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 Million reasons * Rachel

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MessageSujet: Million reasons * Rachel    Lun 8 Jan - 13:44



"Million reasons"

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Des heures, des jours et des semaines qu’ils potassaient ce fichu dossier. A force de se noyer dans les détails, Isiah avait la fâcheuse impression de voir le diable lui-même apparaitre, au beau milieu de tout ce merdier. Le travail de procédure n’en finissait pas. Et plus ils avançaient dans l’enquête et plus la fange remontait à la surface, pour les éclabousser, son coéquipier et lui. A croire qu’ils éprouvaient un malin plaisir à creuser eux-mêmes leur tombe. Jonas, lui avait confié quelques jours plus tôt « d’avoir l’impression d’avoir un bras en moins et de nager en rond ». Certainement une expression à la noix de son pays d’origine, mais il comprenait parfaitement l’idée. Etrangement, il ressentait exactement la même chose. S’ils avaient avancé au départ vitesse grand V, ils se retrouvaient maintenant à ramer à contrecourant. La chose ne se révélait pas franchement agréable. Le dossier trainait lamentablement sur son bureau, des feuillets par ci par là. A force de l’étudier, il en était venu à cartographier mentalement chaque détail, chaque photo, chaque indice. Il avait même apporté une photocopie chez lui et ne dormait quasiment plus. Marilyn commençait à lui dire que cette affaire virait à l’obsession, chose qu’il démentait haut et fort. Mais il devait se rendre à l’évidence, elle avait raison. La douille et la balle de marque Speer, correspondaient à l’arme utilisée lors du crime, cela ne faisait plus aucun doute. L’arme était enregistrée au nom d’Emma Dackson. Jusque-là tout aurait pu concorder entre l’arme du crime et l’assassin. Sauf qu’une ombre venait de s’ajouter au tableau en court de route. Les lividités, l’angle de tir et l’absence de fluide/poudre dans la demeure du défunt, indiquaient qu'on avait déplacé le cadavre. Restait à savoir comment et surtout pourquoi, Mlle Dackson en était arrivé à ce point de non-retour, celui où elle avait ôté la vie de ce dealer. Pour le moment, seule une empreinte partielle retrouvée sur l’arme du crime permettait de la relier à l’affaire. Les détails comptaient et ces mêmes détails chiffonnaient Sørensen et Vaughn. En attendant d’en savoir plus et après une garde à vue de 24h n’ayant absolument rien donné, la jeune femme se retrouvait en liberté, dans l’attente des suites de la procédure policière. Son instinct de flic lui disait qu’elle n’avait rien à faire ainsi dans leurs dossiers sordides. Ils étaient en attente de l’évaluation psychiatrique de l’intéressée, pour le moment elle se pliait volontiers aux différents exercices. Avec cette connerie d’affaire et les zones d’ombre de cette dernière, ils étaient en train de vider le budget de leur modique poste de police, pour l’année à venir. La hiérarchie de Burlington n’allait pas tarder à leur tomber dessus.


Jonas lui dit un truc en Danois, qu’il ne comprit pas. Quand allait-il enfin se mettre en tête qu’il ne pigeait rien à son dialecte de barbare ? L’inspecteur se contenta de secouer la tête avec véhémence, l’air soudainement agacé. Une preuve de plus du non-respect flagrant de son coéquipier. Bien décidé à ne pas prêter attention à Jonas, il se prit à rêver - l’espace de quelques instants - d’un beignet et d’un café chaud. Etrangement, rêver d’un beignet ce n’en était pas un. Dommage. Ses pensées furent interrompues par son collègue, qui baragouinait encore dans son coin et lui jeta sa gomme en pleine tête. « Oh Vaughn ? T’es bouché mon vieux ? J’viens te dire que ta femme est là ! S’tu veux pas la recevoir, jm’en charge ». L’inspecteur fronça les sourcils. Sa femme. Quelle connerie était-il en train de raconter ? « T’as fumé Soren ou quoi ? ». Il secoua à nouveau la tête et se replongea dans le PV qu’il devait rédiger depuis ce matin. « Arrête d’faire ton vieux grincheux, j’te dis qu’elle t’attends… Tu ferais mieux d’aller la voir, s’tu veux pas dormir sur le canapé ce soir ! » Machinalement, il se leva, lança sans ménagement la gomme de Jonas sur ce dernier et quitta son bureau, un air sombre collé à ses traits. Pas franchement content d’avoir été interrompu de la sorte. Sans conviction, il se dirigea vers l’accueil du poste, avec l’intime sensation qu’il s’agissait encore d’une mauvaise plaisanterie du Viking. Tandis qu’il rêvassait au sort qu’il pourrait bien réserver à ce dernier, à savoir créer des clones pour les éliminer les uns après les autres, en leur infligeant d’atroces souffrances, le brun parvint à côté de la stagiaire, qui faisait office de secrétaire. Il allait la rabrouer, en lui disant qu’elle ne devait pas marcher dans les combines de Jonas, quand il aperçut Rachel, assise sur une chaise. Instantanément, son air renfrogné laissa place à un tout autre visage. Mentalement, il avait toujours envie de frapper le Danois, mais la vision de la jeune femme – que visiblement ce dernier prenait pour sa femme – lui fit oublier instantanément sa mauvaise humeur passagère ainsi que ses tracas. « Rachel, tu t’es perdue ? Il t’est arrivé quelque chose ? Tu viens porter plainte ? », demanda-t-il en souriant, avant de finalement enlacer cette dernière – toutefois après avoir jeté un coup d’œil rapide en direction des bureaux, histoire de s’assurer que la plaie, qui lui servait de coéquipier, n’avait pas eu la bonne idée de le suivre. Après une étreinte – qui dura bien plus que de raison – Isiah allait lui demander si elle avait passé de bonnes fêtes, quand Jonas vint se poster à côté d’eux, ce qui fit sursauter Vaughn. « J’viens d’avoir l’nouveau rapport de Burlington pour notre affaire en cours. La taille du tireur correspond pas à la nana suspectée ! P’tain t’avais raison ! » Il réalisa finalement qu’il était en train de déranger mais s’en fichait, puisqu’il enchaina en demandant à Rachel « Pourquoi il est aussi aigri vot’ mari ? » Isiah lui indiqua de la fermer et entraina la jeune femme à l’écart, dans la salle de pause et referma la porte derrière eux. Il eut presque envie de bloquer la porte à l'aide d'une chaise, mais ne le fit pas. « Désolé, je crois qu’il lui manque une case à ce pauvre garçon ! Je sais pas pourquoi il pense que nous sommes mariés… Fin bref, j’aurai mieux fait de me casser une jambe le jour où les équipes ont été composées. Ce mec est une vraie plaie ! » Il sorti un fauteuil pour que Rachel puisse s’asseoir. « Est-ce que tu veux un café ? Une pause me ferait pas de mal ! » Prenant les devants, il installa plusieurs dosettes dans la machine située sur le plan de travail. En attendant que le café passe, il se retourna vers sa meilleure amie et vint s'installer sur la table face à elle. La vie lui apparaissait toujours bien plus belle dès que Rachel était auprès de lui. Sans doute trop. Et dès qu'elle vaquait à nouveau à sa vie, il ressentait comme un vide immense. Ce qu'il ressentait pour elle – et ce depuis de nombreuses années – allait bien au-delà de l'amitié. Et malgré tout, il n'osait pas se l'avouer, du moins il respectait cet accord passé avec elle. Ce dérapage, suite à son retour d'Irak, ils avaient décidés ensemble de passer outre. Leur amitié étant bien plus importante que cette nuit-là. Il se méprenait sûrement et s'emmêlait les pieds dans ses sentiments. Cela sautait tellement aux yeux, que même l'abruti de Jonas, avait remarqué qu'il en pinçait pour elle. Il essuyait également les railleries de la part de Sveinn. La terre entière se fichait de lui. « Tu as passé de bonnes fêtes de fin d'année ? », finit-il par demander, afin d'éviter de partir en sucette.

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MessageSujet: Re: Million reasons * Rachel    Dim 28 Jan - 5:46



"Million reasons"

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La cohue passée, le calme reprenait doucement mais surement de ses droits dans les environs de Redwood Hills. L’auberge se vidait à vue d’œil alors que les séjours se terminaient les uns après les autres. Les visages s’éteignaient petit à petit, délaissant les joies des fêtes de fin d’année, pour retrouver un quotidien qu’ils arpentaient depuis des années. Le nettoyage était de rigueur, et conséquent, mais il n’en restait pas moins que la période de creux permettait de souffler légèrement. La jeune femme se plaisait à vagabonder de chambres en chambres, chantonnant quelques airs de Hula alors qu’elle effectuait les tâches qui lui incombaient. Les habitudes reprenaient le dessus petit à petit et ses pensées s’étaient obstruées pendant un temps pour lui permettre de profiter de l’instant présent. Profiter ou plutôt répondre présente professionnellement parlant dès qu’un client lui demandait une information ou un service. La jeune brune appréciait son travail. Certes, il n’était pas aussi clinquant que ce que pouvait l’être un agent de police ou une avocate ou bien encore un journaliste, mais il lui plaisait. Et comme ses parents le lui avaient toujours dis, il n’existait pas de sous métier, le plus important résidait dans le fait qu’elle se sente à sa place là où elle se mouvait. Rachel se sentait bien à l’auberge. Elle pouvait partager la vie de sa grande sœur Abi, d’une certaine manière, et restait toujours dans cette ville qui lui tenait tant à cœur. Redwood Hills était son berceau et serait probablement l’endroit où elle finirait ses vieux jours également. Après tout, à quoi bon partir ? Si ses parents l’avaient abandonné ou du moins délaissé au moment de l’accouchement, c’était probablement pour une bonne raison. Son côté rêveur avait longtemps voulu croire qu’ils avaient été victimes de quelques supercheries ou injustices, veillant à devoir faire ce choix douloureux et difficile. Mais ils l’avaient sauvé d’une certaine manière. Et c’était d’autant plus pour les remercier de ce geste que la jeune femme désirait les retrouver. Peut-être pensaient-ils à elle à un moment de leur journée ? Peut-être même en venaient-ils à regretter ce qu’ils avaient du faire contre leur gré ? Rachel refaisait son monde de cette manière et croyait dur comme fer qu’il y avait des explications à tout cela. Sauf si elle était une enfant née d’un viol… Auquel cas, elle comprenait d’autant plus les raisons pour lesquelles personne n’avait jamais osé la chercher. Et si elle était ainsi, alors elle comprenait également pourquoi le sort s’acharnait de cette manière contre elle. Elle payait les pêchés des autres. Elle les assumait sans même en avoir connaissance alors qu’elle n’avait jamais rien demandé à personne. Finalement, la période de noël aurait du être constante et s’effectuer toute l’année. Au moins, elle n’aurait pas eu à faire face à ce genre de pensée qui veillait à la faire douter de tout et n’importe quoi. Le mal persistait encore. Tel un serpent, il sifflait et tournait autour d’elle prêt à attaquer au moindre instant. Autant l’avouer, cela la fatiguait au plus haut point. Faire la fête s’avérait être le meilleur moyen pour oublier ce genre de tracas, faire la fête mais aussi trouver des cadeaux qui pourraient faire plaisir à son meilleur ami. Isiah lui manquait énormément, surtout depuis qu’il tenait à boucler cette affaire dont il lui avait vaguement parlé à ses prémices. A croire que le temps était contre eux là aussi, puisqu’ils n’avaient pas eu l’occasion de se revoir depuis un bon moment maintenant. Son absence la peinait, et pourtant, Rachel ne disait rien, préférant de loin qu’il puisse avancer et devenir ce grand inspecteur qu’il voulait devenir, plutôt que passer du temps avec elle. Elle se sentait seule à sa manière. Ses sœurs avaient leurs familles respectives, ses amies avaient également les leurs, et elle… Elle s’était effacée auprès de ses parents de manière à ce qu’ils puissent profiter des petits enfants. Heureusement Flint restait à lui-même et avait pu lui faire passer des moments durant lesquels les ronrons avaient pu résonner en écho un peu partout dans son appartement. Mais malgré son caractère volontaire et toujours à même de sourire qu’importe les situations, il n’en restait pas moins qu’il y avait eu cet instant le jour de noël où elle avait pleuré. Pour se consoler, elle avait cherché à se changer les idées à sa manière, en s’enfermant dans des films comiques. Mais arrivait toujours le moment où les personnages étaient en compagnie des leurs et profitaient d’un bel instant en famille. Les vannes de la fontaine avaient été grandes ouvertes ce jour là mais elle ne le dirait à personne.

Et puis, il lui suffisait de songer aux cadeaux qu’elle délivrerait à un moment où à un autre pour prendre conscience que le bonheur recouvrerait son cœur à un moment donné. Même si, il s’exprimait d’une autre manière, il serait présent et saurait la conduire vers des élans qui la rassureraient encore et encore. Le sourire lui était réapparu alors qu’elle avait fixé pendant longtemps ce petit paquet qu’elle gardait précieusement depuis sa dernière aventure. Mieux valait-il en oublier les retrouvailles qui avaient découlé de cet achat afin de se concentrer sur la finalité de ce présent. Elle se promit d’attendre son jour de repos ou sa pause entre deux reprises de poste pour retrouver son meilleur ami et lui faire une surprise au commissariat. Et lorsque le jour arriva enfin, Rachel n’hésita pas à enfourcher son vélo avec dextérité et bon engouement pour pédaler en direction du poste de police. Le temps demeurait le même, froid, humide, il glaçait encore ses poumons dès lors que l’oxygène pénétrait ces derniers, mais il lui suffisait de s’emmitoufler dans une écharpe pour en apaiser les rudesses. Sans son acolyte préféré, la jeune femme avait préféré le laisser dormir en boule sur son lit plutôt que  l’emmener avec elle aujourd’hui. Isiah aurait l’occasion de revoir Flint dès qu’il viendrait passer un moment à l’appartement en leurs compagnies. Son sourire ne la quittait pas le moins du monde, alors qu’elle s’arrêtait devant la boulangerie et qu’elle commandait des donuts. A coup sûr, son meilleur ami n’aurait pas mangé depuis un petit moment. Elle le connaissait assez pour savoir qu’il avait cette fâcheuse manie d’oublier les besoins vitaux liés à une bonne santé dès lors que son esprit était prit dans une affaire. Guillerette, elle choisit donc ceux qu’elle connaissait pour être ses préférés et retrouva rapidement la selle de son vélo pour finir sa course devant le poste. Rassemblant ses affaires, elle se retrouva rapidement à l’intérieur et demanda à la jeune fille de l’accueil s’il lui était possible de voir l’inspecteur Vaughn. Inspecteur… Cette appellation avait toujours eu tendance à la faire rire, mais elle tenait à la préserver de manière à ce qu’il puisse garder une once de respect dans son équipe. Ce fut à ce même moment que l’équipier de son meilleur ami pointa le bout de son nez. Fidèle à lui-même, il salua Rachel à sa manière, dont elle préférait ne pas trop oser prêter de jugement puisqu’elle ne connaissait pas les pratiques de son pays, avant qu’il ne lui ponctue à voix haute et bien distincte. « Je vais chercher vot’ mari. » « Euh… Il n’est… » Ses paroles restèrent en suspend puisqu’il avait déjà quitté l’accueil pour se rendre vers les bureaux. Les yeux de Rachel s’ouvrirent en grand et il lui fallut un bon moment pour secouer sa tête et lancer un regard en direction de la secrétaire. « On est pas mariés hein… Ni… Bref, je vais attendre là si ça ne vous dérange pas. » s’empressa t-elle de rajouter tout en pointant du doigt une chaise un peu plus reculée. Mariés ? Rachel n’en revenait toujours pas de ce qu’elle venait d’entendre et en venait à se demander si Isiah n’avait pas émis des suppositions que Jonas aurait mal interprété. C’était surement ce cas là. Puisqu’il n’y avait rien d’autre. Oui, elle préférait s’en convaincre. De toute façon, elle en oubliait complètement ses pensées alors que la porte s’ouvrait à nouveau et qu’elle pu reconnaître la silhouette de son meilleur ami. Heureusement de le retrouver, elle n’hésita pas une seule seconde et s’empressa de rejoindre ses bras pour le serrer tendrement contre elle en recouvrant son sourire qui prouvait bien combien il lui avait manqué. « J’ai besoin d’avoir un prétexte pour rendre visite à mon meilleur ami ? » s’amusa t-elle à commenter alors qu’elle se reculait un peu et qu’elle passait sa main sur sa joue pour profiter un peu de sa présence. Cette caresse aurait pu durer plus que de raison, d’ailleurs, elle n’était surement pas permise, mais elle n’avait pas pu la retenir. Le sursaut du jeune homme accompagna le sien et veilla à la faire reculer pour récupérer ses affaires au moment où son coéquipier revint à la charge. De ce qu’elle pouvait entendre, elle ne s’était pas trompée le concernant et déjà elle songeait à toutes les questions qu’elle lui poserait pour savoir si il pensait un peu à lui. A nouveau, la jeune femme resta toutefois la bouche grande ouverte comme un poisson au moment où le châtain lui assigna le titre d’épouse d’Isiah. « Mais… » Elle fut néanmoins coupée dans son élan par son meilleur ami qui commença à s’emporter, signe de sa gêne effective concernant un tel sujet.

Après quoi, Rachel se laissa entraîner jusque vers la salle de pause et veilla à entrer rapidement dans la pièce tout en constatant de la manière dont Isiah désirait les isoler de toute cette histoire qu’il ne donnait pas lieu de contrôler. Car il était gêné et elle n’aimait pas cela. « Ne t’en fais pas, je ne le prends pas mal. » tenta t-elle de le rassurer alors qu’elle souriait de bon cœur comme pour lui montrer qu’elle n’était pas n’importe qui, elle était sa meilleure amie. « Il nous voit souvent tous les deux, ça peut paraître logique pour beaucoup de nous considérer comme un couple. » Elle avait baissé ses yeux au moment où elle avait énoncé le terme de « couple ». Il y avait quelque chose de regretter dans cela, mais il s’agissait là d’une promesse qu’ils s’étaient fait l’un et l’autre. « Il n’a pas l’air méchant. » conclut-elle dans l’espoir que ce changement de sujet soit suffisant pour permettre à Isiah de rire avec elle. Car oui, elle riait de bon cœur devant cette révélation, il valait mieux qu’ils le vivent de cette manière là. Accueillant la chaise dans des remerciements audibles, la brune s’y installa et s’empressa de relever son bras chargé pour montrer à son meilleur ami les gourmandises qu’elle lui avait rapporté. « Je crois qu’on café ne serait pas de refus pour accompagner ça. » Elle exagéra le haussement de ses sourcils tout en adoptant un air faussement angélique. « Je me suis dis que tu oublierais de manger, donc j’apporte ta dose de sucre. » Rajouta t-elle avant de le regarder partir en direction de la cafetière. Son sourire ne la quittait plus et cherchait simplement à le rassurer de sa présence et de ce moment dans lequel il pourrait souffler un peu. Mais son regard se déporta en direction des tasses qu’il prenait et c’est avec un engouement bien particulier qu’elle se redressa de sa chaise. « Atteeeeeeeeeeends ! » Elle rapprocha rapidement la distance qui les séparait et s’enquit de lui donner le petit paquet cubique. « Tiens, pour ta collection. Quand je l’ai vu j’ai pensé directement à toi. » On aurait cru entendre une petite fille prête à vouloir faire plaisir à son meilleur ami. Et elle s’impatientait déjà de le voir ouvrir et découvrir le fameux mug qu’elle avait trouvé pour lui. Pour sûr, il n’en aurait pas deux comme celui là. « Je pensais tu l’offrir le jour de noël mais… t’étais ou d’ailleurs ce jour là ? » Ses yeux devenaient interrogateurs alors qu’elle avait volontairement omis de répondre à la question qu’il lui avait posée à l’instant. « Ne me dis pas que t’es resté ici ! » Son ton s’apparentait plus vers celui d’une mère qui menaçait son garçon de le gronder après une bêtise. Et quelque part, la jeune femme en venait à croire qu’il n’avait pas bougé de son bureau. « Bon non, attends, ouvre d’abord et je t’engueule ensuite. » spécifia t-elle alors qu’elle regardait le paquet et qu’elle le tendait directement vers Isiah. Une chose après l’autre, même si il travaillait, Rachel osait espérer qu’ils auraient le temps de pouvoir discuter un peu tous les deux.


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MessageSujet: Re: Million reasons * Rachel    Jeu 22 Fév - 11:39



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Cette amitié allait bien au-delà de tout entendement. De toute raison. De toute folie. Elle était tout pour lui. Même si un jour il lui avait dit qu’il n’y aurait jamais plus entre eux, parce qu’il ne voulait pas perdre sa meilleure amie. Car pour lui – pour eux – lorsque l’on s’aimait, on pouvait se perdre à jamais et ça ce n’était tout simplement pas possible. Pas pensable. Pas envisageable une seule seconde. « Je ne veux pas te perdre », lui avait-il murmuré à l’oreille dans un moment d’égarement, alors qu’il aimait se noyer dans les grands yeux d’Onyx de Rachel. A tel point qu’il ne savait plus vraiment où aller depuis une bonne dizaine d’années, depuis qu’il avait commencé à prendre conscience que ce qu’il ressentait pour elle n’était pas qu’une simple amitié. Et maintenant, il s’en mordait les doigts, en se remémorant le goût de ses lèvres. Isiah méritait la palme de la connerie. Il ne savait pas si elle avait la moindre idée de l’étendue de ce qu’il ressentait pour elle. Rachel elle était comme ça. Elle attirait bien trop d’hommes et en revanche, n’était séduite que par très peu. Isiah se demandait si elle se rendait véritablement compte de cela également. La rançon de la beauté et de la désinvolture sans doute. Mais elle n’en profitait pas et n’en avait jamais profité. Elle exerçait un tel pouvoir sur lui, que cela dépassait la simple raison. D’ailleurs, ce n’était pas anodin qu’elle ait réussi à le faire rentrer au pays. Certes, il y avait eu d’autres circonstances, notamment la nouvelle tentative de suicide de son père, sa blessure quelques mois plus tôt au Pakistan. Et pour finir la mort soudaine de ce collègue, de ce frère, assassiné alors qu’il tentait de se racheter. Isiah essayait de se persuader qu’il était rentré pour les bonnes raisons et pas simplement parce qu’elle le lui avait demandé. Parce qu’elle avait peur pour lui. Oui, il tentait toujours de s’en persuader.

Et dans cette étreinte qui voulait tout dire, il lâcha avec un grand sourire « Non c’est vrai. Pas besoin de prétexte ! Je suis heureux de te voir… ». La jeune femme lui manquait tellement dès lors qu’ils ne se voyaient pas régulièrement, si ce n’est tous  les jours, que s’en était presque ridicule. Parfois, il avait envie de s’arracher le cœur à mains nues pour éviter de ressentir ce vide qu’il ne pouvait pas combler et d’autre fois, il avait une cruelle envie de filer chez elle, pour lui dire que leur décision était la plus stupide du monde. Les paroles de sa meilleure amie lui firent d’ailleurs l’effet d’une balle en plein dans la poitrine. Le traversant de part en part, de l’épiderme jusque dans le cœur, pour ressortir presque aussitôt. Un couple. Il ne trouva rien d’autre à dire que « Mmmhhh… », la mine renfrognée. Si cela pouvait paraitre logique aux yeux du monde entier, cela l’était beaucoup moins pour les deux principaux concernés. Une conversation récente avec sa cousine lui revint en mémoire. Pourquoi s’évertuait-il à courir après Rachel, alors qu’il savait pertinemment que l’issue ne serait pas celle attendue. Que rien d’autre hormis une amitié n’était possible entre eux. Forme de masochisme de sa part. Il reporta son attention sur la porte de la salle de pause. Plus facile de se focaliser sur son coéquipier que sur ses propres sentiments. « Pas méchant, juste un peu stupide ou au contraire très intelligent pour jouer ainsi à l’abruti. C’est difficile à savoir avec lui en fait ! Parfois, il va passer des heures entières sur son maudit téléphone et puis soudainement, comme si un truc venait de le piquer il faut qu’il s’active… C’est compliqué de le suivre ou même d’arriver à travailler avec lui… » Et c’était peu dire. Vaughn comprenait parfaitement ce qui avait mené l’ancien coéquipier de Sorensen jusqu’à la dépression. Bosser avec le Danois, c’était un peu comme tenter de traverser un village de cannibales, en s’aspergeant de sel et de poivre. A vos risques et périls. A croire qu’Isiah était le seul policier du commissariat assez fou pour réussir cet exploit. Il voyait bien les regards de pitié que les collègues lui lançaient. Le capitaine était peut-être même un peu plus indulgent. Dans tous les cas, il n’avait pas le choix et composait avec les humeurs de son Altesse Royale, comme il se plaisait à le nommer. Parfois ils s’amusaient bien, il devait le reconnaitre. Les réunions pour parler de certains dossiers, devenaient bien plus intéressantes avec Jonas essayant de découper les cravates moches ou l’hirsute moustache du capitaine. Il ne put s’empêcher de rire en apercevant le sachet kraft que montrait Rachel. Elle le connaissait bien. Son rire s’intensifia devant l’attitude de la brune et la remarque qui ne tarda pas à suivre. Elle venait de taper en plein dans le mille. A force, elle savait à quel point Isiah pouvait parfois se montrer obsédé, par les affaires en cours et les dossiers qui arrivaient sur son bureau. « Tu ne crois pas si bien dire. Cette histoire de dealer abattu chez lui, ça nous prend tout notre temps… Enfin ça distrait Jonas et ça me prend tout mon temps plutôt ». La vision d’Emma durant l’interrogatoire se rappela à son bon souvenir. Il s’était juré de faire la lumière sur cette affaire, peu importe le résultat. « C’est le genre d’affaire qui parait simple en surface, mais qui, dès qu’on commence à gratter un peu, se révèle bien plus complexe qu’on l’aurait pensé » Il ne pouvait guère en dire plus, même s’il mourrait d’envie de partager ses impressions avec Rachel. Dommage.

Le café prêt, Isiah fut stoppé net dans son élan par sa meilleure amie. Un nouveau rire lui échappa devant l’empressement de la brune, mais aussi cette attitude qu’elle adoptait toujours avec lui, dès qu’elle était persuadée qu’il en oubliait de vivre. Il s’empressa de la rassurer, tout en se saisissant du paquet qu’elle lui tendait. Il déchira le papier en même temps qu’il répondit : « Mais… Fais pas cette tête ! J’ai passé les fêtes de fin d’année à Paris. Enfin juste quelques jours. C’était l’occasion de voir la famille que je ne vois que rarement… Et toi ? T’étais pas toute seule j’espère… C’est toi qui va te faire engueuler en fait ! » Il portait d’ailleurs une attention immense à n’adopter aucun accent en temps normal et encore moins suite à un séjour dans sa famille. Ne manquerait plus que Jonas se moque de lui à ce sujet. Les surnoms de Rambo et GI Joe étaient déjà largement suffisants, pas la peine d’en ajouter une couche. Isiah espérait que Rachel ait pu profiter de ce temps des fêtes pour faire le point de son côté, avec sa famille mais peut-être aussi vis-à-vis des recherches qu’elle semblait vouloir mener. La recherche de ses origines lui importait tellement. Un immense sourire vint étirer ses traits lorsqu'il découvrit le cadeau. « Alors là j’avoue… Merci, c’est adorable ! Tu seras obligée de passer à la maison pour avoir ton cadeau », glissa-t-il en arborant fièrement le nouveau mug. Il était tombé sur un livre portant sur les légendes Hawaïennes. Il était persuadé que cela intéresserait sa meilleure amie et que l’attention lui ferait également plaisir. « Le Woodhaven commence à retrouver sa tranquillité ? », demanda-t-il en tendant une tasse de café fumante à Rachel. Il se servit dans le nouveau mug offert par la jeune femme et vint s’installer à côté d’elle. Le nez du Renne sur le mug se teinta en rouge, il éclata de rire à nouveau. « Mais c’est génial, j’en avais pas encore de comme ça ! Bon j’ai intérêt à le cacher si je veux pas qu’on me le pique. Ça a l’air d’amuser la galerie d’éparpiller mes tasses partout… ». Il ouvrit le sachet de pâtisseries, laissa Rachel se servir et piocha dedans. « Merci pour les donuts !... Qu’est-ce que tu racontes de beau ? », demanda-t-il en mordant à pleines dents dans le beignet, curieux de savoir ce qu'il pouvait se passer dans la vie de Rachel en ce moment.

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Dernière édition par Isiah Vaughn le Jeu 26 Avr - 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Million reasons * Rachel    Dim 15 Avr - 5:29



"Million reasons"

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Le sourire lui était réapparu dès lors que ses yeux avaient pu croiser ceux de son meilleur ami. De ce simple contact, leur amitié parvenait à chasser tous les nuages alentours pour ne laisser planer qu’une sensation de bien être et de ravissement qui grandirait au fur et à mesure de leurs retrouvailles. Rachel avait besoin d’Isiah et ce depuis qu’ils s’étaient connus. Elle avait cette nécessité de pouvoir appréhender son regard, s’y réfugier aussi pour se rappeler combien cette exactitude ne changerait jamais. Du moins, elle s’attacherait à ce que cette relation n’en vienne jamais à être oubliée, et encore moins abandonnée. Elle ne le désirait pour rien au monde, surtout alors qu’elle concevait à quel point il pouvait leur être difficile de rester à leurs places comme ils tentaient de le faire depuis des années. Dire qu’elle n’était pas amoureuse de lui serait un mensonge. Mais, délaisser tout ce qu’ils avaient construit au profit d’une relation qui aurait pu mettre à mal toutes leurs bases était trop dangereux. Elle ne voulait rien perdre, ne rien laisser s’échapper alors qu’elle tapissait son cœur de diverses émotions pour ne plus se laisser berner par ce dernier. Leur amitié était primordiale, au point qu’il n’était même plus concevable qu’ils puissent passer une journée l’un sans l’autre. Un simple contact permettait de les rassurer, ou plutôt de la rassurer, sur le fait que sa stabilité était bien présente et qu’elle revêtait la forme du jeune homme. Sa voix ne cessait de se rappeler à elle à n’importe quelle occasion, même lorsqu’il n’était pas là. Comme une sorte de bienveillance qui l’accompagnait toujours et qui lui soufflait des messages qui avaient cette tendance à la faire rire quelque fois. Le timbre de sa voix lui rappelait combien il était unique mais surtout combien elle ne pourrait jamais l’oublier. Voilà pourquoi, elle souriait dès les premières secondes qu’ils se retrouvaient, dès qu’elle était à même de pouvoir reconnaître sa silhouette qui s’avançait de cette façon nonchalante vers elle et qui l’étreignait bien plus que de raison. Ils ne se repoussaient pas, tant la force leur échappait à cet instant. Au contraire, tous les deux profitaient de ce moment unique, de cet intermède dans lequel il était plus facile de fermer les yeux pour oublier ce qu’ils s’étaient promis avant de laisser la réalité reprendre là où elle les avait laissés. La proximité lui joua un nouveau tour alors qu’elle constatait de ce geste de trop et qu’elle s’empressait de se cacher derrière une petite boutade qui eut tôt fait de raviver la complicité qui les reliait. Leurs sourires se confondaient de plus belle, cherchant probablement à se prouver l’un et l’autre que rien ne serait à même de les faire changer. Pas même cette dénomination de mari et femme, qui, même si elle les gênait, avait finit par se frayer un chemin quelque peu amusant dans l’esprit de la brune. Après tout, il n’était pas nécessaire de s’emporter pour si peu, du moment qu’Isaiah et elle savaient où étaient les limites, d’aucun ne pourrait prétendre à mettre à mal ce qu’ils avaient tous les deux. Un rapide coup d’œil en direction de l’inspecteur eut raison de ce rire qu’elle retenait. Comment ne pas craquer devant sa mine qui se renfrognait ? Pour tout avouer, Rachel avait toujours trouvé celle-ci attachante, fidèle à l’image d’un petit garçon qui était pris sur le fait. Néanmoins, elle délaissa cette vision pour le rassurer rapidement. Ainsi, lui prouvait-elle que rien ne changerait à sa manière d’agir envers lui et que peu importaient les regards extérieurs sur qui ils étaient, leur amitié valait bien plus que cela. Elle valait tout à ses yeux.

Aussi avait-elle décidé de changer de sujet pour permettre à la légèreté de se frayer une place dans cet espace. A tort ou à raison, elle n’en avait aucune idée pour l’heure, cependant, elle préférait croire que cela permettrait à son meilleur ami de se sentir un peu mieux. Elle ne voulait en rien le gêner, ni même lui causer du tort devant son fameux coéquipier. Et pourtant, elle percevait très bien ce malaise qui l’habitait malgré ses élans humoristiques. Son regard en direction de la porte de la salle de pause en était une preuve, ce qui eut tendance à faire baisser ses yeux en direction de la table pour réfléchir à autre chose. Mais quoi ? Malgré toute sa bonne volonté, Rachel prenait conscience petit à petit qu’elle n’était surement pas si bien que cela pour son meilleur ami, qu’elle le mettait mal à l’aise alors que c’était là sa dernière des intentions. Surement était-elle égoïste de s’acharner en lui rendant visite et en cherchant à passer du temps avec lui, parce qu’en agissant de la sorte, elle lui faisait du mal. Inconsciemment, mais la réalité était bien plus dure que ce qu’elle osait croire depuis quelque temps. Ses yeux se redressèrent pour poser une attention particulière au profil de l’inspecteur. Désireux de détailler chacune des émotions qu’elle pouvait entrevoir dans ses dires. Malgré sa tristesse intérieure, elle arrivait à reconnaître de la joie, peut être était-ce même un peu de fierté ? Il lui était difficile de remettre de l’ordre dans ses idées, surtout maintenant qu’elle posait enfin un mot sur tout cela. « Difficile à suivre ? » reprit-elle tout en arquant son sourcil en signe d’amusement devant les révélations qu’elle entendait. « Bizarrement, j’en connais un autre comme ça. » La tentation était trop grande pour ne pas la saisir, et elle voulait simplement revoir son visage enjoué tourné vers elle. Enjoué ou renfrogné d’une façon amusée, bref, elle voulait retrouver son meilleur ami tel qu’elle le connaissait, tel qu’il se dévoilait à elle, entier et sincère. Pas l’inspecteur qui cherchait à dissimuler ses émotions pour ne pas paraître vulnérable. « Dans tous les cas, je suis sûre que t’as bien une technique pour le calmer dans ses moments les plus… comment dire ça… loufoques peut être ? » Une moue dubitative vint à déformer ses lèvres avant qu’elle n’en vienne à retrouver pleinement son sourire. « Parfois les gens n’ont pas la lumière à tous les étages. » Un rire franc en vint à franchir la barrière de ses lèvres. Elle préférait qu’il en soit ainsi et une part d’elle espérait que son meilleur ami puisse se détendre à son tour par le biais de cette remarque. Après tout, n’était-elle pas celle qui devait grandir ? Si, donc elle pouvait se permettre ce genre de remarque. Pourtant et rapidement son attention revint à recouvrer un sérieux sans pareille alors qu’elle prenait un peu plus connaissance des traits tirés du jeune homme. Autant l’avouer, Rachel n’appréciait pas le voir de cette manière. Elle connaissait parfaitement sa détermination et son tempérament très impliqué dès lors qu’une affaire mettait en exergue des questionnements qui lui importaient. Combien de fois s’était-elle rendue chez lui pour l’obliger à manger ou simplement à aller dormir le temps qu’elle s’occupe un peu de son appartement ? Cela leur avait valu pas mal de disputes, mais si c’était à refaire, elle recommencerait pour lui prouver qu’il avait le droit de penser à lui à son tour. D’ailleurs, n’était-elle pas en train de le faire en ce moment même ? Alors qu’elle lui montrait le sachet remplit de donuts et qu’elle lui souriait comme pour lui montrer qu’elle le connaissait par cœur. Sa réponse eut tendance à lui faire secouer la tête de gauche à droite dans un premier temps, il ne changerait jamais. « Et l’affaire aussi importante soit-elle te fait oublier de manger et dormir. » appuya t-elle tout en lançant un regard qui voulait en dire long sur des éventuelles remontrances passées qu’elle avait pu lui faire à ce sujet. « Alala, il a bon dos ton Jonas en fait. Tu vas me faire le plaisir de rentrer dormir ce soir, tu sais bien qu’on pense mieux avec un esprit clair et pour avoir l’esprit clair, il faut penser à se reposer et ne pas s’acharner la tête dans le guidon. » Son sourcil se mit à s’arquer un peu plus, comme pour le défier de vouloir la contredire même si tous les deux savaient qui gagnerait à ce moment là. Mais c’était plus fort qu’elle, elle voulait son bien et dans ce dernier résidait un repos bien mérité. « Compris ? » soutint-elle un peu plus devant les onyx qui l’admiraient de cette manière qui cherchaient à la faire céder.

D’une attention plus tournée vers l’appréhension du moindre mouvement qu’il effectuait, la jeune femme en vint rapidement à faire des liens qui eurent tôt de faire rire son meilleur ami. Sa réaction entraîna la sienne, puisqu’elle effectuait exactement la même chose en se mettant à rire à son tour. Il la rassurait à sa manière et une part d’elle sentait à nouveau la légèreté la retrouver alors qu’elle constatait combien la famille d’Isaiah était présente à ses côtés. Heureusement pour lui, Rachel ne put que sourire tendrement face à ses révélations. « Et tout s’est bien passé ? Tout le monde va bien ? » demanda t-elle innocemment alors qu’elle connaissait les origines du jeune homme mais également le passé douloureux qu’il entraînait avec lui. Ces retrouvailles avaient au moins l’opportunité de lui prouver qu’il n’était pas oublié, ni abandonné, mais qu’il faisait bel et bien parti d’une famille qui n’attendait qu’à en apprendre plus de lui. Il le méritait, tout comme il méritait que les bonnes choses viennent s’offrir à lui pour chasser doucement tout ce néfaste qu’il avait eu à connaître et à côtoyer. « Tu penses bien que j’étais pas seule. Mes parents m’ont appelé une bonne dizaine de fois pour que je n’oublie pas les repas et puis avec les neveux et les nièces j’étais bien entourée aussi, t’inquiète pas. » le rassura t-elle en omettant volontairement qu’elle avait passé le réveillon seule à se morfondre dans sa chambre avec Flint. Ses amies l’avaient appelé mais la brune avait prétexté travailler pour ne pas se confronter à cet éternel recommencement. Elle n’avait pas eu envie de s’amuser cette année, parce qu’il se passait quelque chose en elle qu’elle ne pouvait expliquer. Et cette chose grandissait à mesure que la question sur ses origines la hantait un peu plus. Heureusement, ses détails furent suffisants pour le jeune homme, et déjà la petite brune s’empressait de sortir le paquet de son sac pour ainsi tendre ce nouveau cadeau à son meilleur ami. Aussi impatiente que lui, mais pas pour les mêmes raisons, Rachel appréhendait chacune des réactions sur le visage d’Isaiah sans pour autant lui avouer le secret de ce mug. Son amusement ne faisait que grandir au point qu’elle souriait probablement comme une imbécile face à l’incrédulité de son meilleur ami. « De rien, il te plaît ? » Demanda t-elle innocemment avant de finalement agir comme une petite fille à qui on venait d’avouer qu’elle avait droit à un cadeau. « C’est vrai ? J’en ai un moi aussi ? » Ses yeux ne s’en firent que plus brillants. « Tu me diras quand ça t’arrangeras le mieux et je passerai. MAIS à une condition !!! » Son air faussement innocent reprit de ses droits sur ses traits alors qu’elle remontait doucement son doigt comme une petite mamie pour menacer le grand gaillard devant elle. « Que tu dormes la veille et que j’apporte le petit dej’. » Ou comment le coincer l’air de rien. Elle en abusait, elle le savait mais pour une fois de plus, elle ne cherchait que son bien être et sa bonne santé. Cela leur faisait du bien de se retrouver de la sorte. Rachel se sentait beaucoup mieux que toute à l’heure. A croire que le malaise n’avait plus de raison d’être. Ses mains rejoignirent celles de son meilleur ami au moment où il lui tendit sa tasse et avec ce grand sourire elle le remercia. « Ca se tasse oui. Disons que c’est plus facile de s’occuper des check in et check out sans avoir à courir partout. Je crois qu’Abi va prendre des vacances, repartir à Hawaï quelque chose du genre. » venait-elle de lui rapporter alors qu’elle se mettait à hausser ses épaules l’air de rien. Si seulement elle pouvait s’y rendre elle aussi… Pas pour les mêmes raisons mais simplement pour trouver un peu de ses origines autrement que devant un écran ou derrière un livre. Mais cela n’était pas possible pour l’instant, et certainement ne le serait jamais. Son attention fut toutefois rapidement reportée en direction du mug de son meilleur ami. Chassant les nuages une fois de plus, son sourire lui revint comme si il n’était jamais parti alors qu’elle admirait à son tour la manière dont le nez du renne se mettait à virer au rouge. « AH AH je suis trop contente !!!! T’as vu ça comme il est mignon. J’attendais que tu le découvres je l’avais vu en boutique et quand le vendeur m’a dit qu’il devenait rouge j’ai tout de suite pensé à toi. » Amusée, la jeune femme alternait son regard entre Isiah et le mug avant de finalement piocher en direction du sachet qu’il lui tendait. « Contente qu’il te plaise et oui t’en prends soin hein. Sinon, tu dis à Jonas que je viendrai personnellement m’occuper de son cas. » Elle mordit sans se faire plus attendre dans la pâtisserie tout en bousculant doucement son meilleur ami amicalement. Après quoi, ses yeux se fixèrent au sien avant de se mettre à avaler le contenu de sa bouche d’un trait. « Euh… » réfléchit-elle avant de finalement prendre son mug et boire une gorgée. « Tu veux la version détaillée ou tu préfères la condensée ? » Généralement, lorsque Rachel cherchait à gagner du temps, ce n’était pas très bon signe, puisqu’elle réfléchissait à ce qu’elle devrait dire ou au contraire garder pour elle. « J’ai été avec Lexie au spa de Burlington, t’as pas idée comme ça peut détendre ce genre de truc. Tu devrais essayer un jour. » Instinctivement sa tête se mit à hocher de haut en bas pour appuyer un peu plus ses dires et leur donner une véritable signification avant qu’elle ne baisse son regard comme pour se jeter à l’eau. « Sinon euh… c’est toujours pareil tu sais. Prise de tête, je suis trop gamine, je me fais avoir et tout le bloubiblouga. » Cette fois-ci son débit de paroles avait été beaucoup plus rapide de manière à ce que certains mots soient volontairement manger dans d’autres. Elle n’était pas venue pour se plaindre mais réellement pour prendre des nouvelles de son meilleur ami. Elle voulait son refuge sans avoir à emprunter une route difficile et étroite. « Le quotidien quoi, ah si j’en ai une bonne à te raconter. Je suis tombée sur Carter un soir en rentrant… Ma chaîne m’a lâché du coup j’étais sur le bas côté, j’allais t’appeler d’ailleurs. Mais il est arrivé et … voilà. Ca m’a tout fait ressasser… » finit-elle par lui avouer avant de mordre à nouveau dans son donut comme pour dissimuler sa culpabilité. Elle n’aurait pas y revenir, ou du moins, elle aurait du passer au dessus de cette histoire. Mais entre le vouloir et parvenir à le réaliser il y avait un chemin qu’elle n’avait pas réussi à entreprendre encore. Elle se sentait toujours trahie, bafouée, elle avait honte de qui elle était et cela, elle n’était pas certaine que ce sentiment disparaisse un jour.



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MessageSujet: Re: Million reasons * Rachel    Ven 27 Avr - 10:32



"Million reasons"

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Comme une évidence. Une fichue évidence, qu’il tentait tant bien que mal d’enfouir au plus profond de son être, tandis que la jeune femme arborait un sourire. Ce sourire qui le faisait fondre presque à chaque fois. Il n’avait de cesse d’enfouir cette idée et de faire taire cette petite voix. Celle qui lui disait qu’il n’était qu’un abruti fini et qu’il laissait filer la seule femme qu’il ait jamais réellement aimé. Il avait mené bien des combats. Remporté de nombreuses batailles – sans forcément le vouloir. Jusqu’au bout du monde. Et pourtant, la seule qu’il aurait voulue remporter était tout bonnement impossible. Tout ceci n’était qu’une stupidité sans nom à bien y réfléchir. Les regards extérieurs le dérangeaient d’ailleurs quelque peu, lui renvoyant là son incapacité à assumer quoi que ce soit et surtout à avouer ce qu’il ressentait réellement. D’autant plus lorsque ce regard venait de son débile de coéquipier. « Heinnn ? », s’étrangla-t-il à moitié, alors que Rachel osait la plus horrible comparaison possible. Enfin horrible, pas au sens physique du terme, mais bel et bien au sens moral. Il n’y avait clairement aucune comparaison possible entre Jonas et lui. Le mannequin et le boxeur. Feu et glace. Morale contre dépravation. En fait cela ne l’amusa pas des masses, même s’il s’agissait là juste d’un trait d’humour de la part de sa meilleure amie. Il essaya de masquer le fait qu’il était un peu vexé. « Tu rigoles là j’espère ! Cet horrible affront va s’payer très cher ! », dit-il en affichant un demi-sourire, mais en secouant tout de même la tête. « Mhhh.. », dit-il en réfléchissant mûrement à l’interrogation de Rachel. Des techniques pour calmer Jonas il en avait des tonnes. Il en avait même à revendre. Mais pouvait-il avouer à sa meilleure amie que la première consistait à jeter l’inspecteur au Garnet et à passer le récupérer en fin de journée ? Non pas vraiment. « La menace d’éparpiller ses tripes aux 4 coins du bureau et d’en faire des guirlandes ça fonctionne parfois, sinon les enquêtes de voisinage ça le motive généralement ! Tout ce qui ne concerne pas de paperasse et qui peut le faire bouger en fait ! ». Il jeta à nouveau un coup d’œil furtif en direction de la porte de la salle de pause. Puis il haussa finalement les épaules avant d’ajouter « J’vais pas me plaindre, ça pourrait sûrement être pire. ». Oui sans doute que Jonas aurait pu vouloir passer du temps avec lui en dehors du travail ou bien apporter son tapis de prière au commissariat, mais encore le forcer à boire et à manger les immondes victuailles de son pays. Il était toujours possible de vivre plus horrible situation qu’un collègue ayant un poil dans la main.

La révélation de Rachel le fit franchement rire.« C’est le moins qu’on puisse dire… T’as certainement aussi ton lot de personnes dérangées, avec une araignée au plafond, au boulot, non ? ». Bosser dans l’Humain ou avec l’Humain ne se révélait jamais de tout repos. Le fait qu’elle ait pris le temps de s’arrêter à la boulangerie et d’apporter des donuts balaya largement la comparaison avec Jonas. Suite à la remarque de la brunette, il ne put s’empêcher d’ajouter en riant. « Si je lis entre les lignes, en résumé, j’ai une sale gueule, je peux me faire caster pour un film d’horreur et je ferais mieux de prendre des vacances, c’est ça ? ». Durant quelques secondes, il eut l’impression d’entendre Marilyn. Depuis le retour de cette dernière, elle n’avait de cesse de vouloir prendre soin de lui. « Tu vas pas t’y mettre toi aussi… j’ai largement de quoi faire avec Marilyn qui passe son temps à me réprimander parce que je rentre trop tard et blablabla » et finalement il ajouta « Compris ! ». En fait il n’avait une mère, mais trois en ce moment. D’ailleurs il n’osa pas ajouter que pour bien dormir il lui aurait certainement fallut sa compagnie. Mais certainement que son regard en vint à dire bien plus loin que ce qu’il ne pensa, puisque le sujet changea presque aussitôt. Le tout accompagné de grands éclats de rire. Masquer ses réels sentiments ou intentions à l’aide de sourire ou d’humour, sans doute était-il passé maitre dans cet art. Art qu’il maitrisait à la perfection, pour son plus grand désarroi. « Oh tu sais comment sont les fêtes de fin d’année… On passe bien trop d’heures à table, on s’empiffre de choses bien trop grasses et après il faut éliminer tout ça. Mais c’est toujours sympa de retrouver une partie de la famille et la France va toujours aussi bien ! ». Il s’interrompit bien vite dans son explication, sachant pertinemment à quel point la notion de famille pouvait mettre Rachel dans un état de tristesse notable. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, puis se ravisa et Isiah se contenta d’écouter le récit de la jeune femme. Affichant seulement un sourire appuyé, sourire qui ne fit que grandir, au moment où elle extirpa le cadeau qu’elle lui avait apporté.

« Il est génial ! Je l’adore, merci beaucoup », lâcha-t-il en entourant la jeune femme d’un bras. L’inspecteur s’écarta bien vite, afin de ne pas être tenté de trop s’abandonner aux bras de Rachel. La soudaine joie de vivre et la candeur qu’elle parvint à la fois à mettre dans son attitude et ses mots, lui arrachèrent un sourire franc. « Je pouvais pas ne rien t’offrir… enfin c’est Noël, mais si c’est commercial. Enfin on s’en fiche, c’est Noël ! ». La suite ne put que le faire flancher un peu plus. Il retint avec force une nouvelle fois les mots qui manquaient de lui échapper malencontreusement. Il devait bien admettre que tout ceci était bien trop fatiguant pour lui. Devoir faire attention ainsi aux mots qu’il prononçait, pour ne pas ternir leur amitié. Non mais vraiment quelle idée. « Ok j’accepte les termes du contrat ! », dit-il seulement. Elle pouvait lui demander n’importe quoi, même de faire un aller-retour Terre-Lune, qu’il se jetterait corps et âme dans la requête. Il vint finalement s’installer à ses côtés et l’écouta attentivement, en hochant la tête de temps en temps. Le travail de la jeune femme lui demandait beaucoup d’énergie, mais elle semblait l’adorer. Le fait qu’elle évoque Hawai n’était certainement pas anodin. Il demanda donc innocemment « Et tu ne veux pas te faufiler dans une valise pour partir avec elle ? Ou prendre des vacances avec elle tout simplement. Entre sœurs ? ». Le petit haussement d’épaule de la jeune femme voulait certainement tout dire.

La suite eut tôt fait de faire dissiper le petit passage à vide provoqué par le sujet Hawai. Il s’amusa même clairement de la réaction enjouée de Rachel, mais aussi de son cadeau, qu’il arbora fièrement. « Il serait capable de le faire exprès, juste pour le plaisir de te voir débarquer ici ! » Sa tasse dans une main, la pâtisserie dans l’autre, il manqua de renverser le contenu de la tasse lorsqu’elle le poussa gentiment. Il fronça seulement les sourcils en se perdant dans le regard Onyx de Rachel.  Puis il lui demanda de ses nouvelles. Chose plus importante que tout le reste selon lui. « La détaillée forcément ! ». Il ne savait guère de combien de temps de répit exactement ils disposaient, avant que Jonas ne débarque surement dans la salle de pause, mais il s’emploierait à passer le maximum de temps avec Rachel avant que cela n’arrive. Il fut heureux d’apprendre qu’elle prenait du bon temps avec une amie et un peu moins vis-à-vis de la suite. Elle était loin d’être bête sa Rachel pourtant, mais trop naïve, elle finissait toujours par se faire avoir. Il la laissa parler jusqu’au bout sans l’interrompre avant de grogner dans sa barbe. «  Arrête, t’es loin d’être une gamine. Tu devrais pas les laisser penser ça… peu importe qui d’ailleurs ! Et pour ce qui est de se faire avoir à chaque fois, tu sais déjà ce que j’en pense… » Il posa sa tasse sur la table et lui caressa la joue. Un des seuls gestes tendre qu’il s’autorisait généralement. « Je vois bien que ça t’as remué cette histoire avec… lui », il n’arriva pas à prononcer son prénom, bien au-dessus de ses forces. Lui qui était relativement de bonne composition, avait quelques envies de meurtre en pensait à Carter. « Et hormis la chaine cassée, il s’est passé quoi ? Enfin si tu veux en parler… » Il n’était peut-être pas prêt à tout entendre non plus. Sans doute par jalousie ou par orgueil mal placé, ce qui revenait surement au même au final.

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Million reasons * Rachel

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