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 Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik

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MessageSujet: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Dim 10 Sep - 21:26




Des flèches aux étoiles.


« Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres, / Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, / Et qui le regardait dans l’ombre fixement. » - Victor Hugo, La conscience

Carter était venu en vélo. Il le déposa le long de la clôture, et l'attacha à l'aide de son antivol. Il ne risquait pas grand-chose, par ici, mais cette mesure de précaution ne lui coûtait rien - et Dieu savait comme le jeune homme pouvait se montrer précautionneux. Cela fait, il s'accorda un instant pour observer la nouvelle maison de son ami. Ellie et Alarik s'étaient remis ensemble - ce qui était une très bonne chose, même s'il était presque déçu que tous les plans machiavéliques qu'il avait élaborés avec Mila n'eussent pu être mis à exécution - et ils avaient acheté aux abords de la petite ville. Un sourire échappa à l'entrepreneur, réellement content de savoir que tout s'était arrangé entre ses deux amis. Ils méritaient leur part de bonheur et leurs instants de béatitude. Le confort d'une vie à deux et l'assurance d'être aimé. Parfois - et surtout en ce moment -, Carter éprouvait une forme d'admiration pour eux, qu'il ne parvenait pas vraiment à discerner, qu'il cachait inconsciemment sous l'affection qu'ils suscitaient chez lui. C'étaient des gens respectables. Pas parfaits, mais au moins respectables. Lui, bien qu'il refusât d'y croire, n'avait plus grand-chose que l'on pût respecter. Son travail, peut-être, et par-dessus tout son investissement dans celui-ci. Pour ce qui était du reste, de sa vie personnelle, de sa vie sentimentale, de ses intentions dévoilées, de ses ambitions démasquées, non ; tout cela n'était plus qu'un vaste fiasco terni par les actes et les années, par la fierté et la vanité. Son orgueil était sa Némésis - c'est toujours l'orgueil qui perd les puissants.

Néanmoins, Carter n'avait absolument pas l'esprit disposé à songer à cela - la pensée l'avait-elle seulement effleuré ? -, et se dirigea donc tranquillement vers la porte d'entrée. Il sonna, empressé. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu Al'. Ils se connaissaient depuis l'adolescence, grâce à Eilin, sa petite sœur, et depuis, ils avaient enchaîné les soirées de folie, les répétitions musicales dans les garages, les petits concerts, la fumette, les champignons, les bons repas, les parties de rigolade, les matchs de foot, de baseball ou de basket, les discussions interminables, et les années, bien sûr. Pourtant, elles avaient changé si peu de choses ! Tant mieux ; la distance et le temps n'avaient pas su détruire leur amitié. Alarik était d'ailleurs l'un de ses seuls amis de Redwood Hills avec lesquels le promoteur avait passé quelques moments en Europe. La première fois, il lui avait tout raconté. Tout. Parce que c'était obscur, ce départ précipité. C'était injustifié aussi, et injuste, pour Elise, pour ses parents, pour tous ceux qui tenaient à lui. Il lui avait dit pour les lettres, il lui avait dit pour l'adultère, il lui avait raconté pour la peur, il lui avait raconté pour la culpabilité. Et tout avait plus ou moins pris sens - plus ou moins, parce que Carter n'avait pas toujours agi rationnellement, encore moins convenablement. Mais c'était fait ; ressasser et s'éterniser ne menaient à rien.

Ce qui comptait, c'était le présent, et ce qu'on en faisait. Rien n'était encore réglé, l'homme pataugeait toujours au milieu d'une vase sombre, dans laquelle il s'était lui-même englué, et dont il ne semblait pas pressé de sortir, si l'on s'en fiait à ses réactions. L'orgueil, encore, toujours. Mais tant pis. Le présent. Il allait revoir Al', et c'en faisait une joie. Le match de football qui se jouait ce soir s'avérait plutôt être un prétexte pour se retrouver qu'autre chose. Il y avait fort à parier qu'ils ne le suivraient que par intermittence, lorsqu'une belle action crèverait l'écran, ou si la conversation s'épuisait. Enfin, la porte s'ouvrit. Carter fit un large sourire avant de donner une accolade chaleureuse au brun. « Al ! Comment tu vas ? » Sur invitation de celui-ci, il entra. « Alors, bien installés ? » Curieux, il jeta un regard circulaire à la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Ils avaient effectivement l'air d'avoir déballé la grande majorité des cartons, au moins ici. « Ellie et Mila sont allées où, du coup ? » Pour elles, c'était soirée entre filles. Cependant, à l'heure où cela s'était décidé, elles ne savaient pas en quoi consisterait leur petite virée - ou fuite ?

©️ Dezbaa

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Dernière édition par Carter Callahan le Ven 27 Oct - 22:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles. | Alarik   Ven 27 Oct - 18:20




Des flèches aux étoiles.


« Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres, / Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, / Et qui le regardait dans l’ombre fixement. » - Victor Hugo, La conscience

La demeure sur Farming Area était devenue bien silencieuse en cette fin d’après-midi. Pas un bruit, pas un chuchotement, pas de musique, ni de grogneries. Seul le cliquetis des touches du clavier sur lequel le critique frappait, s’élevait dans les airs. Une journée longue, durant laquelle il avait essayé d’être productif, mais il avait l’esprit bien trop encombré pour réussir à travailler correctement. Le silence étant devenu un peu trop oppressant ces derniers temps, depuis l’incendie qui avait ravagé la maison de leurs voisins très exactement. Depuis l’horreur, depuis ce nouveau traumatisme, qui s’ajoutait telle une nouvelle carte sur l’édifice déjà brinquebalant de leur existence, qui tombait en morceau. Le Danois se retourna, lorsque l’horloge murale annonça la fin de l’après-midi. Un léger sursaut, avant qu’il ne colle à nouveau le dos contre le dossier de son fauteuil, en tâtonnant la poche droite de sa chemise, à la recherche d’une cigarette. Puis il réalisa qu’il avait cessé de fumer. Vieux réflexe. Stupide réflexe. Alarik jeta un regard à la pièce, baignée de cette lueur de fin de journée, il n’avait pas encore allumé les lampes. Le lieu était plongé dans une pénombre reposante, qui faisait penser à celles des vieilles chambres, pleines de souvenirs. La poésie du lieu, il était sans doute le seul à la ressentir. Comme l’Humain - et entre autre le Danois – ne supportait pas le vide, Alarik s’empressa de se relever de son fauteuil et de dévaler les escaliers quatre à quatre, en faisant tout de même attention de ne pas s’exploser la tête en tombant. Arrivé dans le salon, il alluma les lumières puis attrapa un CD qui passait par là et alluma la chaîne-hifi. Le volume sonore qui manqua de crever les enceintes, manqua également de lui crever les tympans et de lui provoquer un arrêt cardiaque. « Mila, bon sang !! », maugréa-t-il en sautant sur le bouton de la chaîne pour baisser le son. Voilà ce qu’il se passait lorsque la maison était confiée à Mila, le temps d’une soirée et que cette dernière en profitait pour inviter ses amies. Tout en secouant la tête et en levant les yeux au ciel, le brun se dirigea vers la cuisine. Il s’affaira quelques minutes en sortant tout ce dont il avait besoin, avant de se lancer, sans aide cette fois-ci. C’est presque s’il s’attendait à voir Mila arriver en courant et en sautant partout, Ellie sur les talons, prête à goûter à tous les plats. Mais non. Seul et bien seul. Léger pincement au cœur à cette pensée. Fort heureusement, les deux jeunes femmes seraient bientôt de retour, afin d’égayer un peu cette maison, qui perdait son âme sans elles. En allumant le four, le Danois eut l’impression qu’une odeur de brûlé lui chatouillait à nouveau les narines. Coup d’œil par la fenêtre, histoire de s’assurer que tout allait bien. L’image de la masse noire – qui fut jadis la maison des voisins – s’agrippa à nouveau à ses rétines. Tout en préparant sa pâte à pizza, et en jetant quelques coups d’œil par la fenêtre – la carcasse calcinée l’attirant inexorablement - le Danois en vint à se dire que lorsque le malheur vous fauche de plein fouet, le premier réflexe est de refuser d’admettre qu’il n’y a pas de coupable à punir. Ce n’était pas possible. Dans le cas de l’incendie, il y en avait forcément. Et le coupable portait un nom. La Rose Lunaire. Alors, pour diminuer ses souffrances et celles de sa famille, le Danois s’inventait une vengeance. Ce crime ne resterait pas impuni. Il en était hors de question. Il en mettait sa main à couper – enfin pas littéralement parlant.

Rapidement, une première pizza vit le jour, puis une seconde. Vu l’immense carcasse de Carter, une troisième ne serait certainement pas de trop. Le diner de ce soir ne trouverait pas sa place à la carte de Bocuse – quoique – mais ce n’était pas le but de toute façon. Nouveau coup d'oeil par la fenêtre. C'était plus fort que lui. Il ne pouvait s'empêcher de penser et si... Et si tout avait été différent. Heureusement, Carter ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Permettant ainsi la fin de toute tergiversation possible. En ouvrant la porte sur le jeune homme, cet ami de toujours – du moins c’est le sentiment qu’il avait, lorsqu’il repensait à ce qu’ils avaient traversé. Le poids des années et la distance n’avaient en rien altéré cette amitié. Alarik repensait avec une sorte d’affection amusée à ces dernières années, depuis leur rencontre avec Carter, jusqu’à aujourd’hui, en passant par leurs retrouvailles en Europe… Ils avaient fait les 400 coups ensembles et c’était peu dire. Même s’il l’avait souhaité et même en se forçant, il n’était pas parvenu à en vouloir à Carter pour sa fuite précipitée. Ce dernier détenait ses raisons. Des raisons peut-être obscures pour le commun des mortels, mais des raisons tout de même. Et même si Alarik n’avait pas forcément compris le réel pourquoi du comment, au moins avait-il été une main tendue pour son ami. Sans doute la seule, à ce qu’il avait cru comprendre. Carter était plus ou moins perçu comme le pestiféré du coin. Après une franche accolade, Alarik invita Carter à entrer, dans la demeure, d’où s’élevait un fond sonore d’un vieux groupe de rock. Ca non plus ça n’avait pas changé, même s’il n’avait plus le temps de sortir sa guitare, il appréciait toujours autant se faire saigner les tympans avec un bon son à faire trembler les murs. « Salut ! Ça va écoute, et toi ? Fais comme chez toi ! ». Alarik ne pouvait pas renier son pays d’origine de ce côté-ci. Le fait que ses invités se sentent à l’aise importait énormément. Tout comme la décoration, qui tenait une place importante. Les trois habitants de la maison aimaient se sentir bien chez eux et s'étaient grandement inspirés des pays Nordiques pour  la décoration. « Bah écoute ça avance p'tit à p'tit ! Pour l'moment j'bosse toujours à mon ancienne adresse... histoire de pas mettre de bordel partout ici... et puis ça dépanne Eilin qui est là pour quelques temps... ». Soucieux de ne pas aller trop vite, Ellie et Alarik étaient tombés d'accord sur le fait qu'il conserverait sa maison pour le moment. En parlant des deux jeunes femmes, Alarik eut un sourire amusé.« Elles ont gagnées un week-end spa, bien-être… au fin fond du Tennessee… Enfin c’est c’qu’elles pensent… En fait c’était un week-end presse pour j’sais pas quelle marque de cosmétique et du thé… pour moi ! On m’a confondu avec une youtubeuse beauté j’crois ! Vu qu’on m’a forcé la main et qu’j’avais pas l’choix bah… j’ai envoyé mes cobayes préférés ! Elles m'ont abandonné en début d'après-midi. ». C’était de plus en plus fréquent qu’il reçoive ce genre d’invitation, sauf que ça ne l’intéressait pas du tout. Lui il s’en fichait bien de lézarder dans un hammam, le tout tartiné de crème d’une marque inconnue du grand public, le tout en sirotant un pisse mamie. A la suite de cet interlude, Alarik dirigea Carter vers le salon et l’invita à prendre place sur l’un des canapés. « Qu’est-ce que tu veux boire ? J'ai d'la bière, du whisky, du cognac, aquavit... ». Autant commencer les festivités sans plus attendre. Cette soirée allait certainement être le parfait cliché d’une soirée entre hommes. Bière, foot, pizza. « J'espère que t'as apporté ton plus beau maillot d'supporter ! C'quand même pas tous les jours qu'on peut encourager Burlington », ajouta-t-il avec un grand sourire. Le match de ce soir n'était en fait qu'un prétexte pour passer un peu de temps ensemble. Le Danois en hôte presque parfait attendit patiemment que Carter lui réponde, avant d'aller plus en avant de la discussion.

©️ Dezbaa

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You gave me magical, I gave you wonderful. Cut that invisible cord or I'll starve you Of what's understandable. Let's make immeasurable moves to the left Or the right but not central 'cause
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