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 Time flies (robin)

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MessageSujet: Time flies (robin)   Jeu 5 Juil - 19:04



TIME FLIES
Par moment Alistair regrettait légèrement de faire partie de cette catégorie d’hommes qui se laissent un peu trop facilement guider par leur pénis. En même temps, on pouvait peut être lui accorder une excuse car dix-sept ans dans la navy à revenir peu souvent à terre cela faisait qu’il n’avait pas souvent assouvi ses désirs primaires… ou en tout cas, pas autant qu’il l’aurait voulu. Il n’était pas franchement un homme à femme en réalité mais cela faisait bien longtemps qu’il n’avait eu personne dans sa vie et à presque trente-cinq ans, il était peut être temps qu’il se mette à réfléchir à sa vie future. Bon… ce n’était probablement pas avec la blonde pulpeuse à qui il avait proposé de payer un café qu’il allait pouvoir construire quelque chose mais c’était déjà un début. Ce n’était pas qu’il avait des a priori sur les blondes pulpeuses mais en l’occurrence celle là ne leur rendait pas franchement justice. Il l’avait croisée dans les rues de Burlington et prenant son audace légendaire à deux mains, il l’avait abordée sans se poser la moindre question. C’était une chose qu’il déplorait un peu de nos jours. Les gens n’osaient plus se parler, aller les uns vers les autres et se contentaient de passer par des sites internet. Il trouvait ça bien plus agréable de se comporter en homme et d’aller voir une fille pour lui dire qu’elle lui plaisait. Il avait été agréablement surpris de voir qu’elle avait accepté avec un grand sourire. Les filles avaient tendance à se méfier et à se braquer lorsqu’on venait les aborder de cette manière. Malheureusement, ce fut la seule surprise agréable qu’elle lui fit.

Premièrement, elle l’emmena dans ‘’un café qu’elle aimait beaucoup’’ qui se trouvait en fait être un simple café mais à côté de son magasin de fringues préféré. A l’évidence, Alistair avait oublié que le 4 juillet il y avait toujours une grande manifestation pour les soldes. Comment aurait-il pu y penser en même temps ? A cette époque, il était toujours en manœuvre avec son équipage pour fêter ce jour particulier. Il tenta de demander à la jeune femme en quoi ce jour pouvait bien être particulier mais la seule chose qu’elle semblait avoir intégré était qu’il y avait de belles réductions ce jour là. Il avait pris son visage entre les mains plus d’une vingtaine de fois pendant qu’ils buvaient leur café et il serait bien vite parti si elle n’avait pas laissé entendre qu’un dîner avec lui pourrait se terminer sur une merveilleuse nuit ensemble… Alors oui… à la suivre dans les magasins après cette allusion, il se maudissait de se laisser avoir par ses désirs sexuels.

Il la regarda partir comme une furie au milieu de toutes les autres cinglées venues ici pour dépenser leur argent dans ce qu’elles pensaient réellement être des bons plans. Il écarquilla les yeux en se demandant ce qu’il foutait là avant de soupirer et de s’asseoir dans le coin qui correspondait probablement à celui des maris venus accompagner leurs femmes. Il appuya son crâne contre le mur en se maudissant pour la énième fois. On va dire qu’au moins, contrairement à ces différents maris, il n’aurait pas à payer pour les achats de la jolie blonde. Il réfléchit quelques instants en se disant qu’il aurait pu partir depuis longtemps. Des filles qui ne seraient pas contre une nuit avec lui il pourrait en trouver facilement sans pour autant devoir supporter les soldes. Il soupira avant de se décider à se lever lorsqu’il vit une magnifique brune approcher du coin des maris. Est-ce qu’elle venait chercher son conjoint ? Il devait avouer qu’il ne l’espérait pas. Il eut sa réponse plutôt rapidement puisqu’elle vint s’asseoir à côté de lui avec à peu près le même agacement que lui. Il se mit à sourire légèrement en la voyant faire et se dit qu’il avait l’impression de l’avoir déjà vu. « Je pensais qu’il n’y avait que les hommes autorisés dans ce coin. » dit-il avec un léger sourire sur le visage exceptionnellement. Il se disait que c’était elle qu’il aurait dû draguer dès le début si elle n’aimait pas les soldes, cela lui aurait épargné de perdre son temps.
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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Sam 14 Juil - 12:03

Time flies.
Alistair & Robin
••• Les soldes. Robin croyait pouvoir y échapper cette année, même si c’était pour beaucoup une véritable institution en ce début du mois de juillet, mais à son plus grand malheur, elle n’en avait pas eu le choix. Il fallait croire que sa sœur s’affirmait de plus en plus ou en tout cas, qu’elle n’avait pas peur de subir le courroux dévastateur de Robin, puisqu’elle l’avait littéralement obligée à la suivre faire quelques boutiques. Robin aurait préféré des boutiques plus utiles, elle avait envie de s’acheter une machine à granités (même si ce n’était clairement pas utile, avec de telles chaleurs, elle en mourait d’envie) mais non, Lisa lui parlait de fringues, encore et toujours. Pourquoi fallait-il qu’elle ait hérité d’une petite sœur styliste qui adorait les vêtements, Robin se le demandait. Toujours est-il qu’elle se retrouva donc dans cette boutique qui lui semblait infinie, il y avait des rayons partout, des fringues partout, Lisa était aussi émoustillée qu’une enfant le jour de Noël et Robin, si elle tirait la tronche, souriait jusqu’aux oreilles dès que sa sœur posait les yeux sur elle. Et puis Lisa disparut et sa sœur ne chercha pas à la poursuivre, elle avait plutôt envie de trouver un coin où s’asseoir et ne plus bouger jusqu’à ce que Lisa surgisse en tenant une quantité astronomique de vêtements en lui demandant de l’aider à tout porter. Elle trouva finalement un coin confortable avec quelques banquettes et des fauteuils, où patientaient déjà certains individus de sexe masculin, les compagnons des folles furieuses qui s’arrachaient les vêtements, assurément.

Les imitant, elle chercha une place et finit par s’asseoir non loin d’un type qui semblait tout aussi blasé qu’elle. Tandis qu’elle se lançait dans une étude approfondie des différents visages présents, parce qu’il fallait bien passer le temps, l’homme lui adressa la parole. Elle tourna la tête vers lui, presque surprise qu’on lui parle alors qu’elle pensait qu’il était clairement écrit sur son visage qu’elle n’était pas de bonne humeur et donc, prête à mordre à tout moment. Il fallait croire que certains avaient le goût du risque. « Si être un homme est la condition obligatoire pour s’asseoir ici, alors pitié, laissez-moi en devenir un » soupira-t-elle d’un air théâtral. Après un silence de méditation, elle reprit « Tout ça me donne envie de fuir en courant, j’comprends pas pourquoi certaines personnes deviennent complètement folles au contact des soldes, c’est... Non, j’comprends pas » elle ne pouvait pas dire que c’était uniquement une affaire de femmes, elle avait vu des hommes courir comme des fous quand il y avait des promotions sur les postes de télévision, c’était un fléau de l’humanité, pas seulement un fléau féminin. Les achats différaient seulement, mais pas la manière. Robin s’en moquait ouvertement, elle détestait le premier jour des soldes tout comme elle détestait ces instruments de torture qu’on appelait robes, qu’elle mettait quand même parfois lors de grandes occasions, car elle se rendait compte que cela plaisait. Et Robin, malgré tout ce qu’elle pouvait dire, aimait parfois plaire. A petite dose. Quand elle seule le décidait.  
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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Dim 22 Juil - 22:59



TIME FLIES
Alistair était loin d'avoir pour habitude de faire les magasins. Il faut dire que depuis dix-sept ans il se contentait des uniformes fournis par l'armée, de quelques jeans, de t-shirts simples noirs ou blancs et de chemises à carreaux. On ne faisait pas partir ses origines aussi facilement alors le côté bucheron un peu bourru le poursuivit pendant des années. Il n'avait même pas eu besoin d'avoir un costume ou une tenue de soirée étant donné qu'il ne sortait pas vraiment et que lorsqu'il était obligé il mettait son uniforme d'officier. Alors non, les magasins et encore moins les soldes ne lui étaient familiers. Il ne pouvait même pas dire qu'il avait connaissance de cette coutume des maris qui venaient s'asseoir dans un coin. Il était en train de l'expérimenter en direct alors qu'il n'était pas le mari de la jeune femme qu'il accompagnait. Il n'était même pas son copain en fait, à peine une vague connaissance qui espérait la mettre dans son lit en cette belle journée et soirée de fête nationale.

Il était sur le point de s'en aller lorsque la jeune femme brune qui avait attiré son oeil s'approcha de ce coin. Probablement qu'elle n'aurait pas pu le retenir bien longtemps juste grâce à son physique mais cette pointe d'humour qu'elle laissa paraître pouvait le distraire assez longtemps. Même s'il n'était plus le bout en train qu'il avait été autrefois, il n'était pas insensible à un peu d'humour. Certes, il ne laissa apparaître qu'un simple sourire en coin mais c'était probablement le mieux qu'il puisse faire dans cette partie de sa vie. "Pas besoin, ce serait dommage." Bien loin d'être discret en montrant à la jeune femme qu'elle était fortement agréable à regarder, il se décida à enchaîner. "Je crois pas qu'il y ait quelque part une pancarte pour interdire aux femmes de venir. Après, ils ont peut être jamais pensé que des filles pourraient ne pas vouloir faire les soldes." Il haussa les épaules toujours la tête appuyée contre le mur tandis qu'elle expliquait qu'elle ne comprenait pas ce principe des soldes et surtout de la folie qu'elles pouvaient enclencher. Il ne pouvait qu'être d'accord, cela le dépassait lui aussi. "Tu prêches un converti, mais je crois que chaque personne a quelque chose qui peut le rendre fou sans qu'il ne comprenne pourquoi." Il était bien placé pour le savoir étant donné que ce n'était que l'appel du corps qui l'avait poussé à venir ici. IL n'était qu'un pauvre idiot de se laisser avoir de cette manière mais bon... il n'était qu'un homme. Il n'y avait pas de bonne excuse bien sûr mais c'était une excuse comme une autre dans le fond.

Il se redressa légèrement sur sa chaise de manière à se présenter plus poliment à la jeune femme mais lorsqu'il vit son visage de plus près, il eut l'impression de l'avoir déjà vue. En fait, il en était même sûr et certain mais il n'avait pas envie de se ridiculiser si jamais il avait faux. Il venait à peine de retourner en ville, ce n'était pas pour avoir une étiquette de gros barge qui saute sur les personnes en leur demandant s'ils le connaissent. "Euh, excuses moi mais... est-ce que vous auriez un frère qui s'appelle Ulysse?"" Elle n'avait pas vraiment changé avec les années... enfin si c'était bien elle. La jeune fille qu'il avait connue avait bien grandi bien sûr mais elle avait toujours le même genre de regard, bien que peut être un peu plus dur qu'avant. C'était devenue une belle femme en tout cas et à l'évidence son caractère bien marqué n'avait pas disparu avec les années. Son esprit divaguait un peu en pensant à Robin Myers et il espérait juste que ce soit bien elle pour ne pas y avoir repensé pour rien.
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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Mer 25 Juil - 16:20

Time flies.
Alistair & Robin
••• Robin n’avait pas pour objectif principal de sympathiser avec le premier venu, elle n’était pas une grande bavarde de manière générale et, aujourd’hui plus encore, elle n’était pas d’humeur à faire la conversation. Pourtant, elle répondit quand même au jeune homme assis à côté d’elle, elle ne risquait pas grand-chose et cela lui permettrait de passer le temps, en attendant le retour de Lisa. Sa petite sœur risquait de mettre un temps fou à se perdre parmi les rayons, alors autant tuer le temps du mieux possible. Elle sourit quand l’homme lui fit remarquer que ce serait dommage qu’elle devienne un homme et elle comprit bien l’allusion, un compliment qui ne la touchait qu’à moitié. Il lui arrivait d’être sensible aux flatteries, mais seulement dans certaines circonstances, avec certaines personnes. Au milieu de cette boutique remplie de femmes hystériques désireuses d’acheter plus de vêtements que nécessaire à un coût réduit, elle s’en moquait un peu. « Ouais, ben s’ils n’y ont jamais pensé, c’est carrément sexiste et réducteur de penser que toutes les femmes sont folles des soldes » râla Robin, toujours un peu sur les nerfs. « C’est vrai quoi, on est pas toutes comme ça, heureusement... J’me détesterais, sinon » longtemps, Robin s’était détestée, d’ailleurs, mais les soldes n’avaient rien à voir avec ça. Elle s’était détestée comme elle avait détesté la vie qu’elle menait, elle avait détesté le monde qui continuait de tourner alors qu’elle et ses frères d’armes tombaient là-bas, sur le champ de la mort, elle avait détesté sa famille qui n’avait jamais essayé de la comprendre... Mais cette époque était aujourd’hui révolue, à peu de choses près. Elle possédait toujours un caractère compliqué, pour ne pas dire merdique, mais elle avait finalement fait la paix avec le reste du monde, et plus encore avec elle-même. Elle assumait ce qu’elle était, assumait son esprit libre et indomptable, assumait de n’être qu’une femme.

« Ah ouais ? Qu’est-ce qui te rend fou, toi ? » demanda-t-elle avec un sourire presque railleur, curieuse de connaître la réponse. Elle, ce n’était guère étonnant, il existait un nombre incalculable de choses qui la rendaient folle, qui lui donnaient envie de se taper la tête contre le mur. A commencer par les soldes, mais ce n’était que la partie immergée de l’iceberg. Néanmoins, elle était impatiente de savoir ce qu’il pourrait bien lui répondre. Et soudain, il la prit de court en lui posant une question à laquelle il ne s’attendait absolument pas. Un frère qui s’appelle Ulysse ? Qu’est-ce qu’il venait faire dans l’histoire ? « Ouais, pourquoi ? » demanda-t-elle d’un ton suspicieux, les yeux légèrement plissés. Elle n’était pas certaine de vouloir en connaître la raison, se demandant ce que son frère avait bien pu faire. « Mais ça fait longtemps qu’il est plus à Redwood » Ulysse avait voulu voir le monde, plutôt que de rester enfermé à Redwood Hills, ce qui n’était guère étonnant. Il manquait terriblement à Robin, plus qu’elle ne voulait l’avouer, mais elle respectait sa décision et mieux, elle la comprenait. Elle-même rêvait de partir, de voyager à son tour. A bien regarder le gars en question, sa tête lui disait vaguement quelque chose. Jusque-là, elle n’avait qu’à peine pris le temps de le dévisager, préférant se concentrer sur les femmes qui faisaient leur shopping, prêtant peu d’attention à son interlocuteur, mais maintenant... Elle avait le sentiment de l’avoir déjà vu. Mais si tel était le cas, cela devait remonter à longtemps, car elle n’aurait pas su dire qui il était, ni où elle l’avait déjà vu. « On s’connait ? » s’enquit-elle finalement, toujours sur ses gardes.

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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Ven 17 Aoû - 23:28



TIME FLIES
Il était vrai que dans la vie, les choses avaient une certaine tendance à être catégorisées. Il y avait toujours eu cette habitude de séparer les choses en fonction du sexe de ceux qui les utilisaient plus. C’est ainsi que dès le plus jeune âge on pouvait entendre des réflexions du style « mais pourquoi il joue avec la dinette ? c’est un garçon. » ou même « tiens, laisses la poupée à la petite fille et prends les voitures. » Tout le monde est tellement incrusté dans cette routine de genre qu’ils n’arrivent pas à imaginer qu’une fille puisse jouer avec des voitures ou qu’un garçon puisse simplement jouer avec le premier jouet qui lui vient sans penser au fait qu’il pourrait ressembler à une fille ou non. Certes, c’était une constatation indéniable et Alistair ne pouvait que le confirmer car en travaillant pendant des années dans l’armée il devait avouer que les a priori sur les filles qui s’étaient engagées étaient souvent particulièrement sexistes. Il avait vu les plus sensibles finir par quitter l’armée et il en avait été désolé. Il est vrai que lorsqu’il était plus jeune il aurait probablement fait partie de ceux qui leur faisaient des réflexions mais avec la mort de son frère il avait perdu l’envie de s’amuser aux dépens des autres. Il se tenait bien à l’écart de ces comportements. Bien sûr, ce n’était probablement pas suffisant, il aurait mieux valu qu’il s’y oppose mais c’était déjà mieux que d’y prendre part. Il était sûr par contre, que la jeune femme en face de lui aurait été du genre à en découdre et n’aurait pas lâché l’armée si elle avait été victime des quolibets de certains des soldats. « C’est pas sûr… si tu aimais les soldes tu détesterais pas les filles qui les aiment… mais je pense que rien que le fait de t’imaginer en train d’apprécier ça te donne des boutons. » Il fit un sourire en coin, léger, presque imperceptible mais cette pensée le fit rire. Il détestait les yaourts glacés et le simple fait de s’imaginer en train de pouvoir en manger sans être dégouté lui donnait envie de vomir.

Enfin bref, après toutes ces divagations mentales, il se rendit compte de ce qu’il venait d’exposer. Ce n’était pas vraiment comme si l’on parlait de ses futurs projets sexuels avec une parfaite inconnue mais il apprendrait vite que ce n’était pas vraiment le cas. Il se ravisa toutefois pour donner une réponse plus simple. « Probablement l’injustice, le racisme, les gens qui regardent les télé-réalité… oh et la chanson ‘’libérée délivrée’’, j’en peux plus. » Oui, bon, ce n’était pas bien plus intelligent comme réponse mais il avait fini par sortir tout ce qui lui passait par la tête et qui pouvait l’énerver. Il passait probablement pour un fou mais pas autant que lorsqu’il lui demanda pour son frère alors qu’il n’était même pas sûr que ce soit elle mais son visage lui était vraiment familier. A l’évidence, il ne s’était pas trompé étant donné qu’elle lui confirma qu’elle avait bien pour frère Ulysse mais qu’il n’était plus là. Ca, il ne s’en plaignait pas vraiment. Ils n’étaient pas forcément très amis au lycée, comme des bandes rivales qui n’arrivent pas à s’entendre. En revanche, Robin était sympathique et il s’entendait plutôt bien avec elle à l’époque. « Non sérieux… Robin ? t’as bien grandi. T’as pas tant changé que ça physiquement mais t’as grandi quand même. » Il devait encore plus ressembler à un fou mais il se rappela rapidement d’ajouter qu’ils se connaissaient effectivement. « Je suis Alist… enfin Robert. Je suis parti y a dix-sept ans, je viens de rentrer. » Il se ravisa en donnant son prénom parce que personne de son ancienne vie connaissait son nouveau prénom donc il devait retrouver temporairement son ancien patronyme même si cela lui faisait mal au cœur. « Et qu’est-ce que tu deviens ? Enfin, à part squatter le salon des maris pendant les soldes ? » dit-il en souriant à la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Mar 21 Aoû - 19:39

Time flies.
Alistair & Robin
••• Il n’y avait rien de plus ironique pour Robin que de faire connaissance avec quelqu’un au beau milieu d’une séance de shopping, elle qui détestait généralement les deux – davantage le shopping que les rencontres, car il arrivait parfois que ces dernières soient bonnes, voire vraiment extraordinaires. En fait, ce n’était pas tant que Robin puisse détester les gens, après tout, elle aimait bien sa famille, et elle aimait ses amis aussi, souvent. Ainsi, elle était amicale avec eux, elle pouvait même être de bonne compagnie. Dans les circonstances actuelles, comme elle se trouvait face à un inconnu (enfin, c’était son impression), elle ne pouvait être de très bonne humeur, même s’il valait mieux en rire qu’en pleurer. Elle n’avait même plus le cœur à rire. L’homme ne semblait pas antipathique, au contraire même, si bien que Robin se résolut à ne pas l’envoyer sur les roses immédiatement et à écouter ce qu’il avait à dire ; peut-être que, grâce à lui, la situation deviendrait un peu plus supportable. « En fait, tout dépend de quelle sorte de soldes il s’agit, j’en aime certaines. Parfois, ça peut être vachement utile, on fait de bonnes affaires. Mais quand il s’agit de fringues, c’est plus une torture qu’autre chose » expliqua-t-elle tout en ayant conscience de s’éloigner du sujet. Disserter sur les différentes soldes qui existaient était original, même si complètement idiot dans le fond – pas plus que de les vivre en ce moment même, finalement. Puis l’homme lui avoua ce qui le rendait fou, à l’instar de Robin, et sa réponse lui arracha un sourire. « Rien qui ne sorte de l’ordinaire, donc. Oh, j’aime pas les gens lents au supermarché, toi non plus ? » demanda-t-elle, bien décidée à continuer dans cette voie.

Mais son interlocuteur semblait connaître son grand frère et cela la décontenança un peu. En réalité, ça n’avait rien d’étonnant, Ulysse était un homme plutôt populaire, il connaissait beaucoup de monde autrefois, mais croiser l’une de ses connaissances dans une boutique de Burlington avait de quoi en surprendre plus d’un. Et pire encore, le type connaissait son nom, de plus en plus troublant. Elle s’apprêtait à lui demander comment il connaissait son nom, quand il lui annonça s’appeler Robert et tout à coup, elle se rappela et ses traits se figèrent « Mais oui ! » s’exclama-t-elle. Elle n’y avait pas pensé plus tôt, mais elle se rappelait, maintenant. Ce visage associé à ce nom, c’était forcément l’un de ces élèves du lycée, à l’époque, avec qui elle voulait désespérément traîner. Robin avait toujours été plus à l’aise avec les hommes qu’avec les femmes et lui suscitait son admiration, il était plus âgé et surtout, il ne s’entendait pas avec son grand frère et à l’époque, tout ce qui pouvait provoquer la colère d’Ulysse enthousiasmait profondément Robin. « Y a dix sept-ans, bordel » répéta-t-elle en se rendant compte combien le temps avait passé depuis. « Je t’avais oublié » Elle n’avait plus pensé à lui depuis de très longues années, depuis qu’il avait quitté le lycée en fait, et se rendre compte que toutes ces années il n’avait pas cessé d’être encore en vie était franchement étrange. « Pourquoi maintenant ? La campagne te manquait ? » ricana-t-elle, curieuse. En fait, elle n’en savait rien. Il était parti comme tous les autres, la plupart des jeunes quittaient le coin à la fin du lycée, en quête d’un avenir meilleur, loin d’un trou paumé comme Redwood Hills, et souvent, ils revenaient, comme Robin. Comme Alistair, maintenant. L’homme était curieux de savoir ce qu’elle devenait, car lui non plus n’avait pas dû savoir ce qu’elle était devenue, et elle haussa les épaules. « Pas grand-chose. Je suis partie à l’armée, j’y suis restée un paquet d’années, et puis retour au bercail. Maintenant, j’imagine que j’me cherche encore » elle errait sans savoir où aller, travaillait au ranch parce qu’il fallait bien vivre, et elle se perdait parfois en chemin, comme ce jour-là, dans ce fichu magasin de fringues.

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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Mer 29 Aoû - 22:38



TIME FLIES
Alistair n’aurait pas pensé faire une rencontre en allant s’asseoir dans ce coin. Il avait l’impression que tous les hommes étaient amorphes et n’avaient plus aucune volonté. Ce n’était pas forcément des personnes avec qui il avait envie de discuter. Déjà qu’à la base il n’était pas des plus bavards alors cela l’encourageait encore moins. Par moment il se demandait encore pourquoi il était rentré. Il savait bien qu’il s’était fixé une sorte de mission mais il avait vu que tout le monde allait bien, en tout cas en apparence, donc il aurait pu reprendre la route. Il n’avait personne qui le rattachait vraiment à cette ville alors pourquoi se retrouver là pour les beaux yeux d’une inconnue. Peut être que finalement c’était plutôt la conversation relativement intéressante qu’il avait avec cette autre inconnue – en tout cas en apparence. « Si c’est pas des fringues que tu veux acheter pendant les soldes c’est quoi alors ? des chaises ? des parpaings ? » Il avait rarement rencontré des filles qui ne voulaient pas de nouvelles fringues. En tout cas, pas en dehors de l’armée donc cela le ramenait à l’époque du lycée. Ses relations pendant l’armée s’étaient réduites à ses compagnons d’armes et quelques échanges avec Alden alors il ne pouvait pas bien dire qu’il connaissait encore le fonctionnement des filles d’aujourd’hui. En tout cas, cette fille là ne semblait pas être comme celles qu’il avait connues dans son passé. Sa façon limite blasée de lui répondre qu’il détestait des choses classiques le fit légèrement rire. « Je déteste ça, le pire c’est que je prends toujours la caisse où y a le moins de monde mais je tombe toujours sur celle où y a une mamie qui a décidé de parler de ses 5 petits, ses 72 chats et son furoncle au petit orteil… j’ai vraiment dû être super méchant dans une autre vie pour être puni de cette façon aujourd’hui. » Il leva les yeux au ciel et mit sa main sur le front comme une diva qui fait semblant d’être excédée de l’attention qu’on lui porte.

Il se sentait mystérieusement à l’aise avec cette jeune femme et pour cause, il commençait à comprendre pourquoi. Il l’avait connue il y a bien longtemps. Robin était la petite sœur d’Ulysse. Plus il la regardait plus il retrouvait les traits qu’il connaissait lorsqu’ils étaient plus jeunes, tellement plus jeunes qu’ils avaient eu du mal à se reconnaître en fait. « Ouais, en dix-sept ans on oublie facilement, surtout que j’étais parti rapidement aussi… » Parti sans un au revoir, il n’allait pas en vouloir à ses anciennes connaissances de ne pas se souvenir de lui. Il préféra laisser passer un passer sa question sur son retour. Ce n’était pas réellement évident à expliquer à quelqu’un qui n’avait jamais su grand-chose de sa vie et encore moins de ses dix-sept dernières années. Il préférait en apprendre un peu plus sur la jeune femme. Il écarquilla grand les yeux lorsqu’elle lui dit qu’elle était partie à l’armée pendant plusieurs années. Non pas qu’il n’imaginait pas une fille à l’armée, loin de là mais surtout parce qu’ils semblaient avoir un parcours un peu similaire. « Non, sérieux ?! t’étais à l’armée ? C’est énorme. » il avait un peu l’air d’un ahuri sur le coup mais il se ressaisit vite. « Enfin, je dis ça parce que moi aussi j’étais dans l’armée. En fait, pour répondre à ta question, je viens d’en rentrer… » Il laissa un temps de pause avant de reprendre. « Disons qu’il y a eu un souci sur la dernière mission et j’ai pris ma retraite. » Probablement qu’elle comprendrait elle car elle avait dû vivre des moments difficiles par moment aussi là bas. Il ne pouvait pas nier que cela avait été une période heureuse de sa vie mais il y avait aussi eu des passages à vide. « Et tu fais quoi depuis que tu te cherches ? » C’était une question qui allait bien finir par se poser un jour pour lui aussi. Il avait des indemnités de retraite qui lui permettait de s’en sortir mais il savait qu’il aurait aussi besoin de s’occuper plutôt que de rester sans rien faire de ses journées.


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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Dim 2 Sep - 10:30

Time flies.
Alistair & Robin
••• Robin dévisagea l’homme d’un air perplexe, ne comprenant pas où il voulait en venir. En réalité, il y avait de très nombreuses choses que l’on pouvait acquérir en soldes, sans qu’il ne s’agisse forcément de vêtements. Et Robin détestait être une femme pour cela, être associée aux fringues, pourquoi une femme devait nécessaire aimer le shopping ? Elle en avait connu, des femmes qui parvenaient à claquer leur dernier salaire dans d’insipides vêtements. Pas elle, bien sûr, jamais elle. « Mmh, des parpaings, excellente idée. Non, j’avais trouvé une machine à café géniale en solde, l’autre jour, elle me sert bien aujourd’hui. Alors tu vois, on trouve des trucs cools quand même » une lueur amusée traversa son regard, tant la conversation paraissait saugrenue. Robin voulait bien croire qu’elle était un spécimen en voie de disparition dans le monde, une sorte d’extraterrestre parmi les autres femmes, mais elle n’était pas la seule. Elle avait eu plusieurs amies similaires, à peu de choses près. Approuvant d’un hochement de la tête face à l’air théâtral du jeune homme, elle confirma « Ouais, c’est le karma. T’as certainement tué des bébés chats, quelque chose du genre » mais le karma s’acharnait aussi sur elle, donc si on suivait cette logique, elle-même n’avait pas été une sainte dans une vie antérieure ! Si seulement elle croyait ces conneries, d’ailleurs. Mais, si elle était née dans une famille croyante, une famille typique du pays disait-elle, elle était différente, pour elle le ciel était désespérément vide et il n’y avait rien à croire, rien à voir, rien à prier. Le karma n’avait donc rien à voir avec tout ceci mais, silencieuse, elle ne fit pas part de ses états d’âme à son interlocuteur.

C’était Alistair. Robin mit un certain temps avant de percuter, mais c’était bien lui, cet adolescent qu’elle admirait de loin autrefois, qui la fascinait quand elle n’était qu’une gosse, car il arrivait à tenir tête à Ulysse, il faisait partie de ceux que son grand frère exécrait, une chance inespérée pour Robin de s’en faire un allié ! Elle lui avoua avoir fait partie de l’armée et elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui avoue en être également, jusqu’à récemment du moins puisqu’il venait de rentrer. « Oh » souffla-t-elle seulement. Un sourire sans joie étira ses lèvres. « Ouais, un souci. Il paraît qu’il y en a souvent en mission, des soucis... » pour la première fois, elle le dévisagea de haut en bas et oublia complètement l’endroit dans lequel elle se trouvait. Alistair avait éveillé sa curiosité, il l’intéressait davantage maintenant qu’il venait de lui avouer avoir appartenu à l’armée. Il était donc un frère d’armes, quelque part, il était l’un des siens. « Mais t’es rentré vivant, et entier, apparemment » remarqua-t-elle en fronçant les sourcils. Physiquement, en tout cas, car elle supposait que psychologiquement, ce n’était pas la même chose, psychologiquement il était peut-être brisé, comme elle. Et la reconstruction prendrait de longues années. Comme elle. « Je bosse au ranch, à la sortie de la ville, comme palefrenière. C’est moins bien payé, moins trépidant, mais... Plus sûr, j’imagine. A priori, peu de chance de mourir en nettoyant un box » et là-bas, elle était seule, ou presque. Seule avec ses souvenirs, seule avec ses démons, seule avec les morceaux éparpillés et impossibles à recoller de son âme tourmentée. « Mais c’est pas pareil. Rien ne sera plus pareil, tu t’en es p’tête déjà rendu compte » encore un discours bien pessimiste, un discours habituel chez la jeune femme.    

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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Jeu 11 Oct - 21:00



TIME FLIES
Pour une journée qui n’avait pas forcément commencée sous les meilleurs hospices, Alistair ne pouvait pas dire qu’il avait à se plaindre maintenant. en même temps, il fallait se dire que les choses arrivaient toujours pour une bonne raison. S’il était tombé sur cette fille c’était pour se retrouver dans ce magasin et retomber sur cette ancienne connaissance. Il était loin d’être un adepte du destin mais en tout cas c’était probablement ce qu’il aurait dû se dire. Certes, il y avait de grandes chances pour qu’il finisse par quitter le magasin en abandonnant toutes chances de finir dans le lit de la jolie blonde qu’il avait suivie ici mais il se contentait finalement bien de ces retrouvailles. Robin semblait toujours avoir le même caractère affirmé qu’avant et il l’avait adoré. A l’époque, il avait trouvé la jeune fille bien plus agréable que le grand frère. Peut être que cela venait du fait qu’elle était dans une sorte de rébellion contre Ulysse mais en tout cas, elle lui avait beaucoup plu à l’époque. Cela lui faisait plaisir de voir qu’elle avait toujours une bonne répartie, ce qui lui permettait de passer une bonne après midi malgré tout. « C’est bon, je dépose les armes. Tu as raison, on peut trouver des supers trucs pendant les soldes. Mais je suis plutôt du genre à préférer les faire sur internent. » C’était en fait le meilleur moyen pour ne pas avoir à supporter les petites mamies qui se jouaient de son karma en lui faisant perdre du temps.

Etre dans un magasin était vraiment une chose qui ne lui plaisait pas et il ne comprenait toujours pas vraiment sa présence ici. Toutefois, l’après midi avait tout de même très bien tournée étant donné qu’il en apprenait de plus en plus sur Robin. Ils avaient donc tous les deux travaillaient dans l’armée. Il y avait une sorte de lien inexplicable entre des personnes qui avaient pu vivre des situations extrêmes et similaires. D’ailleurs, au ton de Robin, il comprenait qu’elle aussi avait subi ce type de souci par le passé. « Je pense que tu sais très bien que dans l’armée on se fiche bien de rentrer en vie si on a perdu des hommes… » Le fait est que ce n’était pas sa faute, mais il lui faudrait bien longtemps avant de l’accepter. Ce n’était pas facile pour lui d’en parler mais il savait qu’elle était capable de le comprendre. Le fait est qu’ils avaient complètement occulté le fait qu’ils étaient au milieu d’un magasin et que les gens autour semblaient par moment tendre l’oreille pour entendre un peu ce qu’ils se disaient. Il fit comme s’il ne s’en apercevait pas et écouta la jeune femme lui parler de son boulot. « C’est sympa, ça change un peu du cliché de rentrer dans les forces de l’ordre quand on sort de l’armée. Et puis c’est cool les chevaux, ça doit changer un peu. » Après, elle n’avait pas tort. Changement ou pas, il y avait un retour à la vie qui faisait qu’on ne redevenait jamais vraiment le même qu’avant. « Ce genre d’expérience ça change les plus endurcis donc oui, je sais que rien n’est vraiment pareil. Par moment je me demande un peu pourquoi je suis revenu ici d’ailleurs, comme si j’espérais que je redeviendrai celui du lycée… » Ce n’était pas avec une grande facilité qu’il dit cela mais c’était la pure réalité. Il n’était pas forcément toujours fan de celui qu’il était devenu et son lui insouciant lui manquait mais il n’y pouvait rien, il avait évolué. La vie l’avait changé.



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MessageSujet: Re: Time flies (robin)   Mar 16 Oct - 10:00

Time flies.
Alistair & Robin
••• Une lueur victorieuse traversa le regard de Robin après avoir entendu le jeune homme annoncer qu’il baissait les armes, puis elle éclata de rire. Elle l’aimait bien, même si leur discussion depuis le début n’avait ni queue ni tête, cela lui changeait les idées, lui permettait d’oublier un peu dans quel endroit sordide elle était. En fait, elle l’avait même complètement oublié et en entendant une exclamation de joie de l’une des clientes, elle sortit de sa torpeur et parut presque surprise de réaliser qu’elle était en fait dans une boutique de fringues. Ils se découvrirent un autre point commun avec l’armée, ce qui fascina davantage la jeune femme puisqu’elle avait si peu l’occasion de parler de l’armée avec des connaisseurs qu’elle ne pouvait qu’en être ravie, même si ce n’était pas toujours évident à aborder, même si parfois, les mots nous manquaient. Lentement, elle hocha la tête. « C’est vrai » et pourtant il était revenu, comme elle, il avait survécu mais parfois, il pensait qu’il aurait été préférable de ne pas revenir, pas tout seul en tout cas, comme elle. Elle poussa un soupir. « Mais t’es pas responsable de ce qui est arrivé là-bas, de la mort de certains et de la survie des autres, j’me suis longtemps sentie coupable moi aussi, mais ce n’est pas de notre faute » ou peut-être que si, dans le fond, Robin n’en savait rien, elle ne connaissait pas le passé du militaire, ce qu’il avait fait là-bas. Mais elle, elle avait mis longtemps avant de l’accepter, mais elle avait fini par se faire à l’idée que ce n’était pas de sa faute. C’était terrible, mais cela devait arriver, voilà tout.  

Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres quand son interlocuteur parla de rejoindre les forces de l’ordre en sortant de l’armée, un cliché selon lui, puisque beaucoup étaient ceux qui le faisaient. « J’imagine que j’avais besoin de sortir un peu des sentiers battus... J’avais besoin d’air, de voir autre chose que ça » ainsi, son boulot au ranch lui convenait très bien, même si elle n’était pas encore assez libre car il y avait beaucoup de choses à faire, pour un salaire qui se voulait dérisoire, même si elle n’était pas dépensière et disposait de ressources confortables grâce à l’armée, justement. Allez faire la guerre, vous reviendrez riche, pensa-t-elle avec amertume. Relevant les yeux vers l’homme, elle demanda alors, avec une sincère curiosité « Pourquoi ? Il te manque, le gars que t’étais au lycée ? » Robin voyait ce qu’il voulait dire, dans le fond, ou croyait voir, mais elle, malgré les épreuves, elle n’était pas certaine de vouloir renouer avec son moi du passé. A l’époque, elle était bien plus rebelle, davantage en colère contre le monde entier, elle était constamment sur les nerfs et elle ne voulait pas le redevenir, elle s’était assagie et c’était tant mieux ainsi. Mais peut-être qu’elle aurait fait d’autres choix, elle aurait pris d’autres chemins... et elle n’aurait pas autant souffert, même si elle en doutait. Elle devait passer par la souffrance pour en sortir grandie. « Alors pourquoi t’es revenu ? » elle aussi elle était revenue, elle n’avait pas pu s’en empêcher, même si pendant des mois elle s’était demandée pourquoi, elle avait failli déménager, failli repartir, elle ne voulait pas rester ici, non, plutôt mourir. Et puis elle s’était accommodée à la vie à Redwood Hills, finalement.
 
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