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 stanhopes / les flammes dansaient

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MessageSujet: stanhopes / les flammes dansaient   Dim 28 Jan - 13:06


≈ ≈ ≈
{les flammes dansaient}
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« Ne t’inquiète pas, nous survivrons à ça. Ce n’est pas la fin du monde, et nous sommes à l’abri ici. Oui, vraiment. Écoute maman, je dois te laisser. Oui, oui promis. Je ne t’entends plus bien. » Henrik avait le téléphone collé à l’oreille, qu’il coinçait avec son épaule, et les bras chargés de couvertures. Il manqua de trébucher dans les escaliers et se rattrapa de justesse à la rambarde. Ses doigts engourdis par le froid rattrapèrent le plaid qu’il avait laissé tomber, et il poursuivit sa descente jusqu’au salon. C’était la troisième fois de la journée que la mère Stanhope les appelait pour s’assurer qu’ils étaient toujours vivants et qu’ils n’avaient besoin de rien, comme si elle aurait pu faire quelque chose pour eux depuis le Connecticut. Henrik n’avait pas vu sa génitrice aussi inquiète depuis plus d’une dizaine d’années. Elle s’était alarmée en voyant les informations à la télévision, avec les vidéos certes impressionnantes des éléments qui se déchainaient dans le nord des États-Unis. « Je te laisse maman. Oui, je transmettrais. Fais des bises à papa de notre part. Au revoir maman, ne t’inquiète pas. » Il n’avait même pas entendu les derniers mots de sa mère, noyés parmi les bruissements de la ligne. La tempête de neige perturbait même les données cellulaires et le réseau était beaucoup plus fragile. Il garda les couvertures en équilibre sur un bras pour récupérer son téléphone, mit fin à la conversation puis glissa le portable dans la poche arrière de son jean. « Maman t’embrasse et te prie de rester sain et sauf, » lança Henrik en entrant dans le salon, où son frère était en train de mettre en place des matelas devant la cheminée. Un feu crépitait déjà dans l’âtre de la cheminée, seule source de lumière et de chaleur de la maison. L’électricité les avait lâchés dans le milieu de l’après-midi et ils avaient décidé d’élire domicile ici pour ne pas mourir de froid. Henrik avait essayé de rester dans sa chambre quelques temps, mais c’était une vieille maison et l’isolation n’était pas optimale ; le froid s’était bien vite engouffré dans l’habitation. Grelottant, Henrik lâcha les couvertures sur les matelas. Il avait hâte de se molletonner dedans et de se réchauffer auprès du feu. « Qu’est-ce qu’il nous manque ? » demanda-t-il en se tournant vers Edwin. Il était impératif qu’ils aient tout ce dont ils avaient besoin avant de s’installer confortablement, car certainement qu’aucun des deux n’aurait envie de s’extirper des couvertures pour affronter le froid s’il venait à leur manquer quelque chose. « Je vais peut-être aller aux toilettes, pour être sûr. » Et disant cela, il y alla.

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Sam 3 Fév - 15:25


les flammes dansaient
Henrik & Edwin.
Quand le téléphone sonna une nouvelle fois, Edwin ne fut pas surpris d’entendre qu’il s’agissait de sa mère, une fois de plus. Le réseau était très instable et ne tarderait pas à les lâcher, mais Rebecca Stanhope s’évertuait à essayer d’appeler régulièrement pour s’assurer que ses deux garçons étaient encore vivants. Il n’y avait plus d’électricité depuis le milieu de l’après-midi, il fallait donc composer avec les moyens du bord et Edwin et Henrik avaient décidé de s’installer dans le salon qui disposait d’une cheminée. Le feu brûlait allègrement et tandis que son frère rassurait leur mère au téléphone, Edwin s’occupait d’installer des matelas, des oreillers moelleux et des couvertures descendues des placards du premier étage. Quelques minutes plus tard, Henrik réapparut en demandant ce qui leur manquait et Edwin balaya le salon du regard. « Au niveau du confort, apparemment on a tout. J’ai descendu deux sacs de couchage au cas où, mais on ne devrait pas avoir froid. Il y a un pack de six bouteilles d’eau ici, quelques paquets de chips aussi et des fruits secs » Edwin n’était pas un grand adepte des chips, mais c’était le plus simple à transporter et à manger devant le feu de cheminée. Il avait également installé une poubelle pour ne pas devoir se rendre jusqu’à la cuisine, dans laquelle il faisait particulièrement froid.

Le plus important était qu’ils n’aient pas froid durant cette soirée et cette nuit, mais si le feu ne s’éteignait pas, il n’y avait pas de raison. Et ils disposaient de suffisamment de couvertures pour ne pas craindre de grelotter. « J’ai même prévu quelques jeux ou des albums photos à consulter, si jamais on s’ennuie » sourit-il d’un air entendu. S’ils s’ennuyaient ou s’ils ne parvenaient pas à dormir avec un tel vent. Edwin avait toujours aimé consulter les albums photos de son enfance, c’était une activité qui lui plaisait beaucoup. Qui lui rappelait une période heureuse, insouciante. Henrik s’absenta pour faire un saut aux toilettes et quand il revint, Edwin finissait de disposer correctement les matelas en rond autour de la cheminée. « J’ai l’impression qu’on retombe en enfance, tu ne trouves pas ? Ce n’est pas souvent qu’on se retrouve à dormir sur des matelas devant la cheminée » il rit, heureux de se retrouver dans cette situation. Certes, il n’y avait plus d’électricité et la tempête dehors se levait progressivement, s’annonçant violente.  Et pourtant, Edwin était presque content, amusé même. Cela lui permettait au moins de se changer les idées et de partager de nouveaux souvenirs avec son jeune frère, eux qui n’avaient plus partagé grand-chose depuis longtemps. Il ne savait trop ce qu’ils pourraient se dire ce soir, mais ils trouveraient bien.

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Dernière édition par Edwin Stanhope le Ven 23 Fév - 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Dim 11 Fév - 18:29


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Quand il revint dans le salon après avoir fait un tour aux toilettes, Henrik sentit son humeur changer. Il se sentait plus léger et avait un bon pressentiment concernant cette soirée. Si l’on cherchait bien, on aurait presque pu apercevoir un léger sourire se dessiner sur ses lèvres quand il s’assit sur un des matelas, approchant instinctivement ses mains du feu de bois. C’était en réalité plus dans ses yeux que cela se lisait, et sûrement qu’Edwin noterait un léger changement chez son frère. « Oui, c’est vrai, » répondit-il à sa remarque. « Je ne me rappelle pas de la dernière fois que j’ai fait ça. » Dormir sur des matelas autour de la cheminée avait en effet quelque chose de nostalgique et, si Henrik y aurait plutôt été réticent en temps normal, il voyait cette soirée d’un œil plutôt positif, à mille lieux des craintes que la tempête de neige semblait soulever chez les Américains. Il ne mourrait pas de faim ni de soif, et il y avait de quoi s’occuper. En plus de ce qu’Edwin avait préparé, Henrik avait descendu le roman qu’il avait commencé la veille ainsi que deux magazines, un sur les voitures et un culturel. Il avait aussi pris sa Bible –il n’avait pas l’intention d’en lire un passage à son frère, mais il n’écartait pas l’éventualité d’avoir besoin de se lire un verset au cours de la nuit. Cela avait toujours le don de le calmer, de lui remettre les idées en place.

Henrik jeta un coup d’œil à sa montre, puis laissa retomber son poignet. « Tout compte fait, on n’est peut-être pas obligé de respecter l’heure conventionnelle pour manger. » Joignant le geste à la parole, il attrapa un paquet de chips qu’il ouvrit rapidement. Il plongea la main dedans et attrapa une poignée de pétales salées avant de tendre le paquet à son frère. Il y avait ces deux facettes d’Henrik : l’homme droit comme un « i », en costard-cravate, et celui plus détendu, en jogging constellé de miettes de chips. Peut-être que toute personne était composée de ces deux facettes-là, celle que l’on montrait en société, au travail, et celle que l’on gardait pour l’intimité du foyer, pour les proches, mais il semblait que la différence entre les deux était encore plus marquante chez Henrik. Si son accoutrement vestimentaire et sa posture changeaient drastiquement, l’expression de son visage restait pourtant tout aussi imperturbable dans un cas comme dans l’autre, bien que ce soir l’atmosphère chaleureuse que s’était créée les Stanhope prendrait sûrement le pas sur sa froideur et son sérieux habituels. Henrik ouvrit cette fois-ci le paquet de fruits secs, dont il croqua une poignée en parcourant du regard le coin qu’ils avaient aménagé. « Par quoi commence-t-on, alors ? » demanda-t-il finalement en pointant les jeux de société et les albums photo. « À moins que tu préfères rester tranquille pour le moment, bien sûr. » Pour la première fois depuis qu’il avait pris place sur le matelas, Henrik prêta attention à la tempête qui se déchaînait dehors, et dont le bruit leur parvenait de manière à peine étouffée. Les violentes bourrasques de vent ne lui faisaient pas peur. Au contraire, ce bruit régulier l’apaisait, puisqu’ils étaient ici en sécurité.

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Mer 14 Fév - 15:54


les flammes dansaient
Henrik & Edwin.
Edwin n’aurait peut-être pas dû se réjouir autant de leur infortune, ne plus avoir d’électricité dans la maison n’était pas une bonne chose, bien au contraire. Mais il ne pouvait s’empêcher de voir la situation du bon côté et cela lui plaisait de vivre de cette manière – même s’il se rendait compte combien l’électricité était devenue vitale dans son quotidien. Ce serait l’affaire de quelques heures, puis il s’endormirait et avec un peu de chance, dès le lendemain matin, tout serait rétabli. Pour le moment, il n’avait pas à se plaindre, il avait un toit au-dessus de la tête, il avait chaud grâce au feu de cheminée, et de quoi se sustenter, alors il ne pouvait rien demander de plus. « Ce devait être quand nous étions enfants, j’imagine. Même si dormir sur des matelas dans le salon au coin du feu à manger des chips n’était pas le genre de la maison » rajouta Edwin avec un sourire entendu. On ne pouvait pas dire que les parents Stanhope étaient des gens originaux, des excentriques qui permettaient à leurs garçons de camper dans le salon ou de construire des cabanes avec des chaises et des couvertures. Mais cela n’avait jamais manqué à Edwin, puisque l’on ne pouvait regretter ce qu’on n’avait pas connu. « J’espère seulement que nous ne connaîtrons pas d’inondations, il y a des meubles et des objets trop précieux dans cette maison » dont, bien sûr, son piano. A priori il n’y avait pas beaucoup de risques, mais Edwin craignait malgré tout vivre une situation de ce genre.
 
L’homme imita son petit frère et plongea à son tour sa main dans un paquet de chips, trop salées et trop grasses pour lui, il n’avait pas l’habitude de se nourrir ainsi, mais cela lui plaisait. Comme s’il faisait quelque chose d’illégal, comme s’il se rebellait. Il aurait pu entendre d’ici sa mère pester contre ces paquets de chips industriels, très mauvais pour la santé, et il en attrapa une plus grosse poignée. « Par l’album photo, j’ai envie de nous voir en costume-cravate à l’âge de six ans, avec des coiffures horribles » plaisanta-t-il en tendant la main vers l’un des albums. Se replonger dans les souvenirs, l’une de ses grandes passions. Mais cet album, contrairement à ce qu’il avait pensé, n’était pas consacré à leur enfance, mais les premières photos représentaient Richard et Rebecca, si jeunes, si insouciants. Edwin avait du mal à imaginer que ses parents puissent avoir été jeunes un jour. « Je me suis toujours demandé comment ils s’étaient vraiment rencontrés. Ils ne me l’ont jamais dit » Edwin réfléchit, fouillant dans sa mémoire, mais il ne trouvait pas. Richard et Rebecca avaient toujours été très secrets, finalement. « Ce devait être à un bal ou quelque chose de ce genre, j’imagine » ce ne devait pas être plus rocambolesque, Edwin n’imaginait pas ses parents se rencontrer dans des circonstances incroyables. « Tu crois qu’ils sont heureux, ensemble ? Je veux dire... vraiment heureux ? » demanda-t-il. Une question d’enfant, comme s’il avait à nouveau huit ans et qu’il se questionnait sur l’amour parental. Là encore, ce n’était pas quelque chose dont on parlait chez les Stanhope, ou pire, que l’on montrait.

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Dernière édition par Edwin Stanhope le Ven 23 Fév - 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Mar 20 Fév - 19:25


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Effectivement, ce genre d’activité n’avait jamais été chose courante chez les Stanhope. S’ils dormaient au coin du feu, il y avait davantage de chance que ce soit parce qu’ils s’étaient assoupis, confortablement assis dans un fauteuil Louis XVI alors qu’un feu crépitait dans la cheminée toute proche. Peut-être les trois frères avaient-ils dormi sur des matelas posés dans le salon de leurs grands-parents ? Henrik était incapable de se rappeler. Cela remontait trop loin dans sa mémoire, polluée par des souvenirs plus récents. Il espérait pouvoir s’en créer de nouveaux plus agréables avec ce type de soirées.

Henrik esquissa un sourire à la remarque de son frère et hocha la tête, alors qu’Edwin s’emparait d’un album photo. Cela faisait des lustres qu’il n’avait pas vu de photos de cette époque, et il ne savait pas trop comment il réagirait. Cela le ferait-il rire ? Serait-il nostalgique ? Quand il avait passé en revue, sur son ordinateur, les photos prises avec Ellie durant leurs cinq ans de relation, il avait eu envie de mourir. Il avait vu défiler tous les bons moments qu’ils avaient vécus, en sachant qu’il ne les vivrait plus jamais avec elle, qu’il ne la verrait plus jamais rire et sourire, qu’il ne la serrerait plus jamais dans ses bras ; et qu’il ne vivrait probablement jamais cela avec une autre femme. Alors Henrik avait peur de se sentir mal, en feuilletant l’album familial, et c’est avec une boule au ventre qu’il observa son frère tourner la couverture. Il avait tort de se faire du souci, néanmoins, parce que son enfance ne s’était pas mal terminée. Il était passé à l’adolescence puis à l’âge adulte sans accroc, sans traumatisme particulier. La puberté ne l’avait pas plongé dans une crise existentielle, il n’avait pas rejeté frères et parents et ne s’était pas rebellé. Il n’y avait aucune raison que les photos qu’il verrait de cette heureuse époque puissent le faire souffrir –ils ne revivraient certes pas ces moments-là, mais ils en vivraient d’autres. Parce que ses deux parents et ses deux frères, Archibald et Edwin, étaient toujours là.

Avec surprise et, il ne le nierait pas, un peu de soulagement, Henrik remarqua en même temps que son frère que ce n’était pas l’album photo de l’été 1996 ou celui de la remise des diplômes de l’aîné. Celui-ci datait de bien des années auparavant, et ce n’était pas les minois des trois frères qui remplissaient les pages. Henrik observa la photographie avec affection, notant les traits décontractés de ses parents. Ils étaient sûrement plus jeunes que ne l’était Henrik actuellement. Ils se tenaient par la taille, presque affectueusement semblait-il. « À moi non plus, » répliqua Henrik, à Edwin qui se demandait comme leurs parents s’étaient rencontrés. Il ne s’était lui-même jamais vraiment posé la question, mais il se retrouva effaré de ne pas avoir la réponse. Soudain, l’urgence le saisit : ses parents avaient encore de belles années devant eux, mais on ne savait jamais ce qui pouvait arriver –et s’ils mourraient et emportaient avec eux ce genre de souvenirs ? Connaître les circonstances de leur rencontre n’était certes pas indispensable et ne l’avait pas empêché de vivre jusque-là, mais c’était un souvenir qu’il estimait précieux. « Sûrement, oui… ou peut-être sur les bancs de l’université ? Il faudrait penser à leur demander, à l’occasion. » Il était curieux de savoir, maintenant. Peut-être seraient-ils surpris de la vérité, si tant est que leurs parents leur répondent. Henrik haussa ensuite les épaules à la question d’Edwin. Si ses parents étaient heureux, c’était bien difficile à savoir. Ils ne semblaient pas malheureux, en tout cas. Ils ne se lançaient pas de regards langoureux, mais ils n’avaient pas l’air mal dans leur couple et frustrés pour autant. « Ils le sont sûrement plus que nous, en tout cas. » Henrik tenta une légère plaisanterie, qui était en réalité assez douloureuse. « Je pense que oui, qu’à leur façon ils sont heureux. Ils ont tous les deux grandis dans le même monde, je crois que pour eux c’est naturel de ne pas se prouver leur affection, tout du mois en public. Tu en penses quoi ? Tu penses qu’ils ne sont pas heureux ? »

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Dernière édition par Henrik Stanhope le Mar 6 Mar - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Ven 23 Fév - 13:46


les flammes dansaient
Henrik & Edwin.
Edwin avait une furieuse envie de jeter un coup d’œil aux photographies, il avait toujours aimé les albums photos. Car les photos ne s’altéraient pas, elles demeuraient le souvenir éternel d’un moment fugace. Il n’était pas un très bon photographe, il le reconnaissait lui-même, mais quand il partait quelque part, il n’oubliait jamais son vieil appareil photo dans l’espoir d’immortaliser certains moments. Mais il s’agissait plus d’un loisir que d’autre chose, un moyen comme un autre de se rappeler de ce qui fut. Il ne s’attendait toutefois pas à tomber sur des photographies plus anciennes, représentant leurs parents quand ils étaient encore jeunes, souriants. Rebecca Stanhope souriait encore aujourd’hui, elle avait d’ailleurs ce sourire figé au coin des lèvres qui ne la quittait jamais véritablement. Mais Richard, c’était autre chose. « Oui, on leur demandera la prochaine fois qu’on retournera à Greenwich. Même si j’ignore quand ce sera » peut-être pour les fêtes de Pâques, qui constituaient pour leur mère une fête très importante dans l’année, au même titre que Noël ou Thanksgiving. Mais l’an dernier, Edwin n’avait pas pris la peine de se déplacer, alors il ignorait s’il irait cette année. Il avait encore quelques mois pour se décider. « Nos parents, de parfaits inconnus » dit-il en riant, avant d’effleurer l’une des photos où il trouvait sa mère particulièrement belle – car belle, elle l’avait été, même si elle avait toujours voulu le nier. Comme si c’était commettre un péché que de susciter l’admiration masculine.  

Puis il se demanda si leurs parents étaient heureux, ou l’avaient été au cours de leur vie. Une question à laquelle il était difficile de répondre, de son point de vue. « Je ne sais pas. Je suppose que oui, ils le sont... maman a toujours laissé penser que rencontrer papa a été l’une des plus belles choses qui lui soient arrivées, mais... Je ne sais vraiment pas. Je me demande parfois s’ils n’ont pas ce sentiment d’être passé à côté de quelque chose, de se réveiller un beau matin et de réaliser que ce n’était pas cette vie, qu’ils voulaient mener » soupira-t-il, le regard perdu dans le vague et fixant le feu qui crépitait dans la cheminée. C’était en tout cas l’une des problématiques existentielles essentielles dans la vie d’Edwin, qui se posait naturellement beaucoup trop de questions. Reportant son attention sur son frère, il reprit « Je n’y arrive pas. A oublier Hannah. Je crois... Je crois qu’elle avait un lien avec cette ville, j’en suis même certain, même si je ne sais pas encore lequel. Mais je crois que je n’arriverai pas à l’oublier tant que je n’aurai pas percé son mystère, tant qu’elle me semblera toujours aussi... insaisissable » il ne savait guère à qui en parler, car peu de gens étaient aujourd’hui dans la confidence. Son frère semblait donc le mieux placé pour ça, même s’il n’osait trop lui dire qu’il avait des doutes au sujet du lien entre Hannah et la Rose Lunaire. Edwin ne voulait pas mêler son frère à ça, il avait déjà trop de problèmes pour s’inquiéter en plus de l’impact de la Rose.    

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Mar 6 Mar - 19:42


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Depuis qu’il avait quitté le domicile familial, Henrik n’avait pas rendu visite à ses parents bien souvent. Il avait été élevé, comme ses frères, pour devenir un homme indépendant, et indépendant il l’avait été très tôt. Il avait rapidement pris goût à son autonomie, aux responsabilités mais aussi à la liberté qu’apportaient la vie étudiante. Il avait vécu dans un appartement New-Yorkais bien situé, entouré de ses amis avec qui il étudiait et sortait en soirée, il avait été séduit par l’effervescence de la métropole et bien qu’il n’était qu’à une petite heure de chez ses parents, il n’était revenu qu’aux grandes occasions lors desquelles les Stanhope se devaient d’être au complet. Quand il avait quitté les États-Unis, les visites s’étaient faites encore plus rares –il était même arrivé qu’il ne voit pas ses parents pendant une année entière. Maintenant qu’il était de retour, il ressentait un certain besoin de se rapprocher de sa famille. À travers son expérience avec Elli, il avait réalisé que sa famille serait les seules personnes qui ne l’abandonneraient jamais. Les Stanhope étaient loin d’être expressifs, mais ils étaient là les uns pour les autres s’il y avait besoin. Henrik et Edwin étaient allés rendre visite à leurs parents à l’occasion de Thanksgiving, et le cadet s’était fait la promesse d’y aller plus souvent lorsqu’il irait un peu mieux.

Les parents Stanhope étaient de parfaits inconnus, en effet. Ils étaient aussi discrets sur leur passé que sur leur présent, en réalité, parce qu’à presque trente ans pour l’un, et trente ans passés pour l’autre, les deux frères n’arrivaient même pas à dire avec certitude si leurs parents étaient heureux. « Oui, c’est bien possible. Comme tous ceux qui sont en couple depuis très longtemps j’imagine. Même si pour eux le sentiment doit être encore plus fort, du fait de leur statut. Ça devait sûrement être mal vu de sortir du rang. » C’était un sujet de plus dont il n’avait jamais discuté avec eux, mais Henrik était à peu près persuadé qu’en temps qu’enfants de bonnes familles, ils étaient destinés à épouser d’autres enfants de bonnes familles. Ils auraient certainement pu se rebeller s’ils avaient trouvé l’amour ailleurs que dans leur cercle de riches personnes, mais peut-être n’avaient-ils pas non plus envie de mettre en l’air la vie qui leur était promise, simplement pour un peu plus de passion. Lui-même n’était pas certain d’être prêt à abandonner la vie qu’il menait, si on lui posait un jour un ultimatum : ses revenus mensuels à cinq chiffres, desquels découlaient un confort matériel non négligeable incluant les belles voitures et les voyages à l’autre bout du monde, ou bien une relation amoureuse qui le rendrait immensément heureux, sans avoir la certitude cependant que cela durerait pour toujours. En réalité, il était presque sûr de choisir la première option, surtout maintenant qu’il connaissait « l’après » d’une relation amoureuse. C’était bien plus sécurisant.

Edwin évoqua alors Hannah, et Henrik se retint de prendre une nouvelle poignée de chips. Par respect pour ce que lui confiait son frère, et puis par respect pour Hannah. Il hocha doucement la tête, le regard plongé dans celui de son aîné. Il se voulait rassurant, réconfortant. « Je comprends. » Il resta pensif quelques instants, puis reprit la parole. « Est-ce que tu as quelques pistes, déjà, ou bien c’est le flou total ? » Si Edwin avait besoin de creuser l’histoire d’Hannah pour faire son deuil, même si ce qu’il pourrait apprendre serait douloureux pour lui, alors Henrik était prêt à l’aider.

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Ven 9 Mar - 17:33


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Henrik & Edwin.
Les Stanhope venaient d’un milieu très particulier, de toute évidence. Un milieu où le statut social et l’argent primaient par-rapport à tout le reste, où l’amour n’avait que peu d’importance et même s’il prenait quand même une certaine place – car Edwin voulait croire que ses parents éprouvaient l’un pour l’autre plus qu’un profond respect, mais une certaine forme d’amour – il n’était pas le plus important. Ce n’était pas une conception de la vie à laquelle Edwin adhérait tout particulièrement, mais jusqu’alors, il ne s’était jamais posé de question. Après tout, il était tombé amoureux d’une femme respectable, une femme que ses parents approuvaient sans discuter, alors le problème ne s’était jamais présenté. Aujourd’hui, maintenant qu’elle n’était plus en vie et qu’il vivait à Redwood Hills, il risquait fort de rencontrer et peut-être même d’aimer une femme qui n’avait rien à voir avec Hannah, une femme qui ne serait ni riche, ni de bonne famille. Et quelque part, cette idée l’inquiétait un peu, car sortir hors des sentiers battus et aller à l’encontre de ce que ses parents souhaitaient n’était pas quelque chose qu’il appréciait particulièrement. « Oui, sans doute. Tout comme j’imagine la tête qu’ils feront si on finit par leur ramener une fille de la campagne du coin » répondit-il en riant. Sa remarque était certainement un peu hautaine, mais à la lumière de la famille dans laquelle il avait grandi, elle n’était pas étonnante. Pour l’heure, aucune femme n’avait su capter son attention, car il était encore trop obnubilé par Hannah, mais cela viendrait. Edwin était un homme faible, alors cela viendrait forcément.

Puis il se résolut à parler à son frère de son enquête, toujours au point-mort malgré les mois qui passaient. Il ne voulait pas évoquer la Rose Lunaire mais il y serait bien obligé, car si Hannah avait un lien avec cette dernière, il devait absolument le découvrir. « C’est encore un peu flou, je le reconnais. Disons que... Je ne crois pas qu’elle était venue ici par simple amour pour la ville, je crois qu’il y avait autre chose. J’ai retrouvé quelques notes prises à la va-vite dans ses affaires, il y a quelques temps. Ce n’était pas clair, mais je crois... Je crois qu’elle avait quelque chose à faire ici, quelque chose qui est peut-être en lien avec cette vieille secte qui refait surface » il fronça les sourcils en se blottissant un peu plus près du feu dans la cheminée, comme si ses propres paroles le glaçaient. « Malheureusement, je n’ai encore trouvé personne qui puisse me parler de cette secte, justement. Et bien sûr, ce n’est pas quelque chose que les membres de la Rose vont hurler sur tous les toits alors... Je ne sais pas comment faire pour trouver des éléments probants, une preuve qu’Hannah faisait partie de la Rose, ou au moins avait des affinités avec. Il me suffirait d’une seule preuve » grommela-t-il, frustré. Mais il redoutait de ne jamais découvrir la vérité, tant la Rose Lunaire ressemblait à de la fumée. Invisible et incapable de capturer. « Peut-être que je me trompe complètement, peut-être qu’Hannah n’a rien à voir avec la Rose, mais je préférerais en avoir le cœur net » expliqua-t-il, pourtant persuadé que tout était lié. Mais comment le savoir ?

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Lun 19 Mar - 19:28


≈ ≈ ≈
{les flammes dansaient}
crédit
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« Oui, clairement ! » Henrik haussa les sourcils à la remarque de son frère et y songea quelques instants. Il était encore très loin de s’imaginer de nouveau en couple avec une femme, et il doutait pouvoir retomber amoureux un jour –il l’était encore d’Elli, malgré les mois qui avaient passé, malgré ce qu’elle lui avait fait subir–, mais si cela venait à être le cas, ce serait certainement d’une « fille de la campagne du coin », comme Edwin l’avait si bien dit. Henrik imaginait que le Vermont et Redwood Hills en particulier étaient plus propices à ce genre de rencontres, lui qui n’avait encore pas rencontré de « femme de la haute » au cours des mois passés ici. Sans surprise, il pensa ensuite à Elli, qui était loin de rentrer dans le moule de la belle fille idéale selon les Stanhope. Quand Henrik l’avait présentée à ses parents, il s’était bien gardé de parler de son passé et avait insisté sur le fait qu’elle était ambitieuse, qu’elle exerçait un métier « noble » et qu’elle gagnerait beaucoup d’argent. À leurs yeux, elle était presque passée pour une fille de leur milieu et ils lui avaient donc donné leur bénédiction. Cela aurait été une toute autre affaire s'ils avaient appris qu'elle s'était prostituée quelques années plus tôt.

Henrik écouta son aîné avec attention, frissonnant légèrement à ce qu’il disait. Lui aussi se rapprocha instinctivement de la cheminée. Il tendit ses mains près du feu puis, alors qu’elles brûlaient presque, les enfouit sous une couverture qu’il tira jusqu’à ses épaules. Il détourna le regard et le posa un moment sur les flammes qui dansaient dans l’âtre. « Tu y crois, toi, à cette secte ? » demanda-t-il enfin, en tournant la tête vers Edwin. Même après qu’on lui avait expliqué plusieurs fois les supposés agissements de ce que les habitants appelaient une secte, Henrik avait du mal à y croire. Cela lui paraissait beaucoup trop absurde, digne d’un film policier. Son frère semblait pourtant trouver cela sérieux, et il se devait donc d’aller dans son sens, au moins pour cette discussion. C’était d’Hannah dont il était question, et non l’heure de débattre sur la qualification de la Rose Lunaire. « Qu’est-ce qui t’as fait croire, dans ce que tu as trouvé, qu’Hannah avait un lien avec la Rose ? » Il posa de nouveau son regard sur les flammes, réfléchissant à un moyen de trouver la preuve dont Edwin avait tant besoin. « Tu ne penses pas que les… dirigeants tiennent un registre de tous ceux qui ont fait partie de la secte ? »

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MessageSujet: Re: stanhopes / les flammes dansaient   Jeu 22 Mar - 16:32


les flammes dansaient
Henrik & Edwin.
Il n’était pas évident pour Edwin de s’imaginer, certainement à l’instar d’Henrik d’ailleurs, de nouveau en couple avec une femme. Les deux frères avaient traversé une histoire difficile, il était compliqué d’aimer à nouveau, quand on savait que pour chacun, leur relation s’était terminée de manière aussi tragique. Ils en parlaient assez peu, car tous deux étaient assez pudiques sur leurs sentiments et ce qu’ils avaient vécu, mais cela se lisait dans leurs yeux. Et parfois, les mots étaient inutiles. Puis, un peu malgré lui, comme s’il ne contrôlait pas tout à fait ses paroles, Edwin en vint à parler d’Hannah, de son lien supposé avec la Rose Lunaire. Supposé, car il n’avait pas de preuve tangible, même si certains éléments pouvaient prêter à confusion... Il grimaça devant les questions d’Henrik, avec toujours cette peur terrible de le mêler à quelque chose qui ne le regardait pas, qui le dépassait certainement tout autant que lui. Henrik était plus jeune que lui, il devait donc être protégé. Et pourtant, il fallait bien qu’il en parle à quelqu’un, et pour l’heure, il n’avait plus de contact avec Ruth et c’était devenu trop compliqué entre eux pour qu’ils puissent échanger à cœur ouvert ; il n’y avait qu’Henrik en qui il avait suffisamment confiance, à qui il pouvait donc se confier. Quand son jeune frère lui demanda s’il croyait réellement à cette secte, Edwin commença par hausser les épaules. « Les gens de cette ville, en tout cas, semblent y croire. Il n’y a qu’à voir les clients de ma boutique... » certains lui lançaient d’ailleurs des regards haineux, ceux qui avaient souffert par le biais de la Rose. D’autres étaient des curieux, voire des fanatiques. « Alors, je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de secte, mais... quoi que ce soit, ça existe, j’en suis certain » il n’y avait qu’à voir les récents événements, ça n’était pas juste un canular. Lors de cet incendie, durant la fête d’Halloween, il y aurait pu avoir des morts.

La question de son frère sur Hannah était légitime, bien sûr. S’il ne faisait que des suppositions, c’était un peu maigre pour clamer haut et fort que son ancienne petite amie appartenait à la secte, qu’elle était une Rose, comme certains en ville nommaient les membres. Après un instant d’hésitation, Edwin se pencha vers son sac, posé non loin de la cheminée, et en retira une liasse de papiers, des notes ayant appartenues à Hannah, des notes retrouvées dans ses affaires. Jusqu’alors, il n’y avait prêté qu’une attention distraite, car ce qui appartenait à Hannah ne le concernait pas entièrement. Et puis, par curiosité, il avait regardé. Beaucoup de ces notes étaient sans intérêt, et souvent incompréhensibles, car l’écriture d’Hannah ne permettait pas de les déchiffrer facilement – une sorte de code. « Regarde sur ce papier, en haut ici » du doigt, il désigna quelques mots écrit à la va-vite et plusieurs fois entourés, comme s’ils possédaient une importance capitale. « Si je meurs, vengez-moi. Tu lis ? Henrik, ce... ce n’est peut-être qu’une coïncidence, mais depuis que j’ai lu ces mots, je m’interroge. Je n’étais pas là au moment de la fusillade de 2015 et Hannah... elle n’était pas encore morte à l’époque. Mais lors de cette fusillade, ces mots ont été prononcés par l’un des tireurs. Il semblerait que ce soit l’un des slogans de la Rose ou quelque chose comme ça, alors... Si je meurs, vengez-moi. Elle est morte, et bon sang, est-ce que quelqu’un l’a vengée ? » il leva les yeux vers son petit frère, un regard plein d’espoir, un regard presque larmoyant. Ça ne pouvait être une coïncidence, au fond de lui, il le savait. Devant la question, presque naïve, d’Henrik, il ne put s’empêcher de rire. « Oh si, certainement ! Mais tout le problème est là. Comment les rencontrer, les dirigeants de la secte ? Leurs noms ne sont pas écrits dans l’annuaire » il était un peu amer, forcément. Etre dans une telle impasse l’agaçait prodigieusement.  

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