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 It’s been this way since we were young (Ellak)

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MessageSujet: It’s been this way since we were young (Ellak)   Jeu 23 Nov - 12:02



TOGETHER WE'RE INVICIBLE
But if I kissed you, will your mouth read this truth? Darling, how I miss you; Strawberries taste how lips do, and it’s not complete yet
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
La plénitude recouvrait petit à petit de ses droits. Emettant des hypothèses quant à un avenir meilleur, elle tentait de percer par delà les soubresauts de l’angoisse et de la peine pour oser déposer là un grain d’espoir. Ce dernier veillait à fleurir de la plus belle des manières, mettant alors en exergue des nouveaux instants dans lesquels la complicité s’alliait sans vergogne avec la création de nouveaux souvenirs. La difficulté devenait moindre alors que le désir d’aller de l’avant grandissait à vue d’œil. Cette deuxième chance était bien évidente, à même de pouvoir offrir une vie grâce à laquelle tous pourraient se tirer vers le haut. La convalescence du Danois, même si elle avait été courte, avait eu l’opportunité d’ouvrir les yeux à l’assistante sociale à ce sujet : jamais plus elle ne le laisserait partir et elle veillerait autant que possible à son bien être. Par des attentions, par des gestes, elle était prête à mettre de côté tout ce pourquoi il s’était battu afin de lui prouver qu’il comptait réellement à son cœur. Si Mila était sa raison de vivre, Alarik, lui se présentait comme cet oxygène qui permettait d’élancer le mécanisme pour agir de la sorte. Une nécessité qui, avec le temps, avait pris une place importante pour son cœur mais aussi pour les projets qui en découlaient. Il avait su endosser ce rôle grâce auquel la conviction prouvait qu’il existait un après. Et cet après ne pouvait se faire que pour et avec lui. Consolider leur lien, se projeter vers des inattendus qui sauraient leur montrer qui ils étaient ensemble, pouvoir fonder leur propre famille, vieillir ensemble, participer à ce qu’une existence avait à offrir de plus beau parce qu’ils étaient deux. La volonté de la jeune femme grandissait quant à ce tournant qu’elle désirait prendre main dans la main avec lui, parce qu’elle l’aimait de tout son cœur et qu’elle ne voulait plus passer un seul jour sans lui. Pas maintenant, jamais. L’idée même lui élançait l’échine dans un frisson d’effroi, son besoin n’en devenait que plus évident alors qu’elle était restée juste là à ses côtés pendant plusieurs heures. Sa main effleurant son avant bras, ses doigts se fourrageant dans ses cheveux, ses caresses prouvant de cette douceur qu’elle recouvrait grâce à lui, elle avait attendu que ses yeux finissent par s’ouvrir doucement pour lui offrir un sourire dans lequel elle lui prouvait qu’elle était bien là. Le geste ne devait certainement rien évoquer au critique, mais pour elle, il s’agissait ici d’une des plus belles preuves d’amour qui puisse exister. Dans les moments difficiles comme dans la joie, dans le bonheur comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort les sépare. Ils n’étaient pas mariés, pourtant le sacrement trouvait directement une résonnance dans l’être tout entier de la jeune femme. Il s’y inscrivait dans un solennel déroutant alors que même la mort se profilait comme une éternité qui ne serait pas assez suffisante selon elle. Jamais plus elle ne le laisserait, jamais plus elle n’oserait fermer les yeux sans savoir s’il était en sécurité. Ses lèvres s’étaient apposées un nombre incalculables de fois sur son front pour ainsi y glisser cette protection qu’elle désirait plus que tout lui donner, ce sentiment de foyer qu’elle espérait qu’il trouve dans cette attention. Alarik était à la maison pour elle. Même si les murs n’étaient pas ceux qu’ils connaissaient, même si les sons leurs étaient complètement inconnus, il n’en restait pas moins qu’ils étaient tous les deux entiers dans leurs retrouvailles. La Rose n’aurait jamais l’occasion d’envisager les séparer. Plus maintenant. Surtout pas alors qu’ils savaient qu’ils pouvaient se confier l’un à l’autre et ce sans craindre une quelconque injustice de la part de l’autre. La secte était la seule fautive dans le malheur qui s’était abattue, la seule coupable à même d’être poursuivie en justice et ainsi répondre devant les accusations qui lui seraient portées. Ellie était consciente du rôle joué par cette dernière, désireuse d’appliquer une politique axée sur la terreur afin de retirer un peu plus d’adepte pour la rejoindre. Elle ne les aurait pas. Ni elle, ni Alarik, ni Mila. Elle ne les méritait pas, surtout pas devant ce qu’elle avait infligé à cette pauvre famille déjà dans la difficulté. Aussi, l’assistante sociale s’était chargée de répondre à quelques questions émises par les forces de l’ordre. De banalités, devant lesquelles, le mot qu’elle avait pu lire avaient de suite écartée la fausse accusation du jeune homme avec qui elle se retrouvait. Rassurée quant à cette vérité, Ellie en profita pour rassurer Alarik à son tour et pu ainsi apprendre les ressorts d’une telle accusation injustifiée.

La maison était devenue un tas de cendres, d’où jaillissait parfois, des monticules chargés de vapeurs et de ferrailles qui constituaient anciennement une bâtisse. La difficulté demeurait dans cette image. Dans ce souvenir qui contribuait à raviver un peu plus le malheur passé. Mais cela s’avérait d’autant plus difficile pour Mila. Pour sa nièce, qui devait à présent se confronter quotidiennement à ce malheur permanent et cette vision horrible. L’impuissance avait gagné la tante dès lors qu’ils étaient revenus à la maison. Cette dernière s’était implantée là, dans son être, prouvant un peu plus de son angoisse quant au bien être de sa nièce. Pourquoi ? Etait la question qui persistait encore et toujours alors que les fumées incommodaient l’air et ce d’une manière bien persistantes malgré tout. L’odeur amère donnait l’impression de s’être installée partout aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Même les bougies ne venaient pas à bout de cette dernière. Qu’importent les attentions que la jeune femme essayait de trouver pour que tout ceci ne devienne qu’un mauvais souvenir, l’impression que quelque chose s’était brisé persistait partout. Le regard de Mila n’en devenait que plus attristé, et ce, même si elle tentait de prouver que tout allait pour le mieux. Ellie la connaissait au point de savoir qu’elle était hantée par ses démons du passé et qu’elle désirait probablement plus fuir les lieux pour ne pas se confronter au brasier plutôt que passer du temps dans des retrouvailles familiales. Son instinct de survie lui parlait à chaque instant, lui démontrait qu’elle cherchait avant tout à se protéger à sa manière et pouvait-elle lui en vouloir ? Ces retrouvailles auraient du se passer sous les meilleures augures et pourtant, il avait fallut que tout vole en éclat à cause d’une force supérieure. Ou plutôt à cause de membres complètement dénués de bon sens pour mettre à mal le monde entier. Foutue secte. Même si Ellie se consolait dans le fait que tout le monde se portait bien, elle ne pouvait que déplorer que la force mentale de chacun ait été mise à mal. Aussi s’était-elle attachée à se montrer un peu plus présente pour tous. Alarik était probablement celui avec qui elle passait le plus de temps, son M&m’s était celle avec qui elle cherchait à mettre en évidence combien la joie pouvait dépasser le reste. L’assistante sociale s’oubliait complètement dans l’espoir d’apporter ne serait-ce qu’une once de légèreté à quelqu’un, surtout à ses voisins, pour qui elle essayait de se démener autant que possible afin de leur offrir une vie meilleure. Loin de ce traumatisme, il fallait qu’ils puissent se reconstruire à nouveau et comment le faire sans un toit au dessus de leurs têtes ? L’assistante sociale avait passé des heures entières, et des nuits, à cogiter le meilleur moyen pour que les aides se mettent en marche afin d’amener une nouvelle stabilité à cette famille. Désireuse de passer outre les protocoles habituels pour ainsi gagner du temps, les assurances étaient probablement les plus délicates à contourner, surtout lorsqu’il s’agissait d’un incendie volontaire. Heureusement, elle pouvait compter sur ses relations pour essayer d’aller plus vite, de gagner ce temps précieux, nécessaire pour la bonne stabilité d’un petit garçon et d’une petite fille. Tous les deux méritaient du calme et non pas cette oppression quasi permanente qui planait au dessus de leurs petites têtes. Même leur mère ne méritait pas tous ces interrogatoires qui ne servaient à rien, si ce n’était faire perdre un peu plus de temps. Bientôt, l’affaire serait bouclée, probablement frappée du sceau « résolue » comme si il ne s’agissait que d’un cas de plus parmi d’autres. Alors pourquoi chercher toujours à compliquer les choses ? L’oppression s’était fait ressentir dans le cœur de la jeune femme. Et il lui arrivait de pleurer seule dans son bureau parfois aussi. Comme si l’impuissance s’abattait une fois de plus sur elle, comme si elle entendait son frère crier au moment où les flammes avaient du le consumer. A chaque fois, elle le revoyait son corps calciné ainsi que celui de sa belle sœur, parce qu’elle avait été celle qui les avait reconnu. Désireuse de protéger ses parents, Ellie n’avait pas voulu qu’ils les voient pour la simple et bonne raison qu’enterrer son enfant n’était pas dans la nature d’une vie. L’épreuve en était déjà difficile, il lui avait semblé évident de ne pas rajouter cette dernière. Et pourtant, elle était celle qui était hantée par cela aujourd’hui. Même si elle recommencerait si on le lui demandait, il n’en restait pas moins que sa peine s’élargissait à mesure que les souvenirs faisaient surface.

Mais désireuse de vouloir aller de l’avant, de pouvoir permettre aux siens de surmonter tout ceci, la jeune femme gardait pour elle toutes ses peines. Heureusement, à chaque fois que l’occasion mettait en évidence les présences de sa famille, Ellie parvenait à dépasser son chagrin secret pour ainsi profiter comme elle le pouvait des siens. Un sourire, une étreinte, un baiser, chacune des participations mettait en évidence combien elle tenait à eux et combien elle désirait avant tout les préserver du moindre mal. La visite de Nicki fut également un moyen pour elle de délaisser ses tourments pour mettre à profit ce dont elle était capable. Elle devenait ce refuge qu’elle appréciait être, et elle se rendait compte qu’elle ne pouvait l’endosser que parce qu’elle avait trouvé le sien. Dans les bras d’Alarik, dans ce foyer qu’ils formaient tous les deux, Ellie avait l’impression d’avoir pu ériger des barrières qui la protégeait du reste du monde. Néanmoins, le doute veillait à l’inquiéter alors que leur intimité lui prouvait quelque chose n’allait pas de son côté aussi. Le Danois songeait, une normalité en raison de ce qui avait pu se produire, pourtant, la jeune femme savait qu’il devait surement culpabiliser plus que de raison. Elle osait reconnaître dans ses yeux, des remords qu’elle aurait tant voulu lui effacer. Le temps ferait probablement son effet, en attendant, l’impuissance les guettait tous les deux alors qu’il se produisait ce quelque chose qui empêchait que ses retrouvailles ne soient entières. Plus le temps passait, plus ils s’y confrontaient davantage au point où l’assistante sociale en venait à se demander si le bonheur du jeune homme ne serait pas plus grand autrement. Pas sans elle, elle arrivait à se convaincre que leur séparation avait été la plus grande erreur de toutes leurs vies. Ils avaient besoin l’un de l’autre et à cette idée les sacrements lui revenaient en mémoire comme lorsqu’elle l’avait veillé à l’hôpital. Son amour ne suffisait pas, mais sans lui, ils seraient complètement dévastés. L’impuissance battait la mesure de cette situation, néanmoins, Ellie n’avait pas l’intention de baisser les bras pour autant. Jamais. Leur conversation n’avait pu continuer et pourtant cette dernière s’était présentée sous des directives différentes à mesure de ses réflexions internes. Comment pouvaient-ils atteindre le bonheur aujourd’hui ? Est-ce que l’éloignement serait la solution provisoire pour devenir à nouveau cette famille qu’ils avaient toujours été ? Partir de Redwood pour quelque temps aurait probablement été une solution, mais qu’en serait-il lors du retour ?  La vision serait toujours présente et tant qu’ils n’auraient pas accepté les évènements, ils ne parviendraient pas à aller de l’avant. Comment l’effectuer ? Ellie était une assistante sociale pas une psychiatre. Et même si elle avait été suivi après la perte de son frère, il n’en restait pas moins que la situation était différente aujourd’hui. Alarik était un héro qui se percevait comme une fatalité. Comment lui faire accepter que ce n’était pas de sa faute ? La jeune femme avait l’impression que lui répéter n’était pas suffisant, que lui prouver n’était pas non plus la solution, elle manquait terriblement de ressources pour ne pas qu’il s’isole à son tour. Ses attentions trouvaient des échos dans les siennes, cependant, quelque chose persistait et veillait à lui prouver que ce n’était pas suffisant. Alors la force de se battre pour ainsi gagner cette bataille naissait au fond de son cœur. Propre à délivrer des espoirs fondés sur tout ce qu’ils étaient capables d’affronter ensemble, la jeune femme osait croire en cette vision. En cette famille qu’ils étaient à même de pouvoir être tous les deux. Parce qu’ils revenaient de loin, mais surtout parce qu’ils avaient appris de leurs erreurs passées pour oser se plonger corps et âmes aussi bien dans le présent que vers le futur. Ellie ne baisserait pas ses armes, pas avant qu’il ne lui demande, parce qu’elle l’aimait plus que de raison et parce qu’elle ne pouvait concevoir son avenir sans lui. Si Alarik était le boxeur, Ellie était aujourd’hui le coach qui soufflait à ses oreilles des tactiques pour essayer d’esquiver les coups que la vie osait abattre sur leurs visages. Elle resterait présente à moins qu’il lui demande de s’effacer. Il s’agissait là d’une nécessité mais surtout d’une volonté de lui prouver qu’elle n’était plus rien sans lui.

Elle avait retrouvé la boite qu’elle avait eu l’intention de lui offrir lors de son arrivée. Mais les évènements étant ce qu’ils étaient, Ellie avait simplement repoussé le moment de manière à ce que le jeune homme puisse se reconstruire petit à petit. Aussi, elle avait caché cette dernière dans son bureau, mettant de côté ses intentions pour se montrer présente pour lui. Elle préférait attendre qu’il se sente mieux pour lui donner mais surtout pour ne pas lui rappeler la conversation qu’ils avaient eu. Non pas en raison du sujet, mais plutôt à cause de ce qu’il avait pu se passer pendant cette dernière. Alarik méritait le meilleur, la stabilité, mais surtout la confiance qui lui permettait d’admettre qu’il était un être unique et chéri. Et plus les jours passaient plus l’assistante sociale osait croire que le temps faisait son effet. Du moins l’effectuait-il en apparence. Alarik se reconstruisait, ses boutades le prouvaient mais aussi l’étincelle dans le fond de son regard qui permettait de comprendre qu’il se sentait rassuré. Le cœur de la jeune femme avait bondi plus d’une fois dans sa poitrine alors qu’elle le surprenait à réagir comme il avait toujours su le faire par le passé. Quelque chose lui disait qu’il allait de l’avant et que malgré tout, il se plaisait ici avec elles. La petite famille se recomposait doucement, elle profitait de chaque instant pour ainsi parfaire de nouveaux souvenirs dans lesquels des rires se confondaient les uns aux autres pour retrouver des habitudes. Mila donnait également l’impression de mieux se porter et l’arrivée du petit Loki en était la preuve vivante. Même si, cela avait été un sujet quelque peu discutable sur l’instant, aussi bien Mila qu’Alarik avaient réussi à convaincre Ellie que le petit lapin agrémenterait à son tour la famille. D’autant plus que l’argument mettant en évidence la solitude de Thor ne put qu’attendrir le cœur de la tante. Les sourires se liaient, prouvant que le monde pouvait se construire grâce à eux. C’est ce qui participa à l’élaboration de ce désir d’aller de l’avant pour tous. Ellie retrouva la boîte devant ses sortes d’encouragements inaudibles et veilla à la ranger à sa manière pour ainsi trouver un moment qu’ils pourraient partager tous les deux. Bien sûr, Mila fut mise dans la confidence de cette volonté et participa à sa manière en permettant à la jeune femme d’organiser la soirée. Voilà pourquoi, ce soir là, Alarik et Ellie étaient seuls. Mila avait rejoint l’une de ses amies pour la nuit et avait souhaité bonne chance à sa tante au moment où elles avaient été seules. La jeune femme s’enquit de vérifier, comme à son habitude, que tout était en règle pour elle et qu’elle n’avait rien oublié tout en la sommant de faire attention à l’endroit où elle mettrait ses pieds mais aussi à tout ce qui l’entourait. Son côté maternel était probablement un peu plus développé depuis l’accident, néanmoins, elle ne pouvait s’empêcher d’agir de cette manière dès lors que cela touchait son petit M&m’s. Toujours soucieuse du bien être des autres, la jeune femme essaya de faire en sort de décharger au maximum le critique gastronomique. Veillant même à faire la cuisine pour ce soir, elle savait pertinemment ne pas correspondre aux étoiles données par le guide Michelin, néanmoins sa bonne intention y était pour essayer de satisfaire les papilles gustatives de celui qu’elle aimait. Le repas se passa pour le mieux, et autant l’avouer, cela faisait énormément de bien à Ellie de pouvoir profiter un peu d’Alarik de cette manière. La légèreté prouvait de la bonne volonté des deux partis, mais surtout de ce retour aux sources qui leur faisait le plus grand bien. Ils riaient de bons cœurs, les soubresauts du cœur de la jeune femme s’apaisaient dans chacune de ses bonnes intentions, surtout lorsqu’il lui souriait de cette manière. Elle avait l’impression d’exister, d’appartenir à un monde, son monde à lui et cela provoquait des frissons de bien être qu’elle ne pouvait contrôler. « Je te propose qu’on déguste notre dessert sur le canapé. » proposa t-elle alors qu’elle se levait déjà pour récupérer les couverts et les déposer dans l’évier. La vaisselle attendrait le lendemain matin, elle avait simplement envie de pouvoir profiter de cet instant avec lui. « Pas de vaisselle non plus. » rajouta t-elle alors qu’elle connaissait les élans de prévenance d’Alarik concernant certains aspects culinaires. « C’est soirée repos pour tous les deux. » Elle se rapprochait doucement de sa silhouette et alors qu’elle se penchait pour récupérer de nouveaux couverts, l’assistante sociale profita de cet intermède pour déposer un baiser délicat sur ses lèvres et sourire. Sourire comme jamais elle ne l’avait fais encore, ou du moins, pas dans son état naturel, elle désirait avant tout se laisser guider par tout ce qu’ils ne contrôlaient pas. « Tu m’attends dans le salon ? » insista t-elle avant de se détourner pour placer de nouveaux couverts dans l’évier avant de se diriger vers le meuble renfermant des coupes à glace. Pas de gâteaux pour ce soir, pas de pâtisserie non plus, de simples boules de glace qui permettraient de détendre un peu plus l’atmosphère. Du moins c’est ce qu’elle espérait au fond d’elle. Elle attendit alors que le Danois s’exécute, et en profita pour commencer à préparer les coupelles de glaces sur lesquelles elle y déversa ensuite du coulis au chocolat et de la chantilly. Bien sûr, elle ne put s’empêcher de tremper son doigt pour en goûter les saveurs au passage, un réflexe qui avait le don d’énerver aussi bien Alarik que Mila, elle le savait. Pourtant ce n’était pas faute d’essayer de se retenir. Bref, une fois les préparations terminées, la jeune femme se dirigea vers le salon les mains pleines et entreprit de déposer les coupelles sur la petite table basse avant de se redresser. « Je reviens, je vais chercher une surprise. » Sa confidence guillerette laissait présager de sa bienveillance à l’égard d’Alarik et déjà elle disparaissait pour se rendre directement vers son bureau. Elle veilla à bien vérifier que le contenu de la petite boîte n’avait pas bougé et revint rapidement s’installer juste à côté du jeune homme. « Je voulais te la donner quand tu es revenu mais… Enfin, bref, c’est pour toi. » se confia t-elle avant de lui tendre la boîte et d’attendre patiemment une réaction de sa part. Son sourire restait toujours intact et elle essayait d’inscrire chacune des réactions d’Alarik dans sa mémoire. Elle ne savait pas comment il prendrait ce présent, pourtant elle avait hâte de retracer certains souvenirs que ce dernier contenait mais aussi de se projeter vers l’avenir avec lui.

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MessageSujet: Re: It’s been this way since we were young (Ellak)   Dim 26 Nov - 20:03



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Un changement, aussi imperceptible que palpable, flottait dans les airs. Sans doute était-ce dû à cette reconstruction lente que tout un chacun expérimentait de son côté. Comme si la vie, soudainement et sans crier gare avait décidé de baisser l’intensité de la lumière, voire de l’éteindre complètement. Rideau final. Plus rien à voir, au revoir. Les plongeant tous dans la pénombre, dans l’obscurité. Certainement dans le but de les intimider. De créer un climat d’insécurité. De leur faire mal aussi. Mais ils avaient su déjouer le plan diabolique de la Rose Lunaire. Ils ne se laisseraient pas avoir par cette montée de violence. Ils n'avaient pas peur, parce qu’ensemble ils étaient plus forts. Envers et contre tout. Et même si rien ne s'était déroulé tel que prévu ce jour-là, ils se prouvaient depuis qu'ils étaient toujours cette famille, que la Rose avait voulu détruire. En état de sidération peut-être. Sorte d'hébétude entre le drame et les hurlements. Mais toujours debout. Prêts à prouver à cette fichue secte et à la vie aussi qu'ils méritaient cette seconde chance offerte. Qu'ils ne passeraient pas à côté. Pas cette fois-ci. Que la Rose s'attaque à d'autres. Ils avaient largement donné. Même si quelque part, Alarik avait peur de nouvelles représailles au sujet d'Ellie. Il craignait que la secte ne s'en prenne à elle. Comme noté sur ce fichu mot. Et dans ce cas de figure, il n'était vraiment pas sûr d'arriver à se contenir. Il savait presque de source sûre qu'il irait en prison, si jamais il tombait sur quelqu'un de cette maudite secte. Il ne laisserait personne s'attaquer à sa famille. Et en attendant que ce jour arrive, il tentait de se concentrer sur l'instant présent. De ne pas s'enfermer dans sa bulle. Même si rien n'était facile. Encore une fois, on ne lui avait pas appris à faire face à ce genre de choses. Des flashs, des bribes de souvenirs se rappelaient à lui, au moment le moins importun. Toujours. Et jamais lorsqu’il s’y attendait. Comme si quelqu’un, ou quelque chose le guettait, attendait le moment où il baissait enfin sa garde, pour lui bondir dessus et l’assaillir de toute part. De façon plutôt lâche. Ces flashs ne lui laissait guère de répit. Pas plus le jour que la nuit. Récemment encore, il s'était réveillé au beau milieu de la nuit en hurlant et en nage. Il n'était pas prêt d'oublier le calvaire au beau milieu de cette fournaise. La fumée, les cris, les flammes, le désespoir, la main d’Ellie aussi. Il n’avait pas vécu ce qui pouvait s’apparenter à une expérience de mort imminente, non. Mais des sensations, des bruits aussi, se rappelaient également à lui. Il ne se rappelait pas de grand chose, suite à l'explosion de la maison des voisins. Il avait dû se réveiller furtivement dans l'ambulance. La vision du visage d'Ellie, accroché à sa rétine, avant qu'il ne s'évanouisse à nouveau. A son réveil à l'hôpital, quelques heures ou jours plus tard, il ne savait plus très bien, Ellie était là et lui avait alors tout raconté de A à Z. Lui permettant ainsi de raccrocher avec les wagons de cette réalité, qui lui avait échappée. Lui prouvant par la même occasion, qu'elle serait toujours là, quoi qu'il puisse arriver. Dans cette constante inconstance, il restait au moins quelque chose à quoi tous deux pouvaient se raccrocher. La certitude que leur amour était plus fort que tout. Pour toujours.

Le Danois n’arrivait pas à décrocher son regard de la carcasse, qui était restée fumante pendant des jours entiers. Pas plus qu’Ellie ou Mila. Ils étaient tous trois impuissants, face à cette vision. A chaque fois qu’il passait devant, il scotchait. Plus fort que lui. Difficile de faire autrement. L’air empestait toujours de cette odeur de brûlé, odeur âcre et doucereuse d’horreur. Rappel immuable de l’enfer qui avait frappé les voisins. Quelque part, il en venait à se dire que tout ceci était de sa faute. Uniquement de sa faute. S'il avait agit différemment vis à vis du défi qu'il avait reçu, est-ce que les choses se seraient déroulées autrement ? Et tout ceci dans quel but ? A qui profitait réellement le crime ? Maintenant que la demeure n’était plus. A quoi tout cela avait-il pu servir ? Des questions qui resteraient certainement à jamais sans réponse. Il était très certainement plus judicieux de se concentrer sur la suite, plutôt que sur ce qui avait pu se passer ce jour-là. Les forces de l'ordre ainsi que les pompiers étaient intervenus. Il n'y avait plus grand chose d'autre à ajouter. Ne restait plus que la carcasse brûlée comme témoin et quelques articles dans le Redwood écho. Et eux trois. Et comme cet épisode restait tout de même traumatique pour tout le monde, Ellie faisait tout ce qui était en son pouvoir pour leur faire oublier tout ceci. Jamais il ne pourrait assez la remercier pour ce qu’elle faisait. De tout faire, pour qu’ils puissent oublier le plus rapidement possible. Par des petits gestes, des petites attentions. De l'avoir aidé aussi, durant sa courte convalescence. Car même s'il s'en était plutôt bien tiré, les premiers temps après son retour de l'hôpital ne s'inscrivaient pas dans les moments les plus joyeux de sa vie. Et Ellie avait été là, pour supporter ses grogneries, parce qu'il avait mal au nez (sa chute en plein sur la face lui valait une encore « plus belle cicatrice » sur celle déjà existante) ou parce qu'il n'arrivait pas à enfiler t-shirt et chemise, à cause de son épaule luxée. Mais dans le fond et même s’il avait été aux premières loges dans les entrailles de la bâtisse en flammes, il n’était pas celui qui avait le plus besoin d’aide. Il y avait bien entendu les voisins, qu’Ellie tentait d’aider du mieux qu’elle pouvait. Et en ce sens elle en faisait certainement trop et bien plus que ce que son périmètre d'action le lui autorisait. Mais plus encore il y avait Mila et Ellie, que la vision de la demeure calcinée, ramenait quelques années en arrière. Il ne pouvait pas savoir à quel point cela pouvait leur faire mal. Non, il ne pouvait pas savoir, même s’il pouvait imaginer un minimum. Et pour cela, Alarik avait envie de détruire chacun des membres de cette foutue secte. On ne s’attaquait pas ainsi à sa famille. Jamais. Plus jamais. Dans ce climat particulier, ils réagissaient différemment. Ils géraient aussi les choses de façon différente. Le critique avait délaissé son projet d'écriture à Dubai pour se concentrer sur sa famille. Mila l'avait inscrit contre son gré à une émission de télé, dans le but de prouver au monde entier qu'il faisait les meilleures pâtisseries. Ils avaient adopté ensemble un petit lapin – officiellement pour Anna, officieusement pour tenir compagnie à Thor le hérisson. Ellie veillait à ce qu'ils ne se chamaillent pas trop. Tout semblait donc tourner à peu près rond. Mais étrangement, ils n'avaient plus vraiment envie de s'embrouiller ces derniers temps. Même pas pour plaisanter. D'un commun accord, ils s'étaient même entendus pour apporter des douceurs au bureau d'Ellie, plusieurs fois de suite. En résumé, tout ce à quoi ils aspiraient tous les trois, n’était autre que faire un pas de côté, alors que le ciel venait de leur tomber sur la tête. Regarder l’horizon, penser aux jolies choses de l’avenir. Tout en apprenant à danser sous la pluie. Cette nouvelle tragédie n’avait fait que renforcer les liens entre eux.

Ce soir, l'assistante sociale avait tout fait pour qu'ils passent un excellent moment. Mila était absente pour la soirée et le Danois se doutait qu'il y avait forcément eu une sorte de magouille entre Ellie et elle. Ce qui rendait l'attention d'autant plus mignonne encore. Une preuve de plus que chacun retrouvait sa place, petit à petit, et se sentait à l'aise. Malgré les circonstances du moment, les attentions les uns pour les autres étaient toujours au rendez-vous. Sans doute leur façon à eux de passer à autre chose, d'aller de l'avant. Et comme Ellie était parfaite, elle leur donnait aussi droit de ne pas l'être... C'était le pilier et le pilier était solide, ils pouvaient donc aller se promener ou se reposer sur elle... La famille tiendrait debout... Même si ce n'était pas leur intention première de se reposer ainsi sur elle. Mais ce soir, cela semblait lui faire plaisir. Alors le Danois l'avait laissé faire, d'un œil amusé et un peu attendri aussi. Elle se donnait tellement de mal. Pas de cuisine et pas de vaisselle donc. La conversation s'était enchainée sur plusieurs sujets différents, tout au long du repas. Il remercia d'ailleurs Ellie à 150 reprises environ pour ce qu'elle avait fait et cela n'englobait pas que le diner. Au moment où elle lui demanda de s'installer sur le canapé pour le dessert, Alarik ne put s'empêcher de lui poser une question de la plus haute importance. « C’est fin de soirée Cocktul ? », demanda-t-il l’air espiègle, en repensant à leur dernière soirée en tête à tête. Un sourire s’accrochait à ses lèvres dès qu’il repensait à cette fameuse soirée. Heureusement, personne n’avait été témoin de tant de débauche. L’alcool avait coulé à flot, par mégarde. Heureusement pour eux, il n’y avait aucune trace de la conversation sans queue ni tête, qui s’était tenue ce soir-là. Ce souvenir, il le gardait chacun bien jalousement. « T'es sûre qu'tu veux pas un peu d'aide ? J'ai l'impression d'être un vieux macho... Femme ranger maison ! J'déteste ça ! J'suis pas handicapé au point d'rien pouvoir faire non plus...» D'ailleurs si Laerck, sa mère le voyait ainsi, il se serait sûrement pris un coup de pied au derrière. Mais elle le stoppa bien vite dans son délire digne des années 50. Le baiser qu'elle lui donna le fit obéir presque aussitôt. Sans vraiment demander son reste, il alla s'installer sur le canapé. Et aida Ellie par la suite à poser sur la table ce qu'elle tenait dans les bras. Elle lui annonça alors qu'elle revenait. Un air bien mystérieux affiché sur les traits et un bonheur incommensurable se lisait sur son visage. « Mais tu veux pas t'poser deux min ? ».

La jeune femme, d'habitude si réservée voire secrète l'étonna par son comportement. Elle semblait tellement guillerette – et ce n'était pas la faute à l'alcool cette fois-ci. Comme si elle avait une excellente nouvelle à lui annoncer. Alarik passa en revue et mentalement toutes les probabilités. Avait-elle des vacances imprévues à venir? Avait-elle gagné une énorme somme à un jeu à gratter ? Ou alors elle venait de faire une bêtise avec le dessert et elle tentait de le masquer ? Elle le laissa en plan pendant quelques minutes. Il eut tout à loisir durant ce temps de se triturer l'esprit. Lorsqu'elle revint, son air était encore plus espiègle. Doucement, il s’empara de la boîte tendue par Ellie, un sourire accolé aux lèvres. « Qu’est-ce que c’est ? », ne put-il s’empêcher de demander. Sa curiosité piquée au vif. La boite était assez conséquente. D’un geste, il détacha le nœud entourant la boite. Il retira le capot de cette dernière, sans plus attendre et plongea la main à l’intérieur. Alarik extirpa une première photo – un polaroid - qui le fit aussitôt éclater de rire. La cuisine sans dessus-dessous. Mila et lui en train de réaliser leur premier dessert, ensemble. « J’crois qu’on s'rendait pas compte sur le moment à quel point la cuisine était dans un sale état ! ». Cela lui sautait à présent aux yeux. Mais ce qui le marquait surtout, c’était cette complicité déjà perceptible entre Mila et lui. Elle boudait et lui riait aux éclats. Le Danois se souvenait d’avoir jeté une poignée de farine en trop, dans le récipient sur le plan de travail, sans faire exprès soi-disant. Il posa la photo à côté de lui, en scrutant le visage d’Ellie, avant de s’emparer de la photo suivante. Un portrait d’eux trois. Les premières vacances ensemble. Un couple de touristes avait réalisé le cliché. Alarik se rappelait avec amusement les éloges faites sur Mila – qui pour le coup se retrouvait à faire une horrible grimace. Le couple n’avait pas arrêté de leur dire à quel point leur fille était belle… qu’elle avait leurs yeux. Chose qui les avait beaucoup amusé. Troisième photo, la construction de la cabane de Thor. Les bricoleurs du dimanche. « Quelle idée, construire une cabane pour un hérisson. L’tout en plein mois d’février ! Enfin j'sais pas ce qui est pire au final... la cabane ou le hérisson ! ». L’agrandissement de leur famille en image, là juste sous ses yeux. Quatrième polaroid, Benito, le jour de son arrivée, dans les bras d’Ellie. « Il ressemblait pas encore à un cochon trop gras ! ». Alarik souriait de plus belle devant chaque nouvelle photo. « Tu veux m’faire pleurer en fait ! C’est ça l’but de la boite ? ». Le critique se souvenait clairement de chaque instant. Chaque arrêt sur image. Les souvenirs remontaient à la surface. Les couleurs étaient toujours aussi chatoyantes. Rien n’était terni dans son esprit. Photographie suivante, Ellie et lui à Central Park. Le jour où il aurait dû lui faire sa demander en mariage et qu’il n’avait pas pu, puisque Benito avait avalé la bague. Plus il y repensait et plus il se disait qu’il avait eu l’air con ce jour-là. Sixième photo. Il s’attarda dessus quelques instants, avant de la reposer, puis de la reprendre. Anders et lui. Anders, tout sourire, un bras passé autour des épaules d’Alarik. Pourquoi ne remarquait-il que maintenant cette lueur de fierté dans les yeux de son père ? « C’est… bizarre, parfois comment les choses paraissent différentes… surtout quand on les voit en photo ! ». Le Danois avait pris le comportement de son père comme une nouvelle tentative de se mettre en avant, alors que visiblement pas. Juste un père heureux pour son fils. La photo avait été prise le jour où il avait reçu sa première demande pour l’écriture d’un livre. Une lueur de tristesse passa dans son regard au moment où il reposa pour la deuxième fois la photo, avant de s’emparer de la suite. Dernier instantané. Ana, Ellie et lui, en train de déballer des cadeaux de Noel. « Comme elle a changé depuis ! », ajouta-t-il une pointe de nostalgie dans la voix. Le temps passait tellement vite. Avant de continuer, il adressa un nouveau sourire à Ellie et lui caressa la joue tendrement. « Tu voudras qu’on accroche les photos quelqu’part ? Merci pour ces beaux souv'nirs c'est une super idée ! ». Et finalement, un dossier, soigneusement plié en deux. Dossier dont il s’empara, qu’il déplia, en se demandant de quoi il pouvait bien retourner. Il parcourut une première fois les pages, sans vraiment comprendre dans un premier temps. Il lui fallut quelques minutes pour vraiment réaliser. Son cerveau semblait se réveiller petit à petit, de cette longue léthargie dans laquelle il était plongé depuis l'incendie. Il feuilleta une nouvelle fois, en tournant les pages à toute vitesse cette fois-ci, avant de finalement poser le regard sur Ellie. L'air à la fois surpris, mais aussi heureux. Ce formulaire rejoignait la conversation inachevée du jour du drame. Dans un premier temps, il ne sut quoi dire. Il se contenta de la regarder et de sourire un peu bêtement. Sa main se mit alors légèrement à trembler. Il se décida finalement à enlacer la jeune femme, le dossier toujours en main. Comme s'il avait peur qu'il ne s'évapore subitement. Il passa une main dans la nuque d'Ellie et lui glissa à l'oreille. « C'bien ce à quoi j'pense ? On va... on va être parents ? ». Le dossier restait à remplir, et cela ne se ferait pas en une semaine, il le savait, mais l'idée était là. Si les photos l'avait remué, ce dossier le bousculait d'autant plus, dans le bon sens du terme. Il regarda à nouveau Ellie, le regard embué et lâcha finalement un « Oh merde... j'suis désolé ! Promis j'vais essayer d'pas pleurer ! ». Et pour qu'elle ne voit pas à quel point il était touché par cette attention, mais aussi par le message qu'il y avait derrière tout cela – parce qu'il s'agissait bien plus que d'un simple bout de papier, c'était leur avenir qu'ils tenaient là - il l’enlaça un peu plus fort. « C'vraiment ce que tu veux ? Et avant qu'tu m'poses la question ! C'est oui... oui et oui ! » et finalement il se mit à rire, en se frottant du revers de la main un oeil, discrètement.
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We live through scars this time. But I've made up my mind We can't leave us behind anymore, We'll have to hurt for now. But next time there's no doubt, 'Cause I can't go without you anymore
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MessageSujet: Re: It’s been this way since we were young (Ellak)   Dim 7 Jan - 11:50



TOGETHER WE'RE INVICIBLE
But if I kissed you, will your mouth read this truth? Darling, how I miss you; Strawberries taste how lips do, and it’s not complete yet
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
Le bonheur avait cette faculté de ne jamais arriver seul. Toujours accompagné de quelques fidèles, tous permettaient d’amener un peu de cet espoir qui définissait si bien les bontés d’une vie épanouie. Le monde n’était pas blanc ni noir, il se déclinait sous diverses nuances grisâtres dans lesquelles les évènements récents ou passés avaient toujours un poids à jouer. Ils donnaient une impulsion vers un renouveau ou parfois même, une sorte de frein pour ainsi laisser présager d’une émotion nouvelle. La facilité résidait dans le fait de croire que nous pouvions passer outre cela, contrôler les aléas, alors que la complexité, elle, veillait à ne laissait songer qu’en des étapes de plus à affronter. Le bonheur se présentait comme l’une d’elle. Comme ce mieux qui transportait le cœur et les espérances vers des rêveries avancées qui animait l’émoi. Il se déclinait sous diverses formes, revêtait aussi plusieurs visages jusqu’à ce que la mise à mal ne perce à nouveau pour laisser une étrange amertume sur le tableau que nous commencions tout juste à dessiner. La vie était ainsi faite. Encline à alterner des instants de joie et de tristesse. A même d’abaisser des barrières pour nous rendre vulnérable. Mais de cette vulnérabilité naissait la solidarité et l’acceptation de soi pour que de cette dernière puisse se forger intégralement et durablement l’amour. La vie de l’assistante sociale avait changé du tout au tout dès l’instant où le destin avait pu la réunir au Danois. A ce moment dans lequel toutes ses appréhensions et ses doutes avaient pu trouver une oreille mais surtout un soutien dans lequel elle fondait tous ses espoirs. Alarik était l’homme qui lui avait permis d’ouvrir les yeux devant ce monde, d’y trouver une place et cette place se situait juste à côté de la sienne. Main dans la main, idéaux contre idéaux, tous les deux avaient su établir des bases dans lesquelles le fondement même de leur relation avait mené ce qu’ils créaient tous les deux vers cette plénitude qui veillait à les faire avancer. Ils fondaient cette famille. Ce pilier grâce auquel n’importe quelle étape paraissait beaucoup moins difficile à affronter ou à franchir parce qu’ils étaient ensemble. Et cette dernière ne faisait que se consolider un peu plus encore grâce à la présence de Mila. Sa nièce, leur fille à tous les deux, qui avait cru elle aussi en un meilleur grâce à eux. Ellie ne pouvait que se satisfaire de ce qu’ils avaient réussi à construire tous les deux. Cette relation dans laquelle, les non-dits n’avaient plus aucune place et ne cherchaient plus à dissiper leurs attentions pour les entraîner vers des pénombres qu’ils n’auraient pu éviter. Non. Ils résistaient tous les trois, ils parvenaient à croire en nouveau en ce meilleur pour que leur existence se charge de toutes les merveilles qu’elle avait à leur offrir. Et ce même si le mauvais sort se jouait d’eux et les placer dans une lignée de malchanceux compulsifs. Le feu avait consumé les apparats mais avait probablement figé à tous jamais leurs fondations. Le danger avait eu raison de toutes les timidités pour ne laisser place qu’en cette sureté devant laquelle, la jeune femme ne mettait plus jamais de doute dessus. Alarik lui avait manqué et jamais, elle n’aurait pu continuer à vivre sans lui. Aussi, s’était-elle placée en second plan pour quelques temps. Ne serait-ce que le temps nécessaire pour que tout puisse devenir à nouveau serein. Ils en avaient besoin tous les trois, Mila et lui le méritaient plus que n’importe qui. Alors s’isoler pour ne pas évoquer un sujet trop douloureux n’était rien en comparaison de ces instants qu’ils vivaient tous ensemble. De ces rires qui animaient la maison, qui la faisaient à nouveau vivre et qui lui permettaient de se projeter vers un avenir meilleur. Un avenir dans lequel la famille aurait un rôle un peu plus important encore que celui qu’elle endossait déjà. Un avenir grâce auquel, elle n’en doutait plus, son épanouissement serait réellement à son paroxysme parce qu’elle croyait en ce bonheur. Elle pouvait l’y trouver à chaque fois qu’elle croisait le regard du jeune homme, à chaque fois que sa main se réfugiait dans la sienne et qu’elle posait sa tête contre son épaule, à chaque fois qu’il lui était possible d’entendre les rires de Mila et à chaque fois qu’une étreinte avec sa nièce prévalait toutes les bontés de ce monde. Malgré l’épreuve, ils survivaient. Voilà pourquoi, elle ne désirait plus perdre de temps, il n’était pas nécessaire d’émettre des doutes, leurs fondements étaient inappropriés mais surtout inexistants, tant ce bonheur là était véritablement tout ce qui comptait dans son cœur.

Son cœur bondissait allègrement contre sa poitrine, ses joues s’enflammaient plus que de raison alors que son sourire, lui, persistait et donnait l’impression de ne jamais se tarir. Le temps d’une soirée, de cette soirée, l’assistante sociale désirait simplement devenir la femme ou la fille qu’il se tenait devant l’homme qu’elle aimait. Elle se sentait exister en tant que personne, devant ce regard qui ne cessait de lui renvoyer des souvenirs qu’ils avaient pu vivre ensemble. D’autres viendraient à se créer, cette soirée en était un exemple d’ailleurs. Et rien que pour cela, Ellie avait envie d’en partager de nouvelles encore et encore. Tous les deux réapprenaient à se découvrir, ou plutôt à retrouver des habitudes qu’ils avaient du délaisser par sa faute. Par son égoïsme, qu’elle n’avait pu retenir, par ses erreurs. Une part d’elle culpabiliserait probablement à jamais d’avoir infligé cela à Alarik, mais aimer quelqu’un impliquait également le fait de savoir pardonner cette personne. Le critique gastronomique le lui avait prouvé par sa présence, par ce témoignage qui les avait conduit à partager à nouveau ce pan de vie ensemble. Un pan qui prenait des allures d’éphémère en raison de cette éternité qu’elle désirait plus que tout envisager. Une éternité à ses côtés, un temps infini à vivre pleinement parce qu’il serait là et qu’il saurait lui apporter autant que ce qu’elle serait à même de lui offrir les yeux fermés. Ils se complétaient à leur manière et se comprenaient sans même avoir à prononcer une parole pour en exprimer l’idée. Ellie croyait à présent à l’âme sœur. La sienne se trouvait juste devant elle et la remerciait un nombre incalculable de fois pour ce qu’elle faisait. D’aucun remerciement n’était à prendre en considération tant ses gestes lui étaient naturels. Après tout, n’était-elle pas en droit d’offrir un peu d’elle ? Ne pouvait-elle pas prétendre en une bienséance qu’elle désirait simplement lui offrir pour qu’il se repose un peu sur elle ? Selon l’assistante sociale, le jeune homme méritait énormément. Probablement plus que de raison, aussi bien pour la bravoure dont il avait fait preuve dernièrement, que pour tout le reste. Il avait cette faculté à savoir reconnaître le meilleur en n’importe qui, agir parfois sur un coup de tête lui valait des peines, mais il n’en restait pas moins, qu’il n’en ressortait que plus fort voire même parfait. Car oui, malgré son impulsivité et son caractère souvent râleur, Ellie voyait Alarik comme une perfection à part entière. Il était entier selon elle, véritable, mais surtout il détenait entre ses mains tout ce qui était en mesure de changer le monde pour le rendre meilleur. Leur soirée n’en était-elle pas un exemple ? Les joues de l’assistante sociale s’embrasaient volontiers alors qu’elle répétait pour la cinquième fois qu’il n’avait pas à la remercier pour ce qu’elle faisait. Après tout, cette soirée était pour tous les deux, pour qu’ils puissent inspirer sans sentir le poids du reste retenir leurs épaules. Ils méritaient ce meilleur, cet intermède, cet espoir qu’elle essayait de lui transmettre par le biais de son regard. Lui, le méritait encore plus. Les sujets s’enchainaient de bons trains, ils leur prouvaient à l’un comme à l’autre combien l’évidence se frayait sa place certaine entre eux. L’apaisement reprenait elle aussi de ses droits avant que finalement le repas ne touche à sa fin. Les indications données par la jeune fille eurent tôt fait de faire sourire le jeune homme, ce à quoi elle laissa son côté maternel s’exprimer en affichant cette moue digne de ce qu’elle renvoyait bien souvent à Mila. Les éclats de rire ne tardèrent pas à s’en suivre avant qu’elle ne disparaisse pour revenir à ses côtés. « On avait pas dis que ce qu’il se passait chez toi, restait chez toi ? » répondit-elle simplement en affichant une mine amusée et en essayant de dissimuler ce sourire complice tant bien que mal. L’évocation de ce souvenir éveilla de nouveaux amusements, qui les confrontaient tous les deux vers ce dont ils se souvenaient de cette soirée. Des bribes étaient réapparues à quelques instants, les unes plus diffuses que les autres mais toutes l’avaient renvoyé vers cet état de bien être duquel elle avait su puiser sa force. La soirée Cocktul resterait à tout jamais dans leurs mémoires à tous les deux, tant elle représentait ce renouveau. Son sourire n’en devenait que plus équivoque en raison de cette soirée avant que finalement il n’en devienne aussi espiègle que celui que le jeune homme lui avait donné auparavant. « Homme rester tranquille. » se contenta t-elle de répondre avant de laisser échapper un éclat de rire. Mais n’y tenant plus, elle s’empressa de le rejoindre, les mains pleines, pour que ses lèvres puissent effleurer les siennes et rétablissent un semblant de sérieux à cette conversation. « Je le sais et personne ne t’en tiendra rigueur puisque je te l’ai demandé. » Elle espérait que sa tentative soit suffisante pour le rassurer à ce sujet. Mais une part d’elle le connaissait assez pour savoir qu’il ne l’entendrait pas de cette oreille jusqu’à la fin de la soirée. Il s’agissait là aussi d’une des facettes qu’elle aimait chez Alarik. Cette équité qui mettait en exergue combien il accordait de l’importance à quiconque dès lors qu’il plaçait ses espoirs dans une personne. D’ailleurs, il ne lui avait fallut qu’une réapparition pour retrouver ce trait de caractère et elle se laissa aider sans retenue avant de finalement l’avertir de son départ soudain. La remarque qui s’en suivit eut tendance à la faire rire alors qu’elle retrouvait le chemin de la cuisine avant que finalement son sérieux ne reprenne sa place derechef devant la petite boîte qu’elle tenait contre elle.

Cet objet était une broutille pour beaucoup, néanmoins, il s’avérait prendre des allures d’une importance sans précédent pour elle. Chargée de souvenirs, désireuse de vouloir en créer de nouveaux, sa taille ne représentait pas sa réelle envergure. Et pourtant, elle renfermait tant. Son sourire changea indubitablement dès l’instant où son esprit se chargeait d’amour et d’espoir. Devenant un peu espiègle alors qu’elle espérait au plus profond d’elle qu’il y puisse y trouver un apaisement certain. Tout ce qu’elle renfermait détenait tout ce qu’elle voyait à chaque fois qu’elle posait les yeux sur Alarik. Des petites attentions, des détails infimes, dans lesquels son intégrité résidait et prouver combien il était sa perfection. Les moments capturés n’étaient en réalité que les reflets de ce qu’il avait toujours voulu dissimuler aux yeux de tous : son honnêteté. Parce qu’Alarik était cela, un homme honnête, empli de bonnes intentions et désireux de croire au meilleur. Sa présence n’en était qu’un témoin de plus, alors qu’elle espérait secrètement pouvoir lui ouvrir les yeux sur cet amour qu’elle ressentait pour lui. Fort, puissant, véridique, il consistait à lui faire apprécier toutes les parties qu’il était. L’homme devant la lumière mais aussi l’homme de l’ombre. Il représentait ce tout grâce auquel elle avançait mais surtout avec lequel elle se raccrochait pour ainsi permettre au bonheur de la toucher intégralement. Elle l’aimait tout simplement et voulait lui montrer qu’elle serait toujours présente à ses côtés pour le soutenir, pour le chérir, pour rire, pour pleurer, pour tout. L’éternité lui donnait l’impression d’être un euphémisme alors qu’elle voyait au-delà de cette dernière. « Une boîte. » se contenta t-elle de répondre avec un peu d’espièglerie dans la voix avant de finalement retrouver son sourire maternel. Il lui était difficile de se retenir de pleurer face à tant d’émotions, et pourtant, elle réussissait à tenir sa mission pour l’instant. L’impatience d’Alarik ne tarda pas à la faire rire davantage et sans même qu’elle n’ait pu anticiper la vitesse de l’enlèvement du nœud, voilà qu’elle l’admirait en train de détailler la première photo qui ouvrait le bal à toutes les autres derrière elle. Toutes représentaient un instant imprégné d’une émotion, une réalité devant laquelle Ellie faisait face et se plaisait à en admirer toutes les facettes au quotidien. Alarik et Mila fondaient son monde avec Thor et Benito bien entendu, et Loki à présent aussi. Ils détenaient cette faculté à oser lui faire croire en un monde où les peines n’avaient plus leurs places puisqu’ils étaient là. « C’est une de mes préférées. Comme à chaque fois que vous cuisinez tous les deux. » commenta t-elle à son tour alors que ses yeux brillaient devant l’expression d’Alarik. Leurs regards s’accrochèrent pour quelques instants et de ce dernier naquit un sourire encourageant de la part de l’assistante sociale. Ses yeux se perdirent en même temps que lui en direction de la nouvelle photo, une nouvelle chaleur émanant depuis son cœur pour l’enivrer complètement. Le silence se fit un peu plus solennel avant que l’humour du jeune homme ne perce à nouveau pour révéler un commentaire qui les fit rire tous les deux. Ellie renifla une première fois, les yeux toujours brillants, elle tiendrait autant qu’elle le pourrait. « Merci pour tout ce que tu fais pour elle. » Sa voix tirait vers les aigus. Mais rapidement elle focalisa à nouveau son attention vers la nouvelle photo. Un rire lui échappa cette fois. « Hey, c’est le plus beau de tous les chiens d’abord. » rétorqua t-elle pour défendre ce pauvre Benito. D’autant plus qu’il s’agissait là d’une pensée sincère tant ce petit être représentait un pan de leur famille. Elle se souvenait encore de son arrivée et la manière dont Alarik lui avait présenté. Ce souvenir lui arracha un nouveau sourire empli de cette complicité de laquelle elle ne pouvait se défaire. « Peut-être un peu… » s’amusa t-elle à répondre alors qu’ils se plongeaient tous les deux vers une autre photo. Elle avait les revoir, il n’en restait pas moins que les émotions restaient les mêmes. Elle se sentait fière d’avoir pu capter ses instants mais aussi heureuse d’avoir pu les partager avec chacun d’eux. Ils représentaient sa vie à part entière, les buts pour lesquels elle était prête à se battre coûte que coûte afin de leur permettre de vivre pleinement et dans l’épanouissement. Son sourire se teinta d’une légère tristesse au moment où Alarik se saisit une première fois d’une photo le représentant en compagnie de son père. Instinctivement, la jeune femme redressa son regard pour appréhender au mieux le visage du jeune homme. Il avait toujours cru que son père ne l’appréciait pas alors qu’il s’agissait en réalité d’une façade de cet homme. Anders avait confié à Ellie à quel point il était fier de son fils et de ce qu’il avait pu devenir, et ce même si il avait refusé de reprendre le restaurant. Il n’en restait pas moins qu’il voyait Alarik comme un homme dont les aspirations dépassaient les siennes, un homme qui irait loin dans la vie si il s’entourait des bonnes personnes. Alors elle avait pu capter ce moment. Cet instant durant lequel, Anders s’était révélé sans retenue devant son fils ce qui avait donné lieu à une complicité à part entière entre un père et un fils. « Il a toujours été fier de toi. » commenta t-elle avant de chasser une larme dans le recoin de son œil alors qu’elle posait délicatement sa main sur celle du jeune homme. Elle remarqua la vague de tristesse qui s’emparait de lui et cela eut pour effet de lui faire mal au cœur. Néanmoins, tout cela présageait une joie dissimulée au plus profond, selon laquelle la vérité donnait lieu d’éclater au grand jour. Ses doigts serrèrent un peu son pouce pour ainsi lui insuffler le courage pour continuer et rapidement le dernier cliché eut raison de ce moment de flottement pour ramener un nouveau bonheur. Celui d’Ana en train d’ouvrir ses cadeaux de noël avec eux. « Elle grandit à vue d’œil oui. » rétorqua t-elle avec une pointe d’amusement dans la voix avant de renifler à nouveau. Son sourire grandissait et au moment où le jeune homme caressa sa joue, la jeune femme pencha doucement son visage dans sa direction pour profiter un peu plus de ce geste. Ses yeux s’accrochaient aux siens comme si ils ne désiraient que de cet espoir là. « On peut les accrocher dans ton bureau si tu veux. Ou même par ici dans le salon. » Son sourire restait intact alors qu’elle relâchait doucement la pression de sa main pour la relever à son tour et caresser l’arrête de sa joue. Ses yeux alternaient avec les siens devant des remerciements qu’elle ne jugeait pas nécessaire. « Tu n’as pas à me remercier de t’aimer. » se contenta t-elle de répondre alors que ses yeux brillaient une fois de plus.

Elle aurait voulu l’embrasser tendrement, afin de lui prouver combien son amour était précieux. Mais c’était sans compter la curiosité d’Alarik qui lui fit détourner son regard pour se plonger à nouveau vers le fond de la boîte. A cet instant, Ellie se redressa quelque peu, rompant ainsi le contact qui les unissait pour laisser le temps au Danois d’appréhender les documents qui lui faisaient face. Son cœur battait à tout rompre contre sa poitrine et elle ne put s’empêcher de venir poser sa propre main sur sa bouche, signe de son appréhension. Le silence ne tarda pas à suivre ce cheminement. Et durant ce dernier, l’assistante sociale essaya de lire les diverses émotions qui passaient le visage de celui qu’elle aimait. Elle désirait fonder une famille avec lui mais elle ne pouvait lui imposer son choix. Aussi, avait-elle préféré lui laisser à son tour de manière à ce qu’ils puissent continuer à vivre cet épanouissement ensemble comme ils l’avaient toujours fais. Doucement mais surement, les angoisses de la jeune femme s’estompèrent alors qu’elle remarquait combien ce document chamboulait dans le bon sens du terme Alarik. Elle avait beau se pincer les lèvres pour s’empêcher de pleurer, il n’en restait pas moins que ses yeux s’embuaient de plus en plus surtout au moment où il redressait son regard pour croiser le sien. Elle remarquait qu’il tremblait et elle aussi se mit à agir de la sorte au moment où il l’étreignait avec cette passion et cette tendresse particulière. Ses propres mains enserrèrent avec vigueur ses épaules, tant elle ne désirait plus le lâcher. Et au moment où elle reconnut de l’incertitude dans la voix du critique, Ellie ne savait plus si elle souriait ou si elle pleurait tant l’émotion qui l’habitait en devenait extrêmement complexe et forte. Elle se contenta alors de cacher pour quelques secondes son visage au niveau du coup d’Alarik et se remit à sourire même si ses yeux perdaient des perles de cristaux. Elle n’arrivait pas à lui répondre pour l’instant, alors elle se contenta de lui embrasser le cou une première puis une deuxième fois jusqu’à ce que la proximité ne les sépare pour quelques secondes. Secondes durant lesquelles, Ellie pleurait de joie alors qu’elle constatait qu’il en était de même pour lui. Son cœur répondait simplement à celui d’Alarik et sans plus attendre elle se blottit à nouveau dans ses bras. « C’est pas grave de pleurer. » arriva t-elle à articuler alors qu’elle se redressait de manière à ce qu’il puisse enfouir son visage contre son épaule. Elle en profita pour lui caresser le dos délicatement, effectuant des petits ronds alors qu’elle relevait son visage pour lui embrasser une première fois sa tempe. Un soupir lui échappa, l’un de ceux dans lesquels son apaisement se joignait à la joie de l’instant pour ainsi apporter une sérénité certaine. Le sourire reprit de ses droits, forts et à même de délivrer les messages les plus doux et tendres au moment où il lui demandait si c’était là ce qu’elle désirait. Elle s’apprêtait d’ailleurs à lui répondre qu’ils devaient le vouloir tous les deux mais fut devancée par ses intentions qui lui prouvèrent une fois de plus à quel point elle l’aimait. En réponse à ce qu’il venait de lui avouer, Ellie embrassa sa tempe une fois encore et remonta ses mains pour les passer de part et d’autre de son visage de manière à pouvoir le lui relever. Son front ne tarda pas à se poser contre le sien pour qu’ils puissent plonger dans leurs regards. La jeune femme s’y perdait et désirait le faire pour toujours. Même si les larmes ruisselaient, elle souriait de cette joie incommensurable qu’il lui permettait de connaître. Et ses pouces effectuaient des caresses délicates qui transposaient librement les irrégularités de son cœur. « Tu es l’homme de ma vie Alarik Sørensen. C’est avec toi que je veux franchir les étapes de la vie et c’est avec toi que je veux transmettre ce petit bout de nous. Avec toi pour toujours. » parvint-elle à lui avouer alors qu’elle souriait en suivant les rythmes de son cœur. Ses yeux ne pouvaient se détacher des siens et elle apposa un nouveau baiser au niveau de son front avant de l’accueillir à nouveau dans ses bras. Elle désirait tant lui transmettre tout d’elle. « Je t’aime. » finit-elle par avouer dans une certitude sans précédent avant de se mettre à inspirer et à souffler pour relâcher toute la pression devant laquelle elle avait eu à faire face. Et alors qu’elle retrouvait une certaine contenance, l’évidence lui sauta aux yeux et lui asséna de se reculer un peu pour ainsi appréhender du visage du jeune homme. « Ne te sens pas obligé d’accepter, comme tu l’as vu il est vide pour l’instant et je sais que… ce n’est pas une fin en soi pour toi et que tu aimes la manière dont on vit actuellement. C’est une procédure assez longue à mettre en place aussi et je ne veux pas que tu perdes espoir ou que tu penses que tu ne seras pas assez bien. » Ses yeux cherchaient à capter l’attention du jeune homme pour lui montrer combien elle croyait en lui. Il était et serait toujours le plus courageux des deux et celui grâce auquel l’infaisable devenait une facilité sans précédent. « Je comptais te l’offrir pour ton anniversaire. Et puis… » Elle marqua une courte pause sans pour autant prononcer de mots, sachant pertinemment qu’il comprenait les circonstances. « … notre dernière conversation et tout ce qu’on a vécu ont fait que j’ai pris conscience de ce qui était le plus important. Et c’est ton bonheur, celui de Mila, tout ce que nous sommes. Alors pourquoi ne pas aller de l’avant un peu plus et laisser de côté toutes les souffrances pour créer de nouveaux beaux souvenirs ? Toi, Mila, Beni, Thor, Loki, moi et … ce petit bout de nous ? » Un nouveau sourire vint à s’installer durablement sur ses lèvres alors qu’elle continuait toujours de le fixer de manière à appréhender ses émotions. Il s’agissait là d’un nouveau chemin pour leur vie, d’une nouvelle tournure qu’ils prenaient ensemble et qui veillerait à leur rappeler combien tout n’était pas blanc ou noir mais bien construit selon les nuances grisâtres dans lequel le bonheur puisait toujours des ressources.

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thinking out loud.
I will be loving you 'til we're 90, and baby my heart could still fall as hard at 34. Oh me I fall in love with you every single day, and I just wanna tell you I am. So honey now, take me into your loving arms, kiss me under the light of a thousand stars. Place your head on my beating heart
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MessageSujet: Re: It’s been this way since we were young (Ellak)   Jeu 25 Jan - 12:08



TOGETHER WE'RE INVICIBLE
But if I kissed you, will your mouth read this truth? Darling, how I miss you; Strawberries taste how lips do, and it’s not complete yet
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆
La maisonnée semblait s’éveiller doucement. Elle sortait de sa torpeur, comme après une longue hibernation. Les rires et la joie de vivre retrouvaient peu à peu leur chemin, par-delà les murs et le chaos de ces existences un peu trop malmenées. Une épreuve de plus, comme pour leur prouver que rien n’était jamais gagné d’avance. Que la vie n’était pas ce long fleuve tranquille auquel on voulait bien faire croire. Bien au contraire. Cette dernière semblait prendre un malin plaisir à abîmer, écraser, molester certains de ses sujets. C’est à peine si elle leur laissait le temps d’aspirer une grande goulée d’air, qu’elle s’échinait à nouveau à leur faire vivre un véritable calvaire. Mais, à la manière de grains de sable, ceux exposés aux remous, il était tout à fait possible de se reconstruire. De faire un nouveau château de sable, avec les jolis grains les plus exposés à la tourmente. C'est ainsi que Mila, Ellie et Alarik reconstruisaient cette vie, avec des grains choisis. Pas n'importe lesquels. Des grains de sable ayant eux aussi connus la tourmente, afin de consolider l'édifice. Prêts à affronter à nouveau la tempête. Si c’était à refaire, c’est sans la moindre hésitation que le Danois se jetterait à nouveau dans la gueule béante de la maison en flammes. En prenant peut-être certaines précautions, afin de ne pas se retrouver bêtement la tête par terre après l'explosion de la même maison. Voir ou revoir la maison en flammes le forcerait dans tous les cas à faire quelque chose. Pas la peine de revenir en arrière pour le savoir. A croire que son instinct de survie était bien plus fort qu'il n'aurait pu le soupçonner. Il espérait maintenant en silence que le sort ou bien le karma – peu importe – leur soit enfin favorable.    

La soirée programmée par Ellie était juste ce dont ils avaient besoin. Se retrouver tous les deux, ne plus penser au passé, ni au futur, juste le moment présent. Penser à eux aussi. Peut-être un peu égoïstement, mais clairement cet instant n’était en rien volé. Bien au contraire. Un peu de douceur après la tourmente. Comme pour se prouver que la vie n’était pas uniquement composée de tragédies et de douleur. Le genre d’instant qui, mit bout à bout, permet de tenir la distance et se dire que finalement, la vie est belle. Que le bonheur n’est autre que cela. Des moments simples, mais magiques, piochés ci et là. Et clairement cette soirée s'inscrivait dans ce genre de moment. Le critique regrettait presque l'absence de Mila. Presque. La jeune femme apportait toujours un peu d'espièglerie par ses attitudes. Elle y était d'ailleurs pour beaucoup dans cette lente reconstruction entamée quelques semaines plus tôt. Alarik admirait cette capacité propre à Mila, à rebondir à partir de ses échecs, à rebondir sur la vie. Comme si, à l'image d'un trampoline, elle sautait sur les ratages et autres épreuves croisant sa route. Après tout, c'est en se trompant qu'on apprenait à faire juste. D'autant plus juste lorsque l'on n'était pas encombré d'un besoin de perfection. Il l'admirait tellement, pour cette force de caractère qui était la sienne, même s'il ne le disait pas. Il aurait bien voulu en prendre de la graine et pouvoir faire comme elle, tirer un trait, sur cet incident. Mais pour le moment il n'y parvenait pas encore. Le diner se passa sans encombres, entre les rires, la bonne humeur et la joie. L'échange autour de certains souvenirs. Le Danois éclata de rire face à la remarque d'Ellie. En effet, mieux valait que toute cette histoire reste entre les 4 murs de son ancienne demeure. Un secret qu'ils garderaient honteusement pour eux. Un souvenir de plus qui venait alimenter ceux déjà existants. « Si, si ! Cette maison saura garder cet affreux secret ». En effet, quoi de mieux qu'une maison comme gardienne de secret ? Au moins ne risquait-elle pas de faire d’impair ou de raconter l’épisode de la baignade nocturne chez les voisins, le voisin qui était sorti de sa maison en pleine nuit afin de s’assurer qu’aucun intrus ne s’était faufilé dans son jardin, l’évasion dans le froid qui s’en était suivi… Rien que d’y repenser, Alarik avait honte. Des idées saugrenues il en avait souvent, mais celle-ci était particulièrement stupide. Au moins ils s’étaient amusés lors de cette soirée, c’est tout ce qu’il fallait retenir. Des retrouvailles inoubliables, tout comme cette panne de voiture au beau milieu de la campagne. Depuis, le temps semblait avoir repris son cours – presque paisible, si on ôtait la demeure calcinée à côté de la leur – Ellie le faisait toujours autant rire, se confiait à lui de la même façon, le faisait réfléchir, partageait avec lui des passions communes. Et lui était présent lorsqu'elle avait besoin de lui. En quelque sorte, il la considérait comme sa meilleure amie. Une évidence. Il la protégeait, s'assurant qu'ils puissent gravir la montagne ensemble, même si la pente se révélait abrupte en ce moment. Et lorsqu'elle était sur le point de lâcher prise, il tirait un peu sur la corde, pour l'aider, mais pas trop, pour qu'elle puisse garder la satisfaction, une fois en haut, d'être l'auteur de sa réussite. Et elle faisait de même. Un juste équilibre. Parfaite harmonie. Ce qu'elle avait mis en lui était bien plus vaste qu'il n'aurait pu l'imaginer. Il se retint par la suite de toutes ses forces de ne pas surenchérir et de ne surtout pas alimenter cette conversation qui risquait de l’emmener sur une pente glissante. La version sans filtre aurait certainement donné lieu à un monologue sur ces femmes, ayant brûlés leur soutien-gorge pour abolir règles et savoir-vivre, pour ôter cette étiquette, tout en scandant leur liberté. Mais il n’en fit rien, le retour de bâton aurait certainement été bien trop brutal. Ellie voulait seulement bien faire et n’y voyait là aucun mal à le servir. Chose qu'il n'aimait pas spécialement, mais il se contenta de la remercier, afin de ne pas vexer cette dernière. Il fit donc semblant de ne rien faire et au moment où elle apportait les glaces, lui vint en aide. En convalescence peut-être, mais pas en sucre. C'était déjà bien assez rageant pour lui d'avoir dû séjourner à l'hôpital, puis d'avoir dû taper la plupart de ses articles à une seule main – chose à laquelle il avait finalement renoncé, jusqu'à ce qu'il trouve la fonction dictée vocale de son ordinateur. Magnifique invention – puis de se faire aider pour s'habiller... C'était vraiment moche de vieillir et encore plus de jouer au héros.

La boîte apportée par Ellie le sortit peu à peu de la torpeur dans laquelle il se trouvait. Le critique aurait pu passer la soirée, voire la nuit, à regarder les photos de cette boîte. Et même d'autres photos. Des souvenirs bâtis ensemble, grâce à cette famille. Cette même famille qui était ce qu’il avait de plus cher. Pour rien au monde il ne voulait l'échanger, revenir en arrière ou l'effacer. Ces derniers mois lui ayant grandement prouvé que sans les deux jeunes femmes il n'était plus rien. Une simple enveloppe vide, baladée au gré des vents. En s'attardant sur les clichés, il en vint à la conclusion qu'il ne prêtait pas assez attention aux détails. Pourtant ce sont ces mêmes détails qui impriment en mémoire les moments cruciaux d'une vie. Cette merveilleuse rencontre par exemple, qui va en changer le cours à tout jamais, le refrain d'une chanson, l'odeur d'un plat, les images d'un film, des souvenirs à jamais. Rien que le souvenir de la douleur de ce deuil qu'il avait dû expérimenter lors de cette séparation avec Ellie, suffisant à l'envoyer au 36 ème dessous. Plus jamais il ne voulait revivre cela. Et cette boîte lui prouvait que l’assistante sociale avait elle aussi expérimenté cette douleur. C'était trop bête d'avoir perdu ainsi des mois, des jours et des heures à cause d'un problème de communication. Une erreur qu'ils ne reproduiraient plus. Eux aussi apprenaient à rebondir sur le trampoline de Mila.  Il piochait donc dans la boite, clichés après clichés. Toutes ces choses simples et anodines qui restaient gravées sur le papier, mais toujours dans sa mémoire, puisqu'elles avaient eu lieu à un moment crucial de leur vie, celui où l'avenir s'était dessiné, à la fois angoissant et si attirant. Une émotion différente pour chaque cliché. Une réminiscence qui suivait un chemin au travers du dédale chaotique des circonvolutions de sa cervelle. La cuisine, théâtre de tant de drames mais aussi de complicité. « C'surtout le résultat qui t'plais, quand tu viens mettre goulûment tes doigts dans les plats ! », Alarik fit alors une expression horrifiée, parce que oui cela lui hérissait vraiment le poil de voir Ellie faire ça. Une sale manie qu'il retrouvait et que l'assistante sociale ne semblait pas vouloir corriger. Cela devait surement l'amuser au plus haut point, de le voir râler tout son soûl dès qu'elle faisait ça. Les yeux soudainement humides d'Ellie ne conféraient rien de bon. Venait-il de dire quelque chose qu'il ne fallait pas ? La suite de la conversation lui prouva que seule l’émotion du moment en venait à humidifier le regard de la jeune femme. Il haussa alors les épaules, suite aux remerciements de la part d’Ellie. « J’me pose pas la question à vrai dire, c’est naturel. C’est d’bon cœur si je fais des choses pour elle et avec elle ! ». Affirmation qu’il souligna d’un grand sourire. Passer du temps avec Mila ne se révélait pas être une contrainte, bien au contraire. Même si aucun lien de sang ne le liait à elle, Alarik se sentait quelque peu investi de cette mission, à savoir veiller sur elle, comme un père le ferait avec sa fille. Si le début de la conversation s'était révélé sérieux, après un tournant, le discours l'était beaucoup moins. « J'ai juste dit qu'il ressemblait à un cochon, c'est tout ! », s'amusa le Danois, Ellie le défendait  toujours bec et ongles. A leurs yeux, il représentait bien plus qu’un simple chien, il était devenu un membre de leur famille, à part entière. Lui aussi avait trouvé dure la séparation et le fait de changer de maison, de se retrouver la plupart du temps avec Alarik. « Ah tu vois qu’j’ai raison ! Encore un peu et on pourra l’faire rôtir à la broche ». Le Danois pouvait déjà prédire la réaction d’Ellie. Cette dernière ne se ferait pas attendre. Si à première vue la jeune femme n’avait pas vu d’un très bon œil l’arrivée d’un chien sous son toit, elle ne pouvait plus composer aujourd’hui sans Benito.  

Une douleur sourde lui martela les entrailles. En ce qui concernait Anders, il n’était pas vraiment objectif. Mais, sans doute était-il passé à côté de quelque chose. Comment celle qui partageait sa vie pouvait savoir ce genre de chose ? Fier de lui, jamais au grand jamais Alarik n’avait pu l’imaginer une seule seconde. « J’crois que t’as été plus proche de lui que je ne l’ai jamais été ». Aucune rancœur dans cette remarque, certainement juste un peu de tristesse teintée de regrets. « Le seul truc qu’il m’ait demandé, peu de temps avant son AVC, c’était de toujours prendre soin de toi. J’crois qu’il t’aimait vraiment beaucoup ». En un sens, peut-être que cela rassurait le Danois de savoir que son père avait autant apprécié Ellie. La main de la jeune femme sur la sienne le rasséréna quelque peu. Ce simple cliché, venait de lui prouver qu’il avait sans doute eu tort au sujet d’Anders. Sur toute la ligne. Et pendant toutes ces années. Quoi de plus horrible que d'avoir pensé sa vie durant, que son père ne l'aimait pas et qu'il avait toujours tout fait pour le mettre en échec ? Visiblement ce n'était pas le cas. Sans doute avait-il toujours fait de son mieux, sa propre éducation l'emprisonnant derrière des remparts. Anders était donc autre chose que ce glacier attiré uniquement par la perfection. « J’me sens un peu con… d’avoir eu des… », il chercha ses mots pendant quelques secondes, « des œillères durant toutes ces années ! ». Il baissa la tête, un peu perdu dans ses souvenirs, avant de la redresser et de trouver du réconfort dans le regard et les gestes d’Ellie. Comment pourrait-il un jour se pardonner d'avoir eu de telles pensées ? Le critique ne trouva pas de réponse à sa question. La suite de la boite  fit naitre un nouveau sourire sur ses traits. Un cliché qui prouvait que la vie continuait malgré tout. Ana et ses cadeaux de Noël. La petite fille semblait tellement impatiente sur la photo. Tout à fait elle. « On peut leur trouver une place dans l’salon, ce sera parfait ! ». La suite de la conversation le fit sourire, même s’il ne pensait pas mériter à ce point toutes ces attentions et encore moins l’amour d’Ellie. « Et pourquoi pas ? J'suis loin d’être un cadeau après tout ! ». Pauvre Ellie pensa-t-il, elle devait souvent composer avec ses sautes d'humeur et ses grogneries pour à peu près tout et n'importe quoi. L'arrivée de la jeune femme dans sa vie avait eu tendance à l'adoucir pourtant. Heureusement pour elle. Avec l'âge il mettait un peu plus d'eau dans son vin. Quitte à se retrouver avec un verre avec une couleur un peu étrange, mais au moins réfléchissait-il à deux fois avant de faire quelque chose. Du moins, la plupart du temps. Il ne s'était pas vanté auprès de la jeune femme, d'avoir voulu fuguer en pleine nuit de l'hôpital par exemple.

Et au fond de la boite, une énième preuve d'amour. Sans doute la plus belle d'entre toutes. Le dossier toujours en main, ce simple formulaire, ce bout de papier sans vie, représentait tellement. L'émotion était palpable entre les deux amoureux. Une vie, qu’ils tenaient entre leurs doigts, ce qui conférait une sorte de pouvoir un peu mystique aux feuilles imprimées. Avant de rencontrer Ellie, il ne s’était jamais posé la question. A savoir voulait-il des enfants ? La réponse était oui à présent, comme une suite logique à leur histoire. Non pas pour laisser une quelconque trace de leur passage sur cette terre, mais seulement parce qu’un enfant se révélait être un merveilleux cadeau, le plus beau d’entre tous. Grandir en aidant un enfant, voilà le but de leur vie. Et il était persuadé qu’Ellie trouverait ainsi la pièce qui manquait à sa vie. Et tant pis s'il devait être fort, tant pis s'il ne devait pas pleurer. Au diable les conventions. Pour l’heure, il se laissait aller aux sentiments le submergeant. Ce qui avait eu raison d'eux, les réunissait à présent. Pour écrire une nouvelle partie de l'histoire. « J'sais pas quoi dire... Faut que ça monte au cerveau ! », s'amusa-t-il en se frottant les yeux d'un revers de manche, tout en se blottissant contre celle qui faisait battre son cœur un peu plus fort. Mentalement, il inscrivit les émotions qui le traversaient, nouveaux souvenirs à ajouter à la boîte, celle de son cœur. Émotions indescriptibles. « J'me doute que c'est une procédure longue, mais j'en ai vraiment envie. Ma vie a vraiment trouvé un sens grâce à toi. J’crois qu’on a beaucoup à offrir et si on peut faire un ou plusieurs heureux, en leur offrant une jolie vie que demander d’plus ? Voir un enfant qui a des étoiles dans les yeux en regardant la mer, ça n’a pas d’prix ! Même si j’aime notre vie actuelle, tu trouves pas qu’il manque un truc ? Des dessins accrochés au frigo ou des fresques sur les murs ? Des rires, des pleurs et des histoires ? », demanda-t-il avant de répondre aux paroles de la jeune femme « Je t’aime aussi ! Et j’crois que dire que tu es la femme de ma vie, c’pas assez fort » Le formulaire leur prouvait surtout qu’il n’ y avait pas un chemin de vie, mais plusieurs. Qu’il n’y avait pas une façon de faire, mais des centaines. Peu importe la manière, les embuches et les difficultés. Au travers de ses yeux qui ruisselaient, un immense sourire vint se frayer un passage sur son visage. « Tu rigoles, on va être les meilleurs parents du monde… enfin surtout toi ! Il n’y a qu’à r’garder Mila pour le savoir. ». Lui suffisait de se remémorer à quel point il se faisait mener par le bout du nez avec sa nièce, pour savoir qu’il ne ferait sans doute pas mieux avec leurs enfants. La suite de la conversation prouvait une fois de plus à quel point Ellie oubliait de vivre pour elle. « Le tien aussi de bonheur compte, avant tout le reste d’ailleurs… C’est un magnifique cadeau en tout cas. On le rempli quand le dossier ? », demanda-t-il avant de poser le dossier à côté de lui et de l’embrasser, comme pour sceller le fait que leur vie allait changer dans les mois, années à venir. Une question lui traversa alors l’esprit, il se détacha de l’étreinte d’Ellie et planta son regard dans le sien. « Et… comment ça s’passe du coup ? On remplit le dossier et c’est quoi la suite ? Des tonnes d’examens psychologiques pour voir si on est pas Charles Manson mélangé à Ted Bundy et le clown de ça ? »
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