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 Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik

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MessageSujet: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Dim 10 Sep - 21:26




Des flèches aux étoiles.


« Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres, / Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, / Et qui le regardait dans l’ombre fixement. » - Victor Hugo, La conscience

Carter était venu en vélo. Il le déposa le long de la clôture, et l'attacha à l'aide de son antivol. Il ne risquait pas grand-chose, par ici, mais cette mesure de précaution ne lui coûtait rien - et Dieu savait comme le jeune homme pouvait se montrer précautionneux. Cela fait, il s'accorda un instant pour observer la nouvelle maison de son ami. Ellie et Alarik s'étaient remis ensemble - ce qui était une très bonne chose, même s'il était presque déçu que tous les plans machiavéliques qu'il avait élaborés avec Mila n'eussent pu être mis à exécution - et ils avaient acheté aux abords de la petite ville. Un sourire échappa à l'entrepreneur, réellement content de savoir que tout s'était arrangé entre ses deux amis. Ils méritaient leur part de bonheur et leurs instants de béatitude. Le confort d'une vie à deux et l'assurance d'être aimé. Parfois - et surtout en ce moment -, Carter éprouvait une forme d'admiration pour eux, qu'il ne parvenait pas vraiment à discerner, qu'il cachait inconsciemment sous l'affection qu'ils suscitaient chez lui. C'étaient des gens respectables. Pas parfaits, mais au moins respectables. Lui, bien qu'il refusât d'y croire, n'avait plus grand-chose que l'on pût respecter. Son travail, peut-être, et par-dessus tout son investissement dans celui-ci. Pour ce qui était du reste, de sa vie personnelle, de sa vie sentimentale, de ses intentions dévoilées, de ses ambitions démasquées, non ; tout cela n'était plus qu'un vaste fiasco terni par les actes et les années, par la fierté et la vanité. Son orgueil était sa Némésis - c'est toujours l'orgueil qui perd les puissants.

Néanmoins, Carter n'avait absolument pas l'esprit disposé à songer à cela - la pensée l'avait-elle seulement effleuré ? -, et se dirigea donc tranquillement vers la porte d'entrée. Il sonna, empressé. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu Al'. Ils se connaissaient depuis l'adolescence, grâce à Eilin, sa petite sœur, et depuis, ils avaient enchaîné les soirées de folie, les répétitions musicales dans les garages, les petits concerts, la fumette, les champignons, les bons repas, les parties de rigolade, les matchs de foot, de baseball ou de basket, les discussions interminables, et les années, bien sûr. Pourtant, elles avaient changé si peu de choses ! Tant mieux ; la distance et le temps n'avaient pas su détruire leur amitié. Alarik était d'ailleurs l'un de ses seuls amis de Redwood Hills avec lesquels le promoteur avait passé quelques moments en Europe. La première fois, il lui avait tout raconté. Tout. Parce que c'était obscur, ce départ précipité. C'était injustifié aussi, et injuste, pour Elise, pour ses parents, pour tous ceux qui tenaient à lui. Il lui avait dit pour les lettres, il lui avait dit pour l'adultère, il lui avait raconté pour la peur, il lui avait raconté pour la culpabilité. Et tout avait plus ou moins pris sens - plus ou moins, parce que Carter n'avait pas toujours agi rationnellement, encore moins convenablement. Mais c'était fait ; ressasser et s'éterniser ne menaient à rien.

Ce qui comptait, c'était le présent, et ce qu'on en faisait. Rien n'était encore réglé, l'homme pataugeait toujours au milieu d'une vase sombre, dans laquelle il s'était lui-même englué, et dont il ne semblait pas pressé de sortir, si l'on s'en fiait à ses réactions. L'orgueil, encore, toujours. Mais tant pis. Le présent. Il allait revoir Al', et c'en faisait une joie. Le match de football qui se jouait ce soir s'avérait plutôt être un prétexte pour se retrouver qu'autre chose. Il y avait fort à parier qu'ils ne le suivraient que par intermittence, lorsqu'une belle action crèverait l'écran, ou si la conversation s'épuisait. Enfin, la porte s'ouvrit. Carter fit un large sourire avant de donner une accolade chaleureuse au brun. « Al ! Comment tu vas ? » Sur invitation de celui-ci, il entra. « Alors, bien installés ? » Curieux, il jeta un regard circulaire à la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Ils avaient effectivement l'air d'avoir déballé la grande majorité des cartons, au moins ici. « Ellie et Mila sont allées où, du coup ? » Pour elles, c'était soirée entre filles. Cependant, à l'heure où cela s'était décidé, elles ne savaient pas en quoi consisterait leur petite virée - ou fuite ?

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Dernière édition par Carter Callahan le Ven 27 Oct - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Ven 27 Oct - 18:20




Des flèches aux étoiles.


« Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres, / Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, / Et qui le regardait dans l’ombre fixement. » - Victor Hugo, La conscience

La demeure sur Farming Area était devenue bien silencieuse en cette fin d’après-midi. Pas un bruit, pas un chuchotement, pas de musique, ni de grogneries. Seul le cliquetis des touches du clavier sur lequel le critique frappait, s’élevait dans les airs. Une journée longue, durant laquelle il avait essayé d’être productif, mais il avait l’esprit bien trop encombré pour réussir à travailler correctement. Le silence étant devenu un peu trop oppressant ces derniers temps, depuis l’incendie qui avait ravagé la maison de leurs voisins très exactement. Depuis l’horreur, depuis ce nouveau traumatisme, qui s’ajoutait telle une nouvelle carte sur l’édifice déjà brinquebalant de leur existence, qui tombait en morceaux. Le Danois se retourna, lorsque l’horloge murale annonça la fin de l’après-midi. Un léger sursaut, avant qu’il ne colle à nouveau le dos contre le dossier de son fauteuil, en tâtonnant la poche droite de sa chemise, à la recherche d’une cigarette. Puis il réalisa qu’il avait cessé de fumer. Vieux réflexe. Stupide réflexe. Alarik jeta un regard à la pièce, baignée de cette lueur de fin de journée, il n’avait pas encore allumé les lampes. Le lieu était plongé dans une pénombre reposante, qui faisait penser à celles des vieilles chambres, pleines de souvenirs. La poésie du lieu, il était sans doute le seul à la ressentir. Comme l’Humain - et entre autre le Danois – ne supportait pas le vide, Alarik s’empressa de se relever de son fauteuil et de dévaler les escaliers quatre à quatre, en faisant tout de même attention de ne pas s’exploser la tête en tombant. Arrivé dans le salon, il alluma les lumières puis attrapa un CD qui passait par là et alluma la chaîne-hifi. Le volume sonore qui manqua de crever les enceintes, manqua également de lui crever les tympans et de lui provoquer un arrêt cardiaque. « Mila, bon sang !! », maugréa-t-il en sautant sur le bouton de la chaîne pour baisser le son. Voilà ce qu’il se passait lorsque la maison était confiée à Mila, le temps d’une soirée et que cette dernière en profitait pour inviter ses amies. Tout en secouant la tête et en levant les yeux au ciel, le brun se dirigea vers la cuisine. Il s’affaira quelques minutes en sortant tout ce dont il avait besoin, avant de se lancer, sans aide cette fois-ci. C’est presque s’il s’attendait à voir Mila arriver en courant et en sautant partout, Ellie sur les talons, prête à goûter à tous les plats. Mais non. Seul et bien seul. Léger pincement au cœur à cette pensée. Fort heureusement, les deux jeunes femmes seraient bientôt de retour, afin d’égayer un peu cette maison, qui perdait son âme sans elles. En allumant le four, le Danois eut l’impression qu’une odeur de brûlé lui chatouillait à nouveau les narines. Coup d’œil par la fenêtre, histoire de s’assurer que tout allait bien. L’image de la masse noire – qui fut jadis la maison des voisins – s’agrippa à nouveau à ses rétines. Tout en préparant sa pâte à pizza, et en jetant quelques coups d’œil par la fenêtre – la carcasse calcinée l’attirant inexorablement - le Danois en vint à se dire que lorsque le malheur vous fauche de plein fouet, le premier réflexe est de refuser d’admettre qu’il n’y a pas de coupable à punir. Ce n’était pas possible. Dans le cas de l’incendie, il y en avait forcément. Et le coupable portait un nom. La Rose Lunaire. Alors, pour diminuer ses souffrances et celles de sa famille, le Danois s’inventait une vengeance. Ce crime ne resterait pas impuni. Il en était hors de question. Il en mettait sa main à couper – enfin pas littéralement parlant.

Rapidement, une première pizza vit le jour, puis une seconde. Vu l’immense carcasse de Carter, une troisième ne serait certainement pas de trop. Le diner de ce soir ne trouverait pas sa place à la carte de Bocuse – quoique – mais ce n’était pas le but de toute façon. Nouveau coup d'oeil par la fenêtre. C'était plus fort que lui. Il ne pouvait s'empêcher de penser et si... Et si tout avait été différent. Heureusement, Carter ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Permettant ainsi la fin de toute tergiversation possible. En ouvrant la porte sur le jeune homme, cet ami de toujours – du moins c’est le sentiment qu’il avait, lorsqu’il repensait à ce qu’ils avaient traversé. Le poids des années et la distance n’avaient en rien altéré cette amitié. Alarik repensait avec une sorte d’affection amusée à ces dernières années, depuis leur rencontre avec Carter, jusqu’à aujourd’hui, en passant par leurs retrouvailles en Europe… Ils avaient fait les 400 coups ensembles et c’était peu dire. Même s’il l’avait souhaité et même en se forçant, il n’était pas parvenu à en vouloir à Carter pour sa fuite précipitée. Ce dernier détenait ses raisons. Des raisons peut-être obscures pour le commun des mortels, mais des raisons tout de même. Et même si Alarik n’avait pas forcément compris le réel pourquoi du comment, au moins avait-il été une main tendue pour son ami. Sans doute la seule, à ce qu’il avait cru comprendre. Carter était plus ou moins perçu comme le pestiféré du coin. Après une franche accolade, Alarik invita Carter à entrer, dans la demeure, d’où s’élevait un fond sonore d’un vieux groupe de rock. Ca non plus ça n’avait pas changé, même s’il n’avait plus le temps de sortir sa guitare, il appréciait toujours autant se faire saigner les tympans avec un bon son à faire trembler les murs. « Salut ! Ça va écoute, et toi ? Fais comme chez toi ! ». Alarik ne pouvait pas renier son pays d’origine de ce côté-ci. Le fait que ses invités se sentent à l’aise importait énormément. Tout comme la décoration, qui tenait une place importante. Les trois habitants de la maison aimaient se sentir bien chez eux et s'étaient grandement inspirés des pays Nordiques pour  la décoration. « Bah écoute ça avance p'tit à p'tit ! Pour l'moment j'bosse toujours à mon ancienne adresse... histoire de pas mettre de bordel partout ici... et puis ça dépanne Eilin qui est là pour quelques temps... ». Soucieux de ne pas aller trop vite, Ellie et Alarik étaient tombés d'accord sur le fait qu'il conserverait sa maison pour le moment. En parlant des deux jeunes femmes, Alarik eut un sourire amusé.« Elles ont gagnées un week-end spa, bien-être… au fin fond du Tennessee… Enfin c’est c’qu’elles pensent… En fait c’était un week-end presse pour j’sais pas quelle marque de cosmétique et du thé… pour moi ! On m’a confondu avec une youtubeuse beauté j’crois ! Vu qu’on m’a forcé la main et qu’j’avais pas l’choix bah… j’ai envoyé mes cobayes préférés ! Elles m'ont abandonné en début d'après-midi. ». C’était de plus en plus fréquent qu’il reçoive ce genre d’invitation, sauf que ça ne l’intéressait pas du tout. Lui il s’en fichait bien de lézarder dans un hammam, le tout tartiné de crème d’une marque inconnue du grand public, le tout en sirotant un pisse mamie. A la suite de cet interlude, Alarik dirigea Carter vers le salon et l’invita à prendre place sur l’un des canapés. « Qu’est-ce que tu veux boire ? J'ai d'la bière, du whisky, du cognac, aquavit... ». Autant commencer les festivités sans plus attendre. Cette soirée allait certainement être le parfait cliché d’une soirée entre hommes. Bière, foot, pizza. « J'espère que t'as apporté ton plus beau maillot d'supporter ! C'quand même pas tous les jours qu'on peut encourager Burlington », ajouta-t-il avec un grand sourire. Le match de ce soir n'était en fait qu'un prétexte pour passer un peu de temps ensemble. Le Danois en hôte presque parfait attendit patiemment que Carter lui réponde, avant d'aller plus en avant de la discussion.

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MessageSujet: Re: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Mer 29 Nov - 20:21




Des flèches aux étoiles.


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Carter était bien loin de se douter des préoccupations de son ami. Il était au courant, pour la maison, et il en avait vu la carcasse noircie par les flammes, vestige d'une journée mouvementée, en arrivant. Néanmoins, l'idée que cet événement pouvait encore torturer les méninges et sentiments d'Alarik ne l'effleurait pas. Il rangeait cet incendie du côté des incidents du quotidien - cela arrivait tous les jours dans le monde, c'était triste, mais que pouvait-on bien faire ? Rien ; le mal fait, c'étaient aux compagnies d'assurance de compenser les pertes - bien que, au fond de lui, il sût pertinemment que perdre son lieu d'habitation se révélait être une souffrance à part entière. Mais ce n'était pas le cas d'Al', c'était le cas de ses voisins. Quand bien même l'empathie viendrait chatouiller ses sens, Carter ne pouvait pas imaginer dans quel état cela le plongeait. Tout ce qu'il voyait, c'est qu'il était ressorti vivant de son acte héroïque. Enfin, il y avait la Rose Lunaire, bien sûr, et il s'agissait probablement du plus révoltant dans cette histoire - parce que l'incendie, à la lumière du message laissé, plus qu'un incident, devenait un acte criminel. Mais c'était à la police de se charger de l'affaire ; et le blond était convaincu qu'elle ne trouverait rien, qu'une fois de plus, elle ne démasquerait pas les coupables qui se terraient derrière le nom de la Rose Lunaire. Parce qu'il en était toujours ainsi, parce que l'organisation secrète savait se montrer aussi maline que discrète. Toutefois, cette action instillait un semblant d'appréhension dans son crâne et son cœur : il avait peur que les choses ne fussent en train de glisser sur une pente très défavorable à son projet d'hôtel, et ne tombassent dans l'engrenage certes lent, mais certain, d'une rapide descente aux Enfers - qu'à nouveau, le sang teintât les pétales immaculés. Pour le reste, il ne craignait rien : depuis qu'il avait conscience du monde, il se sentait relativement intouchable - pour la simple raison que les risques, il ne les percevait pas, ou trop tard. Il ne se referait pas ; son âme serait toujours celle d'un enfant aussi intrépide qu'irréfléchi.

La musique chantait entre les murs. Carter reconnut presque immédiatement le célèbre tube, ce qui lui arracha un sourire. Définitivement, il y avait des choses qui ne changeaient pas. « Ben je dirais que ça va aussi, il fait encore chaud, alors tout va bien. » déclara-t-il dans un sourire. Parce que Callahan et le froid, ça faisait au moins deux - ça non plus, ça ne changeait pas. Autant dire qu'il n'était pas pressé que l'hiver arrivât.
Comme il avait demandé à son ami comment se passait l'emménagement, il écouta ses explications, et hocha la tête. « C'est peut-être pas plus mal ouais, puis comme ça, ça te fait un vrai break boulot/maison. Non ? » A ce qu'il savait, Al' s'était toujours accommodé de la situation inverse, mais le promoteur avait l'intime conviction que, même passionné, il était bon de pouvoir couper nettement les ponts avec le travail, et cela passait indubitablement par un changement d'environnement - sans lequel il trouvait le passage d'une ambiance à une autre compliqué. « Tu passeras le bonjour à Eilin ? On s'est croisés l'autre fois, mais on n'a pas eu le temps de discuter. Sa fille a l'air d'avoir bien grandi ! » Il les avait aperçues au détour d'une rue de Redwood Hills mais, pressé, il avait dû se contenter d'un signe de la main et d'un sourire. Ils s'étaient un peu perdus de vue avec leurs départs respectifs, néanmoins leur retour à Redwood Hills serait probablement l'occasion de renouer. Carter avait toujours apprécié Eilin - grâce à qui il avait connu Alarik. Une chose était certaine, celui-ci était entouré de femmes formidables - à tout le moins, qu'il appréciait. Il haussa un sourcil lorsqu'il lui annonça qu'Ellie et Mila avaient gagné un week-end au fin fond du Tennessee, puis éclata de rire lorsqu'il expliqua qu'il lui était en réalité destiné. « Mais nooon... ils ont dû déceler la femme qui vit en toi, c'est tout ! » lança-t-il sur le ton de la plaisanterie, bien qu'à la vérité, il suffisait de le croiser lorsqu'il était en mode ours mal léché pour se dissuader de lui proposer ce genre de choses.

L'entrepreneur emboîta le pas à son ami lorsqu'il s'avança vers le salon, et à son invitation, s'assit sur l'un des canapés. « J'aimerais pouvoir rentrer chez moi sans m'perdre dans les caniveaux, alors une bière, ça m'paraît pas trop mal, s'il te plaît. » Comme Alarik s'éloignait, il se laissa aller contre le dossier, et observa l'agencement de la pièce. Vraiment, cette maison devait être agréable à habiter, et il reconnaissait bien, dans la décoration, la patte des propriétaires. De ce côté-ci, Al' avait toujours été soigneux. De mémoire, même, il croyait se rappeler que les Sørensen avaient toujours prêté une attention particulière à l'ambiance que pouvait dégager une pièce, aux petits détails qui font la différence.
Lorsque le Danois revint avec les bières, Carter avait posé ses coudes sur ses genoux, et vérifiait ses mails sur son téléphone - le travail avait repris, et avec celui-ci, la débandade d'informations usuelles. Toutefois, dès qu'il entendit Alarik, il releva la tête et posa le smartphone sur la table basse. Pour qu'il pût s'asseoir tranquillement, il tendit les mains vers les bières, les prit, et les déposa à leur tour. « Qu'est-ce que tu crois ? Évidemment ! » répondit-il, un large sourire amusé aux lèvres, en soulevant son léger sweat, sous lequel il avait enfilé le maillot de l'équipe. « Je l'garde religieusement dans un placard et attends avec impatience chaque occasion de le sortir, tu te doutes bien. T'as mis le tien ? » Quelle fine équipe !
Son sourire toujours collé aux lèvres, le blond attrapa le décapsuleur qu'avait rapporté son ami, et ouvrit les bières, avant d'en tendre une à Alarik, puis de prendre la sienne. « On trinque à quoi ? L'emménagement ? La future victoire de Burlington ? Ou la tranquillité d'une soirée entre mecs ? » demanda-t-il, un rictus gentiment moqueur sur les lèvres, l'œil brillant, la boisson levée.

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MessageSujet: Re: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Mar 12 Déc - 23:38




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Evolution dans cet état d'esprit, en acceptant l'idée que finalement l'existence même ne lui appartenait pas. Le destin qui décidait pour lui, pour sa famille et ses ami(e)s. Rien n'arrivait au hasard, pas plus ses retrouvailles avec Ellie que l'incendie de la maison des voisins. Sans doute, y avait-il un sens à tout ceci et peut-être même que quelqu'un tirait les ficelles, de cette grande mascarade dénommée vie. Alarik en était parvenu à cette conclusion, tandis qu'il n'avait pour seule compagnie que la sienne, dans cette chambre sordide de l'hôpital de Burlington. Des heures et des heures durant, il eut le temps d'analyser la pièce du sol au plafond, mais aussi de décortiquer sa vie et de l'analyser sous tous les angles. Il en était également venu à se demander ce qu'il avait pu faire de tellement grave dans une vie précédente pour payer le prix fort dans celle-ci. Et il avait beau y réfléchir, il ne voyait pas. A croire qu'il était maudit, Ellie aussi. Quelques heures à peine après s'être retrouvés, le pire avait à nouveau frappé. Alors il espérait qu'après avoir payé le prix fort, au moins auraient-ils droit à un peu de repos, sorte d'avance sur les frais de la vie. Vie qui avait bien failli s'envoler. Le goût âcre de la fumée lui restait au travers de la gorge. Signe que quelque chose ne passait pas. Il avait beau faire, beau se dire qu'il y avait très certainement pire dans la vie qu'une maison brûlée, un nez cassé ou quelques contusions. Certes. Mais il n'y arrivait pas. Véritablement plus fort que lui. Sans qu'il puisse comprendre pourquoi. Mais comme à chaque fois qu'une difficulté se présentait, il faisait face. Parce qu'il était comme ça, il ne fuyait pas, du moins il ne fuyait plus. Cette fois-ci, quelque chose lui disait que la cicatrisation serait longue, bien plus longue que lors d'autres blessures psychiques. L'arrivée de Carter stoppa presque instantanément toutes les pensées qui parasitaient son esprit. Joie et bonheur instantanés que de retrouver le blond. L'entrée en matière de son interlocuteur le fit sourire aussitôt. Le Danois connaissait l’aversion de son ami pour les températures basses. « Profite bien des derniers rayons d’soleil, parce que dans quelques temps c’est pas bronzette que tu f’ras, mais plutôt des bonhommes de neige ! » Et s'il y avait bien une chose dont il avait hâte – du moins peut-être pas autant que de remplir avec Ellie le dossier d'adoption qu'elle lui avait présenté quelques jours plus tôt - c'était de pouvoir décorer le sapin de Noël, de mettre des guirlandes lumineuses partout, faire des roulés à la cannelle et des batailles de boules de neige avec Mila. Les fêtes de fin d'année lui rappelaient avec une certaine nostalgie le Danemark et il était très attaché aux traditions qui y étaient associées.    

Après cette petite entrée en matière, Alarik fit entrer le blond à l'intérieur de la maison. Le but n'était pas de faire une soirée sur le perron. La conversation s'engagea tout naturellement sur l'emménagement récent du Danois avec Ellie et Mila. Et en évoquant son bureau resté à son ancienne adresse, Carter ne pensait pas si bien dire. Alarik avait besoin de faire la part des choses en ce moment. Même s'il avait eu du mal à se l'avouer. Il lui était nécessaire de se fixer de nouveaux objectifs et de lever un peu le pied également. Son projet de livre attendrait bien encore quelques temps. D'ailleurs avec les récents évènements, il n'était plus vraiment sûr de vouloir retourner à Dubai. Bien au contraire. « Ouais, c’pas plus mal ! D’autant plus que j’suis en break tout court pour le moment. J’ai un peu d’mal à écrire. Et puis j’ai dû refuser quelques contrats, avec mon hospitalisation... En rentrant ici j'arrivais même plus à enfiler une chemise... C'est l'début de la fin Carter ! Ça m’réussit pas de jouer au pompier au dimanche… J’peux pas m’empêcher de regarder cette foutue carcasse dehors… », lâcha-t-il finalement, en jetant un coup d’œil en direction de la cuisine. C’était la première fois en dehors d’Ellie et Mila, qu’il osait mettre des mots sur ce qui le touchait en ce moment et sur ce qu’il ressentait. Sentiment tout à fait étrange qui vint à nouveau le télescoper. Il haïssait tellement la Rose Lunaire, du plus profond de son être, pour avoir causé autant de mal à des innocents. Tout ça au nom de quoi ? Au nom de la bêtise humaine. La soirée ne devait pas être synonyme de tristesse et encore moins de complainte, le brun s'empressa de rebondir sur le sujet suivant, sa sœur Eilin. « J’manquerais pas de lui transmettre ton bonjour ! Ana pousse à vue d’œil. Le temps passe bien trop vite ». Il aurait voulu pouvoir le stopper et profiter davantage de sa nièce, mais aussi de la présence de sa sœur. Le critique ne savait pas combien de temps encore elles resteraient dans les parages. « J'pense que ça ferait du bien à Eilin de revoir des visages familiers... Elle a besoin de soutien en ce moment ». Alarik ne voulait pas trop en dire au sujet de sa sœur. Il savait pertinemment qu'elle voulait annoncer elle-même à ses connaissances et ami(e)s, son divorce à venir. Chose qu'il respectait tout à fait.

« Ha ha ha ! », rire on ne peut plus forcé qui lui échappa, suite au trait d'humeur de son ami. Sa façon de rédiger les articles sur le blog, sans doute, qui pouvait laisser penser aux marques que son auteur était féminin. « Merde j’suis démasqué... J'ai toujours rêvé d'être une femme, ça doit être ça... Non mais sérieusement jm'en tape le coquillard moi de déguster du thé dans un sauna... J'vais essayer de placer quelques blagues bien misogynes dans mon prochain article, histoire qu'il y ait plus le moindre doute et qu'on puisse voir le gros con qui s'cache derrière tout ça ! ». Le Danois était tellement peu crédible en disant cela. D'ailleurs loin de lui l'idée de s'aventurer à faire une telle connerie. Dès la parution de l'article, il était presque sûr d'avoir sa mère et sa sœur sur le dos. On ne se comportait pas tel Homo Sapiens chez les Sorensen. Du moins pas de ce côté-ci de la famille. Rien que cette pensée lui arracha un sourire. Et la suite de la conversation le fit franchement éclater de rire. « T’es sûr ? Les caniveaux sont tellement accueillants pourtant… Va pour une bière alors ! » Alarik n'avait pas très envie de reproduire leur dernière soirée. Et c'était peu dire. D'ailleurs il ne se souvenait pas de la majeure partie des festivités. D'aussi loin qu'il puisse se souvenir, il n'avait jamais eu un tel trou noir. Impossible de se rappeler de l’entièreté des événement de ce fameux soir. Il avait cessé de vouloir se rémémorer tout ça depuis longtemps, il préférait ne pas savoir quelles idioties ils avaient pu faire. Il se souvenait par contre très bien s’être cassé la figure en se prenant les pieds dans une bouche d'égout et d'avoir perdu son pass de chambre d'hôtel. Sur ces souvenirs, et après avoir obtenu réponse de la part de Carter, il se dirigea vers la cuisine, préchauffa le four et s'empara des bières, du décapsuleur et quelques gâteaux salés, avant de revenir dans le salon. Il tendit le tout à Carter et s'installa sur le canapé. Un immense sourire se dessina sur ses traits, tandis que son ami répondait à l'affirmative au sujet du maillot de supporter. « Et comment qu'j'ai mis le mien ! », dit-il fièrement en soulevant à son tour sa chemise. La scène était tout à fait risible, mais il s'en fichait, il n'y avait personne d'autre qu'eux pour y assister. Le Danois attrapa la bière que Carter lui tendait. « On peut trinquer à tout ça... Skål för din fru ! », dit-il finalement, le naturel revenant au galop, même si Carter n'avait pas de femme – mais peu importe - en tapant légèrement sa bouteille de bière contre celle du blond. Et avant d'enchainer, il attrapa la télécommande qui était posée sur la table basse et alluma la télé. « En attendant qu'ça commence, j'vais faire ma mise à jour à ton sujet... Quelles sont les dernières nouvelles ? Raconte moi tout ! T'en es où avec Elise ? », osa-t-il demander, sachant très bien à quel point la situation était tendue entre Carter et son ex. L'agent immobilier lui ayant tout raconté lors de leurs retrouvailles en Europe. D'ailleurs, c'était certainement à cause de cette conversaiton qu'ils en étaient venus à boire tout leur saoul, pour oublier.
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MessageSujet: Re: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Jeu 15 Fév - 19:14




Des flèches aux étoiles.


« Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres, / Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, / Et qui le regardait dans l’ombre fixement. » - Victor Hugo, La conscience

J’peux pas m’empêcher de regarder cette foutue carcasse dehors… Carter suivit le regard de son ami. Son sourire avait fané plus vite qu’une fleur à l’approche de l’hiver. Il y avait plus de séquelles qu’il ne l’aurait cru. Un traumatisme latent, qui peut-être secouait ses rêves la nuit, une plaie que la vision de la charpente à nue grattait insidieusement. « T’y es pour rien… » C’était leur maison, que le feu aurait pu ravager. Ils étaient passés si près de la catastrophe ; nécessairement, dans tout leur égoïsme d’être humain, ils avaient dû y penser. Ça aurait pu être nous. Qui pouvait les en blâmer ? Pas lui. Il aurait eu peur aussi, à l’idée que cela eût pu se passer chez lui. N’avait-il pas lui-même fui par crainte des épines de la Rose ? « Et t’as été un très bon pompier du dimanche, à c’qu’on m’a dit ! » sourit-il en lui donnant un affectueux coup de coude. Il reprit un ton plus bas, plus grave : « S’il y a quelqu’un à blâmer, c’est cette foutue bande d’illuminés. » Il haussa les épaules, et comme pour chasser l’ombre funeste qui tentait de s’étendre jusqu’à eux, changea de sujet : il évoqua Eilin et Ana. Intrigué par la dernière phrase d’Alarik, il lâcha un « Ah ? » interrogateur. « J’essaierai de passer la voir, alors. » Le temps et la distance avait délité la relation qu’il partageait avec Eilin. Carter l’avait prouvé : il n’était pas doué pour maintenir des liens forts avec ceux qu’il quittait. Seul le brun avait su échapper à la règle, notamment parce qu’ils avaient pu se voir en Europe, parce qu’il avait été la seule personne qu’il avait accepté de côtoyer – le dernier fantôme de son passé. L’unique complicité qui avait su survivre aux vents et aux marées.

Un rire remonta dans sa gorge lorsque l’image d’Alarik, parfaitement rasé, perruque aux grands cheveux fixés sur la tête, rouge à lèvres appliqué, cils noircis et allongés, vêtu d’une petite robe d’été, frappa son esprit. « Je t’assure que ça rendrait super bien ! Non sans déconner, t’aurais dû y aller et prendre des photos… Et fais gaffe aux blagues misogynes, j’te rappelle que maintenant t’as deux nanas à la maison pour te taper dessus si tu dérapes. » Un large sourire étirait ses lèvres. Al n’était pas de ceux qui méprisaient les femmes. Méprisait-il seulement un seul être humain sur cette Terre ? D’une certaine façon, Carter, qui savait si bien prendre de haut et dénigrer, qui connaissait sa valeur et jaugeait de celle des autres en quelques secondes, l’avait toujours admiré pour cela, pour cette tempérance, ce respect, cette tolérance – le mot importait peu. Une valeur humaine qui lui échappait ; un échec qu’il refusait de regarder en face, tandis qu’il préférait se pétrir de l’hypocrisie qu’il s’imposait. Pourtant, ce simple état d’esprit ne lui aurait-il pas valu tout le mépris du monde ? Finalement, il frôlait sans doute déjà les caniveaux. « C’est ça, toujours prêts à te réceptionner quand tu te prends les pieds dans le trottoir… » Oh, l’insinuation ne pouvait être plus claire. Il avait compris où l’Européen souhaitait en venir : à cette soirée qui les avait jetés dans les bras d’un état déplorable. Les souvenirs qu’il en avait étaient brouillés ; parfois, ils lui revenaient par flash, à l’évocation d’un mot ou à la vue d’un élément, et lui arrachait des éclats de rire et des sourires éclatants.

Lorsque son ami revint, Carter l’aida pour disposer bouteilles et bol de gâteaux sur la table basse, puis lui prouva rapidement qu’il portait son maillot de supporter. « Haha ! On change pas une équipe qui gagne ! » lança-t-il en tapant dans la main levée d’Alarik. Les bières décapsulées, ils trinquèrent. « Salud ! » Il avait répondu du tac au tac, bien que le danois et l’espagnol n’eussent pas grand-chose en commun, car c’était certainement une des langues d’Europe qu’il maîtrisait le mieux. Puis, le brun alluma la télévision, et un téléfilm des années 2000 s’afficha à l’écran. Ce devait être la fin, le match devait bientôt commencer. Le blond attrapa une pincée de gâteaux salés puis se cala un peu mieux dans le canapé, un petit sourire satisfait aux lèvres, fin prêt à profiter de ce moment « entre mecs ». Cependant, il eut à peine le temps de goûter à ces prémices de sérénité : Al prononça le nom d’Elise. Elise ; prénom qui fâchait, parce qu’il confrontait aux erreurs du passé. Pourtant, s’il y avait bien une personne à laquelle il avait tout avoué, et aux conseils de laquelle il accordait de l’importance, c’était sûrement lui. L’entrepreneur lui jeta un regard en coin et s’agita un peu dans le sofa, plutôt embarrassé, peut-être agacé, aussi, de devoir revenir sur ce sujet. Néanmoins, il savait qu’il n’y couperait pas. « Je l’ai vue en mars. » commença-t-il en gardant les yeux rivés à l’écran. « J’vais pas te mentir, elle était pas vraiment ravie – moi non plus, d’ailleurs. En plus je n’m’y attendais pas… Je passais juste devant la pâtisserie, je me suis arrêté, quoi, trente secondes ? Et elle est sortie. » Il prit un gâteau dans sa paume et l’engloutit. Il voulait avoir l’air dégagé, quand en réalité, le souvenir de cette conversation l’énervait encore. A nouveau, il coula un regard vers Alarik, qui l’écoutait. Une moue gênée courba légèrement sa bouche en un sourire. « Pour faire court… elle m’a insulté, elle m’a foutu plein de torts sur le dos, comme ma relation avec mon frère, c’était même limite si elle m’accusait pas de sa mort… Bref, elle m’a refait le portrait, je me suis énervé, et finalement, ce qui dans ma tête devait ressembler à des explications calmes, entre adultes, s’est transformé en dispute. » Il s’arrêta et croisa les bras. « Je n’dis pas que j’ai aucun tort hein. Mais, sérieusement, elle a dépassé les bornes. » Il appréciait peu l’ironie du sort. Il était tombé amoureux d’Elise pour ça aussi, pour ce caractère flamboyant, et voici que désormais, il goûtait au retour de flammes.

©️ Dezbaa

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