait fait rugir d'horreur Karl Lagerfeld. Cette vision lui rappela qu'il n'était plus allé à la salle de sport depuis un moment. Devait-il saisir cette occasion pour se défouler ? Après tout, il avait à portée de main une multitude d'objets de torture. Pour sûr, son imagination serait au rendez-vous pour lui infliger tout un tas de supplices tous plus horribles les uns que les autres. Mais plus il regardait Wilkins et plus il se disait qu'il y avait vraiment quelque chose qui clochait chez lui, sans arriver à mettre le doigt dessus. Il avait côtoyé quelques personnes perdues lors des derniers cours, mais pas de cette façon. Non décidément, pas à ce point.

Mais le pragmatisme d'Alarik vint à lui faire dire qu’il s’agissait sans doute d’une caméra cachée. Sorte de bizutage, juste pour évaluer sa réaction. Une blague d’un goût absolument douteux. Une blague dont il se serait volontiers passé. Il n'était pas sûr d'arriver à garder son calme bien longtemps. C'était même plutôt dangereux que de tester ses limites. Parce que les limites de Sorensen étaient sans doute bien plus minces que la plupart du commun des mortels. Aussi fine que du papier à cigarettes. « C’bon tu peux arrêter de te foutre de moi Wilkins ! Conseil de ta psy… Ca j’en doutais pas une minute qu’il fallait que tu consultes. J’t’invites à aller la voir de ce pas d’ailleurs… ». Les sourcils froncés, Alarik croisa les bras, juste histoire de s’empêcher de lui en coller une devant tout le monde. Sans doute que Blake venait de se mettre en tête de lui faire un cours sur la pensée libre et indépendante, en racontant des idioties et en se faisant passer pour un benêt. C’est tout du moins la seule explication logique, que le journaliste qui sommeillant en lui trouva. Le Danois applaudit en silence la performance de Blake. Il était plutôt doué pour jouer les abrutis avec un problème d’élocution. Le jeune homme en perdit même ses lunettes. A coup sûr, Blake méritait un oscar pour cette prestation. Le coup du jardinage lui arracha presque un sourire malgré lui. « Courtoisie… ça t’évoques rien t’es sûr ? Même pas une attitude de politesse ? Mhh… en gros tout c’que tu sais pas faire. Et pour ce qui est du jardinage, tu sais très bien t'servir de râteaux... » Râteau qu'il s'était pris par Ellie, durant sa petite tentative de drague ratée. En fait la jeune femme s'en sortait très bien, face à Blake, même sans l'intervention d'Alarik. Mais par principe, le Danois avait juste voulu marquer le coup. Wilkins avait l'air tellement différent à présent. Plus il le regardait et plus il se disait qu'il y avait vraiment un problème avec lui. Pourquoi est-ce qu'il tremblait comme ça en épluchant une pauvre carotte. Carotte qu'il était en train de réduire en miettes. « P’tain, mais à quoi tu joues ? Ta p’tite blague était marrante deux secondes, mais là ma patience a des limites. J'sais bien que t'es con à bouffer du foin, mais depuis quand tu sais plus lire ? C'la première, la recette du rouget. Et laisse donc cette pauvre carotte en paix... tu viens d'la massacrer là ! Un peu d'pitié pour elle... » Plus les minutes défilaient et plus Alarik se demandait si Blake se foutait de sa poire, s'il avait été lobotomisé et ou enlevé par les martiens ? Il avait tellement de mal à lire, ce ne pouvait pas être le Wilkins qu'il connaissait, tellement sûr et imbu de lui-même. Le critique desserra les bras et se rapprocha du plan de travail pour finalement s'appuyer contre ce dernier. « Du chinois carrément ? Vaut mieux entendre ça qu'd'être manchot...  wǒ xiǎng hǎo hǎowán wán... » Juste pour rire un peu, Alarik lui énonça le début de la recette... en Chinois, après lui avoir dit que justement il voulait s'amuser. Et puis devant le regard suppliant de Wilkins, le critique switcha de langue aussitôt, parce qu'il voyait bien que le locuteur face à lui était réellement perdu. Sorensen su à partir de cet instant que le cours allait être très long, pour l'un, comme pour l'autre. « Bouge pas, j'reviens ! » En soupirant, le cuisinier remonta l'allée, vérifiant à nouveau si quelqu'un avait besoin d'aide, vola au secours d'une pauvre vieille dame qui semblait elle aussi en difficulté. Au bout de quelques minutes il revint vers Wilkins. « Bon... est-ce que tu sais couper et éplucher des légumes sans les réduire en bouillie ? Occupe toi des poivrons, les trucs rouges et des courgettes, les machins verts, avec ce couteau-là », dit-il en lui donnant le bon couteau et en lui montrant rapidement comment faire. « Pendant que tu fais ça, j'm'occupe du poisson, sinon demain matin on y est encore. » D'un geste précis il leva les filets du poisson, en gardant un œil sur ce qu'était en train de faire son piètre stagiaire. « Outre le conseil de ta psy, pourquoi t'es là aujourd'hui ? Enfin j'veux dire, hormis le fait que visiblement tu saches même pas t'faire cuire des pâtes » Il n'y avait guère de sympathie dans le ton emprunté, mais quitte à rester à côté de Wilkins, autant faire passer le temps un peu plus vite.
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mer 17 Mai - 18:10



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Il n'apparaissait plus si sûr de lui désormais. Blake n'était qu'un souvenir lointain au bout du compte mais ce nouvel homme ne connaissait pas vraiment sa nouvelle identité. Il aurait aimé que ce soit simple, qu'il puisse se lever chaque matin sans sentir les séquelles que son accident avaient provoqué sur lui. C'était loin d'être le cas, Blake garderait les cicatrices toute sa vie, même si elles étaient certainement plus psychologiques que physiques. Certes, son corps était marqué et quelques traces persistaient mais ce n'était rien en comparaison des souvenirs qui avaient disparu, de tout ce qui avait fait de lui le Blake d'antan. Il ne restait plus grand chose de cette réalité au bout de près d'une année mais Blake était encore en mesure de faire semblant. C'était ce qu'il avait toujours réalisé de mieux de toute évidence, alors pourquoi changer maintenant? Ce serait absurde d'abandonner des techniques ancestrales qui lui avaient tant apporté par le passé. Wilkins pouvait être à nouveau quelqu'un d'assuré dans ses propos: il suffisait simplement qu'il continue à travailler avec l'orthophoniste même si personne ne lui avait précisé que retourner à l'école maternelle serait si difficile. Tout reprendre à zéro requérait une force de caractère qu'il était loin d'avoir toujours eu. Après tout, Blake était de ces garçons qui avaient toujours eu tout cuit dans le bec parce qu'ils avaient un charisme flagrant et des manières de rustre. Ses parents auraient certainement eu honte de lui en bien des occasions vu le côté sans gêne qu'il avait développé tout au long de sa vie d'adulte. Cette période semblait si lointaine pour lui: Blake ne pouvait pas être le type qui rentrait dans une pièce et que tout le monde regardait pour une raison ou pour une autre. Il devait se faire le plus discret possible le temps de se reconstruire et reprendre là où il en était, même s'il était très vraisemblablement en train de couler dans la bêtise et le sordide avant sa chute à moto.

Tout le monde avait ses casseroles à traîner, Blake, lui en avait juste un peu plus que les autres. Il avait conscience qu'il n'était pas toujours très apprécié, il en avait maintes fois fait les frais au cours des mois qui venaient de s'écouler mais Alarik avait l'air de le mépriser encore plus que les autres. Wilkins s'en retrouvait gêné, ne sachant pas bien ce qu'il fichait dans cette cuisine, croyant simplement bien faire en suivant les conseils de sa psy. En réalité, il aurait certainement dû rester cloîtré chez lui à réviser ses méthodes de lecture. Oui, l'idiot venait à un cours de cuisine alors qu'il lisait très mal sous la pression et le chef cuistot avait l'air d'être de ceux qui aimaient rendre fébriles les jeunes apprenants. "J'aimerais bien m'foutre de vous mais... J'ai aucune idée de qui, qui vous êtes 'fin... Mais je manquerais pas de retourner voir ma spy... Psy." Il osa même lui faire un clin d'oeil, se demandant très franchement ce qu'il avait pu faire de si terrible à cet homme là. Tant de possibilités à vrai dire, et franchement assez peu de souvenirs de ce genre de détails insignifiants pour le Blake qu'il avait été avant son expérience mort imminente. En attendant, il allait devoir se faire à la violence du danois s'il voulait survivre à cette petite session de loisirs... Enfin, cela devait être un loisir, là, le tout ressemblait un poil plus à une belle torture, et de celles avec des métaphores et du second degré que Blake ne saisissait pas toujours, heureusement pour lui d'ailleurs. "Pourtant, j'ai dit bonjour... Là je, je vois pas, chef... Et pour les râteaux, je vous assure que je manie pas... La pelle ça, je gère mais sinon le jardinage..." Non, Blake n'était plus aussi fin qu'auparavant mais il avait encore l'espoir de retrouver de sa superbe avec le temps, même si très clairement, il s'impatientait de retrouver toutes ses facultés. Il angoissait de savoir qu'il n'en était pas encore là, ayant encore et toujours besoin de quelqu'un pour l'épauler dans la lecture d'une recette de cuisine. Blake faisait comme si les interpellations agressives d'Alarik ne l'interpellaient pas mais à l'intérieur, c'était toute autre chose assurément. "J'ai eu un accident, ok? J'ai dû tout réapprendre, je... Je fais ce que j'peux, chef." Il avait élevé la voix sans le vouloir, se sentant bien penaud une fois qu'il réalisa, remettant ses lunettes en place alors qu'il relâchait son couteau, évitant ainsi à cette pauvre carotte un avenir sombre. Il n'en pouvait plus d'être assimilé à un idiot, non, il ne parlait pas chinois, non, il ne savait plus lire de manière fluide mais il s'en sortait globalement mieux que d'autres personnes qui étaient passées par là avant lui. Alarik s'en alla quelques minutes pour s'occuper d'autres gens désespérés comme lui, ce qui laissa un répit à Blake pour se reprendre. Il posa ses deux mains sur le comptoir, reprenant sa respiration et évacuant les tremblements de sa colère momentanée. Il allait mieux. Il était vivant. C'était tout ce qui comptait. Il prit donc le temps de reprendre ses ustensiles alors que le danois revenait à la charge, prêt à l'aider avec son poisson malgré tout. "Courgettes... Poivrons... Ok. Je peux le faire." Il se concentra sur sa tâche si intensément qu'il fronça les sourcils et qu'il lui fallut deux bonnes minutes pour capter la question de son camarade d'infortune.
"La psy m'a dit que ça... Ca m'aiderait à aller de l'avant. A comprendre que j'vais mieux depuis... 'Fin depuis..." Son accident.
Oui, tout en revenait à cela finalement.
Alarik
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mer 24 Mai - 15:51



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Alarik allait vraiment finir par croire que cette fichue ville mettait tout en œuvre pour le faire tourner chèvre. Entre ce cours qui promettait des choses intéressantes – tout du moins tout dépendait de quel côté on se plaçait -, la tentative d'assassinat au restaurant, l'épisode du pochtron faisant l'apologie de la rose lunaire et qui lui avait renversé tout son verre dessus, Mila qui s'était amusé à lui faire peur dans une ruelle sombre. Non vraiment il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Soit cela ne tournait pas rond chez lui (probablement avait-il de la neige sous le scalp et pas forcément la lumière à tous les étages), ou bien il s'agissait d'un complot massif, visant à lui faire reprendre ses valises pour repartir presque aussitôt. Il y avait forcément une explication rationnelle à tous ces évènements. A croire que tous les habitants de Redwood venaient de se passer le mot pour lui faire vivre un cauchemar éveillé, tout ça parce qu'il n'était pas né ici. Alarik était persuadé qu'il y avait un rapport. Non en fait il partait loin, très loin, comme à son habitude. Il manqua de trébucher contre le plan de travail de Blake, à force de rêvasser. Se reprenant l'air de rien, il écouta ce que le cuistot en herbe avec son tablier à fleurs avait à répondre. Il aimerait bien se foutre de lui. Importance de souligner cette phrase, qu'il pourrait toujours retourner contre lui plus tard. Au passage, depuis quand lui faisait-il des clins d'œil d'ailleurs ? Il pensait quoi, qu'ils étaient amis ? Peut-être qu'il avait viré de bord. Vu sa dégaine s'était fort probable, même si ce raccourci était bien trop facile et une véritable insulte à toute la communauté gay. En son for intérieur, il s'excusa auprès de James et Lorcan, pour cette sombre pensée totalement capilo-tractée. Le Doppelgänger lui faisant face – oui, parce que finalement, Alarik avait une autre théorie encore plus dingue que les autres, celle que Blake avait été remplacé par son jumeau ou bien par un robot qui sait – ne lui attira pas plus de sympathie que la version originale. Cette conversation ne rimait à rien. Après les plates-bandes, le jardinage, maintenant les pelles. On restait tout de même dans le champ lexical des outils. D'ailleurs la voisine de table – toujours aussi énervante – pouffa comme une greluche, ce qui lui valut un regard foudroyant de la part d'Alarik. Qu'elle se mêle de ses affaires, bon sang ! Visiblement Wilkins ne comprenait rien au second degré, ou du moins c'est ce qu'il voulait faire croire au critique « T'as dit bonjour, c' bien, ça change ! La dernière fois, c'bizarre, mais t'étais bien plus intéressé par ma copine que par la politesse. Ah oui la pelle, ça c'sûr tu gères, y a pas d'souci... » Second degré à nouveau, auquel l'élève répondit en haussant subitement le ton, comme piqué au vif. Alarik dû se retenir, pour ne pas lui hurler dessus à son tour, chose qui n'aurait pas été constructif du tout, et qui n'aurait fait qu'empirer la situation. Le Danois sentait que ses nerfs étaient mis à rude épreuve, en serrant le poing et au prix d’un terrible effort, il arriva pourtant à se contenir en grommelant « Ok... ok... tu fais c'que tu peux, c'parfait, c’tout à ton honneur même. Par contre t'es gentil, mais tu vas baisser d'un ton ! Contrairement aux apparences, c'pas la foire du Trône ici... et me d'mande pas ce que c'est ! » Peut-être qu'il y était allé un peu fort avec Wilkins. Certes il avait cette vieille rancœur à son encontre, mais il était clair qu'il était sincère, du moins il en avait l'air. Il était trop difficile de feindre d’avoir l’air aussi paumé que Blake à cette seconde. Tout en s’attelant à la tâche, à savoir enlever les arêtes du poisson à l’aide d’une pince – afin d'éviter à Blake de finir à son tour aux urgences, pour s'être étouffé avec une arrête – Alarik écouta la réponse de son acolyte. Et finalement il lui demanda « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Fin j'veux dire l'accident, dans quelles circonstances s’est arrivé ? C'ça qui t'as réduit la cervelle en bouillie ? » D'accord, ce n'était peut-être pas la façon la plus habile de poser ce genre de question. Après tout, s’était plutôt de bonne guerre et puis ce n’était pas comme si le critique était du genre à s’embarrasser de ce genre de détails saugrenu. « Maintenant que t’as tout bien coupé comme un grand, tu peux prendre la casserole juste devant toi. Tu verses un filet d’huile dans la casserole, c’le truc poisseux dans la bouteille en verre là sur la droite… non, l’autre droite ! Évite d’en mettre trois litres, le but c’pas de faire de la friture ! » Sans savoir pourquoi, il eut alors la vision d’une fameuse restauratrice – Maïté - plus que généreuse sur les quantités et qui ne lésinait pas sur le gras. L’image collait parfaitement à son apprenti du jour, cela le fit sourire malgré lui. Alarik avait l’impression de faire la cuisine avec sa nièce, et encore la petite tête blonde s’en sortait bien mieux que Blake. « Parfait ! Maintenant tu mets les légumes dans la casserole, tu allumes le feu et surtout tu surveilles que ça crame pas ! Touche pas au poisson, on va le mettre au four par la suite. » Finalement, il allait peut-être réussir à faire quelque chose de Wilkins. Certes ce n’était pas demain la veille qu’il allait réussir à sortir un repas gastronomique, mais le moindre effort méritait d’être souligné. Il abandonna le jeune homme pour quelques minutes, le temps de vérifier si tout le monde était encore vivant. En quatrième vitesse et sans se couper, il commença la préparation de son plat, sinon c’est lui qui n’allait pas manger, avant de revenir auprès de Blake. « Tout va bien ? » , demanda-t-il, tout en jetant un coup d’œil à la casserole qui n’avait pas pris feu. Ouf !  
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Sam 3 Juin - 23:56



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Plutôt en rire qu'en pleurer, une bonne expression à la con si Blake devait donner son avis sur le sujet. Certes, il aurait pu rire de son accident et de ses retombées tragiques pour son entourage et sa vie de manière globale mais le tout avait plutôt tendance à le catastropher. Il n'y avait rien eu de drôle dans sa rééducation, certainement parce que son orthophoniste était loin d'être charmant en comparaison de sa secrétaire mais Blake devait s'y faire. Là encore, il ne passait pas les meilleurs moments quand il enchaînait les centaines de rendez-vous médicaux en une seule semaine parce que tout le corps médical était aux aguets lorsqu'il était question d'un traumatisme crânien. Il en avait encore des séquelles, même après presque un an de travail acharné. Parfois, il était exténué d'avoir à faire tant d'efforts pour une avancée si pauvre mais on l'avait prévenu. Ce qu'il avait dû vivre était grave, il était un miraculé même et Blake aurait dû pouvoir s'en contenter. Ce n'était pas franchement le cas vu à quel point sa vie avait changé au cours de cette année. Auparavant, il était le roi du bal, le garçon qui passait son temps dehors à courir après les filles au lieu d'être auprès de sa femme. Il avait également deux boulots qu'il adorait et des tas de personnes qui le méprisaient pour cette réussite flagrante. Aujourd'hui, Wilkins était très loin de cette image de vainqueur impossible: il était blessé, certains l'appelaient l'handicapé quand on le croisait. Il n'en était pas franchement dérangé parce qu'il avait conscience qu'il luttait avec les mots lors des conversations et il perdait parfois le fil de ce qui se passait, un autre résultat de sa chute à moto. Blake s'estimait heureux d'être encore en vie après tout cela, même si désormais, il avait totalement changé de cadre de vie. Il était marié sans l'être, se sentant étranger avec la plupart des personnes qui avaient été une partie essentielle de sa vie d'avant et il ne se sentait bien qu'avec un noeud papillon autour du cou ou un peigne entre les doigts. Peut être que son cerveau avait été atteint plus que prévu, c'était souvent ce qu'il se disait quand il comparait ses deux vies mais les médecins niaient en bloc. C'était certainement le choc et tout rentrerait dans l'ordre, c'était tout ce qu'on pouvait lui dire avec une certitude peu sincère, le brun le savait bien. Il ne retrouverait jamais la personne qu'il avait été, il pouvait tout au plus être son ombre ce qui ne le satisferait jamais bien évidemment. En attendant, Blake se faisait à cette vie, à ce cours de cuisine qui promettait des étincelles quand on avait Alarik comme meneur de jeu. Celui-là le détestait ardemment et Blake n'osait pas demander les raisons de cette querelle de coqs. Forcément, le sentence finissait par tomber un jour ou l'autre et il fallait qu'il apprenne une évidence: il avait tenté de séduire la copine du chef, c'était tout à fait son genre alors il hocha la tête, une grimace accrochée à son visage. "J'ai pas... Embrassé ta femme sous tes yeux quand même, s... Si? Non, parce que draguer... Ca... Je m'doutais mais ça? 'Fin, désolé." Il ne faisait que cela, s'excuser de son passé et c'était franchement ridicule au bout d'un moment. Blake n'en avait pas le moindre souvenir en tout cas et cela devait compter pour quelque chose dans cette affaire, même s'il était impatient et fébrile sur ce coup là.
"Pas de soucis... A... A condition que vous arrêtiez de m'détester pour quelque chose dont... Dont j'me souviens pas." S'il était question de faire des deals, l'ancien Blake était présent et peut être que le nouveau n'était pas loin de l'image de celui d'avant à ce sujet. De toute manière, il ne pouvait rien faire d'autre que marchander s'il voulait éviter de se faire étriper par la moitié de la population du coin. Il essayait de faire au mieux, il se décarcassait pour découper ses légumes pile au moment où Alarik lui parlait de bouillie, un bien bel euphémisme dans ce cas précis.
"Accident de moto... C'pas tout à fait en... En bouillie. Juste le langage et l'attention, sur... Surtout." Le reste, Blake l'avait retrouvé plutôt aisément et c'était une bonne chose, il aurait détesté avoir des séquelles motrices importantes. Du côté mental, il y avait toujours eu du travail donc c'était moins grave. Cela dit, il suivit les indications du cuisinier à la lettre en remplissant la casserole d'un jet d'huile en allumant les plaques et faisant tomber le plat de légumes à l'intérieur. Un bug ou deux, c'était peu pour lui alors il s'autorisa à sourire à Sorensen en surveillant sa cuisson. "Pas d'problèmes, chef... Je touche à... A rien que ces... Ces légumes. D'ailleurs ça, c'est bien un poivron? Je confonds ça et les courgettes, c'est chiant..." Tout était énervant dans sa condition s'il fallait être honnête mais Blake restait concentré malgré tout alors que ses légumes cuisinaient tranquillement. "A merveille. Rien n'a brûlé... J'ai même allumé le four sans mettre sur décongélation... Un miracle pour vous, je le sais." Il réussissait même à plaisanter, il avait une force de caractère étonnante ce cher Blake Wilkins.
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Mar 13 Juin - 19:12



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L'homme lui faisant face n'était plus grand chose, si ce n'est l'ombre de lui-même. Il n'était même plus la somme de ses souvenirs. Quelque part Alarik eut pitié de Blake. Et il l'envia également pendant trente secondes à peine. Pas parce qu'il voulait changer du tout au tout et tirer un trait sur sa vie. Parce que l'Humain change sans cesse les faits, en réécrivant toujours l'histoire afin de se rendre la vie un peu moins moche. Et pour que la fin coïncide avec sa version préférée. L'Humain s'invente des souvenirs, en se répétant suffisamment de fois que quelque chose a eu lieu, il termine par y croire. Ensuite il arrive à s'en souvenir. Le critique tentait de se persuader que la fin de sa relation avec Ellie n'était qu'une horrible cauchemar. Il essayait de réécrire la fin à sa façon, mais cela ne semblait pas fonctionner. La mémoire quelle drôle de chose. Est-ce que Blake était en train de se construire de nouveaux souvenirs puisque les siens semblaient s'être envolés pour un temps indéterminé. « Oh si t'as essayé, avant qu'elle te repousses et surtout que tu prennes mon poing en pleine figure. Non parce que bon... y a quand même des choses qui s'font pas en public et encore moins durant un événement en lien avec le boulot. Purée j'en reviens toujours pas du culot que t'as eu ! Le respect, c'un truc qu'on t'as visiblement jamais appris ! » Le Danois le gratifia d'un regard noir. Même si l'ancien journaliste sportif avait changé, il résidait toujours quelque part chez lui cette personnalité détestable qui se fichait de tout, de tout le monde et surtout de faire du mal autour de lui. Il venait tout de même de lui arracher une excuse, ce qui n'était pas si mal en soi. Il reporta son attention sur le reste de la salle durant quelques instants, avant de revenir à son acolyte du jour.

Blake, après sa petite crise – qui lui aurait valu un bourre-pif en d'autres circonstances - lui demanda d’arrêter de le détester pour cette soirée dont il ne se souvenait pas. Alarik n’était pas forcément rancunier, mais lorsqu’il s’agissait d’Ellie, il avait du mal à faire des concessions. Rien que de repenser aux faits, cela lui hérissa le poil. Il termina ce qu'il était en train de faire afin de se calmer. Il haussa alors les épaules, après tout il y avait prescription, puisque leur histoire n’était plus. Alarik se bonifiait avec le temps, il n'était jamais trop tard pour apprendre. « J'pense que ça doit être dans mes cordes... si tu m'promets de jamais t'approcher d'Ellie... même si on est plus ensemble », et en prononçant cette phrase il n'avait pas franchement envie de rire. D'ailleurs il ne savait pas trop pourquoi il venait d'ajouter cette petite précision., quant à leur rupture. L’apprenti cuisinier du jour lui donnait l’impression de revenir de loin, de très loin même. Il suffisait de le regarder se débattre avec les légumes et l'écouter parler pour s'en rendre compte. Chose qu'Alarik n'avait pu s'empêcher de lui demander à sa manière. Un accident de moto, il ne s'en sortait pas si mal que ça. Il aurait pu terminer en fauteuil jusqu'à la fin de ses jours ou pire... « Si c'que le langage et l'attention, suffit que t'ouvres pas la bouche et l'illusion est parfaite ! J't'assures ! Et puis ça aurait pu être pire, t'aurais pu terminer avec un œil en moins... ça aurait été dommage de ruiner une gueule pareille ! » En fait il ne savait pas vraiment quoi répondre à Wilkins. Ils n'étaient pas vraiment les meilleurs amis du monde après tout. Mais au fond de lui-même, le Danois était touché par la combativité dont Wilkins faisait preuve. Et toujours dans le but de combler le vide, il demanda « T'as emprunté ton tablier à ta grand-mère au fait ? J'ai jamais vu ce motif ailleurs que sur un napperon de vieille dame ! ». Après quoi il avait demandé à Blake de faire cuire les légumes histoire d'avancer un peu,. Tâche qu'il exécuta sans rechigner et en lui souriant., avant de lui redemander le nom des légumes. « C'est pas une courgette ça c'est sûr !  C'bien un poivron... » Bizarrement, cela lui fit penser à son arrivée aux Etats-Unis, où il ne parlait qu'un Anglais très approximatif avec un accent à couper au couteau. Lui aussi avait dû mélanger tous les mots pendant un temps, chose qui lui arrivait d'ailleurs parfois, quand il était trop fatigué. Mais en parlant six langues, au moins avait-il une excuse. « La courgette c'est le truc long et vert ! T'as qu'à penser à une matraque pour t'en rappeler... enfin évite d'agresser quelqu'un avec une courgette, j'pense que tu finirais fissa à l'hopital psy ! » En arrivant le matin même, il était loin de se douter qu'il devrait donner des cours de langue. Alarik avait abandonné Wilkins pendant quelques minutes, afin de ne pas complètement délaisser les autres élèves. A son retour, c'est un cuistot du dimanche tout fier de lui que le Danois retrouva. L'enthousiasme du jeune homme l'amusa. « Super !! Mais t’enflammes pas va… il reste la cuisson du poisson et l’dessert surtout ! Tu te souviens de la pauvre carotte que t’étais en train de réduire en miettes ? Bah c’bon tu vas pouvoir lui régler son compte, parce qu’on a besoin de la râper elle et ses copines pour le dessert. J’me fous pas de ta gueule promis, c’pour le carrot cake ! » Il lui montra comment faire sans se râper les doigts, après tout la recette ne comportait pas de chair humaine. Il lui tendit ensuite la mandoline et poussa le reste de carottes vers Wilkins. « Tiens éclates-toi, tu verras c’un bon moyen de déstresser ! » Pendant que l'ancien journaliste s'affairait à cette nouvelle tâche, Alarik enfourna le poisson, régla le minuteur et remua les légumes.
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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Dim 18 Juin - 16:19



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Rien n'était devenu plus difficile que de se montrer à la face humaine. Après tout, Blake n'était plus que l'ombre de l'homme qu'il avait été et c'était bien souvent une image qu'on détestait montrer. Son ego, en tout cas, était malheureux de devoir constater à quel point il était différent. Il fut un temps où il était le merveilleux Blake Wilkins, celui qui pouvait séduire n'importe qui et surtout n'importe quand. Que montrait-il désormais? Plus grand chose de séduisant en tout cas si on regardait son style vestimentaire décalé et ses troubles de langage qui faisaient fuir plus qu'autre chose. Pourtant, le beau brun avait envie d'y croire encore parce que sa vie était loin d'être terminée, il était même tout proche de vivre une véritable résurrection. Tout ce qu'il devait faire, c'était s'accrocher et puis travailler dur, encore un peu, pour redevenir un homme brillant qui attirait les regards. Est-ce qu'il aimait encore cela du moins? La question était complexe parce que Blake avait l'impression d'avoir changé mais dans le même temps, on n'effaçait jamais réellement son passé et celui de Blake prenait énormément de place. S'il était un homme aussi accompli jusque là, c'était bien parce qu'il avait eu la passion nécessaire pour acquérir ce qu'il désirait. Certes, il était loin de cette image depuis qu'il était entré dans cette pseudo cuisine au sein du centre mais Wilkins avait envie de croire que tout ce qui lui était arrivé n'était qu'un jeu. Oui, un jeu terrible qui ne connaissait pas de règles mais c'était tout ce qu'il avait pour se consoler et il ne pouvait que vivre dans l'illusion autrement. Et justement, l'illusion c'était de croire qu'un homme comme Alarik avait pu l'apprécier dans le temps parce que personne ne l'avait réellement aimé avec son caractère de connard persistant. Forcément, l'histoire que lui narrait le danois le mit mal à l'aise parce qu'il avait bien du mal à s'imaginer en train de draguer la femme de ce cuisinier mais apparemment, tout était possible. "C'est une notion toute relative, j'dirais, le respect... Mais bon, tout est ... Tout est bien qui finit bien si j'me trompe pas. Personne a été blessé dans l'affaire ou... Ou on l'a été tous les deux comme ça... Ca on est quittes. On peut faire table rase." Il était devenu optimiste avec le temps ou juste avec l'accident mais il valait mieux user de simplicité avec quelqu'un comme Sorensen qui avait l'air toujours aussi outré de sa présence à ce cours. Blake faisait de son mieux pour s'intégrer en tout cas, écoutant les conseils de son chef en tâchant de ne pas en faire des tonnes, pour une fois. "Plus ensemble... Mais, deal, mec, pro... Promis, j'approche plus ta copine. A vrai dire, j'me rappelle plus d'elle alors tu risques rien." Blake arrivait à sourire de sa condition, même si c'était par moments bien compliqué de tenir une conversation quand il ne se rappelait plus des gens avec qui il avait interagi l'année passée. On faisait avec, c'était le moins que l'on pouvait dire et Blake s'adaptait. La preuve, il s'en sortait avec ses légumes ce qui devait constituer un miracle. "Ah, bah tu vois, on commence à s'entendre, t'insinues que j'suis beau... Et quoi, il t'plait pas mon tablier? C'est... C'est un cadeau de ma grand mère, ju... Justement." Et la pauvre avait des goûts clairement douteux ce que le sixième sens de Blake n'arrivait pas à voir pour le moment. Tant qu'il ne brûlait pas sa cuisine et ne provoquait les foudres d'Alarik, tout irait a priori. "Merci chef pour la précision... J'suis pas... Pas le genre à attaquer les gens avec des noms de légumes. Les assommer en leur demander le... Le nom des légumes justement mais autrement..." Il s'autorisa à rire alors que le travail reprenait, dans un certain silence le temps qu'Alarik fasse le tour du propriétaire. Blake, lui, avait réussi sa mission et attendit le retour du danois pour continuer sa préparation. "Carrot... Carrot cake, super ce nom! C'parti alors, en bouillie la carotte!" Et il se mit au boulot pendant qu'Alarik se chargeait du poisson, mandoline à la main, s'éclatant comme un gosse d'utiliser un instrument pareil. "T'as raison... C'franchement drôle ce... Ce truc. Ca s'appelle comment? Je vais m'en acheter pour éviter les crises de colère ou de... De panique. Les relents de l'accident... Pas toujours simple à... A gérer." Il faisait de son mieux cela dit et il le prouvait en arrivant à siffloter tout en travaillant. Un miracle.
Alarik
&
Blake

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MessageSujet: Re: Cooking is at once child's play and adult joy. ¤ Alarik   Lun 26 Juin - 23:57



When you're born a light is switched on, a light which shines up through your life. As you get older the light still reaches you, sparkling as it comes up through your memories. And if you're lucky as you travel forward through time, you'll bring the whole of yourself along with you, gathering your skirts and leaving nothing behind, nothing to obscure the light. But if a Bad Thing happens part of you is seared into place, and trapped for ever at that time. The rest of you moves onward, dealing with all the todays and tomorrows, but something, some part of you, is left behind. That part blocks the light, colours the rest of your life, but worse than that, it's alive. Trapped for ever at that moment, and alone in the dark, that part of you is still alive.
Cooking is at once child's play and adult joy.



Alarik se demandait quel effet cela pouvait faire de ne plus avoir de souvenirs, de devoir se reconstruire de A à Z. De devoir réapprendre les rudiments de la vie, tel un très jeune enfant. La seule différence avec un enfant étant probablement que ce dernier ne se découragera jamais – puisqu'au aucun parent ne lui mettra de bâtons dans les roues - au contraire d'un adulte et donc probablement de Blake. Le critique n’osait pas imaginer quelles difficultés il avait pu rencontrer au cours de l’année écoulée. Plus il le regardait faire et plus le Danois avait pitié de lui. Sa bonté d'âme finirait un jour par le perdre, il n'en doutait plus. Il était donc passé du stade de l'énervement fulgurant à une profonde pitié, pour l'être se trouvant à ses côtés. Parfaitement incompréhensible. Intérieurement, il se moqua de lui-même. Jamais au grand jamais, il n’aurait imaginé une seule seconde ressentir autre chose qu’une rage profonde, à l’encontre de Blake Wilkins, l’être le plus arrogant et le plus horripilant que la terre ait pu porter en son sein. Décidément la vie réservait bien des surprises. L’ancien journaliste avait l’air tellement mal à l’aise à l’évocation de l’épisode où il s’était comporté en parfait Cromagnon, que cela amusa presque Alarik. Le souvenir de la fin de cette soirée lui revint en mémoire. Les coups qui volaient dans tous les sens, les chemises tâchées de sang, cette tentative ratée de les séparer, ce qui avait fait partir d'autres coups contre d'autres invités, bordel phénoménal « T'as au moins raison sur c'point ! Le respect c'relatif à chacun... On va dire qu’on a mis une sacrée pagaille lors de ce gala un peu trop guindé… on a été gentiment raccompagnés vers la sortie par les gorilles d’la sécurité ! C’était pas d’la bonne pub… Mon arcade sourcilière s’en rappelle encore et ton nez a pas dû apprécier… Ouais nous sommes quittes, on va dire ça ! » Qui l’eut cru que Wilkins et lui arriveraient un jour à trouver un terrain d’entente, terrain qui ne consistait pas à envoyer son poing dans la figure de l’autre. Décidément, il avait changé au cours de ces derniers mois. Le bénéfice de ce voyage sans doute. « Justement, si tu t’rappelles plus d’elle, tu risques fortement d’aller encore l’emmerder ! Chassez le naturel et il revient au galop... m'fait pas croire que t'as changé du tout au tout Wilkins ! Pour ta gouverne, elle s'appelle Ellie Martell...ouais comme la maison Martell de Game of Thrones, sont pas commodes, alors t'as intérêt à bien r'tenir, si tu tiens à ta cervelle et potentiellement à ta vie ! » Et malgré ce léger trait d'humour, le Danois n'avait pas spécialement envie de rire. L'apprenti, quant à lui, semblait se sentir un peu plus à l'aise.

Du Blake, tout craché, de toujours tout déformer et d’en faire des caisses au passage. « M’fait pas dire ce que j’ai pas dit Wilkins… ce serait dommage dans l’sens où ce serait pas très pratique pour voir ! Après c’pas à moi d’juger de ton physique... mais vu toutes les groupies qui te tournaient autour à l'époque, j'en déduis qu'tu dois plaire à la gente féminine ! » Il leva les yeux au ciel après avoir dit ça, il eut presque envie de courir la tête la première contre le four d'en face. Décidément qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire. « J'me disais bien que ce motif me rappelait quelque chose... les rideaux d'la mienne j'crois bien ! Bref, j'arrête de te charrier... le s'cond degré c'est pas ton truc visiblement ! » La suite de la conversation prêtait à rire. Comment expliquer à quelqu'un la différence entre une cucurbitacée et un capsicum ? On lui avait appris que tel truc portait tel nom et point. Peu importe que ce soit vert, rouge, jaune, rond ou allongé, il faisait la distinction. Son explication était d'ailleurs un peu caduque, voire complètement phallique. Il eût presque honte de lui, mais n'en laissa rien paraître. « T'as jamais entendu parlé du gang des légumes ? », cette fois-ci il éclata de rire, parce que c'était clairement n'importe quoi. « J'me doute que t'es pas le genre à attaquer quelqu'un avec une courgette ! Faudrait être complètement abruti pour ça... » Encore une phrase que Blake allait prendre pour un compliment, alors que ce n'en était pas un. A croire que cette conversation venait de les rabibocher en quelque sorte. Merci la courgette ! Le critique laissa son élève se débrouiller seul pendant quelques minutes, avant de revenir à ses côtés. Heureusement que les autre élèves se géraient à peu près. « C'une Mandoline... bon celle-ci tu peux pas t'en servir pour jouer une sérénade, tu risques d'avoir les doigts en piteux état après ! » Les quelques détails que lui livrait là Blake finirent de l'achever. Alarik réalisa qu'il n'avait fait que de se plaindre et s’apitoyer sur son sort, comme un con durant ces 7 derniers mois, alors qu'il y avait bien pire que lui. « Justement tu gères comment tout ça ? T'as quelqu'un pour t'aider chez toi au moins ? » Le Danois se doutait qu'il ne devait pas être livré à lui-même, mais préférait s'en assurer au cas-où. En attendant la réponse du jeune homme, il pesa rapidement es ingrédients pour le dessert, histoire d'accélérer un peu le mouvement. Il indiqua ensuite la marche à suivre à Blake « Tiens maintenant, tu m'mélanges tout ce qui se trouve devant toi, dans le grand bol en verre juste là. Hésite pas à y aller, enfin sans en foutre partout, si tu veux pas passer trois heures à tout nettoyer ! ». Sur ces mots il vérifia que le reste n'était pas en train de brûler ou d'accrocher dans les casseroles. Soudainement une grosse flamme s'éleva d'une poêle quelque part sur la droite « On m'avait pas prévenu qu'il m'fallait une formation de pompier/secoursite, bordel ! », grogna-t-il avant de courir jusqu'au plan de travail. « Mais bon sang, pourquoi t'as foutu de l'alcool dans cette maudite poêle ? ». L'élève avait viré au cramoisi en réalisant son erreur. Alarik éteignit rapidement le gaz sous la poêle, avant de balancer sur cette dernière le premier couvercle qui traînait par là. « Bon toi t'es interdit de toucher quoi que ce soit jusqu'à nouvel ordre... va plutôt aider ta voisine à couper deux trois trucs ! ». Il lui aurait bien envoyé son pied dans le derrière, juste par plaisir. Après s'être assuré que la poêle ne risquait pas de faire flamber toute la salle, il revint vers Blake en secouant la tête. Il n'avait pas signé pour ça, pour se retrouver nez à nez avec Wilkins ou jouer au pompier. « Désolé... du coup tu disais ? »
Alarik
&
Blake

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Sat in the corner of the room. Everything's reminding me of you. Nursing an empty bottle and telling myself. You're happier, aren't you? Oh, ain't nobody hurt you like I hurt you, But ain't nobody need you like I do. I know that there's others that deserve you. But my darling, I am still in love with you.
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