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 that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth

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MessageSujet: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mer 24 Mai - 16:48

That's not my shadow, it's my darness.
JONATHAN MILLS & RUTH WHITAKER

Une vide-grenier. Ruth avait toujours apprécié ce genre d’évènement, fouiller, chiner, trouver des babioles auprès de personnes n’ayant aucune idée de véritable valeur de leurs trésors. Seulement aujourd’hui, la jeune femme n’avait pas décidé de flâner. Non, au contraire, elle avait décidé de prendre un stand et de s’installer afin de vendre quelques toiles. Eventuellement. Si elles pouvaient intéressés. Ruth avait plaqué une belle partie de ses économies en s’offrant l’atelier dans lequel elle vivait à son arrivée en ville, et même si elle n’en n’était pas à manger des pâtes pour faire des économies, une petite entrée d’argent ne ferait pas de mal. Pour lui éviter d’avoir à aller réclamer à qui que ce soit. La jeune femme était arrivée de bonne heure ce matin-là, comme la plupart des vendeurs et elle s’était simplement installer sans broncher, exposant à peu près les toiles qu’elle avait emporté. Des bibelots ? Elle n’en n’avait aucun. Juste ses toiles. Les toiles qu’elle avait peintes et qu’elle stockait dans un coin de son atelier depuis qu’elle était arrivée à Redwood Hills. Des toiles qui reflétaient son état d’esprit. Des toiles abstraites, plutôt sombres où l’on peut lire ou deviner de temps à autre des étendues d’eau. Ruth n’était pas certaine de trouver preneur, la preuve en était les quelques badauds qui passaient devant ses peintures, s’y attardant un instant avant de passer leur chemin. Peut-être que l’allure peu avenant de la jeune femme n’aidait pas non plus à appâter le client, mais la jeune femme n’était clairement pas du genre à se forcer si elle n’en n’avait pas envie. A l’époque où elle travaillait au musée, elle était capable de sourire et d’être aimable avec les personnes qui l’abordaient. Mais cette époque était clairement révolue. Il s’était passé trop de choses entre temps. Beaucoup trop.

Un soupir passa les lèvres de la blonde qui attrapa son paquet de cigarettes. C’était devenu un automatisme depuis l’accident. Un autre moyen d’autodestruction peut-être… Elle fumait pour s’occupait, simplement. Elle glissa un bâtonnet entre ses lèvres et l’alluma avant d’en tirer une longue bouffée qu’elle recracha lentement. Ca non plus, ça n’aiderait probablement à appâter d’éventuels acheteurs, mais tant pis. Elle n’était même pas certaine de pouvoir en retirer énormément de ces quelques toiles. Peut-être ferait-elle mieux de tout remballer en réalité… Mais elle n’avait rien d’autre à faire de sa journée. Alors à quoi bon ? Une nouvelle taffe, une nouvelle volute de fumée s’échappant de ses lèvres. Puis un homme arriva devant son installation. Elle l’observa du coin de l’œil tandis que lui observait les peintures. Ruth resta en retrait un instant, tirant à nouveau sur sa cigarette avant de finalement se lever du tabouret duquel elle n’avait pas bougé depuis ce matin. « Je peux vous aider ? » demanda-t-elle d’un ton peut-être un peu trop plat pour être réellement intéressé. Mais la durée d’observation de cet homme avait été plus longue que la plupart des potentiels clients qu’elle avait déjà vu passer aujourd’hui, alors… peut-être qu’elle parviendrait à vendre quelque chose malgré tout.

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Seule la Mort
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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Dim 28 Mai - 20:17

Un vide-grenier. J’étais surpris le matin même, en me levant. Alors que j’émerge difficilement entre deux bouteilles de Jack, les rainures du bois de ma table de cuisine imprimées sur le visage. J’ai bien mis dix minutes à savoir me redresser tout à fait. Ce n’est pas très grave… Jusqu’à ce que je me rende compte que j’ai une barre sur le front, une migraine intense, abominable. Il a fait chaud dans la maison, j’avais laissé le four tourner un moment, oubliant même d’y foutre le plat préparé que je projetais de manger. J’avais encore fait un repas liquide, et ça devenait vraiment une sale habitude. Je titube jusqu’à l’escalier, peine à le monter pour me retrouver dans la salle de bain. Je m’y nettoie à l’eau bouillante, manquant une fois ou deux de vomir, mais j’arrive non sans peine à contenir mes nausées, à faire en sorte qu’elles ne connaissent pas de débordements que je devrais nettoyer ensuite. Je peine à émerger, mais finalement lorsque je sors du nuage de vapeur de la cabine de douche, je me rends compte qu’il est encore très tôt. Vieilles habitudes militaires, de me lever avant l’aurore. Je n’avais même pas vu que dehors il ne faisait même pas encore vraiment jour. Je me rase, enfin, je taille les picots de ma barbe, et me brosse plusieurs fois les dents. Le choc du dentifrice avec ma bouche est terrible ; c’est toujours comme ça quand j’ai trop bu. Le dentifrice, assez fort, me pique la langue et les gencives. Mais ça fait du bien, quand je recrache. Je me sens un peu plus propre, un peu plus présentable. C’est habillé à la cool qu’en ramassant le journal devant ma porte, je vois qu’il y a un vide-grenier.


Je sors, alors qu’à l’intérieur tout pue la misère et la solitude ; je n’ai même plus de whisky. Je me dis qu’il y aura en plus de brocanteurs, les bouilleurs de crû et autres revendeurs professionnels ou semi-professionnels qui profitent de ce genre d’événement pour vendre leurs trucs. Je marche tranquillement, sans me presser. Je me sens horriblement seul, et j’ai l’impression d’avoir l’air stupide. Sapé à la cool, mais avec la force de l’habitude. Veste de cuir, et en dessous une chemise aux manches relevées. Jean. J’ai l’impression de m’être sapé comme pour sortir, alors que je ne suis que le pauvre connard qui va affronter le regard des autres pour aller chercher son litron. Je me surprends à jeter un coup d’œil aux objets en vente, à tous ces petits stands. Ils racontent tous une histoire. Des histoires dans lesquels je me perds. Jusqu’à arriver devant l’Histoire qui m’accapare pour de bon. Des toiles. De l’eau. Des ténèbres. De vagues silhouettes. Je me sens oppressé, le rythme des battements de mon cœur augmente. Je me perds dans leur contemplation. Le temps file, sans que je m’en rende compte. Je sens la fumée. L’essence. J’entends les hurlements. Je sens les blessures et meurtrissures subies pendant l’accident. J’entends ma fille m’appeler en hurlant.


Je sursaute presque, bouleversé à l’intérieur, quand j’entends une voix de femme s’adresser à moi. Je reprends contenance, laissant le fantôme de ma réaction glisser sur mon visage. Mais si mon corps reprend ses automatismes, cette contenance neutre et militaire, je reste profondément chamboulé.



| Bonjour. Je… Qui se noie, dans ces tableaux ? |


Je sais ce qe c’est, la mort. Et celle-ci, même brossée indirectement, me parle avec toute la puissance d’une claque en pleine gueule.

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Sam 17 Juin - 19:27

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Se faire un peu d’argent, voilà pour Ruth avait décidé de s’installer dans ce vide-grenier. Elle n’était pas certaine de pouvoir vendre ses quelques toiles, certainement trop sombre pour le passant souhaitant simplement dégoter quelques vieilleries, mais cela valait toujours la peine d’essayer. La preuve, certains curieux s’arrêtaient même par moment, mais ils passaient vite leur chemin. Aussi, lorsqu’un jeune homme s’était arrêté plus longuement sur l’une de ses toiles, Ruth avait sauté sur l’occasion pour tenter une approche. Il sembla surpris de se faire interpeller, comme perdu dans ses pensées et la jeune femme fut presque désolée de l’en interrompre. Et au final, elle regretta presque d’être intervenue lorsque l’homme se retourna vers elle pour l’interroger sur les peintures. Si Ruth avait tenté de faire un effort de socialisation, elle se referma presque instantanément. « Personne. » répondit-elle du tac-au-tac, se rendant compte rapidement qu’il ne s’agissait probablement pas de la meilleure méthode qui soit. Il était évident que quiconque s’intéressant un minimum à la peinture s’intéresserait de plus près aux toiles, seraient susceptible de poser des questions. Convenait-il qu’elle explique ses réelles inspirations ? « Ou peut-être tout le monde… » ajouta-t-elle alors en tentant de se détendre. Personne n’avait besoin de connaître la réelle inspiration. Son histoire n’appartenait qu’à elle et si elle s’était faite la promesse de ne jamais occulter sa sœur, parler de cet accident avec le premier inconnu ne l’intéressait clairement pas. Il n’y avait rien de plus à dire. Si elle n’arrivait pas à en parler, si elle n’arrivait pas à supporter le regard que les autres pouvaient porter sur elle après ce qu’il s’était passé, pourquoi en parlerait-elle au premier passant lui posant la question. « Faut-il réellement que cela représente une personne en particulier ? » Sa phrase était sortie après un bref silence. Silence durant lequel elle avait laissé son regard se perdre sur la toile qui avait interpelé le passant. Il fallait qu’elle fasse un effort pour ne pas totalement se replier sur elle-même, tenter de ne pas être acerbe ou cinglante. Tenter de ne pas être elle, pendant quelques minutes. « Tout le monde se noie un peu de nos jours. On essaie tous de garder la tête hors de l’eau, mais on est rapidement rattrapé au final. » Des paroles pour tenter d’enrober la réalité. Des paroles qui sonnaient étrangement vraies. Le regard de Ruth se perdit à nouveau dans les quelques toiles qu’elle avait exposé. Sans qu’elle ne s’en soit réellement rendue compte, elles avaient toutes prises les mêmes teintes. Elles étaient toutes différentes les unes des autres et pourtant, elles avaient toutes la même aura. Comment aurait-il pu en être autrement ? Ruth n’avait qu’une chose en tête ces derniers temps. Toujours la même chose. Ses rêves étaient hantés. Ses insomnies étaient couchées sur ces toiles. « Vous vous y connaissez en peinture ? » demanda-t-elle finalement tout en reportant son attention sur l’homme qui était à ses côtés.

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Seule la Mort
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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mer 5 Juil - 23:01

Je sais ce que c’est, la mort. Je l’ai dispensée, je l’ai vue à l’œuvre, je l’ai aussi ressentie, par moments, même si ce n’était que trompeur comme sensation. Quoiqu’il en soit, je sais la reconnaître lorsque je la vois. Ce n’est nullement une amie, comme disent les poètes. La mort est une vraie chienne. Elle frappe aveuglément, elle est l’expression ultime du libre arbitre de l’univers. Et quand l’univers a envie de te chier sur la face, il ne se gêne pas pour le faire, tu peux en être sûr et certain. Je suis alpagué sur la brocante, et il n’y a que la mort. Ca me rappelle, immanquablement, à chaque minute, à chaque instant, le terrible dicton de ma compagnie. Seule la Mort met Fin au Devoir. La mort, je l’avais vue et dispensée, mais elle ne m’avait jamais pris. Pas encore, en tout cas. Ca viendrait bien un jour, et avec l’activité dans laquelle je venais de me lancer quelques semaines plus tôt, elle arriverait sans doute plus rapidement que prévu. Mais ce que je lui demande semble avoir l’effet exactement inverse de ce que je lui demandais ; des précisions. Elle se ferme, son attitude dénote intégralement ce changement d’humeur, d’attitude. Elle me répond que le tableau ne représente personne. Alors, je les regarde avec plus d’attention. Et je n’en crois pas un mot. Il n’y a que les gens qui savent qui pourraient peindre comme ça. Cette femme a fait l’expérience de la mort. Pas elle-même, mais elle en a été le témoin meurtri, j’en ai l’intime conviction. En vingt ans d’armée et de service fédéral, j’avais su acquérir quelques certitudes à ce sujet. Elle reste floue, s’explique, mais vraiment du bout du pinceau. Je continue de regarder ses toiles, imperturbable, passant un long moment à les détailler, chacune leur tour.


| Non, pas forcément. Mais la mort, si elle touche tout le monde, vous touche vous en particulier, visiblement. Parce que ça transpire dans toutes vos œuvres. Ce danger latent. Cette mélancolie. Ces étendues d’eau qui ne demandent qu’à nous engloutir. Je m’y connais assez peu en art et pas plus en peinture. Malheureusement, je m’y connais plus en mort et votre travail me touche, mademoiselle. |


Je reste vague, imprécis. Je sais que je dois avoir l’air étrange, particulier, mais je suis un fureteur de nature. Ne pas en dire assez est un défaut, en dire trop est un défaut bien pire. Elle aussi, se perd dans la contemplation de ses toiles. Et j’ai ma confirmation. Sur le fait qu’elle a été impactée de très près par la mort de quelqu’un. Je reconnaissais les personnes qui étaient hantées par une disparition, l’étant moi-même depuis près d’un an, et le sommeil gâté de cauchemars depuis des lustres avec les gens que j’avais moi-même tués.


| Oui, la noyade, ce sentiment en tout cas, parle forcément. Veuillez m’excuser, vu le niveau de détail et surtout, la profondeur presque criante de vos œuvres, j’étais convaincu que cela vous parlait personnellement… |

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mar 18 Juil - 8:50

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En exposant ses toiles, Ruth avait espéré pouvoir se faire un peu d’argent et donc qu’on porte au moins un bref intérêt à son travail. Cependant, elle ne s’était pas attendue à ce que quelqu’un puisse s’’arrêter à son stand et porter un réel intérêt aux peintures. Aussi lorsqu’un homme s’arrêta auprès d’elle pour la questionner à propos de ce qu’il avait sous les yeux, elle se replia immédiatement sur elle-même, se renfermant derrière ce masque d’insensibilité. Ce n’était que des peintures exposées dans une brocante, peintes par une personne sans intérêt, alors pourquoi chercher à les analyser. N’étant cependant pas impolie, la blonde répondit brièvement à l’homme qui s’était arrêté. Ses réponses étaient vagues, elle en avait parfaitement conscience, mais parler d’elle, de ce qu’elle pouvait ressentir, Ruth ne le faisait pas. Ses émotions, ses sentiments, elle les couchait sur ses toiles. Un nœud se forma dans la gorge de la belle tandis que le passant expliquait ne pas s’y connaître en peinture, ni même en art, mais qu’en revanche, il connaissait la mort. Pour être tout à fait honnête, elle réprima même un frisson qui lui parcourut l’échine. Son travail parlait à quelqu’un. C’aurait pu être un compliment. C’aurait dû l’être en réalité, mais cette sensation étrange qu’on parvienne à lire en elle avec autant de facilité la perturbait bien plus que tout autre chose. Ne sachant trop quoi faire de ses mains, Ruth croisa les bras tout en se perdant à son tour dans les peintures qu’elle avait exposées. Sans un mot de plus à ce propos, la jeune femme tenta malgré tout une pirouette, en expliquant en vain que la noyade était un sentiment que tout le monde connaissait. Quelque chose qu’on avait tous expérimenter au moins une fois dans sa vie. Si ce n’est au sens littéral, au moins au sens figuré. Personne ne peut prétendre ne jamais s’être senti perdu dans une quelconque situation. Ce que l’homme confirma d’ailleurs avant de s’excuser quant aux allusions qu’il avait pu faire. Le regard toujours perdu dans ses peintures, Ruth retint un soupir et jeta un coup d’œil en coin au grand brun à ses côtés. « Vous êtes un espèce de psy ou quelque chose du genre ? » C’était sorti un peu abruptement. Ses parents auraient probablement été désespérés de voir leur fille agir ainsi alors qu’on ne l’avait clairement pas éduquée de la sorte. Mais les bonnes convenances se faisaient clairement la malle chez la jeune Whitaker ces derniers temps. Quelque peu perturbée par le fait qu’on puisse en comprendre autant sur elle par ces simples toiles, Ruth osait à peine regarder l’inconnu toujours présent à ses côtés. C’était étrange comme sensation. Elle ne parlait jamais de ça, jamais. Avec personne. Edwin était peut-être une exception, mais avec lui, c’était différent. Il était là ce jour-là. « Ma sœur est morte. » lança-t-elle finalement, comme venu de nulle part. Elle n’en parlait jamais, mais là, maintenant… Elle ressentait comme le besoin de le faire, comme si, enfin, quelqu’un était à même de comprendre ce qu’elle vivait. « Noyée. » Une précision inutile puisque le grand brun semblait l’avoir parfaitement compris dès le départ. Elle osa finalement un nouveau coup d’œil dans sa direction. « Ça fera bientôt un an. » Les bras toujours croisés, le regard profond. « Vous mériteriez presque une médaille, je n’en parle jamais. »

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Jeu 20 Juil - 23:31

La mort m’avait toujours frappé dans toute son immensité et dans toute son horreur. J’avais toujours eu peur d’elle, tout comme j’avais appris à vivre avec. En tant que soldat, elle était mon ennemie autant que mon outil, et j’avais toujours connu des gens autour de moi qui finissaient par mourir à un moment ou à un autre. Famille, amis, camarades, ennemis sur le champ de bataille. La mort, je la connaissais. Je ne pensais pas la sentir de tout son poids dans une simple brocante entre particuliers ; elle n’était jamais là à tous les instants, mais depuis que j’étais à Redwood… Elle prenait tant de gens en continu, et je lui en apportais tant de nouveaux. Bref. Ceux-là, ceux que j’avais sous les yeux, étaient marquants. Je savais reconnaître un destin funeste quand j’en voyais un. Forcément, la jeune inconnue esquive les questions, car je me fais sans doute trop pressant, trop indiscret. Qu’importe. Je ne nourris plus aucune gêne aujourd’hui, c’est un fait. Elle finit par me demander si je suis un psy. J’ai un mince sourire, toujours en regardant ses toiles. Moi, psychiatre ? Ca serait vraiment le pompon, connaissant les activités pour le moins répréhensibles auxquelles je me livrais. C’était moi qui avait besoin d’un psy, mais bien sûr, je me gardais bien de le dire à la jeune femme.


| Non, pas du tout. Je suis agent fédéral, mais j’étais soldat avant. Je connais la mort, et je sais ce que c’est de la voir partout, tout le temps. Comme une obsession, ou un cauchemar rémanent. |


Elle finit par me dire que sa sœur est morte, après un nouveau silence. Je ne dis rien. J’accuse le coup, et je ne veux pas me montrer brusque ou irrespectueux de manière involontaire ; je prenais le temps. Elle précise qu’elle est noyée, et continue de se confier. J’avais vu juste sans le savoir, je pensais que l’immage de la noyade impliquerait peut être plus le deuil finalement, cette angoisse, cette solitude et cette souffrance si grandes et si profondes qu’elles nous engloutissaient totalement. Un an plus tôt, et me dit que je mériterais une médaille. Je hoche la tête


| Je suis désolé de vous avoir rappelé tous ces souvenirs, qui, je le vois bien, sont encore si vivaces. Je sais aussi ce que c’est de perdre un proche. | des proches, pour être précis, mais ça je m’abstenais de le dire, de rentrer dans les détails. | Comment est-ce arrivé ? |


Je ne posais pas la question d’un ton de voix curieux, voyeuriste, mais plutôt avec de la compréhension, et de la compassion.

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mar 25 Juil - 0:31

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C’était réellement déroutant de se retrouver ainsi face à une personne qui parvenait à lire en vous avec une telle aisance alors qu’ils ne se connaissaient pas. Ruth en était presque désarmée, y perdant même de son piquant tant elle était déboussolée par ce que l’homme parvenait à déceler dans les toiles qu’il avait sous les yeux alors que tous les passants de la journée n’avaient fait que jeter un bref coup d’œil à ce qui était exposé sans réellement s’y attarder. Aussi, la jeune femme avait immédiatement penser au fait que le visiteur puisse être un connaisseur en art, une personne avec un sens assez aiguisé en peinture que pour réellement lire ce qu’il pouvait se cacher derrière une toile, mais il déclina rapidement, déclarant qu’il s’y connaissait plutôt lorsqu’il s’agissait de la mort. Un être normal aurait probablement tourner les talons ou simplement fuit la conversation, mais tout laissait à croire que Ruth n’avait rien d’un être humain normal. Non, elle continua simplement la conversation. Il y avait réellement quelque chose de déroutant chez ce type, au-delà même du simple fait qu’il parvienne à déchiffrer le réel sentiment des toiles que la blonde avait peinte. Le grand brun afficha un léger sourire lorsqu’elle lui demanda s’il était psy. Ce sourire laissait à croire qu’elle s’était lamentablement plantée et il le confirma d’ailleurs en expliquant qu’il était un ancien soldat, reconvertit aujourd’hui en agent fédéral. Effectivement, la mort, il avait dû la côtoyer à plus d’une reprise et Ruth n’osait imaginer ce que cela pouvait être. « Qu’est-ce qu’un agent fédéral vient faire à Redwood Hills ? Vous ne seriez pas mieux logé à vivre en ville plutôt qu’à la campagne ? » Voilà que la jeune femme se montrait curieuse et engageait elle-même la conversation alors que ça n’était clairement pas dans ses habitudes. Tout comme ça n’était pas dans ses habitudes de parler d’Hannah. Non, ici, mis à part les personnes qui avaient pu connaître les jumelles lorsqu’elles étaient petites et qu’elles se baladaient main dans la main dans les rues, personne n’avait entendu parler de la sœur de Ruth. Parce qu’elle n’avait pas envie d’en parler avec des personnes qui ne comprendraient pas ce qu’elle pouvait ressentir. Et qu’elle était bien incapable d’avoir une réelle conversation avec la seule personne capable de comprendre ce qu’elle ressentait parce qu’elle souffrait tout autant qu’elle. Mais avec cet inconnu, c’était différent… Peut-être parce qu’il n’était qu’un inconnu justement, qu’elle ne lui devait rien et que visiblement, il la comprenait. C’était donc ainsi que Ruth s’était confiée, par bribes. Laissant entendre les informations essentielles sans pour autant se perdre dans les détails et le passant sembla simplement attendre les informations sans en demander d’avantage dans un premier temps. « Comme vous le dites, ces souvenirs sont loin d’être enfouis, je vis quotidiennement avec. Vous n’avez pas à vous excuser. » Et si elle n’avait pas eu envie d’en parler, elle se serait simplement tue, demandant sans grande délicatesse s’il comptait emporter une toile ou simplement rester planter là à les détailler. « Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé. J’imagine qu’elle a voulu se baigner, qu’elle est allée trop loin, elle a peut-être trébuché, perdue pied et l’alcool aidant, elle n’est pas parvenue à rester en surface… » Tout restait encore très flou dans la tête de la jeune femme. Elle avait beau se ressasser cette scène encore et encore, elle avait l’impression d’avoir rater quelque chose. « Nous étions avec des amis au bord d’un lac. Une soirée comme nous en avions passé des dizaines durant notre adolescence. Je m’étais éloignée et je n’étais pas là quand elle a décidé d’aller prendre un bain de minuit. Je l’aurai retenue sinon… ou j’aurai pu l’accompagner, je ne sais pas. Toujours est-il que ceux qui étaient là l’ont simplement laissé partir sans s’en soucier outre mesure. » Le visage de la blonde s’était refermé et elle réprima un frison à l’évocation de ce souvenir. C’était la première fois depuis l’accident qu’elle en parlait à voix haute, qu’elle mettait de réel mot sur ce qu’il s’était passé ce soir-là. « Enfin peu importe. J’imagine que vous avez mieux à faire que d’écouter une inconnue visiblement incapable de faire son deuil. »

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mer 26 Juil - 23:51

Je me sentais paumé. Entouré de tout un monde qui avançait sans moi. Comme si j’étais un phare vissé au milieu de ténèbres plus fortes et plus impressionnantes que tout ce qu’on pouvait connaître dans une vie. Je me fichais un peu d’être seul. C’était dur, mais c’était comme ça. Mais ce qui était vraiment dur, c’était de se rendre compte que je ne percevais plus que le mauvais, que le malheur. Comme si mon instinct me guidait droit devant ce genre d’événement, ce genre de constatation, de piste. Je savais bien que je ne pourrais pas être pour toujours cet espèce d’avatar de la mort ; capable de la flairer, de l’attirer à lui. C’était ce que j’étais devenu, et c’était assez triste, au fond. Je souris malgré tout, parce que c’est bien la première fois que l’on considère que je sois capable d’adopter une quelconque carrière intellectuelle. Mon emploi l’était, c’était certain, mais il n’en restait pas moins que j’étais plutôt un homme d’instinct et d’action, par nature intrinsèque. La jeune femme semble étonnée et me demande ce que je fais à Redwood, si je ne serais pas mieux en ville qu’à la campagne.


| J’habitais à Washington, avant. On est venu ici avec ma famille pour changer de vie. Mais ça ne s’est pas fait, finalement. |


Je n’entrais pas dans les détails, je sentais déjà mon cœur se serrer, ma gorge et mon estomac se nouer et m’empêcher inconsciemment d’utiliser mon histoire personnelle pour casser, pour rompre des barrières. La jeune femme semble commencer à se laisser aller et je me maudis intérieurement pour ma curiosité. Et si le destin me confiait une nouvelle cible ? Comment j’allais devoir réagir ? Je n’en savais rien. Je n’aurais pas le choix de toute manière, c’était sûr et certain. Elle me raconte qu’elle vit avec ses souvenirs, que je n’ai pas à m’excuser. J’entends son ignorance des circonstances exactes du décès, et je notais qu’il n’y avait rien de pire que de ne pas savoir. Ce qu’elle me contait ressemblait typiquement à la soirée de jeunes qui tournait au cauchemar à un moment ou à un autre. Mes sourcils se fronçaient à l’évocation du souvenir plus encore douloureux de ce que les témoins avaient « accompli », ce soir-là. Je renâclais avant de me lancer dans tout ce que cela m’évoquait.


| Je connais le poids des souvenirs, et plus ils sont vivaces et plus ils sont douloureux. Je suis désolé de ma curiosité, déformation personnelle. Je passe ma vie à manipuler des faits, je peux presque les sentir, condensés, entre mes mains… Et donc vous ne savez pas ce qu’il lui est arrivé, mais vous savez que personne n’a fait d’effort pour la tirer de là ? Elle y était toute seule ? C’est plutôt rare. J’aurais pensé qu’une jeune femme aurait fait ce genre de choses avec des copines… Ou avec un garçon. Il y a eu une enquête ? |

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Jeu 3 Aoû - 15:57

That's not my shadow, it's my darness.
JONATHAN MILLS & RUTH WHITAKER

Ruth faisant la conversation. C’était probablement une première depuis qu’elle avait posé un pied à Redwood Hills. Même déjà avant en réalité, Ruth n’était pas une grande bavarde. Et elle comprenait d’autant plus pourquoi maintenant que l’homme à ses côtés lui confiait venir de Washington et que s’il était arrivait à Redwood Hills, c’était pour changer de vie avec sa famille. Chose qui ne s’était finalement pas faite et elle se retrouvait là, comme une idiote, incapable de savoir ce qu’il y avait à dire. « Désolée. » fut tout ce qu’elle fut capable de prononcer, même si elle était certaine que ça ne servait à rien. Un désolé d’un inconnu ne valait rien. Les bons sentiments d’une personne de passage ne servaient à rien. Mais qu’importe. Ruth finit par continuer sur sa lancée, expliquant ce qui était arrivé à sa sœur. Confirmant que ses toiles représentaient bel et bien une personne se noyant au beau milieu d’une étendue d’eau déserte. Les mains de la belle s’étaient faites moites au fur et à mesure de son récit, au fur et à mesure des souvenirs qui l’essayaient. La culpabilité de ne pas avoir été présente au moment où Hannah avait décidé d’aller se baigner, l’incompréhension de ce geste. Pourquoi Hannah était-elle partie se baigner seule ? Pourquoi, lorsque Ruth était revenue vers le groupe, personne n’avait pu lui dire où était partie sa sœur. Comme si Hannah avait cherché à se faire oublier à ce moment-là. Mais c’était absurde de croire une telle chose. L’inconnu s’excusa à nouveau de sa curiosité et la jeune femme haussa simplement les épaules. Elle-même avait fait preuve d’une curiosité qui lui était inconnue, alors elle ne pouvait pas lui jeter la pierre. Cependant, elle se sentit presque oppressée par la déferlante de question qui s’en suivit. « Oui, non… Enfin, j’en sais rien. C’est arrivé assez vite au moment où je suis revenue vers le groupe. » répondit-elle, haussant une fois de plus les épaules alors que le malaise pouvait certainement se ressentir dans son comportement. « Pour ce qui est de l’enquête… à quoi bon ? Une bande d’anciens amis qui se soulent au bord d’un lac… dans le fond, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il y ait quelqu’un qui finit noyé. » Son ton s’était fait plus froid, beaucoup plus distant. A quoi bon remuer dans quelque chose qui semblait si évident. A croire que si ça n’avait pas été Hannah, ç’aurait été quelqu’un d’autre. C’aurait pu être elle. Après tout, c’était Ruth la jumelle qui faisait des choses irréfléchie, celle qui n’écoutait que ses envies et agissait au gré de celles-ci. Un bain de minuit, c’était plus le genre de Ruth que celui d’Hannah, mais à quoi bon. Ils avaient tous bu. L’ivresse fait tomber toutes les barrières. « Vous comptez m’en acheter une ou pas ? » finit-elle par demander, désignant d’un signe de la tête les toiles qu’elle avait exposées. Sa carapace se reformait petit à petit, elle en avait déjà bien trop dit.

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MessageSujet: Re: that's not my shadow, it's my darkness ≈ jon & ruth   Mer 9 Aoû - 20:10

Je posais mes questions de but en blanc, je ne les enrobais ni d’une politesse affinée ni d’une compassion tiède et réconfortante ; j’étais un enquêteur, de militaire j’étais passé flic, enfin plutôt, agent de services de renseignements militaires. Mais c’était du pareil au même, fondamentalement parlant. Je restais un type qui essayait de comprendre des choses en posant des questions à d’autres types. Ce n’était pas forcément quelque chose qui m’améliorait en tant qu’être humain, finalement. Il suffisait d’avoir entendu quelques minutes de ma conversation avec la jeune blonde pour se rendre compte que mon boulot avait très clairement formaté ma personnalité ; je posais des questions, je les enchaînais, les unes après les autres, tandis que si je ne montrais pas beaucoup d’empathie, j’en ressentais énormément malgré tout. Je savais ce que ça voulait dire de perdre un proche. Je n’allais pas entrer dans les détails de ce qui m’avait fait venir jusqu’ici, de toute manière, ça n’intéressait pas vraiment la jeune femme.


Je hochais la tête à son « désolée » sans aller plus loin. Inutile d’en faire des tonnes, et ce sujet-là ne m’intéressait guère ; je ne voulais pas encore plus m’appesantir sur ce passé terrible et douloureux, qui ne ferait qu’accroître le malaise de la conversation. J’ai bien conscience de la bousculer, de la bouleverser même, peut-être, en la chamboulant à coup de questions très personnelles, très douloureuses également. Autant dire que les choses s’accélèrent bien malgré moi ; normalement je suis parfaitement entraîné à savoir gérer ce genre de situations, et il est maintenant évident que les choses échappent à mon « contrôle ». Je hoche à nouveau la tête, comme si je convenais qu’effectivement, l’accident était une piste tout à fait envisageable. Cela justifiait tout autant son propre désespoir. Mais je ne savais pas, je devais sentir quelque chose, pour m’y intéresser autant.



| Rien d’étonnant, c’est vrai. Mais j’ai toujours du mal à croire que les hommes sont capables de pareils accidents… Pas en présence de témoins, pas dans des eaux aussi calmes qu’une étendue d’eau fermée. Ma nature suspicieuse, sans doute. N’y accordez pas trop d’importance. |


La jeune femme avait adopté un ton beaucoup plus frais que nos échanges précédents et elle était donc maintenant un peu impatiente ; je l’avais inutilement braquée. Elle me demande si je compte en acheter une. Il y a peut être quelque chose, oui… Je redresse mon regard sur elle, pour la première fois depuis quelques minutes.


| Vous les vendez combien ? |


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