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 Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron

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MessageSujet: Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron   Sam 21 Juil - 11:42

Keep breathing


A de multiples reprises, Lou avait essayé de le convaincre. Mais Aaron avait consciencieusement refusé chacune des tentatives de la jeune femme, prétextant que son fauteuil serait un obstacle à sa participation au banquet de printemps organisé par la ville. En réalité, le brun n'avait pas la moindre envie de se mêler à la foule des habitant de Redwood, et avait par conséquent bien volontiers ressorti son costume d'ours mal léché pour repousser les propositions de son amie. Puis, comme si le destin était de son côté, Aaron s'était souvenu de cette énième séance de rééducation à laquelle il devait se rendre au moment du banquet et qui lui sauva définitivement la mise. Impossible pour lui de la repousser ou de ne pas y aller pour cause de banquet, et cet argument finit par convaincre Lou qu'elle devrait trouver quelqu'un d'autre pour l'y accompagner. A vrai dire, Aaron ne se faisait pas trop de soucis de ce côté-là car il savait que la jeune femme avait retrouvé bon nombre de ses amis en revenant à Redwood. Et puis au fond, il était bien conscient qu'elle lui avait proposé de l'accompagner pour le faire sortir un peu et lui permettre de voir du monde, et c'était tout à son honneur. Même s'il avait décliné l'invitation, le brun lui était tout de même reconnaissant de vouloir l'aider à retrouver une vie sociale active et à oublier ses tracas quotidiens.

Sa séance de rééducation s'était déroulée comme beaucoup d'autres, et même si les progrès étaient bien là Aaron ne réalisait toujours pas de miracles. Mais à présent, le jeune homme prenait ça avec bien plus de philosophie qu'auparavant, ce qui lui permettait de garder le sourire malgré ce qu'il considérait toujours comme un échec. Ce fut donc en discutant comme d'habitude avec le chauffeur qu'il prit place dans le taxi qui devait le ramener chez lui. Mais ce qu'il ne tarda pas à apprendre de la bouche du chauffeur puis des échos de la radio qui résonnaient dans l'habitacle de la voiture lui glaça le sang. Alors qu'il était resté isolé du monde pendant sa séance, une prise d'otage avait eu lieu en plein cœur du banquet organisé par la ville. Les informations qui lui parvenaient étaient confuses mais le journaliste de la radio semblait parler de plusieurs blessés, élément que le chauffeur fut incapable de lui confirme. Et bien évidemment, la première pensée d'Aaron fut pour son amie Lou qui avait tant insisté pour qu'il l'accompagne à ce banquet et qui avait du s'y rendre avec d'autres. Avait-elle changé d'avis au dernier moment en préférant rester chez elle ? L'hypothèse était peu probable, mais le brun tentait de s'y raccrocher puisqu'elle constituait son seul espoir qu'il ne soit rien arrivé de grave à la jeune femme. Avec autant d'empressement que d'appréhension, Aaron attrapa son téléphone portable pour tenter de contacter son amie... en vain. Plus les minutes passaient et plus l'angoisse montait, et ce fut finalement au moment où le taxi s'arrêtait devant chez lui que son téléphone vibra en affichant le doux visage de Lou. Le jeune homme s'empressa de répondre en assaillant son amie de questions sans même prendre le temps d'écouter ses réponses tant il était nerveux. Tout ce qu'il tira de cet appel fut l'information qu'elle se trouvait à l'hôpital, et Aaron ordonna par conséquent à son chauffeur de l'y emmener au plus vite.

En entrant dans l'hôpital, et malgré l'extrême inquiétude qui le tiraillait, Aaron ne put s'empêcher de voir une foule de mauvais souvenirs lui revenir en pleine face. Des souvenirs pas si éloignés que ça, et qui lui faisaient encore payer son imprudence chaque jour. Mais le jeune homme se fit violence pour les chasser de son esprit, et se lança à la recherche de Lou en interrogeant les trois quarts du personnel médical qui croisait son chemin. Et après avoir arpenté un nombre incalculable de couloirs, il poussa enfin la porte de la chambre qu'on lui avait indiqué. « Lou ! » lâcha-t-il avec une pointe de soulagement, à peine ses yeux furent-ils posés sur la jeune femme. « Bon sang, tu m'as fait peur...! » s'exclama-t-il ensuite, en faisant rouler son fauteuil le plus vite possible vers le lit dans lequel elle était allongée. Il aurait voulu la serrer dans ses bras, comme pour s'assurer qu'elle était bien vivante, mais il n'en était bien évidemment pas capable et cette constatation ne fit qu'augmenter sa frustration. Sans avoir d'autre choix, Aaron son contenta donc d'attraper la main de son amie et de la serrer entre ses doigts avant de reprendre ce flot de questions qui trahissait toute son inquiétude : « Est-ce que ça va ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

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MessageSujet: Re: Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron   Sam 28 Juil - 0:13

Keep breathing


Lou refusait de croire que la vie avait encore retourné sa veste. Elle avait fourni tous les efforts nécessaires. Elle s'était reprise en main. Elle était allée de l'avant. Elle n'avait pas cessé de batailler. Pour quoi ? Pour frôler la mort, encore ? Non. C'était un coup du hasard. Un événement ponctuel qui n'annonçait rien d'autre. Ce n'était pas une dégringolade ; il n'y en avait eu qu'une. Elle était terminée. La blonde tourna la tête vers la fenêtre de sa chambre d'hôpital. Il était des jeux dont seul l'instigateur s'amusait ; celui du destin faisait partie de ceux-ci. Elle ne céderait pas à la peur qui se restait tapie sous son lit. C'était un hasard. Elle avait été là au mauvais endroit au mauvais moment. Voilà tout. Il n'y avait aucune autre explication. Pas de spirale vicieuse ; simplement une vie et ses à-coups.
Coups. Sa tête pivota sur l'oreiller et ses yeux se posèrent sur son épaule bandée. Elle tenta de chasser l'image qui lui revint en tête. Son regard coula sur la table de chevet : son portable s'y trouvait. Elle avait appelé Aaron, qui devrait arriver bientôt, désormais. Elle avait hésité à appeler ses parents et Liz, puisqu'ils se trouvaient tous loin - les premiers, en vacances, la seconde, sur la route d'une nouvelle vie -, mais elle l'avait finalement fait. La prise d'otages était passée aux informations, et continuerait à faire parler d'elle quelques temps encore : autant leur assurer que maintenant, tout allait bien pour elle. Que le pire était passé. Elle avait encore mal. Si elle ne bougeait pas trop, ça allait - autant dire qu'elle souffrait donc assez régulièrement. L'immobilité n'avait jamais été son fort. Son esprit avait pris la relève de son corps, comme pour compenser : elle oscillait entre l'euphorie d'être en vie et la terreur paralysante qui refusait de la quitter, sans jamais réussir à se sentir véritablement en pleine possession d'elle-même.

La porte s'ouvrit sur le visage inquiet d'Aaron. Lou lui servit un sourire qui se voulait réconfortant - néanmoins, il tenait sûrement plus de la grimace. S'aidant de son bras valide, elle essaya de se redresser un peu dans le lit. Elle n'avait pas voulu lui faire peur, à lui non plus... mais dès qu'elle avait vu tous ses appels manqués, elle s'était empressée de l'appeler. La vérité n'était pas toujours celle qu'on aurait souhaité ; la jeune femme aurait mille fois préféré pouvoir lui dire que tout allait bien et qu'elle n'avait rien, qu'elle était une miraculée absolue - parce que miraculée, elle l'était un peu -, et qu'elle se trouvait sur le chemin du retour. En entendant sa voix, elle avait voulu qu'il vînt, puis elle s'était souvenue qu'il avait trop longtemps arpenté les couloirs des hôpitaux : elle avait insisté pour qu'il ne se déplaçât pas, peu désireuse de l'obliger à replonger dans des souvenirs douloureux. Pourtant, il était là. Et elle, elle était reconnaissante - reconnaissante, et heureuse qu'il eût refusé de l'accompagner. « Désolée... » souffla-t-elle. Fébrile, elle passa sa main valide sur son front, comme pour chasser des mèches invisibles. Encore sous le choc, entre deux eaux. A certains moments, elle se sentait voguer vers des ailleurs tempétueux. Le contact des doigts d'Aaron la ramena à la réalité.

A son tour, elle serra sa main autour de la sienne. Il portait le poids de l'inquiétude sur ses épaules : elle le sentait, elle voulait le lui ôter. Parce qu'elle le connaissait, ce poids. Des images passées lui revinrent alors en mémoire. Si ce n'était pas pour des événements aussi difficiles, le parallèle l'aurait certainement fait sourire. Quelques mois plus tôt, les rôles étaient inversés. « Ça va, oui. » s'empressa-t-elle de le rassurer. « Plus de peur que de mal. » Elle écarta doucement le col de sa chemise d'hôpital pour dévoiler le bandage qui serrait sa clavicule. « C'est juste ça. » Lou avait toujours eu l'art de dévaluer les problèmes qui la concernaient. Elle relâcha le vêtement et laissa sa main retomber sur le matelas, qui lui paraissait de plus en plus dur. « Bientôt, je pourrai montrer ma belle cicatrice et rouler des mécaniques. » blagua-t-elle. Cependant, l'autre question de son ami se rappela à elle, si bien qu'elle reprit une expression moins amusée. Il avait le droit de savoir, après tout. A sa place, elle aurait voulu être mise au courant. Tout savoir, pour tout comprendre. Même quand il n'y avait rien à comprendre. Elle avait tourné et retourné les événements dans son petit crâne ; il n'y avait pas de logique, sinon une volonté d'instaurer la terreur. « Tu me croiras pas si je te dis que je me suis blessée avec mon propre couteau de cuisine, hein ? » Dédramatiser, toujours, malgré tout. Paradoxalement, cette attitude qui consistait à inlassablement subvertir les situations terribles, à verser dans une positivité outrageante, avait failli lui coûter la vie. « Tout se passait bien, et puis quatre types masqués ont débarqué et déclaré que c'était une prise d'otages. » Ses iris perdirent de leur brillant : elle voyait une scène qui n'existait plus que dans ses souvenirs. « J'ai cru bon de demander ce qu'ils voulaient... » Son regard reprit vie et glissa jusqu'à Aaron. Ils le savaient tous les deux, que c'était son défaut, de parler quand il aurait fallu se taire. Mais c'était comme ça, c'était plus fort qu'elle, elle avait cru bien faire. Soudain, elle réalisa, et délaissa totalement le fil de son histoire : « Y'avait Judson aussi... Tu as pu le joindre ? Je crois qu'il avait rien... Je sais plus trop, à vrai dire. » Elle n'avait pas réussi à avoir de nouvelles des autres. Soit parce qu'elle ne les connaissait pas assez, soit parce qu'ils étaient certainement avec leur famille. Elle l'espérait.

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MessageSujet: Re: Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron   Jeu 2 Aoû - 18:48

« Quoi ?! Mais non, dis pas n'importe quoi ! » A peine était-il arrivé dans la chambre de Lou en lui confiant qu'il avait eu peur pour elle que déjà, la jeune femme s'excusait alors qu'elle n'était responsable de rien de tout ce qu'il venait de lui arriver. Tout en secouant la tête, Aaron s'empressa de se saisir de sa main qu'elle serra à son tour entre ses doigts dans un geste rassurant. C'était peut-être paradoxal compte tenu de la situation mais avant de pouvoir aider Lou d'une quelconque manière que ce soit, le brun avait bel et bien besoin d'être rassuré. Il avait besoin de la savoir vivante et en sécurité, ce qui le poussa à l'assaillir de questions auxquelles elle répondit avec une ironie et un apparent détachement qui faisaient partie de ses habitudes. Mais Aaron la connaissait assez bien pour savoir que derrière cette légèreté qu'elle voulait laisser paraître devaient se cacher des sentiments et des souvenirs bien plus lourds. Pour autant, il tenta tout de même de se dire que le fait de la voir plaisanter était plutôt une bonne chose et que tout n'allait pas si mal que ça. Ou alors était-ce simplement le contrecoup de cette terrible journée ? Peut-être craquerait-elle plus tard, lorsque tout le monde aurait tourné les talons ? Dans le doute, Aaron préférait rester à proximité et ce même s'il n'était pas persuadé de pouvoir être d'un grand secours. Avec toujours la même ironie, Lou dévoila une partie des pansements qui recouvraient son épaule et le jeune homme ne put s'empêcher de les examiner avec attention. « Qu'est-ce que... C'est une balle ? Tu as pris une balle dans l'épaule ?! » s'enquit-il en ne parvenant pas à masquer son inquiétude, une fois de plus. Ce genre de blessures était bien monnaie courante dans les nombreux films qu'il regardait pendant sa convalescence mais lorsque cela se produisait en vrai, qui plus est sur Lou, il n'y avait plus rien de banal. Et aussitôt, une foule de question se précipita dans l'esprit du jeune homme, qui épargna tout de même un nouvel assaut à son amie. Avait-elle mal ? Risquait-elle encore quelque chose, ou les médecins s'étaient-ils occupés d'elle correctement ? Garderait-elle des séquelles de cette blessure ? Tout un tas d'interrogations qui cessèrent lorsque Lou se lança enfin dans le récit de cette attaque qui lui avait valu sa présence à l'hôpital.

Malheureusement pour Aaron, la jeune femme fut plutôt avare de détails. Elle début même en plaisantant sur sa maladresse en cuisine te même si le brun aurait d'ordinaire sauté sur l'occasion pour renchérir en se moquant gentiment d'elle, il n'en eut pas le réflexe cette fois-ci. Il se contenta d'écouter son discours avec la plus grande des attentions jusqu'à ce que Lou s'interrompe brusquement pour évoquer la présence de Judson. Soudain, une nouvelle vague d'inquiétude submergea Aaron qui commençait à se croire dans un véritable cauchemar. Est-ce que tous ses amis s'étaient vraiment rendu à ce maudit banquet ? Avaient-ils tous été victimes de ces malades qui avaient attaqué au nom de la secte ? Lou du probablement voir son ami blêmir alors qu'il se saisissait de son téléphone portable, se fichant pas mal des éventuelles interdictions qui pouvaient avoir cours dans un hôpital. S'excusant auprès de la jeune femme en lui adressant un petit geste de la main, il parcouru rapidement son répertoire jusqu'à tomber sur Judson, et colla son oreille au combiné avec appréhension. Et après plusieurs sonneries, il eut la désagréable surprise de tomber sur le répondeur de son ami, sur lequel il laissa un message en tentant de prendre une voix la plus assurée possible... en vain. « Jud, c'est moi. J'suis à l'hôpital avec Lou et... elle m'a dit que tu étais aussi au banquet... Je voulais juste savoir si tout allait bien pour toi... Euh... rappelle-moi. » Un soupir échappa à Aaron alors qu'il raccrochait en fronçant les sourcils, avant de reporter son attention sur Lou. « Il répond pas... » souffla-t-il bêtement, sans réaliser qu'elle se doutait forcément qu'il venait de s'adresser à son répondeur téléphonique. Mais à vrai dire, le jeune homme se sentait un peu perdu alors qu'il réalisait que tous ses amis les plus proches avaient été la cible de cette maudite secte. Un peu comme si son petit quotidien qui redevenait enfin tranquille s'écroulait de nouveau sans qu'il ne puisse rien y faire. Aaron prit un moment avant de revenir à la réalité en bafouillant : « Je... excuse-moi. » La jeune femme n'avait pas terminé son récit, et malgré le trouble que toutes ces informations semaient dans son esprit il restait curieux de connaître la vérité. Alors, en relevant son regard vers celui de son amie, le brun poursuivit : « Ils t'ont... tiré dessus parce que t'as essayé de leur parler ? » questionna-t-il en ayant un peu de mal à énoncer à voix haute le traitement que les preneurs d'otage avaient réservé à Lou. « Comment c'est arrivé ? »

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MessageSujet: Re: Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron   Jeu 30 Aoû - 22:03

Keep breathing


Tu as pris une balle dans l'épaule ?! Lou se tortilla - autant qu'elle le pouvait, étant donné sa condition -, et son regard fuit vers la fenêtre, comme si elle avait voulu échapper à cette question. Ce n'était pas l'exacte réalité ; elle avait plutôt du mal à supporter l'inquiétude qui imprégnait les yeux de son ami. Cela dura à peine une seconde, avant qu'elle ne revînt à lui, et ne se décidât, comme il le demandait - à juste titre -, à lui relater ce qu'il s'était passé. Néanmoins, la blonde n'avait pas terminé son récit qu'elle s'interrompait déjà. Et Judson, le meilleur ami d'Aaron, son collègue depuis toujours ? Judson avait été là, juste à côté d'elle, avec son frère, Sean. Juste là... Vivant. Maintenant ? Elle n'arrivait pas à se rappeler si elle avait vu le pompier sortir indemne de l'attaque. Tout s'embrouillait : le fil conducteur s'était égaré.
Face à elle, le visage du brun pâlissait. Elle regretta aussitôt d'avoir évoqué la présence de leur ami commun. Ce n'était pas le moment pour annoncer ce genre de choses - même si elle avait cru, naïvement, qu'Aaron était déjà au courant. Puis, elle se souvint que ce n'était jamais le moment lorsqu'il s'agissait de dire ce genre de choses. Dans les mauvais instants, on avait l'impression de tout empirer ; dans les bons, on avait le sentiment de tout gâcher. Tandis que le mécanicien téléphonait et laissait un message sur la boîte vocale du Howell, la voix tremblante, elle remit sa main sur la sienne et la serra doucement. « Il... Il doit être avec sa famille. » répondit-elle pour le rassurer. Juliet participait aussi au banquet. De la fratrie, seuls Andrew et Louise étaient absents. Désormais, ils avaient dû se réunir, avec les parents, les enfants, tout le monde. Peut-être. Elle l'espérait. « Et y'a pas de quoi t'excuser, c'est normal de... d'être un peu secoué. » Elle frissonna.

Le flottement fut bref, avant qu'Aaron ne cherchât à nouveau à comprendre le déroulement de cette triste histoire. Lou secoua la tête. « Non, non non. » Ceci dit, c'eut certainement été de leur ressort. « Ils m'ont dit de la fermer. Ils en ont menacé d'autres, qui essayaient de parler aussi, avec une arme. Et ils ont frappé un type qui continuait à parler. » L'ordre - et la cohérence, mais la cohérence s'était faite toute petite lors du déroulement des événements - des actions lui échappait. « Ils nous ont fait mettre nos portables sur les tables, aussi. Sean a fait croire qu'il n'en avait pas, et on a confirmé cette version avec Judson... c'est peut-être ça qui nous a sauvés, aussi. » Elle laissa planer un petit silence, pensive, puis reprit : « Et puis, ils nous ont séparés en deux groupes. » Elle se rappelait de l'un d'eux aboyant des ordres. Ses muscles se crispèrent. « Ceux qui avaient répondu, dont moi, du coup, ont été mis dans la chambre froide. Y'avait un type qui surveillait depuis l'extérieur. C'est à peu près tout ce qu'on voyait... » Elle s'arrêta, réfléchit, essayant de se rappeler d'un maximum de détails. Elle s'était si bien focalisée sur le récit des faits qu'elle en oubliait presque ses ressentis - tant mieux. C'était un peu comme de faire un rapport après un accident. « J'ai aucune idée du temps qu'on a passé là-dedans, ni même de ce qu'il s'est passé dans la salle à ce moment-là. On essayait de trouver une solution. Il y a eu un coup de feu, dans la salle, mais je ne sais pas du tout de qui il venait... Personne n'est mort, hein ? » questionna-t-elle, les yeux baignés d'angoisse. La jeune femme n'avait pas eu la force d'allumer la télévision. Elle baissa le regard et passa son index sur un pli du drap. « Et puis... » Et puis, l'hécatombe. « L'un de nos gardiens est entré dans la chambre froide, et une femme, Bee, l'a assommé. Après, c'est allé très vite. Nicki a essayé de sortir, mais elle est tombée sur un type. Il est revenu avec elle dans les bras, une arme braquée sur sa tempe. Et je crois que c'est le fait de voir son collègue à terre qui lui a d'abord fait perdre ses moyens... Ensuite, on a entendu des cris, la police, et le type a vraiment flippé. Il a jeté Nicki devant lui et il s'est mis à tirer dans tous les sens. C'est comme ça que... Et puis après... après je... j'en sais rien. » Sa voix se brisa et elle essaya tant bien que mal de réprimer le sanglot qui l'assaillait avec virulence. Vainement.

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MessageSujet: Re: Keep breathing [flashback] - Lou&Aaron   Lun 3 Sep - 18:27

Alors qu'elle avait débuté comme beaucoup d'autres, cette journée ressemblait de plus en plus à un véritable cauchemar. Il y avait d'abord eu la peur et l'inquiétude de savoir Lou au beau milieu de ce sinistre banquet sans avoir la moindre nouvelle d'elle. Puis il y avait l'épreuve de la voir ici, dans cet hôpital, blessée physiquement mais aussi et surtout psychologiquement par cette prise d'otage. Et à présent, Aaron apprenait que son meilleur ami Judson avait lui aussi participé à ce qui aurait du être une fête et qui s'était transformé en scénario de mauvais film d'action. Le brun tentait de faire bonne figure, mais l'enchainement des nouvelles était tout de même un peu dur à avaler, si bien qu'il du s'excuser auprès de son amie. Après tout, elle avait vécu ces horreurs en direct et ses pauvres petites considérations personnelles ne valaient pas grand-chose face au traumatisme dont Lou devait être victime. Elle qui était en bonne voir pour se reconstruire et qui prenait son retour à Redwood Hills comme un nouveau départ se retrouvait une nouvelle fois dans une horrible situation. Une de celles qui vous marque à jamais, et dont on a forcément beaucoup de mal à se relever. Pour autant, Aaron ne renonça pas à la faire parler, à lui faire raconter ce qui était arrivé au cours de ce banquet. C'était certainement un peu égoïste mais le jeune homme avait besoin de comprendre, besoin de mettre des images sur ce que ses amis venaient de traverser comme pour mieux les aider par la suite. Si tant est qu'il puisse les aider avec ses petits moyens.

Lou se lança alors dans un récit détaillé des faits, en semblant totalement se détacher de ce qu'elle avait réellement vécu... jusqu'à une question fatidique qui sembla la ramener sur Terre. « Personne n'est mort, hein ? » questionna-t-elle soudain devant un Aaron démuni, qui n'eut d'autre choix que de baisser les yeux en balbutiant : « Je... je sais pas. Ils ont parlé des preneurs d'otages à la radio mais... Je t'ai appelée et je suis venu dès que j'ai entendu qu'il s'était passé quelque chose, j'en sais pas plus. » Peut-être le commentateur radio avait-il donné plus de détails sur les éventuelles victimes de la prise d'otage ? A vrai dire, l'esprit d'Aaron s'était trouvé tellement embrouillé et son attention toute dévolue au moindre sursaut de son téléphone portable que le jeune homme était bien incapable de le dire. Dès l'instant où il avait compris que Lou faisait probablement partie de cette histoire sordide, la radio n'était plus devenue qu'un bruit de fond, impossible à décrypter tant l'inquiétude l'avait rongé. Et à présent, il se trouvait un peu idiot de ne pas pouvoir apporter à Lou les informations qu'elle réclamait. Les informations qui pourraient un tant soit peu la rassurer. Mais cela ne l'empêcha pas de poursuivre son discours et d'aborder un épisode plus dur à évoquer. Du moins, ce fut ce que ses yeux laissèrent transparaître au moment où elle en vint à la fusillade à proprement parler. Abasourdi, les sourcils froncés, le jeune homme peinait à croire que tout cela s'était réellement produit. Encore une fois. Et en voyant Lou craquer sous ses yeux, il eut l'impression de revivre les pires moments de la jeune femme. Ces moments où elle avait lâché prise pour enfin avouer que son ex-mari était violent avec elle. Comme à l'époque, Aaron se sentait totalement impuissant face à la détresse de son amie et pourtant, il avait à cœur de la soutenir. Pestant contre ce maudit fauteuil qui l'empêchait une nouvelle fois de venir la prendre dans ses bras comme il l'aurait voulu, le jeune homme se contenta de rattraper sa main et d'y déposer un baiser qui se voulait rassurant. Il savait que son geste était dérisoire, peut-être même ridicule, mais que pouvait-il bien faire d'autre ? « Hey... c'est terminé maintenant. Tout va bien, tu es en sécurité ici... tout va bien... » murmura-t-il en s'approchant encore du lit dans lequel elle était installée pour porter sa main jusqu'à la joue de Lou. Il savait que c'était faux, que tout n'allait pas bien et qu'elle n'était pas dupe non plus, mais comment la rassurer autrement que par ces mots ? « Tu es là, c'est le plus important. Et pour le reste... » La suite, les cauchemars et tout ce que cet évènement allait certainement faire remonter dans la mémoire de la jeune femme... « Pour le reste, je suis là aussi. Inutile de te rappeler que tu peux compter sur moi quoi qu'il arrive, hm ? » Lou était bien consciente qu'il était là pour elle en toutes circonstances, et l'inverse était vrai aussi, mais Aaron ressentait le besoin de le lui rappeler. Comme pour s'assurer qu'elle n'aurait aucune hésitation à le solliciter dès qu'elle en éprouverait le besoin ou l'envie. « Est-ce que tu sais si tu vas sortir d'ici bientôt ? » reprit-il ensuite de manière plus pragmatique, prêt à gérer tout ce qu'il y avait à gérer, tant en ce qui concernait les papiers pour l'hôpital que les éléments du quotidien de la jeune femme, à commencer par son cher Mingan.

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